Province d'Agrigente

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Province d'Agrigente
Provincia di Agrigento
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Sicily.svg Sicile
Capitale Agrigente
Communes 43
Président Eugenio D'Orsi
(MPA)  (16/06/2008)
Code postal 92100, 92010-92029
Plaque d'immatriculation AG
Préfixe téléphonique 0922, 0925
Code ISTAT 084
Démographie
Population 445 059 hab. (septembre 2013[1])
Densité 146 hab./km2
Géographie
Superficie 304 200 ha = 3 042 km2
Localisation
Localisation de Province d'Agrigente
Liens
Site web http://www.provincia.agrigento.it

La province d'Agrigente (Pruvincia di Girgenti en sicilien) est une province italienne de Sicile dont la capitale est Agrigente. Elle est bordée à l'ouest par la province de Trapani, au nord par la province de Palerme et à l'est par la province de Caltanissetta. Au sud, elle fait face à la Méditerranée. La capitale Girgenti a changé de nom pour devenir Agrigento en 1929.

C'est la province où la colonisation grecque de l'Italie est la plus visible. Sa vallée des Temples, un important site archéologique, est une des principales attractions touristiques de la Sicile[2], qui fait partie depuis 1997 du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Son territoire s'étend sur 3 042 km2, représentant 11,8 % du territoire sicilien. Les 43 communes de la province comptent ensemble 445 059 habitants, ce qui équivaut à 9 % de la population de Sicile[1]. La province s'étend d'est en ouest de la ville côtière de Licata aux plages de Menfi, près des ruines grecques de Sélinonte. Du nord au sud, elle va des Monts Sicanes au canal de Sicile. Une bande de terre, correspondant à l'archipel des îles Pélages (Lampedusa, Linosa et Lampione), appartient géologiquement au continent africain.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la province d'Agrigente en Sicile

La province d'Agrigente se trouve au centre-sud de la Sicile. Elle se divise nettement entre la côte basse et sablonneuse et le collines arrondies et arides, où l'on extrayait autrefois le soufre. Au nord, on rencontre les Monts Sicanes, La province est prise entre la rivière Belice à l'ouest et la rivière Salso (it) à l'est. Le littoral s'étend au sud. Les plaines se trouvent essentiellement sur le territoire de Licata, décrit par Virgile comme les plaines de Gela dans l'Énéide[Note 1].

Entre Sambuca di Sicilia et Caltabellotta se trouve une enclave de la province de Palerme : San Biagio, hameau (frazione) de Bisacquino.

Îles[modifier | modifier le code]

La Rocca San Nicola, près de la côte

La province d'Agrigente comportes quelques îles mineures.

L'archipel des Îles Pélages appartient à la province d'Agrigente, même s'il est lié géographiquement à l'Afrique, que ce soit pour son climat ou pour la proximité du continent africain. Cet archipel comporte l'île de Lampedusa, l'île de Linosa et la petite île inhabitée de Lampione, regroupées dans la commune de Lampedusa e Linosa.

Les autres îles de la province sont de petites dimensions : la roche San Nicola (it), appartenant à la commune de Licata[3], l'écueil de Pietra Patella (it) à Palma di Montechiaro, et les écueils Guicciarda, appartenant à la commune de Realmonte.

Montagnes[modifier | modifier le code]

La province d'Agrigente est essentiellement formée de collines.

Toutefois, à l'ouest, les monts Sicanes comportent des cimes à plus de 1 000 m d'altitude. Le monte delle Rose (it), à la frontière avec la province de Palerme, atteint 1 436 m au-dessus du niveau de la mer. Il s'étend sur les communes de Bivona dans la province d'Agrigente et de Palazzo Adriano dans la province de Palerme. Le monte Cammarata, avec ses 1 578 m, est la cime la plus élevée de la province.

Lacs[modifier | modifier le code]

La province comprend trois lacs artificiels : le lac de Magazzolo, près de Bivona, le lac Arancio, près de Sambuca di Sicilia, au pied des monts Arancio (403 m) et Cirami (516 m) et le barrage San Giovanni sur le fleuve Naro, près de la ville Naro éponyme.

