Morondava
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| Morondava | ||||
Rue de Morondava |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Région | Menabe | |||
| Province | Toliara | |||
| District | Morondava | |||
| Démographie | ||||
| Population | 39 895 hab. (est. 2007) | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Localisation | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Madagascar Géolocalisation sur la carte : Madagascar |
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Morondava est la capitale économique et administrative du Ménabé, une région de Madagascar, dans la province de Tuléar.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Morondava est située à l'ouest du pays, sur le delta de la rivière du même nom au bord du canal de Mozambique.
Elle se situe sur la Route Nationale No; 35 à 456 km d'Ivato (Ambositra) et à environ 640 km de Tananarive, la capitale de Madagascar. Par la voie aérienne, elle est à environ 500 km, desservie par une liaison régulière d'Air Madagascar.
Administration [modifier]
Morondava est la capitale de la région de Ménabé et du district de Morondava.
Population [modifier]
La population de Morondava a triplé en l'espace de cinquante ans et compte avec les alentours environ 70 000 habitants.
Morondava est peuplée principalement des ethnies Sakalava et Vezo ainsi que d'une notable colonie indo-pakistanaise, arrivée du temps de la colonisation française et versée dans le commerce, de quelques descendants de Chinois et de métissés européens, et depuis l'indépendance d'une colonie de Comoriens. Son nom signifie en langue malgache "La Longue Plage" comme contraction de "morona lava".
Économie [modifier]
Au plan de l'économie, la pêche est l'activité principale de la région, en particulier les crustacés. Morondava est aussi un chantier naval avec atelier mécanique. Aux alentours de la ville, le riz, le maïs, le manioc et le coton, le sucre (par les Chinois) sont cultivés, et on procède à l'élevage des zébus.
On y trouve aussi une mairie, une chambre de commerce très dynamique (disposant de nombreuses informations pour les investisseurs), un bureau de poste, trois pharmacies (avec garde alternée de nuit), deux hôpitaux (dont un en cours de modernisation) et plusieurs centres de soins vétustes mais compétents, plusieurs laboratoires pour les analyses médicales, deux cybercafés, plusieurs dentistes, de nombreux médecins indépendants, quatre petits magasins de bricolage (relativement bien achalandés), deux boulangers (dont un pâtissier... sur commande), une agence immobilière spécialisée principalement dans la location (et accessoirement dans la vente), une villa avec chambres d'hôtes et un nombre important de guides et tours operator (avec mise à disposition de 4X4), quatre stations service et une discothèque.
Un gisement pétrolier est localisé dans la région et se prolonge jusqu'à Bemolanga et Tsimiroro, mais après des recherches infructueuses par diverses sociétés (dont Shell) pour en démontrer la rentabilité, les activités d'exploration pétrolière ont été abandonnées.
Enseignement [modifier]
Morondava possède un Lycée depuis 1965, prolongement d'un Cours d'enseignement supérieur ouvert en 1912 qui a formé plusieurs des futurs ministres de la Première République malgache avant l'Indépendance, dont le Vice-Président de la République et Ministre de l'Intérieur André Resampa. Ce lycée mixte, rebaptisé Lycée-Pôle, assure le premier comme le second cycle jusqu'aux classes de terminales préparant le baccalauréat[1] et eut de 1965 à 1970 un corps enseignant largement français (issu de la coopération).
Religion [modifier]
Morondava est depuis 1955 le siège d'un évêché catholique, auquel sont rattachées des écoles confessionnelles.
On y trouve aussi une mosquée desservant la communauté pakistanaise et comorienne, et plus récemment un centre chiite comprenant une école islamique.
Communications [modifier]
Avant 2011, le système routier qui reliait la ville à la capitale de Madagascar, Tananarive, était très dégradé, tant par manque de ressources financières que par les effets du climat (saison des pluies, cyclone tropical annuel). Les routes alentour et les rues de la ville étaient également dans un mauvais état, et ne conservaient par endroits pas plus de 30 % du bitume d'origine datant du temps de la colonisation française. En 2011, de grands travaux routiers doivent être effectués jusqu'à fin novembre, la route qui relie Mahabo et Morondava sera entièrement goudronnée. Déjà l'axe principal de Morondava est terminé jusqu'à Nosy-Kely depuis le 26 juin 2011, mettant fin aux trous en ville et à la route ensablée de Nosy-Kely. De plus, pour réduire la montée des eaux, La Colas a effectué des fortifications dans la zone du bord de mer, encore une fois Morondava renaît ; quant à l'axe national Mahabo, Antananarivo, les entreprises chinoises ont effectué également de nombreuses améliorations, rendant le trajet Morondava-Antananarivo plus confortable et la conduite plus rapide, réduisant les temps de trajet (en voiture Morondava-Antsirabé s'effectue en 6 heures de temps maximum). Sur place se trouve une gare de taxi brousse pour Belo-Tsiribinha, Mahabo, Fort-Dauphin, Maintirano etc., et de nombreux taxis sont à disposition de jour comme de nuit, à la course ou en location à la journée.
Beaucoup de communications locales et de transports de courte durée se font par pirogues sur le fleuve, ou par pirogues à balancier sur la mer (cabotage). En plus des camions utilisés par les administrations locales ou les commerçants, le char à bœufs est également très utilisé par les paysans.
Tourisme écologique [modifier]
Des hôtels de tourisme assez simples jusqu'au 3 étoiles, certains de type bungalows, se sont installés au sud en bord de mer ou de lagune depuis quelques années, à partir des bases-vie abandonnées par les sociétés pétrolières, lesquels permettent de faire visiter la région, notamment au nord la spectaculaire Allée des baobabs et bien d'autres espèces endémiques de baobabs aux alentours comme le baobab amoureux ou le baobab sacré, qui attirent des touristes du monde entier (carte postale de Madagascar), et plus au nord le parc national Tsingy de Bemaraha, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Plus près, à 40 km au nord-est de Morondava se trouve le Parc national de Kirindy Mitea qui renferme trois espèces endémiques de baobabs et de très nombreuses espèces endémiques d'animaux, sept espèces de lémuriens, des fossas, des reptiles dont des caméléons, geckos et des serpents.
Notes et références [modifier]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Province de Tuléar
- Sakalava
- Parc national Tsingy de Bemaraha
- Parc national de Kirindy Mitea
- Réserve spéciale d'Andranomena