Privat de Mende

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Saint Privat
Image illustrative de l'article Privat de Mende
Gravure artistique du martyre de Saint Privat
Évêque et martyr
Décès Entre 255 et 260 
Mende, France
Nationalité Gabale (Gaule aquitaine / France)
Vénéré par Catholiques[1]
Orthodoxes[2]
Fête 21 août
Saint patron Diocèse de Mende
Ville de Mende

Privat de Mende est un saint de l'Église catholique, né vraisemblablement près de Clairmont, et qui serait mort vers 255 ou 260[3]. Il est connu pour son martyre sur les versants du Mont Mimat à Mende en Gévaudan. Son ermitage est un lieu de pèlerinage, qui fut très populaire au Moyen Âge. La date de sa mort est cependant contestée, certains avançant parfois le Ve siècle[4], mais grand nombre d'écrits tendent à prouver que la date du IIIe siècle est la plus probable.

Il fait partie des grands saints des Gaules[5],[6],[7] avec Denis de Paris, Saturnin de Toulouse, Martial de Limoges, Martin de Tours, Ferréol de Vienne et Julien de Brioude.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sur cette carte sont visibles : Anderitum (Javols), Mimate (Mende) et Gredone (Grèzes)
Le Mont Mimat : la croix (à gauche, au sommet), et l'ermitage

Généralités[modifier | modifier le code]

Grégoire de Tours donne à Privat le qualificatif de « épiscopus urbis gabalitanae », soit « évêque du pays de Gabalum »[8]. Il serait ainsi le premier évêque du Gévaudan, bien qu'un certain Sévérien fut longtemps célébré[9],[N 1].

Le terme Gabalum renvoi à la capitale du pays Gabale, aussi connu sous le nom d'Anderitum[N 2]. Cependant, Grégoire de Tours n'évoque pas précisément la cité de Gabalum au sens moderne du terme, mais plus comme étant l'ensemble du pays.

Privat aurait été envoyé par Austremoine depuis Clairmont pour évangéliser le Gévaudan. La place logique de l'évêché semble donc être cette Anderitum, ou Gabalum, et non Mende où a eu lieu le martyre. Mende n'est d'ailleurs considéré que comme un bourg. Faute de preuves tangibles, il n'y a donc aucune certitude que le siège de l'évêché du Gévaudan se soit trouvé à Mende, et ce jusqu'au Xe siècle, où l'évêque Étienne est le premier à signer comme évêque de Mende[N 3].

Le martyre[modifier | modifier le code]

La colline du bourreau, au-dessus de Mende, où aurait pris fin le supplice

Au IIIe siècle, la Gaule est envahie par les Vandales, menés par leur chef Chrocus, à qui les historiens attribuent de nombreux pillages dont le temple de Mercure sur le Puy de Dôme. Quand ils arrivent en pays gabale, les habitants se sont réfugiés dans la forteresse de Grèzes[N 4]. Privat lui est en période de jeûne, et s'est retiré dans une grotte du Mont Mimat, au-dessus du bourg de Mimate[N 5]. Pendant deux ans les habitants se défendent contre l'envahisseur qui les assiège[10].

Les Alamans finissent par trouver Privat et veulent se servir de lui, comme otage. Ils espèrent ainsi parvenir à faire ouvrir la forteresse, par la pitié du peuple pour son évêque[11]. Selon Grégoire de Tours, Privat aurait refusé de livrer son peuple malgré tous les supplices barbares qu'on pourrait lui faire subir : « Le bon pasteur refusa de livrer ses brebis aux loups, et on voulut le contraindre de sacrifier * aux démons »[12].

Depuis ces grottes qu'il avait aménagées sur les hauteurs, et jusqu'au village de Mende, il est alors tiré, frappé, mutilé, assommé à coups de bâton[6]. Cependant, Privat ne laisse à aucun moment son peuple se sacrifier pour lui. Il est laissé pour mort par les Alamans. Ces derniers, exténués, auraient ensuite laissé libres les Gabales en leur promettant la paix[13].

Privat, lui, succombe à ses blessures dans les jours qui suivent. Il aurait été enterré vers le lieu où prit fin son martyre, son corps ayant été transporté par saint Ilpide[N 6]. C'est là où fut enterré Privat que se sont construites plusieurs églises successives, jusqu'à ce que le pape Urbain V décide de la magnifier, en érigeant la Basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende.

