Une femme est une femme
Une femme est une femme
| Réalisation | Jean-Luc Godard |
|---|---|
| Scénario | Jean-Luc Godard |
| Acteurs principaux | |
| Pays d’origine | France |
| Genre | Comédie |
| Sortie | 1961 |
| Durée | 84 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Une femme est une femme est un film français réalisé par Jean-Luc Godard, sorti en 1961.
Sommaire |
Synopsis[modifier]
- - « Angela, tu es infâme !
- - Je ne suis pas infâme!... je suis une femme ».
Impertinence qui résume le film. Angela veut un enfant, mais Émile n'en veut pas ; Alfred, qui est amoureux d'Angela, ne dirait pas non. Angela qui aime Émile refuse Alfred mais fait croire à Émile qu'Alfred lui fait perdre la tête...
Fiche technique[modifier]
- Réalisation : Jean-Luc Godard
- Scénario : Jean-Luc Godard, sur une idée de Geneviève Cluny
- Musique : Michel Legrand
- Image : Raoul Coutard
- Décors : Bernard Evein
- Scripte : Suzanne Schiffman
- Costumes : Jacqueline Moreau
- Maquillage : Jackie Raynal
- Son : Guy Villette
- Montage : Agnès Guillemot et Lila Herman
- Photographe de plateau : Raymond Cauchetier
- Production : Georges de Beauregard, Carlo Ponti
- Directeur de production : Philippe Dussart
- Société de production : Rome Paris Films, Euro International Film (EIA)
- Pays d'origine : France
- Langue : Français
- Format : Couleurs - 2,35:1 - Mono - 35 mm
- Genre : Comédie
- Durée : 84 minutes
- Date de sortie : France, 6 septembre 1961 ; Italie, 14 octobre 1961
- Visa d'exploitation : 23572
Distribution[modifier]
- Anna Karina : Angela Récamier
- Jean-Claude Brialy : Émile Récamier
- Jean-Paul Belmondo : Alfred Lubitsch
- Marie Dubois : une amie d'Angela
- Jeanne Moreau : femme du bar
- Dominique Zardi : premier faux aveugle
- Henri Attal : second faux aveugle
- Nicole Paquin : Suzanne
- Ernest Menzer : propriétaire du bar
- Catherine Demongeot : Zazie
- Marion Sarraut : une prostituée
- Gisèle Sandré : une prostituée
- Dorothée Blank : une prostituée
- Karyn Balm
Distinctions[modifier]
- 1961 : Meilleure actrice pour Anna Karina au Festival de Berlin
- 1961 : Ours d'argent extraordinaire pour Jean-Luc Godard au Festival de Berlin (Festival de cinéma international de Berlin)[1]
Citations du dialogue[modifier]
- Jean-Paul Belmondo : « A la télé, ils passent À bout de souffle, je ne voudrais pas le louper. »
- Jeanne Moreau à Jean-Paul Belmondo : « Ça marche ? »
- Belmondo : « Et vous, ça marche avec Jules et Jim ? »
- Moreau : « Moderato ! »
(Références à Jules et Jim de François Truffaut sorti quelques mois plus tard et à Moderato cantabile sorti quelques mois plus tôt, avec Jeanne Moreau dans le rôle principal).
- Marie Dubois dit qu'elle a vu le film Tirez sur le pianiste (dans lequel elle avait un rôle).
- Marie Dubois, voulant travailler dans un cabaret : « Marseille, j'sais ce que c'est ; j'ai une copine, Lola : elle est partie pour Marseille, on l'a retrouvée à Buenos Aires ! »
(Référence à Lola de Jacques Demy sorti quelque mois plus tôt)
Héritage[modifier]
Dans La Maman et la Putain de Jean Eustache, Alexandre fait son lit en se jetant sur le lit avec la couette, exactement comme Angela. Il déclare : « J'ai vu faire ça dans un film. Les films ça sert à ça, à apprendre à vivre, à apprendre à faire un lit ».
Angela et Emile occupent une chambre sous les toits, à l'angle du faubourg saint-Denis et du côté pair de la rue des petites écuries. Le film Elle court, elle court la banlieue débute dans le même quartier. Marlène et Bernard y occupent une chambre au dernier étage à l'angle du faubourg Saint-Denis et du côté impair de la rue de petites écuries.
- Au début des deux films, la caméra balaye le même côté du faubourg Saint-Denis depuis la rue des petites écuries et se dirige vers la Porte Saint-Denis.
Les Chansons d'amour de Christophe Honoré rend hommage à Une femme est une femme. Plusieurs signes en témoignent :
- Le film se déroule dans le même quartier de Paris (Strasbourg Saint-Denis).
- Le personnage de Julie reprend une phrase d'Angela : « Ismael (Émile), je pense à quelque chose tout à coup ... Tu m'emmerdes. »
- Comme Godard, Honoré joue avec les panneaux lumineux dans la rue pour faire sens dans le film.
- On trouve un vélo dans l'appartement, exactement comme dans Une femme est une femme.
Lors du festival Premiers Plans d'Angers en 2012, Christophe Honoré confirme qu'il s'est beaucoup inspiré de Une femme est une femme, notamment en tournant dans le même quartier de Paris[2].
Notes et références[modifier]
- Awards for Une femme est une femme. http://www.imdb.com/title/tt0055572/awards. Access Date=2008-11-19. Publisher= Internet Movie Database.
- Nagel Miller, « Premiers plans d'Angers 2012 : forever Godard », Le Nouvel Observateur, 8 février 2012 [texte intégral (page consultée le 26 février 2012)]