Rosebud (Les Simpson)

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Rosebud
Saison 5
Épisode no 4

Titre original Rosebud
Titre québécois Bobo
Code de production 1F01
1re diffusion aux É.-U. 21 octobre 1993
1re diffusion en France 17 septembre 1994
Tableau noir Aucune
Gag du canapé La famille arrive et aperçoit des copies identiques de chacun d'eux déjà installée[1].
Scénariste John Swartzwelder
Réalisateur Wes Archer
Chronologie
Précédent Homer va à la fac Simpson Horror Show IV Suivant
Listes
Liste des épisodes de la saison 5
Liste des épisodes des Simpson

Rosebud (version originale et française, ou Bobo en version québécoise) est le quatrième épisode de la saison 5 de la série télévisée d'animation Les Simpson. Il a été diffusé pour la première fois par la Fox aux États-Unis le 21 octobre 1993. L'épisode débute en montrant comment, la veille de son anniversaire, M. Burns désire l'ours en peluche de son enfance, Bobo. L'ours arrive dans les mains de Maggie Simpson et Burns fait tout ce qu'il peut pour le récupérer.

Rosebud a été écrit par John Swartzwelder et est le premier épisode ayant pour producteur exécutif David Mirkin, qui est le show runner de la cinquième et la sixième saison de la série. L'épisode est réalisé par Wes Archer, et l'un de ses assistants, David Silverman, a décrit l'épisode comme « l'un des plus grands défis » à réaliser. Les Ramones (Joey Ramone, Johnny Ramone, C. J. Ramone et Marky Ramone) apparaissent dans leur propre rôle dans l'épisode. Celui-ci parodie fortement le film d'Orson Welles Citizen Kane et le titre fait référence au dernier mot de Charles Foster Kane, « Rosebud ». L'épisode contient également des références au Magicien d'Oz, à La Planète des singes, à l'acteur George Burns, à Charles Lindbergh et à Adolf Hitler.

L'accueil critique de Rosebud a été très positif et en 2003, le magazine Entertainment Weekly a placé l'épisode en deuxième place de sa liste des 25 meilleurs épisodes des Simpson.

Contenu[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les Ramones apparaissent dans l'épisode lors de l'anniversaire de M. Burns.

Smithers trouve M. Burns en plein cauchemar, le vieil homme répétant sans cesse le nom de « Bobo ». Dans un flash-back, il est révélé que lorsqu'il était enfant, Burns vivait avec sa famille et chérissait son ours en peluche Bobo, mais l'a laissé tomber dans la neige en partant vivre avec un « monstre sans cœur de milliardaire ». Pendant ce temps, les préparatifs de l'anniversaire de Burns vont bon train et Homer est choisi pour distraire les invités avec un spectacle comique ; cependant, Burns est offensé par la prestation d'Homer et demande à ses gardes du corps de mettre fin à la fête. Homer est blessé, et Bart est envoyé au Mini Marché pour acheter de la glace.

Entre temps, Burns explique à Smithers qu'il désire plus que tout son ours en peluche adoré mais ne sait pas où il est. Un nouveau flash-back raconte l'histoire de Bobo : après avoir été abandonné, il a été emporté par une rivière jusqu'à New York, où il a été récupéré par Charles Lindbergh et a de fait traversé l'océan Atlantique en avion, en 1927. Lorsqu'il arrive à Paris, Lindbergh jette l'ours par la fenêtre, et la peluche est rattrapée par Adolf Hitler. En 1945, dans son Führerbunker de Berlin, Hitler accuse Bobo d'être responsable de la défaite de l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, et l'abandonne au loin. Il réapparaît en 1957 à bord du Nautilus lorsqu'il atteint le pôle Nord. Il est alors piégé dans un bloc de glace, avant d'être récupéré par une expédition. En 1993, le sac de glace le contenant est envoyé au magasin d'Apu à Springfield. Bart Simpson achète le sac, trouve Bobo et le donne à Maggie.