Le sentier d'interprétation du causse installé par la ville de Mende, ainsi qu'une légende populaire, rapportent une autre version de son martyre[14]. Ainsi il aurait été enfermé dans un tonneau, des clous étant pointés vers l'intérieur. Jeté dans la falaise, il aurait ainsi roulé de son ermitage jusqu'au pied du bourg[N 7]. Ce sont des ronces qui auraient arrêté sa chute[15].

Dans un cas comme dans l'autre, c'est sur une petite colline au-dessus de Mende que prit fin son supplice. Cette colline, aujourd'hui à côté du quartier de la Vabre, porte le nom de « colline du bourreau ».

Son identité[modifier | modifier le code]

Le tombeau primitif du saint dans la crypte Saint-Privat (cathédrale)

Cependant Grégoire de Tours donne peut-être une trop grande importance à Privat. Il pourrait n'être en fait qu'un simple ermite et non pas un chef. Son acte de résistance[16], refusant de livrer ses compatriotes n'en reste pas moins un fait. Les Alamans ont pu, qu'il soit ou non un réel chef, jouer sur le fait de la solidarité entre chrétiens pour obtenir l'ouverture de la forteresse.

Le terme d'évêque lui aussi est sujet à caution, en effet, en 314, Genialis représente le Gévaudan au concile d'Arles en tant que diacre et non d'évêque. Cette notion d'évêque a pu n'arriver que plus tard dans la région[17]. Si son identité est difficile à établir, l'authenticité de son existence ne présente, en revanche, pas de doute[18].

La date du martyre[modifier | modifier le code]

La date du martyre de Privat est sujette à caution. La tradition suit bien souvent Grégoire de Tours en plaçant celui-ci au IIIe siècle, sous le règne des empereurs Galien et Valérien[19]. Cependant, l'existence réelle de Chrocus, chef des Alamans, n'a jamais été réellement prouvée. De plus, plusieurs Chrocus (ou Crocus) semble avoir envahi la Gaule, aux IIIe, Modèle:2-, et tous n'étaient pas Alamans. Ainsi, on parle de la présence d'un roi Vandales, nommé ainsi, qui aurait pillés Nîmes en 407. Ceci remet donc en question la date de la présence des Alamans en Gévaudan, et par conséquent du martyre de Privat. Les historiens hésitent donc entre ces différentes périodes[20]. Le pseudo-Frédégaire, par exemple, décrit l'invasion de la Gaule par un certain Chrocus, mort à Arles, au Ve siècle seulement[21].

Le fait qu'il ait été missionné par Austremoine[22] tend cependant à prouver que Privat a bien vécu au IIIe siècle[23].

L'ermitage de Saint-Privat[modifier | modifier le code]

La grotte de l'ermitage est située en haut d'un escalier de 53 marches, une structure protégeant les pèlerins.

Description et historique[modifier | modifier le code]

On associe bien des miracles à l'ermitage de saint Privat dans les grottes qu'il aurait aménagées au-dessus de Mende. Ce lieu, plusieurs ermites y ont élu domicile au fil des siècles.

C'est en 1873 que fut percée la grotte du Calvaire, et bâties les stations du chemin de croix qui y mène encore de nos jours[24]. Cette grotte où a été aménagé un hôtel, permet de célébrer des offices en plein air. Elle est située en dessous des grottes naturelles où Privat se serait retiré. Ces deux grottes naturelles, fermées par une structure, ont longtemps été ouvertes au public[N 8]. La plus haute des deux semblant être celle où les Alamans auraient trouvé l'évêque des Gabales. De nombreux ex-voto, ainsi que des béquilles sont présentes dans la première des deux grottes.

L'ermitage a longtemps été un lieu de pèlerinage, qui permit à la ville de Mende, devenue successivement siège épiscopal et capitale du Gévaudan, de prospérer. Vers 1315, l'évêque Guillaume VI Durand y instaure une collégiale, sous le vocable de Saint-Privat-La Roche. Elle disparaît en 1562, incendiée durant les guerres de religion. La collégiale est rétablie en 1584, et les frères ermites ont pour tâche de veiller sur les grottes. Ils y installent une maison en 1673. Cet ermitage là est détruit à la suite de la Révolution française, en 1793. Ceci fut la conséquence de la saisie des biens du clergé.

