Ranavalona II

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Ranavalona II
Image illustrative de l'article Ranavalona II
Titre
Reine de Madagascar
(6e monarque de Madagascar)
2 avril 186813 juillet 1883
(&&&&&&&&&&&0558015 ans, 3 mois et 11 jours)
Couronnement 3 septembre 1868
Premier ministre Rainilaiarivony
Prédécesseur Rasoherina
Successeur Ranavalona III
Biographie
Dynastie Merina
Nom de naissance Ramoma
Date de naissance 1829
Date de décès 13 juillet 1883
Lieu de décès Tananarive
Père Razakaratrimo
Mère Rafarasoa Ramasindrazana
Conjoint Rainilaiarivony

Ranavalona II
Monarques de Madagascar

Ranavalona II, née en 1829 et décédée le 13 juillet 1883 à Tananarive, est une reine malgache. Elle règne sur le royaume de Madagascar de 1868 à 1883, sous l'influence de son Premier Ministre et époux Rainilaiarivony. Cette période est marquée par une poursuite rapide de l'occidentalisation du pays.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et succession[modifier | modifier le code]

Née Ramoma, elle devient Ranavalona II au décès de sa cousine, la reineRasoherina. Veuf de la précédente souveraine, le Premier ministre, Rainilaiarivony, conformément à un arrangement ethnique (il appartient à la classe Hova, roturiers) reste en poste et épouse la nouvelle reine.

La politique d'européanisation qu'il mène depuis 1863 trouve son apogée avec la conversion du couple à la religion chrétienne protestante que le couronnement de la souveraine en « reine chrétienne » amène de facto à déclarer religion d'État. La rupture avec la politique relativement autarcique de Ranavalona Ire (qui règne de 1828 à 1861) est palpable.

Une occidentalisation accrue[modifier | modifier le code]

Les manifestations de l'européanisation du royaume sont ainsi surtout religieuses. Outre la religion officielle, l'installation des missionnaires britanniques est favorisée et par conséquent la construction d'établissement scolaires. L'indépendance qui tend à disparaître ne pas pourtant pas sans une forme de modernisation[Quoi ?], qui passe aussi par des réformes institutionnelles : ainsi, les lois deviennent codifiées et le journalisme connaît un certain essor. Les Britanniques présents sur place sont autorisés à publier une revue scientifique, l'Antananarivo Annual. La capitale, Tananarive, se dote de grands édifices et le pavement des rues est réalisé.

Pourtant, le choix diplomatique d'être plus conciliant avec l'Occident s'accorde mal avec le phénomène européen de colonisation et finit par attiser les ambitions françaises, malgré les tentatives de la monarchie de contrecarrer cette influence grandissante en jouant la carte britannique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Ranaivoson, Madagascar : dictionnaire des personnalités historiques, Sépia, Saint-Maur-des-Fossés ; Tsipika, Antananarivo, 2011 (2e éd.), p. 151 (ISBN 978-2-84280-101-4)

Article connexe[modifier | modifier le code]