Richard Leacock

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Richard Leacock

Richard Leacock est un documentariste anglais né le 18 juillet 1921 à Londres et mort le 23 mars 2011 à Paris[1]. Il a été l'un des pionniers du cinéma direct.

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard Ricky Leacock naît le 18 juillet 1921 à Londres et grandit aux îles Canaries sur la plantation de bananes de son père. Il fait ses études à Bedales de 1929 à 1933 puis à Dartington Hall (en) jusqu'en 1938.

Il réalise son premier film, Canary Bananas, à l'âge de 14 ans. En 1938 et 1939, il participe à l'expédition de David Lack aux îles Galapagos pour étudier le comportement des pinsons de Darwin. À son retour il entame des études de physique à Harvard, de 1939 à 1942, et commence à étudier la technique cinématographique.

Pendant la Seconde guerre mondiale, de 1942 à 1945, il est opérateur de combat dans l'armée américaine (Arctique, Birmanie, Chine, Inde).

En 1946-47, il est opérateur et producteur associé sur Lousiana Story de Robert Flaherty.

De 1947 à 1953, il est pérateur et monteur pour Louis de Rochemont (en), John Ferno, Paul Strand, Willard van Dyke (en), Irving Jacoby

En 1954, il est opérateur sur Jazz Dance de Roger Tilton. La même année, il réalise Toby and the tall corn, un reportage sur un théâtre ambulant dans le Middle West. C'est le premier film qu'il réalise seul.

En 1960, il s'associe avec Robert Drew au sein de Drew Associates. Avec D.A. Pennebaker, Albert Maysles et d'autres, ils élaborent les techniques du cinéma direct.

En 1963, il crée avec D.A. Pennebaker, il crée Leacock Pennebaker Inc.

En 1967, il tourne des images destinées à servir de décors filmés dans les mises en scènes de Sarah Caldwell (en) au Opera Company of Boston, notamment pour Lulu de Berg et Les Troyens de Berlioz.

De 1969 à 1989, il dirige le département Cinéma/Vidéo au prestigieux Massachusetts Institute of Technology, où il aura notamment comme élèves Ross McElwee[2] et Heidi Draper[3].

1989 Leacock quitte le M.I.T., s'installe à Paris et commence à tourner en vidéo. En 1989, il rencontre Valérie Lalonde qui deviendra sa collaboratrice pour de nombreux films, et s'installe à Paris.

En 1998 Leacock et Lalonde se convertissent à la mini-DV et au montage numérique.

Il meurt le 23 mars 2011 à 89 ans. Dans les dernières années de sa vie, Richard Leacock travaillait à la rédaction de ses mémoires : The feeling of Being There: a filmmaker's memoir[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1935 : Canary Banans
  • 1954 : Toby and the tall corn
  • 1958 : Bernstein in Israel, la tournée d'un chef d'orchestre.
  • 1959 : Bernstein in Moscow, le New York Philharmonic visite l'URSS.
  • 1960 : Primary, la campagne électorale du Sénateur Kennedy dans la Wisconsin.
  • 1960 : On the Pole, Eddie Sachs (en), pilote des 500 miles d'Indianapolis.
  • 1960 : Yanki no !, les effets de la politique de Castro à Cuba sur le reste de l'Amérique Latine.
  • 1960 : Petey and Johnny, des gangs d'adolescents à Harlem.
  • 1960 : The Chair, la remise de peine de Paul Crump, condamné à mort.
  • 1960 : Crisis, la confrontation entre le Président Kennedy, et George Wallace, governeur de l'Alabama.
  • 1963 : Happy mother's day, avec Joyce Chopra, la naissance de quintuplés dans une petite ville du Middle West.
  • 1964 : A Stravinski portrait avec Rolf Liebermann.
  • 1965 : Paul Burkhard avec Rolf Liebermann, portrait d’un musicien
  • 1965 : Gera Anda, avec Rolf Liebermann, l'art de jouer du piano.
  • 1968 : Hickory Hill avec George Plimpton, une garden party pour enfants chez Robert Kennedy.
  • 1969 : Chiefs avec Noel E. Parmentel Jr. (en), 3500 chefs de la police américaine et leurs épouses se réunissent en congrès à Waikiki Beach, Hawaï.
  • 1971 : One P.M. avec D.A. Pennebaker
  • 1970 : Queen of Apollo avec Elspeth Leacock, une jeune fille de 16 ans est couronnée reine du bal de Mardi Gras à la Nouvelle Orléans.
  • 1972 : Tread, autour d'un ballet de Merce Cunningham.
  • 1977 : Isabelle Steward Gardner, hommage à la fondatrice du musée Gardner de Boston.
  • 1980 : Light Coming Through, portrait du peintre Maud Morgan.
  • 1981 : Community of praise, avec Marisa Silver, portrait d'une famille ultra religieuse du Middle West.
  • 1984 : Lulu in Berlin, avec Susan Woll, conversation avec Louise Brooks, alors âgée de 67 ans, autour de son travail avec G.W. Pabst.
  • 1991 : Les Œufs à la coque de Richard Leacock, un hommage à la joie de vivre en France.
  • 1992 : Les Vacances de monsieur Leacock, journal d'un voyage aux États-Unis.
  • 1992 : Kren Parking, une sculpture animée.
  • 1993 : The Killings of Cariola, les répétitions de la Duchesse de Malfi, avec la Cherub Company de Londres.
  • 1993 : Paris : Felix et Joséphine, pour Jean René de Fleurieu, à propos d'une conversation entre Félix Guattari et sa femme Joséphine.
  • 1994 : Hooray ! We're fifty !, la 50e réunion des anciens de l'Université de Harvard, 1943.
  • 1994 : Gott sei dank !, une visite à l'actrice Helga Fedderson, à la veille de sa mort.
  • 1994 : Le Trou dans la mer, un portrait en pointillé de la zone frontalière franco-anglaise à l'approche de l'ouverture du Tunnel sous la Manche.
  • 1994 : A Celebration of saint Silas, une grande messe anglicane dans un quartier populaire du nord de Londres
  • 1995 : Mambofieverwhan : A documentary fantasy, un orchestre de femmes cubaines se produit a Vienne pour y jouer le Mambo.
  • 2007 : A Musical Adventure in Siberia, les répétitions pour la première mondiale d’un spectacle musical interdit sous Staline, une version d'Eugène Oniéguin composée par Prokofiev, jouée par des Russes et dirigée par Sarah Caldwell (en)

