Sitges

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Sitges
Blason de Sitges
Héraldique
Drapeau de Sitges
Drapeau
Vue en plongée de la ville
Vue en plongée de la ville
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Catalogne Catalogne
Province Barcelone Province de Barcelone
Comarque Garraf
Maire
Mandat
Jordi Baijet i Vidal
2004
Code postal 08.870
Démographie
Gentilé Sitgetà, sitgetana
Population 27 070 hab. (2008)
Densité 630 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 14′ 00″ N 1° 48′ 00″ E / 41.2333333333, 1.8 ()41° 14′ 00″ Nord 1° 48′ 00″ Est / 41.2333333333, 1.8 ()  
Altitude 10 m
Superficie 4 300 ha = 43 km2
Localisation
Localisation de Sitges

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Liens
Site web www.sitges.cat

Sitges (on prononce [ˈsidʒəs]) est une commune de la province de Barcelone en Catalogne (Espagne). Elle est l'une des six communes de la comarque du Garraf. Elle compte une population de plus de 29 000 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une vue de Sitges

Commune située à 40 km au sud de Barcelone, Sitges a longtemps été enclavée. Encerclée par les collines et la mer Méditerranée, elle est aujourd'hui accessible par autoroute depuis Barcelone mais, très longtemps, seule une petite route de bord de mer et la route traversant les montagnes par Sant Pere de Ribes ont permis de la rejoindre. La ville, cosmopolite, est l'une des stations balnéaires espagnoles les plus "branchées" de Méditerranée, lieu de villégiature des grandes familles d'Espagne (l'Infante y a une villa), lieu de fête de la jeunesse dorée de Barcelone (multiples bars et clubs renommés), capitale gaie européenne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Monument à la communauté homosexuelle.

Sitges est une ville connue pour ses monuments. El Palau Maricel, petite merveille empreinte de bleu et blanc, abrite souvent des représentations musicales. La Punta (l'église) est l'un des lieux mythiques de Sitges pour ses habitants. elle symbolise en quelque sorte la ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Punta

Le territoire de Sitges est occupé au Néolithique et à des époques plus récentes comme un établissement ibère au IVe siècle avant Jésus-Christ. De plus, au Ier siècle, deux petits établissements humains, l'un aux alentours de la colline de la Punta, l'autre à l'ermitage du Vinyet. À l'époque romaine, Sitges, alors unie à Olérdola, sert de lieu d'échange entre les produits de Penedès (ca) et d'autres centres de la Méditerranée.

Au Moyen Âge, un château est construit sur la colline de la Punta, où aujourd'hui se trouve la mairie (construite en 1889) et qui a comme premier propriétaire la Seo de Barcelone qui plus tard le cède au comte Mir Geribert (ca) (1041). Au XIIe siècle, Sitges est sous le contrôle de la famille Sitges, qui adopte le toponyme de la ville comme patronyme. Cette famille régit la communauté de 1116 à 1308, alors qu'Agnès de Sitges vend ses titres de châtelaine à Bernat de Fonollar (ca) qui est seigneur entre 1306 et 1326. Après la mort de sa seconde épouse, Blanca d'Abella, Sitges, par décision successorale, passe aux mains de la Pia Almoina de Barcelone (Musée diocésain de Barcelone (ca))[1], institution ecclésiastique qui aide les pauvres, jusqu'en 1814. Bernardo de Fonollar, noble bien en vue à la cour de Jacques II d'Aragon, repose, lui et son épouse, à l'église de Saint Barthélemy et Sainte Tècle de Sitges (ca). La vie des habitants durant cette période s'organise autour de la colline du Baluard, fortifiée et reliée au reste de la localité par un pont au-dessus de l'actuelle rue Major. Trois tours sont également élevées en différents lieux du village en 1303. Le palais du roi Moro (ca) daterait du XIVe siècle.

La ville se transforme petit à petit avec l'arrivée d'un des fondateurs de la société John Deere. Amoureux de cette baie, il a importé des différentes régions d'Espagne des éléments de châteaux et autres monuments, créant un quartier au charme incomparable derrière l'église, à l'emplacement d'un village de pêcheurs. Ces bâtiments lui serviront en partie de palais et pour une autre partie de dispensaire et hôpital. Ce quartier a gardé tout son cachet ; il abrite dorénavant des musées et héberge des concerts et autres événements culturels.