M. Burns se lance à la recherche de son ours, et Homer comprend finalement que le nouveau jouet de Maggie est Bobo. Il négocie avec Burns et accepte de le rendre en échange « d'un million de dollars et de trois îles hawaïennes. Les bonnes, pas celles avec les lépreux. » Cependant, comme Maggie refuse d'abandonner Bobo, Homer décide de se sacrifier pour sa fille et rejette l'offre. M. Burns se sent outragé et promet de se venger d'Homer jusqu'à ce qu'il récupère son ours.

Ses premières tentatives pour récupérer l'ourson échouent. Par la suite, il prend le contrôle de toutes les chaînes de télévision et détourne les camions de livraison de bière hors de la ville, jurant de ne les rendre que contre Bobo. La ville se rassemble pour récupérer l'ourson, désirant le retour de la télé et de la bière, mais la foule en colère s'apitoie devant Maggie qui serre la peluche. Finalement, en désespoir de cause, Burns envoie Smithers supplier Homer de rendre l'ourson. Homer dit à Burns qu'il appartient à Maggie désormais, et qu'elle seule peut le lui rendre. Burns va parler à l'enfant qui prend pitié de lui et lui rend Bobo.

L'épisode se clôt sur une parodie de La Planète des singes dans plus d'un million d'années, où Homer, démultiplié, est réduit en esclavage tandis que Burns devenu cyborg (la tête dans un vase posé sur un corps robotique) et Smithers (la tête sur un corps de chien robot) découvrent à nouveau Bobo et partent vers le soleil couchant.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Le comédien George Burns est présenté comme frère de M. Burns dans cet épisode.

L'épisode est en grande partie une parodie du film d'Orson Welles, Citizen Kane (1941). Le titre fait allusion au dernier mot de Charles Foster Kane, « Rosebud », une luge qu'il avait dans son enfance ; l'ours Bobo remplace Rosebud dans l'épisode, ceci allant jusqu'au fait que Burns le laisse dans la neige lorsqu'il se voit offrir une vie de richesse et de pouvoir[1]. La scène dans laquelle il laisse tomber une boule à neige tout en murmurant le nom de son jouet est également une parodie de la mort de Kane, scène d'ouverture du film[2]. Les gardes du manoir de Burns chantent de la même façon que ceux de la Méchante Sorcière de l'Ouest dans le film Le Magicien d'Oz de 1939[2]. Suite à leurs cauchemars respectifs, M. Burns et Homer mentionnent tous deux la déprogrammation de la série The Misadventures of Sheriff Lobo[2].

Lorsque les habitants de Springfield arrivent au lieu d'anniversaire avec leurs cadeaux, ils semblent robotiques et mécaniques à la manière des ouvriers travaillant dans l'usine de Metropolis de Fritz Lang.

L'épisode révèle que le frère de Burns est l'humoriste et comédien George Burns, presque centenaire à la sortie de l'épisode[1]. L'aviateur Charles Lindbergh et le dictateur Adolf Hitler apparaissent également comme propriétaires temporaires de Bobo. Les tentatives de Burns et Smithers pour s'introduire chez les Simpson font référence à Mission : Impossible, et la série qu'ils diffusent à la télévision est une référence à une série américaine des années 1950, The Honeymooners[1]. La scène finale est pour sa part une référence au film La Planète des singes dans lequel les humains sont réduits en esclavage par des singes[1].

Réalisation et diffusion[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

David Mirkin est le producteur exécutif et show runner de cet épisode.

Rosebud est écrit par John Swartzwelder et est le premier épisode à avoir pour producteur exécutif et show runner David Mirkin. Mirkin a tellement apprécié de travailler sur cet épisode qu'il a passé « un temps fou en post production pour faire diverses expériences sur certains éléments de l'épisode[3] ». À l'origine, l'histoire de Bobo comprenait quelques scènes bien plus sombres, dont une où l'ours était impliqué dans l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Les scènes ont finalement été coupées car les auteurs les trouvaient de mauvais goût[3]. La fin de l'épisode était également plus longue, mais deux morceaux ont été coupés au montage. Le premier montrait la ville de Washington D.C. en ruines, envahie par l'armée canadienne, qui découvrait Bobo. Le deuxième présentait la planète occupée par des séquoias géants et des chouettes tachetées[4].

