Uvarovite

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Uvarovite[1]
Catégorie IX : silicates[2]
Général
Classe de Strunz 09.AD.25
Formule brute Ca3Cr2O12Si3Ca3Cr2(SiO4)3
Identification
Masse formulaire[3] 500,476 ± 0,018 uma
Ca 24,02 %, Cr 20,78 %, O 38,36 %, Si 16,84 %,
Couleur vert
Classe cristalline et groupe d'espace hexoctaédrique ; Ia3d
Système cristallin cubique
Réseau de Bravais centré I
Clivage indistinct
Cassure irrégulière ; conchoïdale
Habitus massif ; grenu ; grossier ; grain ; compact ; fin
Faciès dodécaedrique ; trapézoédrique ; hexaoctaédrique
Échelle de Mohs 6,5-7
Trait blanc
Éclat vitreux
Propriétés optiques
Indice de réfraction N=1,74 à 1,870
Pléochroïsme nul
Biréfringence nulle
Dispersion 2vz ~ nulle
Fluorescence ultraviolet oui en rouge
Transparence transparent, translucide, opaque
Propriétés chimiques
Densité 3,4 - 3,8 ; Moyenne = 3,59
Fusibilité fond difficilement
Solubilité solubles dans les acides qu'après fusion
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L'uvarovite est une espèce minérale du groupe des silicates, sous-groupe des nésosilicates de la famille des grenats chromifère calcique. Sa formule chimique est Ca3Cr2(SiO4)3 avec des traces d'aluminium, fer et magnésium. Les cristaux peuvent atteindre 4,5 cm[4].

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

L'uvarovite a été décrite par le chimiste suisso-russe Germain Henri Hess en 1832, qui l'a dédiée à Sergei Semeonovich Uvarov (1786-1855), homme d'État russe, ministre et collectionneur (1786-1855)[5].

Topotype[modifier | modifier le code]

  • Mine de Saranovskii (Saranovskoe), Village de Saranovskaya (Sarany), Permskaya Oblast', Région centrale de l'Oural

Synonymie[modifier | modifier le code]

  • Ouvarovite

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

Cristallographie[modifier | modifier le code]

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie 
Alteration hydrothermale des serpentines contenant de la chromite.
Dans le calcaire métamorphique et skarns par réaction entre la dolomite et la chromite.
Minéraux associés 
chromite, diopside, zoïsite, olivine, dolomite, trémolite, quartz, plagioclase, épidote, calcite.

Gisements producteurs de spécimens remarquables[modifier | modifier le code]

  • Afrique du Sud
massif de Bushveld au Transvaal
  • Canada
Québec-Orford
  • États-Unis
Texas, Oregon-Riddle
  • Finlande
Outukumpu
  • France
Nouvelle-Calédonie (Province Sud,Mine d'Anna-Madeleine
Lapanouse-de-Sévérac, Aveyron, Midi-Pyrénées[6]
  • Norvège
Röros
  • Pologne
Jordanow
  • Russie
Oural, région du Syssert et de Nijnij Taghil

Exploitation des gisements[modifier | modifier le code]

Utilisations 
L'uvarovite est parfois taillée comme pierre fine (facettée, taillée en cabochons). Parfois comme minerai de chrome.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) William Alexander Deer, Robert Andrew Howie et J. Zussman, Rock Forming Minerals : Orthosilicates, vol. 1A, Londres, Longman Higher Education,‎ 1982, 2e éd., 936 p. (ISBN 978-0582465268), p. 468.
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. (en) John W. Anthony, Richard A. Bideaux, Kenneth W. Bladh et Monte C. Nichols, The Handbook of Mineralogy : Silica, Silicates, vol. II, Mineral Data Publishing,‎ 1995.
  5. Germain Henri Hess, Ann. Phys. Chem., vol. 24, 1832, p. 388.
  6. Ch. Eytier, J. R. Eytier, G. Favreau, B. Devouard B et J. Vigier, « Minéraux de pyrométamorphisme de Lapanouse-de Sévérac (Aveyron) », Cahier des Micromonteurs, vol. 85,‎ 2004, p. 3-58.