En 1960, c'est l'hôtel de l'ermitage qui est construit. Il servait également de centre d'accueil culturel.

La chapelle de l'ermitage[modifier | modifier le code]

La chapelle actuelle a été érigée vers 1850 sous l'épiscopat de Claude Brulley de La Brunière, dont on peut voir les armes au-dessus de la porte. Elle est située à l'ouest des grottes primitives, et jouxte la grotte percée. Une relique du Saint était conservée dans cette chapelle[N 9].

Plan de l'ermitage[modifier | modifier le code]

Plan de l'ermitage

Le plan ci-contre illustre de quelle manière est constitué l'ermitage de Saint Privat. En haut (en vert foncé) et en bas (en marron) sont figurées les barrières naturelles du belvédère : les flancs de la montagne. À droite, la partie en blanc est la route par laquelle on arrive. Une fois la porte franchie, on arrive dans la cour de l'hôtel (ici en rose).

En passant sous un porche on arrive sur le belvédère lui-même. L'escalier (en orange) monte jusqu'à la grotte originelle. En vert clair, on retrouve l'ancien jardin de l'hôtel, qui n'est plus qu'une pelouse aujourd'hui. En noir, en dessous de la grotte (à gauche sur le plan), se trouve la grotte artificielle. Le bâtiment en jaune la jouxtant est la chapelle. Enfin on peut voir une partie en marron clair sur la gauche, il s'agit de l'arrivée du chemin de croix.

Croix de Saint-Privat[modifier | modifier le code]

Un peu plus haut que l'ermitage, à la cime du Mont Mimat, se dresse une croix, éclairée la nuit, la croix de Saint Privat qui domine entièrement la vallée du Lot.

Une première croix, en bois, avait été plantée en 1900[25] ou 1907[26]. Elle a été remplacée quelques années plus tard, le 8 juillet 1933, année jubilaire, par une croix de fer de 12 mètres 50 de hauteur. Jusqu'en 1945, cette croix était le lieu de grands rassemblements en l'honneur des soldats mendois. Cette croix est illuminée depuis l'été 1965[26]. Il est possible d'accéder à la croix par une route goudronnée. De plus un chemin longeant la crête permet de rejoindre la route qui descend à l'ermitage.

Les pèlerinages[modifier | modifier le code]

La chapelle de l'ermitage établie en 1850

Trois fêtes étaient dédiées au saint gabale. La date principale est le 21 août. Mais on le célébrait également le 3e dimanche après Pâques, pour commémorer la redécouverte de ses reliques en 1170. Enfin, le transfert de ses reliques en 1256, est célébré le 3e dimanche d'octobre.

Les pèlerinages de saint Privat se font, depuis 1170 jusqu'à l'ermitage, selon la volonté d'Aldebert III du Tournel.

Bien que n'étant plus vraiment d'actualité, les pèlerinages avaient lieu entre ces deux dernières dates, du 10 mai au 10 octobre. Leur popularité ont assuré la prospérité de la ville. Par exemple, en 1913 il fut dénombré plus de 13 000 pèlerins[N 10].

Ses miracles[modifier | modifier le code]

Beaucoup de miracles ont été attribués à saint Privat, souvent invoqué pour protéger sa ville de Mende. L'évêque Aldebert III du Tournel, qui avait une grande foi dans les reliques des saints et les miracles, a laissé un témoignage de treize miracles attribués au saint[27].

L'un des plus remarquables de ces miracles est la façon dont Privat combat aux côtés des habitants assaillis. Ainsi, au Xe siècle, Guy, comte d'Auvergne, assiège la cité mendoise, et entend la piller. Prêt à repartir, il sent une blessure, et croit alors apercevoir le saint lui enfoncer une épée dans le cœur. Dans la panique, les assiégeants fuient, mais les bardeaux de la chapelle Sainte-Thècle se détachent pour frapper les envahisseurs[27].

Mais Privat défend aussi son domaine, gardé pour lui par l'évêque. Ainsi, un chevalier nommé Gaucelme voulut s'approprier une part de ce domaine, dépouillant au passage les cultivateurs. Mais le chevalier meurt subitement, et donc sans recevoir de sacrement. Sa famille récupère alors le corps pour l'ensevelir. Mais, à peine glissé dans le tombeau, le corps s'enflamme, et personne n'arrive à éteindre l'incendie jusqu'à ce que le corps ne fut complètement consumé. Gaucelme avait méprisé Privat, et ce dernier s'était ainsi vengé[27].

