Prunay-le-Gillon

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Prunay-le-Gillon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Chartres-Sud-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres métropole
Maire
Mandat
Jackie Ferré
2008-2014
Code postal 28360
Code commune 28309
Démographie
Gentilé Prunay-Gilloniens
Population
municipale
997 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 58″ N 1° 38′ 10″ E / 48.3661, 1.6361 ()48° 21′ 58″ Nord 1° 38′ 10″ Est / 48.3661, 1.6361 ()  
Altitude Min. 143 m – Max. 156 m
Superficie 25,36 km2
Localisation

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Prunay-le-Gillon

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Prunay-le-Gillon

Prunay-le-Gillon est une commune française, située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason de la famille de Menou

Armand-François de Menou est le seigneur de Prunay-le-Gillon et autres lieux en 1720[1].

En 1768, les terres de Prunay sont vendues au marquis de Kerrouant pour la somme de 250 000 livres[2].

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[3], dont Prunay-le-Gillon[4]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[5]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[6].

Article détaillé : Retirada.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Prunay-le-Gillon Blason De sinople aux dix annelets d'or ordonnés 3.3.3.1.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Guy Gauthier    
mars 2008   Jackie Ferré PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
998 1 086 1 037 1 145 1 282 1 205 1 238 1 303 1 339
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 340 1 322 1 289 1 230 1 224 1 207 1 194 1 210 1 153
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 129 1 134 1 110 990 1 002 1 005 1 006 898 806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
742 681 727 812 941 892 907 905 947
2011 - - - - - - - -
997 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis. XIIIe s.

Le portail de l’église Saint-Denis de Prunay-le-Gillon est classé parmi les Monuments Historiques : arrêté du 10 août 1920.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blason des Billy de Prunay-le-Gillon.
.
  • Eugéne Cellot est un donateur ; par acte testamentaire, il a offert ses terres avec une condition : qu'une jeune fille de la commune fleurisse sa tombe ; annuellement, le Conseil municipal élit une "rosière" chargée de cette tâche...
  • Dans l'histoire de Prunay-le-Gillon, figure en bonne place Henri Cornet. Il fut en 1904 vainqueur du Tour de France cycliste à 20 ans ; il en est encore le plus jeune vainqueur. Il mourut en 1941, et est inhumé à Prunay.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. 23 octobre 1720 - Registre paroissial de Menou (58)
  2. Une famille de "bons ménagers" aux XVII et XVIIIème siècles - Jacques Jarriot, Revue d'histoire moderne et contemporaine - Tome XXIII , janv/fév 1976
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011