Malgré la présence de ces bassins, la province est pauvre en ressources hydriques et manque souvent d'eau potable. En effet, les cours d'eau qui la traversent suivent un régime semi-torrentiel et s'assèchent complètement pendant l'été.

Rivières[modifier | modifier le code]

La province est traversée par plusieurs fleuves, orientés du nord au sud.

Le Belice traverse le nord de la province, à la frontière avec la province de Trapani. Le débit moyen annuel (environ 4,5 m³/s) est très modeste par rapport à la taille de son bassin.

Le Platani est un des principaux fleuves de la Sicile. Il traverse différents centres habités de la province comme San Biagio Platani pour se jeter dans la mer après un voyage tortueux. C'est un torrent qui a un débit fort en automne et faible en été, avec un débit moyen annuel de 7,5 m³/s.

L'Imera meridionale (it), également appelé Salso[Note 2], a un débit faible, à peine 5,1 m³/s, malgré le bassin alluvial important. L'Imera meridionale parcourt les collines entre les provinces d'Enna et d'Agrigente et se jette dans la mer à Licata. Il s'agit de la rivière la plus longue de Sicile et a représenté autrefois la limite entre Sicile orientale et Sicile occidentale, depuis l'époque des Sicanes et des Sicules jusqu'aux Romains, et a ensuite séparé le Val di Noto du Val di Mazara (it).

Climat[modifier | modifier le code]

À l'intérieur des terres, au nord, le climat est différent du reste de la province, il est plus proche de celui de la Sicile centrale.

La province d'Agrigente est parmi une des provinces les plus chaudes de la Sicile, même si elle est moins exposées aux températures extrêmes qui règnent dans d'autres parties de l'île au plus fort de l'été. Le long de la façade maritime et dans les plaines littorales, en hiver la température descend difficilement sous 7 °C ou 8 °C, tandis qu'en été les températures moyennes restent plutôt élevées (moyennes quotidiennes autour de 26 °C ou 27 °C en juillet et août).

Même pendant les plus fortes vagues de chaleur, le climat de la province se distingue par l'humidité élevée, par un temps étouffant, mais pas par des pics de température élevés. Les brouillards et les brumes sont fréquents comme sur dans tout le versant sud-ouest de l'île.

Voici les moyennes relevées à la station météo d'Agrigente :

Agrigente
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 8 8 9,1 11,2 14,8 19,2 21,8 22,1 19,8 16,1 12,6 9,7
Température maximale moyenne (°C) 14 14,5 16,4 18,9 23,6 28,2 30,9 30,9 27,5 23,5 19,3 15,8
Ce tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses sources.

Histoire[modifier | modifier le code]

La préhistoire[modifier | modifier le code]

La province a été habitée dès la préhistoire, comme en témoignent les objets de l'âge du cuivre et du bronze identifiés près des villes actuelles. Un des peuples les plus anciens sur le territoire de la province connus par son nom est celui des Sicanes.

La période grecque[modifier | modifier le code]

Au VIIIe siècle avant J.-C., les Grecs s'installent. Ils contraignent les Sicanes à abandonner les côtes et à rejoindre l'intérieur, laissant le champ libre à la colonisation grecque.

La polis Ἀκράγας Akragas) est fondée en 581 par des colons de Gela originaires des îles de Rhodes et de Crète pour bloquer l'expansion à l'est de Σελινοῦς (Sélinonte). Le choix du site de l'antique Akragas est dû à la présence de champs cultivables et de hauteurs sur lesquelles ériger l'acropole, la Rupe Atenea (it), c'est-à-dire le point le plus haut de la ville. Entre le -VIe siècle et le début du -Ve siècle, sous la tyrannie de Phalaris, on fortifie les murailles et on construit des temples doriques, et on mène une politique expansionniste vers l'intérieur des terres.