Ses reliques[modifier | modifier le code]

Entrée de la crypte Saint-Privat depuis l'intérieur de la cathédrale de Mende

La légende veut que ce soit saint Ilpide qui ait enseveli le corps de Privat au pied du mont Mimat. La tradition, elle, s'attache au fait que le tombeau primitif de Privat soit là où fut établi l'église, aujourd'hui la cathédrale de Mende.

Dans sa grande quête des reliques, Dagobert, roi des Francs, serait venu en Gévaudan pour prendre celles de sainte Énimie[N 11] et de Privat, après avoir déjà obtenu celles de saint Hilaire de Mende. Il les aurait alors emmenées dans la banlieue de Paris, à Saint-Denis.

En l'an 775, Charlemagne donne aux moines de Saint-Denis la terre de Salone, dans le diocèse de Metz. Fulrad et les autres moines emportent avec eux plusieurs reliques, dont celles de Privat et d'Hilaire. Deux documents de 777, l'un par Fulrad, l'autre par Charlemagne, attestent de ce transfert[28]. Ceci explique pourquoi l'église de Salone est sous le patronage de Privat, comme c'est le cas de plusieurs églises, villages et lieux-dits lorrains ou mosellans.

Avant le Xe siècle, l'abbaye de Saint-Denis perd puis retrouve la propriété de Salone. Mais au cours de ce Xe siècle, les moines sont contraints de rentrer sur Saint-Denis. Ils emportent avec eux les reliques des deux saints gabales. Cependant, la tradition[N 12] veux qu'un prêtre du Gévaudan, nommé Clockbert, ait ramené le corps de Privat en son pays. Les mendois aurait alors placé les reliques dans une crypte aménagée au-dessous de l'église de Mende. Pour éviter tout pillage, seul un chanoine connait l'emplacement de cette crypte, connu depuis sous le vocable de cryptes de Sainte-Thècle. Le chanoine devait attendre d'être sur son lit de mort avant de révéler au futur porteur du secret l'emplacement. C'est ainsi que disparaît le lieu du tombeau de Privat vers 1110.

Mais elles sont retrouvées par l'évêque Aldebert III, vers 1170. Alors en déplacement en Auvergne, l'évêque Aldebert avait demandé à ce qu'on l'on creuse un puits. Et c'est en creusant ce puits que l'entrée de la crypte fut découverte. Parmi les reliques, Aldebert crut également reconnaître celles des Saints Innocents dont la ville s'est longtemps flattée d'en posséder une partie. Il fit alors transférer le reliquaire de Privat dans sa crypte d'origine[N 13]. Le jour de cette « translation » a d'ailleurs été longtemps fêté par l'église de Mende[N 14].

Une grande partie de ses reliques ont été détruites suite aux guerres de religions et à la mise à sac de la cathédrale de Mende. Les deux cryptes ayant accueilli Privat sont toujours présentes sous la cathédrale de Mende. Les vestiges des dernières reliques du saint patron du Gévaudan sont en possession du diocèse de Mende.

Postérité[modifier | modifier le code]

Proverbes et dictons[modifier | modifier le code]

À Privat, on accorde son bon cœur envers le peuple Gabale, protégeant les plus pauvres. Les écrits veulent qu'il achetait parfois du blé (très cher) pour les revendre à moindre coût (voire l'offrir) aux habitants. Un dicton occitan est d'ailleurs tiré de cette générosité : « Faire coma sen Privat de Mende totjorn crompar per jamai vendre ». Ce proverbe peut se traduire en français par : « Faire comme saint Privat de Mende, toujours acheter mais jamais vendre »[29]. Le dicton le plus répandu et qui est d'ailleurs cité par le très officiel dictionnaire occitan-Français, dialecte gévaudanais (article "bendre", p. 70) est celui-ci : "lou trop croumpa, lou pas prou bendre, sourtiguèt sen Pribat de Mende" Acheter trop cher, vendre trop bon marché, mis saint Privat hors de Mende.

Fêté le 21 août, un dicton est associé à ce jour : À la Saint-Privat, La noisette est dans les bolats (fossés)[1].