D'abord région viticole, l'épidémie de phylloxéra au XIXe siècle pousse les habitants à chercher de nouvelles sources de revenus. Certains les chercheront dans les îles de l'Atlantique et en particulier à Cuba. Chassés lors de la libération de l'île, « los Cubanos » comme ils vont être surnommés alors, reviennent dans leur région d'origine riches de leur nouvelle fortune. Certains ont laissé leur trace sur le nouveau continent comme ce Catalan qui a créé le rhum Bacardi à Santiago de Cuba. On trouve d'ailleurs bien des références à ce passé dans les rues de la vieille ville. Plusieurs lieux portent des noms évocateurs : Islas de Cuba, Matanzas, Pinar del Rio... mais aussi des azulejos (céramiques) représentant l'île de Cuba. Los cubanos vont alors se faire construire un ensemble de résidences qui font maintenant le charme de cette station balnéaire. Ces résidences reprennent les éléments architecturaux cubains de l'époque (vitraux multicolores, persiennes, style colonial). On retrouve le même phénomène à Cadaques.

À la même époque, Sitges est devenue un centre artistique majeur sous l'influence des luministes, les premiers peintres ayant bénéficié des évolutions techniques permettant de peindre en extérieur. La fabuleuse lumière orangée baignant la ville le soir leur a fourni un thème de prédilection. Le plus influent de ces peintres a sans doute été Santiago Rusinol qui, en 1891, a découvert une nouvelle manière de faire vivre son art. L'École de Sitges rassemblait à cette époque Joan Roig, Arcadi Mas i Fondevila ainsi que Joaquim de Miro et Joam Batlle Arnell. Dès 1892, sous l'impulsion de Rusinol, Sitges accueille ce qu'il sera convenu d'appeler la première fête moderniste au sein de la mairie. Ce rassemblement accueillera dès sa deuxième édition des artistes belges et se poursuivra jusqu'à sa cinquième et dernière édition.

Dans les années 1960, avec l'ouverture de l'Espagne au tourisme, Sitges va devenir la parente continentale d'Ibiza. L'installation du Pacha Club, frère du mythique Pacha Club d'Ibiza et le développement d'une communauté hippie puis gay vont contribuer à l'ouverture de la ville sur l'Europe. Avec la fin du franquisme et l'adhésion de l'Espagne à l'Europe, la ville va acquérir ses lettres de noblesse en tant que station balnéaire, mais ce sont les Jeux olympiques qui vont lui apporter le désenclavement total. Jusque-là surtout connue des Barcelonais et de quelques Européens bien renseignés, la ville va se faire connaître au-delà des frontières espagnoles. La ville héberge plus de 100 000 habitants.[réf. nécessaire]

Sitges est depuis février 2008 la municipalité la plus chère d'Espagne : le prix moyen du mètre carré y est de 5 467 euros[2] et peut atteindre plus de 11 250 euros par mètre carré.

La ville se veut une capitale culturelle. Le Festival international du film de Catalogne, consacré aux films fantastiques, devient chaque année plus incontournable et vient compléter les fêtes religieuses et profanes tout au long de l'année : Fiesta Mayor (19-24 août), Carnaval (février), Gay Pride (juin), rallye de vieilles voitures et fête des fleurs, qui jalonnent l'année attirant un public varié.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1991 1996 2001 2004 2005 2008
13 109 16 801 19 893 23 172 24 470 27 070


Économie[modifier | modifier le code]

Vue de Sitges, l'église de San Bartomé i Santa Tecla en arrière-plan.

Sitges comporte une infrastructure touristique importante, avec trois ports de plaisance (Ports de Ginesta, Garraf et Aiguadolç). En plus du tourisme, l'économie locale comprend les pêcheries et la fabrication de souliers, activité économique aujourd'hui disparue, à l'exception de petits ateliers.

La station balnéaire est considérée comme l'une des destinations touristiques les plus courues par la communauté LGBT dans la péninsule Ibérique, des établissements nombreux et variés spécialisés dans le Tourisme LGBT (en) s'étant implantés au cours des dernières décennies. En 2006, le Monument à la communauté homosexuelle (es), premier mémorial à la communauté LGBT d'Espagne, est inauguré.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sitges est jumelée avec les communes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]