Devenue une grande puissance militaire, Akragas réussit à défaire plus d'une fois Carthage dans la guerre pour le contrôle du canal de Sicile. En 409 avant J.-C., les Carthaginois prennent possession de Héracléa Minoa sous le contrôle d'Akragas auparavant, et en 406 ils saccagent et incendient Akragas.

En 339 avant J.-C., Timoléon renverse les tyrans grecs et repousse les Carthaginois, lançant une nouvelle colonisation de la Sicile par la Grèce. Il fait reconstruire et repeupler Akragas.

En 282 av. J.-C., Phintias (it), tyran d'Akragas, détruit définitivement Gela et en déporte la population à Licata. On trouve des témoignages d'établissements grecs et pré-helléniques sur le mont Sant'Angelo qui surplombe la ville de Licata, qui laissent penser qu'il s'agit là de l'antique Gela.

La période romaine[modifier | modifier le code]

Les Romains pénètrent pour la première fois en Sicile en 264 avant J.-C., en déclarant la guerre à Carthage pour la possession de l'île et le contrôle commercial de la Méditerranée, ce qui constitue le début de la première Guerre punique.

En 262 av. J.-C., les romains marchent sur Agrigente où les Carthaginois tiennent une garnison commandée par Hannibal Gisco. Hannibal et sa garnison se réfugient à l'intérieur des murs, et se préparent pour un long siège qui dure cinq mois. Les Carthaginois réussissent à demander des renforts, qui arrivent guidés par Annon (it). Cela débouche sur la bataille d'Agrigente, remportée par les Romains. Entre 256 et 255, Rome, qui a construit une grande flotte, tente de porter la guerre en Afrique pour envahir les colonies carthaginoises. Carthage cherche à contrer cette opération mais est vaincue à la Bataille du Cap Ecnome, au large des côtes de Licata.

En 210 avant J.-C., avec la seconde guerre punique, Akragas passe sous le contrôle de Rome sous le nom latinisé Agrigentum.

La domination arabo-normande[modifier | modifier le code]

Architecture gothique du portail arabo-normand de la Chiesa madre chiaramontana (it) à Bivona

La domination suivante est celle des Arabes[4], qui prennent la capitale en 828, lui donnant le nom de Girgenti. Ils sont à l'origine d'une nouvelle croissance démographique.

Le territoire actuel de la province est dans le Vallo di Mazara (it), un des trois wālī (en arabe : والي) en lesquels était divisée la Sicile pendant la domination arabe et jusqu'à leur abolition en 1812.

Les Normands arrivent en 1087, offrant une période de bien-être et de croissance économique. Licata prend le titre de ville royale appartenant à l'État.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Église San Francesco à Naro

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Bivona est la première ville sicilienne à être élevée au rang de duché (par Charles Quint) en 1554[5].

La ville d'Agrigente prend son aspect actuel entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. La ville nouvelle s'étend aux pieds de la vieille acropole et du noyau historique grec.

En 1968, la partie occidentale de la province est frappée par un séisme qui provoque la destruction de plusieurs villes de la vallée du Belice, fait des centaines de morts et des milliers de blessés et de sans-abris.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Nature[modifier | modifier le code]

La province d'Agrigente contient une grande partie du parc des monts Sicanes (it), le cinquième parc régionale de la Sicile.

Il y a également des réserves naturelles (area naturale protetta). La réserve naturelle de la Montagnola près de San Giovanni Gemini comporte une grotte où l'on peut admirer stalactites et stalagmites. La cime de la réserve de Monte Cammarata dans les monts Sicanes est couverte d'une végétation intéressante. L'embouchure du fleuve Belice, au milieu de vastes plages, est également digne d'intérêt.

On peut aussi noter les eaux maritimes autour de Lampedusa et de Linosa, leur intérieur désertique et leurs criques rocheuses. L'archipel est aussi célèbre pour la présence de tortues carette (Caretta caretta), qui viennent couver leurs œufs sur ces îles.

Les principales réserves naturelles de la province sont :

Économie[modifier | modifier le code]

Avec un revenu par tête de 15 548 € en 2010, la province d'Agrigente est une des plus pauvres d'Italie[6].