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Au cours de son service militaire, opérateur de combat pour l’armée des États-Unis dans le Yukon, en Birmanie, en Chine et aux Indes, de 1942 à 1945, il reçoit la Bronze Star Medal en 1945.
  • Expérience Professionnelle :

Cameraman et monteur sur plusieurs films et surtout LOUISIANA STORY de Robert Flaherty. Travaille avec John Ferno, Willard van Dyke, Paul Strand, Irving Jacoby, Henwar Rodakiewich, Louis de Rochemont, etc. se met à réaliser ses propres films avec TOBY en 1954. Se joint à Robert Drew pour créerDrew Associates en 1960, et élabore en équipe les techniques du Cinéma Direct. Crée Leacock Pennebaker en 1963. Est invité à enseigner à M.I.T.(Massachusetts Institute of Technology) comme professeur de Cinéma en 1969. Dirige la section de Cinéma /Vidéo, 1969-89

Président du Media Panel au N.E.A. (National Endowment for the Arts).1970-75.

Récompenses : Signet Society Medal for Achievement in the Arts, 1972. Docteur Honoris Causa, Minneapolis College of Art and Design, 1975. Fellow, Academy of Arts and Sciences, 1976. Eugene McDermott Award, Council of the Arts, MIT, 1986. Life Achievement Award, International Documentary Association, 1987. Professeur Emeritus, MIT, depuis 1989. John Grierson Gold Medal SMPTE (Society of Motion Pictures and Television Engineers),1993. Myra Deren Award A.F.I. (American Film Institute),1995. Vision Award B.F.V.F. (Boston Film and video Foundation),1995. 2000 The Mayor’s Prize Jihlava cz 2001 Caméra d’or (LaRochelle.Escales documentaires) 2001 Maverick Spirit Award (San Jose USA) 2005 Leo Awards (Lincolm Centre.NY) 2006 Career Award Full Frame Film Festival(USA) 2006 Marcus Prize for Lifetime Achievement (SFSU) avec D.A.Pennebaker 2007 RISD Doctor of Fine Arts 2007. Diplôme d’honneur : St Petersbourg. “Message to Man” 2008 Outstanding Achievement Award (Toronto. Hot Docs) 2008 Life achievement Prize (Teheran Cinéma Vérité 2009 Prix de la mémoire du Cinéma A.P.E Grand Palais

Influence[modifier | modifier le code]

Le film Primary sur la campagne de 1960 de John Fitzgerald Kennedy est la source d'inspiration qu'a revendiquée Raymond Depardon pour son film 1974, une partie de campagne sur la campagne présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing[5].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. http://www.cinefeuille.org/ross_mcelwee.htm
  3. Courte biographie sur Doc Diffusion
  4. Canary Banana Films & Semeïon Editions
  5. Antoine de Baecque et Jean-Michel Dethenard, « L'inédit de Depardon sur Giscard, visible 28 ans après, interview de Raymond Depardon », Libération,‎ 20 février 2002 (lire en ligne)