Fêtes[modifier | modifier le code]

La ville de Carmaux, dans le Tarn, organise chaque année la fête annuelle de la Cavalcade pour la Saint Privat (21 août)[30]. De la même manière, les grandes fêtes de la ville de Mende se tiennent en août autour de cette date du 21.

Représentations[modifier | modifier le code]

Statue du saint dans l'église collégiale Saint-Martin de La Canourgue

Il existe plusieurs représentations du saint patron du Gévaudan. Elles sont toutes des visions artistiques puisque les informations les plus précises sur saint Privat sont celles de Grégoire de Tours, où il n'évoque pas son physique. Pourtant, il est presque toujours représenté de la même façon, à savoir assez grand, barbu, portant le sceptre épiscopal. D'autres représentations lui donnent aussi la mitre épiscopale, ou encore un bâton, comme un berger. Ces derniers artifices, liés au rôle d'évêque, sont très certainement fantaisistes pour l'époque.

Le Gévaudan, et par conséquent la Lozère, possède beaucoup de représentation du saint, notamment dans les églises. Des statues sont ainsi visibles à Mende, dans la cathédrale qui lui est dédiée, à La Canourgue, ou encore au Massegros. On retrouve aussi une statue et une peinture du saint dans l'église de Saint-Privat-d'Allier[N 15].

La peinture et la gravure ont aussi donné plusieurs visages à Privat, ces objets d'art s'exportant même au-delà des frontières de la province. Ainsi la sépulture Guillaume V Durand, l'un des successeurs de Privat à l'évêché, est ornée d'une mosaïque représentant la Vierge à l'enfant, accompagnée de saint Dominique et de saint Privat. Ce tombeau se trouve en l'église Sainte-Marie-de-la-Minerve à Rome[N 16].

Communes associées[modifier | modifier le code]

Trois communes portent le nom de saint Privat : Saint-Privat en Ardèche[N 17], Saint-Privat en Corrèze et Saint-Privat dans l'Hérault.

Deux autres communes avaient ce nom, mais elles ont été fusionnées avec une autre commune. L'une n'a pas gardé le nom de Privat, il s'agit de Montigny-lès-Metz[N 18] en Moselle. L'autre porte le nom d'Aulhat-Saint-Privat et est située dans le Puy-de-Dôme.

À cela, il faut ajouter huit communes dont le nom est composé avec celui de saint Privat : Saint-Privat-d'Allier et Saint-Privat-du-Dragon (Haute-Loire), Saint-Privat-de-Champclos et Saint-Privat-des-Vieux[N 19] (Gard), Saint-Privat-des-Prés (Dordogne), Saint-Privat-de-Vallongue et Saint-Privat-du-Fau (Lozère), et Saint-Privat-la-Montagne[N 20] (Moselle).

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Privat à Mende

Des églises, chapelles ou cathédrales ont aussi leur nom et leur patronage dédié à Privat.

De plus, il existe sur Mende un collège privé catholique qui porte de le nom de collège Saint-Privat[N 23].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'évêque Gabriel-Florent de Choiseul Beaupré a supprimé son nom de la liste des évêques au XVIIIe siècle. En effet, il y aurait confusion avec Sévérien, évêque de Gabala en Syrie
  2. Anderitum, romanisé en Gabalum, est aujourd'hui le village Javols
  3. Il semble possible, comme le souligne Félix Buffière, que l'évêché ait eu comme place primitive Anderitum. Après la destruction d'Anderitum, l'évêché a pu ensuite transiter par Banassac, où l'on retrouve un chapitre de chanoine et où l'évêque saint Frézal a été tué. L'évêché se serait ensuite rapproché du tombeau de Saint Privat, à Mende.
  4. Le castrum gredonense était un oppidum d'origine gauloise, situé sur le truc de Grèzes, à une quinzaine de kilomètres de Mende
  5. Nom primitif de la ville de Mende
  6. Ce même Ilpide est connu pour avoir également recueilli le corps de Julien de Brioude, et avoir subi lui même un martyre
  7. Le causse n'était certainement pas boisé
  8. Dans les années 2000 les grottes ont été fermées, faute de pouvoir assurer une surveillance permanente.
  9. La chapelle de l'ermitage étant fermée au public, il se peut que la relique ne soit plus là
  10. Panneau du chemin de croix
  11. La tradition veut que, grâce à une ruse de la sainte, ce furent les reliques de se filleule que Dagobert emporta.
  12. L'évêque Aldebert III du Tournel l'évoque dans le quatrième livre de ses opuscules
  13. La crypte aménagée comme tombeau originel de Privat existait toujours, et son emplacement était connu
  14. Il s'agissait du 15 septembre
  15. (fr) Galerie de photos des statues de l'église
  16. (it) Site sur l'église et photo : à droite saint Dominique, à gauche saint Privat
  17. (fr) origine du nom du village
  18. Le quartier de Saint-Privat existe toujours
  19. (fr) Origine du nom
  20. Une bataille entre forces françaises et allemandes le 18 août 1870 a eu lieu sur la commune. Elle est connue sous le nom de « bataille de Saint-Privat »
  21. (fr) Photo
  22. (fr) Galerie de photos
  23. (fr) Présentation du collège