L'économie est essentiellement fondée sur l'agriculture et le tourisme. La viticulture donne des produits raffinés du vin, comme l'inzolia et le marsala, et de mousseux (spumante), toutes des productions particulières. Le trafic portuaire est discret, centré à Porto Empedocle, après avoir été autrefois florissant à cause du transport du soufre de la mine de Pasquasia (it) qui se trouve dans la province d'Enna et d'autres gisements mineurs.

De nos jours, la sécheresse et l'inégalité du réseau hydrologique rendent fréquents les pénuries d'eau.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Raisins de table de Canicattì

Même si elle ne se porte pas bien économiquement, l'agriculture de la province d'Agrigente est quand même une des plus actives de la Sicile. Elle souffre assez de la chaleur en été et est victime des pénuries d'eau. Les ressources en eau ne sont pas suffisantes pour irriguer de façon homogène les champs.

Pêche blanche de Bivona

Parmi les produits en danger de disparition répertoriés par l'Arche du goût, il y a l'amande d'Agrigente, célébrée lors de la fête populaire de l'amandier en fleurs (it) et la pêche blanche de Bivona (it).

Orange de Ribera

L'orange de Ribera (it) de variété Washington Navel est vendue sous l'appellation d'origine protégée « Riberella »[7].

En ce qui concerne la viticulture, les vins bénéficiant de l'appellation d'origine contrôlée sont nombreux, mais aucun n'est célèbre à l'échelle nationale ou internationale. On trouve des rouges, des blancs et des mousseux.

Dans la plaine de Licata, on cultive des primeurs et des produits sous serre qui partent vers les grands supermarchés du nord.

Des installations industrielles permettent de retravailler les produits destinés au marché national.

Secteur touristique[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

La production de céramique s'est développée dans la ville de Sciacca. Avec Caltagirone (province de Catane), Sciacca est connue pour ses céramiques présentes également sur les façades des monuments urbains. Il s'agit d'un des centres de production de céramiques les plus importants d'Italie. On y produit des assiettes, des vases, des amphores, des statues, du carrelage et des objets d'art proposés dans de nombreux commerces du centre historique. D'anciens fours récemment découverts montrent que cette production remonte au moins au XIVe siècle. La céramique de Siacca a dominé toute la Sicile occidentale dans les siècles suivants et était exportée à l'extérieur.

Transports[modifier | modifier le code]

Énergie[modifier | modifier le code]

Le secteur énergétique de la province se développe surtout en direction des « énergies propres » : grâce au climat ensoleillé et aux vents sur les collines, on a mis en place ces dernières années[Quand ?] plusieurs éoliennes et de nombreuses installations photovoltaïques. Néanmoins, la production d'énergie ne figure pas encore parmi les principales sources de revenus.

À terme, la province devrait disposer de parcs éoliens parmi les plus grands et les plus productifs d'Europe[8]. À Porto Empedocle, les premiers panneaux d'une grande centrale solaire ont déjà été montés. Toujours dans les projets, une des plus grandes installations photovoltaïques d'Europe sera mise en place à Agrigente, avec une puissance de 40 MW et une capacité de production de 55 millions de kWh/an.

Les débarquements à Lampedusa[modifier | modifier le code]

La « porte de l'Europe » : c'est ainsi que l'on pourrait définir le petit lambeau de terre le plus au sud de l'Europe, Lampedusa. L'île, qui fait partie de la province d'Agrigente, peut être atteinte facilement depuis l'Afrique du fait de sa proximité. À partir des années 1990, de nombreuses personnes provenant de l'Afrique méditerranéenne, et en particulier de Tunisie, d'Algérie et du Maroc, ainsi que du reste du continent après avoir par exemple embarqué en Libye, traversent la mer pour rejoindre l'île italienne.

L'avancée de la désertification, ainsi que d'autres motifs, en grande partie sociaux, économiques et politiques, et en premier lieu la pauvreté, ont provoqué des vagues de migration successives de la population à la recherche du développement économique.