David Silverman décrit l'épisode comme « l'un des plus intéressants » à réaliser[4]. Les Ramones, invités pour l'épisode, étaient des « grands fans obsessionnels des Simpson » et leurs personnages ont été dessinés par Wes Archer[5]. Marky Ramone a par la suite décrit cette apparition comme un « temps fort de [sa] carrière[6] ». Matt Groening explique pour sa part dans le commentaire audio de l'épisode que la fin futuriste, notamment les têtes vivantes dans des bocaux lui a donné envie de créer la série Futurama[7].

Réception[modifier | modifier le code]

Lors de sa première diffusion aux États-Unis, le 21 octobre 1993[8], Rosebud a fini en 33e position des audiences de la semaine du 18 au 24 octobre. Il a reçu une note de 11,9 sur l'échelle de Nielsen[9]. L'épisode est le deuxième programme le mieux noté sur la Fox cette semaine-là, derrière Mariés, deux enfants[9].

En 2003, Entertainment Weekly a classé Rosebud en deuxième position de son top 25 des meilleurs épisodes des Simpson, déclarant que « bien que ce soit l'un des épisodes des Simpson les plus spectaculairement rembourrés, Rosebud a beaucoup de cœur[10] ». IGN.com a classé la prestation des Ramones 15e meilleure apparition dans l'histoire de la série[11]. En 2007, Vanity Fair l'a désigné meilleur épisode de la série, expliquant : « Un épisode parfait. Les lamentations de M. Burns sur l'ours de son enfance, Bobo, mènent à un épisode parodiant tout du long Citizen Kane. À la fois satire et hommage, l'épisode réussit à la fois à rendre M. Burns humain et à creuser profondément l'amour qu'Homer éprouve pour sa seconde fille, Maggie, souvent négligée[12] ».

Dans son livre Planet Simpson, Chris Turner décrit Rosebud comme l'un de ses épisodes favoris, le qualifiant de « génial ». Il ajoute que les Ramones ont donné « ce qui est peut-être l'une des meilleures performances musicales jamais réalisées par un invité[13] ». David Silverman et Matt Groening décrivent la séquence dans laquelle Homer dévore 64 tranches de fromage américain comme « un des moments les plus hilarants jamais réalisés[4],[7] ». Nathan Ditum, de Total Film, a classé la référence à Rosebud 14e meilleure référence à un film dans l'histoire de la série[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) « Rosebud », BBC. Consulté le 5 juillet 2010
  2. a, b et c Richmond et Coffman 1997, p. 120
  3. a et b David Mirkin, commentaire audio de l'épisode Rosebud, DVD, 20th Century Fox, 2004
  4. a, b et c David Silverman, commentaire audio de l'épisode Rosebud, DVD, 20th Century Fox, 2004
  5. Wes Archer, commentaire audio de l'épisode Rosebud, DVD, 20th Century Fox, 2004
  6. (en) Sue Smallwood « They've done it their way \ Can't accuse the ramones of being slaves to fashion », The Virginian-Pilot
  7. a et b Matt Groening, commentaire audio de l'épisode Rosebud, DVD, 20th Century Fox, 2004
  8. (en) « Rosebud » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Simpsons.com. Consulté le 2008-09-02
  9. a et b (en) « Blue Jays boost CBS to first-place finish », St. Paul Pioneer Press, 28 octobre 1993
  10. (en) « The Family Dynamic », Entertainment Weekly. Consulté le 5 juillet 2010
  11. .(en) « Top 25 Simpsons Guest Appearances », IGN Entertainment. Consulté le 5 juillet 2010
  12. (en) John Orvted, « Springfield's Best », Vanity Fair. Consulté le 5 juillet 2010
  13. Turner 2004, p. 70
  14. (en) « The 50 Greatest Simpsons Movie References », Total Film. Consulté le 5 juillet 2010

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ray Richmond et Antonia Coffman, The Simpsons: A Complete Guide to our Favorite Family, New York, Harper Collins,‎ 1997, 1e éd., 249 p. (ISBN 978-0-06-095252-5, LCCN 98141857)
  • (en) Chris Turner, Planet Simpson: How a Cartoon Masterpiece Documented an Era and Defined a Generation, Toronto, Random House Canada,‎ 2004, 480 p. (ISBN 978-0-679-31318-2, OCLC 55682258)

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