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Saint Privat sur nominis
  2. (fr) Sanctoral de l'Église orthodoxe occidentale
  3. Grégoire de Tours in Histoire des Francs (livre I, 32-34).
  4. Marius Balmelle et Albert Grimaud in Précis d'histoire du Gévaudan, 1925, p 90
  5. Grégoire de Tours in Histoire des Francs (livre X) écrit : « Courez, citoyens, sortez promptement, peuple de la ville, allez au-devant des martyrs et des confesseurs qui viennent se réunir pour les obsèques du bienheureux Arédius. Voilà Julien qui arrive de Brioude, Privat de Mende, Martin de Tours, Martial de sa propre ville [Limoges]. Saturnin arrive de Toulouse, Denis de la ville de Paris, et en voilà beaucoup d’autres de ceux qui habitent le ciel, et que vous adorez comme martyrs et confesseurs de Dieu »
  6. a et b Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule. Tome 2 : L'Aquitaine et les Lyonnaises, Louis Duchesne, pp. 124-126, disponible sur (fr) GoogleBooks
  7. Venance Fortunat, Carm., VIII, 3; 161-162 : « Privatum Gabalus, Iulianum Avernus abundans, Ferreolum pariter pulchra Vienna gerit. »
  8. Félix Remize in Saint Privat, évêque du Gévaudan, IIème siècle, Mende, 1910
  9. Félix Buffière in Ce tant rude Gévaudan, Tome I, p.176
  10. Benjamin Bardy in Mende, édition SAEP Colmar-Ingersheim, p. 14
  11. Histoire générale de l'Église depuis la Création jusqu'à nos jours, par Joseph Épiphane Darras, p.43, (fr) disponible sur Google Books
  12. (fr) Histoire des Francs - Livre premier
  13. Félix Buffière in Ce tant rude Gévaudan, Tome I, p.178
  14. Le Landscape français, disponible sur (fr) Google Books, p. 52
  15. Les légendes du Gévaudan', 3e édition 1974, Benjamin Bardy, p. 30
  16. Dr Marcel Barbot in Les siècles obscurs de la primitive histoire de Mende, 1958, p.250
  17. « Lozère », encyclopédie Bonnneton, 2004, p.13
  18. Saint Privat de Mende : Premier évêque et martyr authentique : Martyrologe hiéronymien, de P. Cubizolle, in Bulletin du Centre d'études et de recherches littéraires et scientifiques de Mende (ISSN 0335-038X), no16, pp. 1-22
  19. Vies des pères, martyrs et autres principaux saints..., Volume 6, Alban Butler, 1836, p. 134, disponible (fr) sur Google Books
  20. Volume 7 de L'art de vérifier les dates, par David Bailie Warden, 1818, page 95, disponible (fr) sur Google Books
  21. « Lozère », encyclopédie Bonnneton, 2004, p.16
  22. Gabalum Christianum, JBE Pascal, 157
  23. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], Tome I, p.177
  24. Félix Buffière in Ce tant rude Gévaudan, Tome I, p.185
  25. Un siècle d'images mendoises, ville de Mende, 1974, photo 276
  26. a et b Laissez vous conter Mende & Lot en Gévaudan - Ses croix remarquables, guide édité par le pays d'art et d'histoire de Mende & Lot en Gévaudan, p.13
  27. a, b et c Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, chapitre 14, pp. 436-437
  28. diplome de Charlemagne, daté de 777 qui atteste la présence des corps de Privat et de Hilaire de Mende à Salone
  29. La voix domitienne, n°14, mai 1990, p.66 (ISSN : 0988-4920)
  30. (fr) plus d'informations