Le phénomène ne cesse de s'amplifier, donnant lieu comme en janvier 2009, à une révolte des clandestins, mais aussi des habitants de Lampedusa mêmes[9], qui ne veulent pas que leur île soit transformée en un énorme centre de rassemblement de clandestins. De nos jours, l'île est avec la ville espagnole de Ceuta, territoire enclavé dans le Maroc, le point qui voit passer le plus de migrants africains via la Méditerranée, et est donc obligée de repousser toujours plus de gens qui désirent traverser la frontière par espoir d'une meilleure vie.

Culture[modifier | modifier le code]

Universités[modifier | modifier le code]

Les études supérieurs dans la province sont assurées par l'université de Palerme qui possède plusieurs annexes et cursus dans le centre-ville d'Agrigente, dont un important au centre hospitalier Saint-Jean qui est le principal établissement de santé dans la province.

Musées[modifier | modifier le code]

L'Efebo (Musée archeologique d'Agrigente)
Communes Capitello modanatura mo 01.svg Musées
Agrigente Musée archéologique régionale d'Agrigente
Musée Diocesano
Musée Civique d'Agrigente
Musée Civique de Santo Spirito
Antiquarium Iconografico della collina dei Templi Casa Barbadoro
Bivona Casa museo Carmelo Cammarata
Burgio Musée delle mummie
Musée della ceramica Muceb
Casteltermini Antiquarium comunale Di Pisa e Guardì
Cattolica Eraclea Antiquarium d'Eraclea Minoa
Cianciana Museo civico
Licata Musée archéologique della Badia
Ribera Musée etno-antropologique de Ribera[10]
Sambuca di Sicilia Musée etno-antropologique de la Terre de Zabut
Santa Margherita di Belice Musée del Gattopardo
Musée della Memoria
Sciacca Antiquarium di Monte Kronio - Stufe di S. Calogero
Casa-Museo "F. Scaglione"

Religion[modifier | modifier le code]

Le territoire religieux de la province correspond à celui de la diocèse d'Agrigente, c'est la plus grande diocèse catholique de la Sicile.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Le Giornale di Sicilia et La Sicilia sont des éditions des journaux de presses écrites publiés dans la province d'Agrigente. L'Amico del Popolo est lui publié depuis 57 ans toutes les semaines, c'est une journal religieux édité par la diocèse de la province.

Radios[modifier | modifier le code]

Parmi les radios locales, on peut citer :

Télévision[modifier | modifier le code]

Il y a de nombreuses chaînes de télévision locales :

  • Tele Acras
  • TRS98
  • Sicilia TV
  • RMK Tele Monte Kronio
  • TRS Tele Radio Sciacca
  • TVA Tele Video Agrigento
  • Agrigento TV
  • TV Alfa Licata
  • Licata Nuova TV
  • TV Europa
  • TRC Tele Radio Canicattì

Cuisine[modifier | modifier le code]

La cassata di Sicilia, un des produits gastronomique les plus célèbre de la province.
Voir aussi : Cuisine sicilienne.

La cuisine de la province d'Agrigente est composée des produits de l'environnement méditerranéen.

Les gâteaux sont surtout fait pendant le festival de la province. L'amande est elle le symbole principal des productions de la province, elle est souvent utilisée dans de nombreuses friandises pour son arôme délicat et intense, comme pour les Cucchiateddi, des bonbons préparés à Menfi, où ils sont mélangés avec des arômes de citron de l'île.

La cuisine de la province est aussi représenté par le poisson. L'Alose in camincia (Alose poché) est une recette typique du pays, nourrissante et délicate. Le recette consiste à enveloppé le poisson dans une pâte feuilleté, celui-ci s'accompagne de haricots, de pâtes ou de petits pois.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'Île des lapins (it) à Lampedusa

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Le théâtre grec d'Eraclea Minoa
Commune Capitello modanatura mo 01.svg Sites archéologiques
Agrigente Vallée des Temples
Quartier hellénistique romain
Alessandria della Rocca Necropoli sicana in contrada Grotticelli (it)
Bivona Necropoli Millaga (it)
Cattolica Eraclea Héracléa Minoa
Palma di Montechiaro Monte Grande (it)
Realmonte Villa romana di Realmonte (it)
Ribera Necropoli Anguilla (it)

