Sitges
| Sitges | ||
Héraldique |
Drapeau |
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Vue en plongée de la ville |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Communauté autonome | Catalogne | |
| Province | Barcelone | |
| Comarque | Garraf | |
| Maire Mandat |
Jordi Baijet i Vidal 2004 |
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| Code postal | 08.870 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Sitgetà, sitgetana | |
| Population | 27 070 hab. (2008) | |
| Densité | 630 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 10 m | |
| Superficie | 4 300 ha = 43 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.sitges.es | |
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Sitges est une commune de la province de Barcelone, en Catalogne, en Espagne. Elle est située dans la comarque du Garraf, dont elle est l'une des six municipalités.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Commune située à 40 km au sud de Barcelone, Sitges a longtemps été enclavée. Encerclée par les collines et la mer Méditerranée, elle est aujourd'hui accessible par autoroute depuis Barcelone mais, très longtemps, seules une petite route de bord de mer et la route traversant les montagnes par Sant Pere de Ribes ont permis de la rejoindre. La ville, cosmopolite, est l'une des stations balnéaires espagnoles les plus "branchées" de Méditerranée, lieu de villégiature des grandes familles d'Espagne (l'Infante y a une villa), lieu de fête de la jeunesse dorée de Barcelone (multiples bars et clubs renommés), capitale gay européenne.
Histoire [modifier]
La ville se transforme petit à petit avec l'arrivée d'un des fondateurs de la société John Deere. Amoureux de cette baie, il a importé des différentes régions d'Espagne des éléments de châteaux et autres monuments, créant un quartier au charme incomparable derrière l'église, à l'emplacement d'un village de pêcheurs. Ces bâtiments lui serviront en partie de palais et pour une autre partie de dispensaire et hôpital. Ce quartier a gardé tout son cachet ; il abrite dorénavant des musées et héberge des concerts et autres événements culturels.
D'abord région viticole, l'épidémie de phylloxéra au XIXe siècle pousse les habitants à chercher de nouvelles sources de revenus. Certains les chercheront dans les îles de l'Atlantique et en particulier à Cuba. Chassés lors de la libération de l'île, « los Cubanos » comme ils vont être surnommés alors, reviennent dans leur région d'origine riches de leur nouvelle fortune. Certains ont laissé leur trace sur le nouveau continent comme ce Catalan qui a créé le rhum Bacardi à Santiago de Cuba. On trouve d'ailleurs bien des références à ce passé dans les rues de la vieille ville. Plusieurs lieux portent des noms évocateurs : Islas de Cuba, Matanzas, Pinar del Rio... mais aussi des azulejos (céramiques) représentant l'île de Cuba. Los cubanos vont alors se faire construire un ensemble de résidences qui font maintenant le charme de cette station balnéaire. Ces résidences reprennent les éléments architecturaux cubains de l'époque (vitraux multicolores, persiennes, style colonial). On retrouve le même phénomène à Cadaques.
À la même époque, Sitges est devenue un centre artistique majeur sous l'influence des luministes, les premiers peintres ayant bénéficié des évolutions techniques permettant de peindre en extérieur. La fabuleuse lumière orangée baignant la ville le soir leur a fourni un thème de prédilection. Le plus influent de ces peintres a sans doute été Santiago Rusinol qui, en 1891, a découvert une nouvelle manière de faire vivre son art. L'École de Sitges rassemblait à cette époque Joan Roig, Arcadi Mas i Fondevila ainsi que Joaquim de Miro et Joam Batlle Arnell. Dès 1892, sous l'impulsion de Rusinol, Sitges accueille ce qu'il sera convenu d'appeler la première fête moderniste au sein de la mairie. Ce rassemblement accueillera dès sa deuxième édition des artistes belges et se poursuivra jusqu'à sa cinquième et dernière édition.
Dans les années 1960, avec l'ouverture de l'Espagne au tourisme, Sitges va devenir la parente continentale d'Ibiza. L'installation du Pacha Club, frère du mythique Pacha Club d'Ibiza et le développement d'une communauté hippie puis gay vont contribuer à l'ouverture de la ville sur l'Europe. Avec la fin du franquisme et l'adhésion de l'Espagne à l'Europe, la ville va acquérir ses lettres de noblesse en tant que station balnéaire, mais ce sont les Jeux olympiques qui vont lui apporter le désenclavement total. Jusque-là surtout connue des Barcelonais et de quelques Européens bien renseignés, la ville va se faire connaître au-delà des frontières espagnoles. La ville héberge plus de 100 000 habitants.[réf. nécessaire]
Sitges est depuis février 2008 la municipalité la plus chère d'Espagne : le prix moyen du mètre carré y est de 5 467 euros[1] et peut atteindre plus de 11 250 euros par mètre carré.
La ville se veut une capitale culturelle. Le Festival international du film de Catalogne, consacré aux films fantastiques, devient chaque année plus incontournable et vient compléter les fêtes religieuses et profanes tout au long de l'année : Fiesta Mayor (19-24 août), Carnaval (février), Gay Pride (juin), rallye de vieilles voitures et fête des fleurs, qui jalonnent l'année attirant un public varié.
Démographie [modifier]
| 1991 | 1996 | 2001 | 2004 | 2005 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|
| 13 109 | 16 801 | 19 893 | 23 172 | 24 470 | 27 070 |
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Sitges est une ville connue pour ses monuments.
El Palau Maricel, petite merveille empreinte de bleu et blanc, abrite souvent des représentations musicales.
La Punta (l'église) est l'un des lieux mythiques de Sitges pour ses habitants. elle symbolise en quelque sorte la ville.
Jumelages [modifier]
Sitges est jumelée avec les communes d'Andorra (Espagne), Monembassia (Grèce) et Bagnères-de-Luchon (France)
Notes et références [modifier]
- données au 5 mars 2008 selon le journal El País
Voir aussi [modifier]
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- (es) (en) Site de la mairie
- (fr) (en) (es) (ru) Web de Sitges ""VisitSitges.com""
- (ca) (es) (fr) Syndicat du tourisme