Pauline Viardot

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Pauline Viardot

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Pauline Viardot

Nom de naissance Pauline Michelle Ferdinande García
Naissance
Paris, France
Décès (à 88 ans)
Paris, France
Activité principale cantatrice, compositrice
mezzo-soprano
Activités annexes pianiste
Maîtres Manuel Garcia et Joaquína Sitchez (dite "la Briones"), parents
Enseignement professeur de chant
Ascendants Manuel Garcia et Joaquína Sitchez (dite "la Briones"), parents
Conjoint Louis Viardot
Descendants Paul Viardot, Louise Héritte-Viardot, Marianne Viardot, Claudie Viardot
Famille Maria Malibran, sœur,
Manuel Garcia junior, frère

Pauline Viardot, à l'origine Pauline Garcia, est une cantatrice (mezzo-soprano) et une compositrice française, née le à Paris où elle est morte le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Pauline Viardot est la fille du ténor espagnol Manuel Garcia, un des créateurs du Barbier de Séville, et la sœur de Maria Malibran, elle aussi cantatrice, décédée en 1836 âgée de 28 ans.

Pauline commence ses études de musique par le piano, sous la férule de Franz Liszt. Elle donne son premier récital en 1838, à l’âge de seize ans, et débute sur une scène d’opéra l’année suivante dans le rôle de Desdémone de l'Otello de Gioachino Rossini.

Moins virtuose sur le plan strictement vocal que sa défunte sœur, dont elle était supposée prendre la relève, elle parvient cependant à s’imposer par des dons dramatiques, intellectuels et musicaux. Elle poursuivra aussi une activité de pianiste, jouant notamment à plusieurs reprises à quatre mains avec Clara Schumann.

En 1840, elle se marie, sur les conseils de George Sand, avec Louis Viardot, critique et directeur du Théâtre des Italiens. Ary Scheffer peint alors son portrait dans son atelier rue Chaptal[1]. Elle a une vie de famille heureuse ; ses enfants mèneront aussi une carrière artistique : son fils Paul comme violoniste, sa fille Louise Héritte-Viardot, comme compositrice et écrivain et ses deux autres filles comme cantatrices[2].

Quelques années lui suffisent pour s’imposer. Giacomo Meyerbeer lui offre en 1849 son rôle le plus écrasant, Fidès dans Le Prophète; Hector Berlioz crée pour elle une version en français pour mezzo-soprano de l'Orphée de Gluck en 1859; Charles Gounod compose à son intention l'opéra Sapho, et son air célèbre « Ô ma lyre immortelle »; Camille Saint-Saëns lui dédie son Samson et Dalila; Frédéric Chopin admire sa maîtrise du piano. Intime de tous ces musiciens, elle réunit le monde de l'art dans son hôtel particulier du quartier de la Nouvelle-Athènes dans le 9e arrondissement, ou dans sa propriété de Seine-et-Marne : le château de Courtavenel.

En 1855, elle acquiert, sacrifiant une partie de sa fortune, la partition autographe du Don Giovanni de Mozart, dont elle chante le rôle de Zerline à Saint-Pétersbourg. Cette « relique » musicale est à la fois l’objet de pèlerinage de la part des grands noms de l’époque et l’occasion de faire de nouvelles connaissances.

Ayant renoncé à la scène en 1863, Pauline Viardot se consacre à la composition (plusieurs opérettes, dont Cendrillon en 1903, sur des livrets de Tourgueniev) et à l’enseignement du chant, qu’elle dispense uniquement à des élèves de sexe féminin, au Conservatoire national de Paris. Parmi elles : Felia Litvinne et Jeanne Gerville-Réache, Suzanne Catherine Cesbron-Viseur.

Génie musical et théâtral, elle disparaît presque nonagénaire à l’ère du gramophone, emportant avec elle le timbre d'une voix que Saint-Saëns a comparé, par synesthésie, à un goût : celui des « oranges amères ».

Tout au long de sa carrière, elle encouragea de jeunes talents comme Charles Gounod, Gabriel Fauré et Jules Massenet.

L'écrivain russe Ivan Tourgueniev et Pauline Viardot furent amis-amants plusieurs dizaines d'années. Leurs résidences de campagne, à Bougival, séparées mais construites sur le même terrain, sont devenues des musées. Grâce à Jorge Chaminé, la Villa Viardot est un lieu important de concerts et de master-classes.

La voix[modifier | modifier le code]

Elle se rattache à l'école de chant ancienne, passant sans difficulté du registre de contralto à celui de soprano, maîtrisant aisément une tessiture très longue (sol2-do5 et même selon R. Hahn fa dièse2-ré5) Selon Berlioz, qui la jugeait sévèrement pourtant,(...) "la voix de Mlle Garcia, égale dans tous les registres, juste vibrante et agile, s'élève du fa grave au contre-ut soit deux octaves et une quinte et cette étendue est déjà immense, puisqu'elle réunit trois genres de voix qui ne se trouvent jamais ensemble: le contralto, le mezzo-soprano et le soprano." Son timbre est semble-t-il assez quelconque mais l'émotion et la flamme de l'interprétation le rendaient particulièrement émouvant. Elle démontra une agilité sans doute unique dans son type de voix et s'amusait à chanter sans peine les concertos pour violon de son beau-frère Bériot ou les Etudes de Chopin.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Manuel Garcia (Manuel del POPOLO RODRIGUEZ dit GARCIA) (1775-1832)
Chanteur - Compositeur - Chef d'orchestre
x  Maria Joachina SITCHES dit BRIONES (1780-1864)
│                           
│
├──> Manuel Garcia Junior (1805-1906)
│    Chanteur - Compositeur - Professeur de chant
│    x  Cécile Maria "Eugénie" MAYER (1814-1880)
│       dont postérité
│   
│    
│
├──> Maria Malibran (Maria Félicita GARCIA dite) (1808-1836)
│    x 1 Eugène MALIBRAN (1765- )
│    x 2 Charles-Auguste de Bériot (1802-1870)             
│    │ Compositeur - Violoniste
│    │ 
│    ├──> Charles Wilfrid de Bériot
│         Pianiste - Compositeur
│         Professeur à l'école Niedermeyer
│
├──> Pauline Viardot ( Pauline Michèle Ferdinande GARCIA dite) (1821-1910)
     Cantatrice
     x Louis Viardot (1800-1883)
     │
     ├──> Louise Héritte-Viardot (1843-1918)
     │     Compositrice - Pianiste - Cantatrice
     │    x Ernest HERITTE
     │    
     │  
     ├──> Paul Viardot (1857- 1941) 
     │    Violoniste - Musicologue
     │  
     ├──> Marianne VIARDOT (1859- )
     │    Peintre
     │    se fiance avec Gabriel Fauré
     │    x Victor Alphonse Duvernoy
     │    Pianiste - Compositeur
     │
     ├──> Claudie VIARDOT ( - )
          x Georges Chamerot
            Éditeur
            dont postérité       

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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