Châteaux[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, à l'intérieur des terres, de nombreuses forteresses, murailles, châteaux et constructions fortifiées ont été construits[11]. La plus grande partie, du haut Moyen Âge, surtout entre 900 et 1000, est à présent presque totalement détruite, on n'en connaît l'existence que par les documents. Néanmoins, il reste de nombreux châteaux que l'on peut visiter, certains aplanis par le temps, d'autres encore bien tenus et imposants.

Le château de Palma di Montechiaro[12], réalisé en 1353 a joué un rôle important dans la lutte contre les pirates et les envahisseurs venus par la mer. De nos jours, il est bien conservé et reste imposant. C'est le seul des châteaux de la famille Chiaramonte édifié sur un roc donnant à pic sur la mer.

Le château de Bivona (it), est une forteresse du XIVe siècle. Il a été déclaré monument national[13].

Le château de Favara, construit vers 1270 et restauré récemment, est utilisé par la mairie et des expositions et des conférences.

Le Castel San Giacomo de Licata est une île fortifiée devant le port actuel. Pendant des siècles, il était le bastion protégeant la côte entière contre les attaques des Turcs, Français et autres Anglais qui voulaient attaquer Licata à l'époque de la domination espagnole-aragonaise. Il a été bombardé par les alliés pendant la seconde Guerre mondiale en 1943, puis restauré. De nos jours, c'est un musée.

Le château Naro trône au sommet de la colline sur laquelle s'est développée la ville. Il a été construit au XIVe siècle par la famille Chiaramonte. Il a été agrandi en 1330 sur ordre de Frédéric II de Sicile qui fit construire l'imposante tour carrée. Depuis 1912, il est monument national.

Centres historiques[modifier | modifier le code]

Plages[modifier | modifier le code]

Dans la province se trouve d'immenses plages de sable et de nombreuses criques sur ses côtes[14].

Autres sites intéressants[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

L'administration de la province siège à Agrigente (place Aldo Moro).

Communes[modifier | modifier le code]

La province d'Agrigente compte 46 communes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Adparet Camarina procul, campique Geloi,
    Immanisque Gela fluvii cognomine dicta

    (Virgile, Énéide, Livre III)
  2. Il existe une autre rivière nommée Salso (it) dans la province d'Enna. Le nom « Salso » est dû à la présence de sodium et de potassium dans l'eau qui rendaient ces rivières « saumâtres ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it) Bilancio demografico anno 2013 sur le site de l'ISTAT.
  2. (it) « Turismo agrigento, valle dei templi e sicilia », sur milanoweb.net
  3. (it) « Dettaglio località abitate provincia di Agrigento »
  4. (it) « Il periodo arabo ad Agrigento. Kerkent, Girgenti », sur La Valle dei Templi
  5. Antonino Marrone, 1987, p. 152
  6. (it) « Pil pro capite nominale province italiane » [doc], sur Dati Unioncamere 2009
  7. (it) « Riberella - Arancia di Ribera D.O.P. », sur riberella.it
  8. (it) « Primato Europeo Agrigento nel fotovoltaico », ANSA,‎ 16 novembre 2007 (lire en ligne)
  9. (it) « Lampedusa, rivolta contro Maroni Isola bloccata, allarme dell'Onu », La Repubblica,‎ 23 janvier 2009 (lire en ligne)
  10. Puma, Minio, Pasciuta 2008
  11. (it) « I castelli nella provincia di Agrigento », sur insicilia.it
  12. (it) « Castello di Palma di Montechiaro - Agrigento », sur Castelli d'Italia
  13. (it) « Leggiamo il nostro patrimonio artistico », Distretto Scolastico, Bivona, no 003,‎ 2000, p. 44
  14. « Province d'Agrigente », sur lasicile.com (consulté le 17 mars 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]