Pauline Viardot

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Pauline Viardot

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Pauline Viardot

Nom de naissance Pauline Michelle Ferdinande García
Naissance 18 juillet 1821
Paris, France
Décès 18 mai 1910 (à 88 ans)
Paris, France
Activité principale cantatrice, compositrice
mezzo-soprano
Activités annexes pianiste
Maîtres Manuel Garcia et Joaquína Sitchez (dite "la Briones"), parents
Enseignement professeur de chant
Ascendants Manuel Garcia et Joaquína Sitchez (dite "la Briones"), parents
Conjoint Louis Viardot
Descendants Paul Viardot, Louise Héritte-Viardot, Marianne Viardot, Claudie Viardot
Famille Maria Malibran, sœur,
Manuel Garcia junior, frère

Pauline García, épouse Viardot, est une mezzo-soprano et une compositrice française née le 18 juillet 1821 à Paris où elle meurt le 18 mai 1910.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du ténor espagnol Manuel Garcia, l'un des créateurs du Barbier de Séville, et sœur de Maria Malibran (qui mourut en Grande-Bretagne des suites d'un accident d'équitation, alors qu'elle n'avait que 28 ans), Pauline Viardot donne son premier récital à l’âge de seize ans en 1838, et débute sur une scène d’opéra l’année suivante, en 1839, dans le rôle de Desdémone de l'Otello de Gioachino Rossini. Moins virtuose, sur le plan strictement vocal, que sa défunte sœur (dont elle était supposée prendre la relève), c’est par des dons dramatiques, intellectuels et musicaux qu’elle parvient à s’imposer.

Elle se marie très jeune en 1840, sur les conseils de George Sand, au critique et directeur du Théâtre des Italiens, Louis Viardot. Ary Scheffer brosse alors son portrait dans son atelier rue Chaptal[1]. Elle a une vie de famille heureuse et ses enfants suivent son exemple dans leur carrière musicale. Son fils Paul deviendra violoniste, sa fille Louise Héritte-Viardot, compositrice et écrivain et ses deux autres filles cantatrices[2].

Pauline commence ses études de musique par le piano, sous la férule de Franz Liszt. Par la suite, en complément de sa carrière de cantatrice, elle se produit fréquemment, en tant que pianiste, de nombreuses fois à quatre mains avec la non moins célèbre Clara Schumann.

Quelques années lui suffisent pour s’imposer : dès lors, elle a le tout-Paris à ses pieds. Giacomo Meyerbeer lui offre en 1849 son rôle le plus écrasant, Fidès dans Le Prophète; Hector Berlioz crée pour elle une version en français pour mezzo-soprano de l'Orphée de Gluck en 1859; Charles Gounod compose à son intention l'opéra Sapho, et son air célèbre « Ô ma lyre immortelle »; Camille Saint-Saëns lui dédie son Samson et Dalila; Frédéric Chopin admirait son habileté au piano. Intime de tous ces musiciens, elle réunit le beau monde de l'art dans son bel hôtel particulier du quartier de la Nouvelle-Athènes dans le 9e arrondissement, ou dans sa propriété Seine-et-Marnaise : le château de Courtavenel.

En 1855 elle acquiert, au sacrifice d’une partie consistante de sa fortune, la partition autographe du Don Giovanni de Mozart, dont elle chante le rôle de Zerline à Saint-Pétersbourg. Cette « relique » musicale est à la fois l’objet de pèlerinage de la part des grands noms de l’époque et l’occasion de faire de nouvelles connaissances.

Ayant renoncé à la scène en 1863, Pauline Viardot se dédie à la composition (plusieurs opérettes, dont Cendrillon en 1903, sur des livrets de Tourgueniev) et à l’enseignement du chant, qu’elle dispense uniquement à des élèves de sexe féminin, au Conservatoire national de Paris. Parmi elles, les grandes Felia Litvinne et Jeanne Gerville-Réache, ainsi que Suzanne Catherine Cesbron-Viseur.

Génie musical et théâtral, elle disparaît presque nonagénaire à l’ère du gramophone, emportant avec elle le timbre d'une voix que Saint-Saëns compara, par synesthésie, à un goût : celui des « oranges amères ».

Tout au long de sa carrière, elle encouragea de jeunes talents tels que Charles Gounod, Gabriel Fauré et Jules Massenet.

L'écrivain russe Ivan Tourgueniev et Pauline Viardot furent amis-amants plusieurs dizaines d'années. Leurs résidences de campagne, à Bougival, séparées mais construites sur le même terrain, ont été aujourd’hui transformées en musées. Grâce à Jorge Chaminé la Villa Viardot est devenue un haut lieu de concerts et Master Classes depuis des années.

La voix[modifier | modifier le code]

Elle se rattache à l'école de chant ancienne, passant sans difficulté du registre de contralto à celui de soprano, maîtrisant aisément une tessiture très longue (sol2-do5 et même selon R. Hahn fa dièse2-ré5) Selon Berlioz, qui la jugeait sévèrement pourtant,(...) "la voix de Mlle Garcia, égale dans tous les registres, juste vibrante et agile, s'élève du fa grave au contre-ut soit deux octaves et une quinte et cette étendue est déjà immense, puisqu'elle réunit trois genres de voix qui ne se trouvent jamais ensemble: le contralto, le mezzo-soprano et le soprano." Son timbre est semble-t-il assez quelconque mais l'émotion et la flamme de l'interprétation le rendaient particulièrement émouvant. Elle démontra une agilité sans doute unique dans son type de voix et s'amusait à chanter sans peine les concertos pour violon de son beau-frère Bériot ou les Etudes de Chopin.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Manuel Garcia (Manuel del POPOLO RODRIGUEZ dit GARCIA) (1775-1832)
Chanteur - Compositeur - Chef d'orchestre
x  Maria Joachina SITCHES dit BRIONES (1780-1864)
│                           
│
├──> Manuel Garcia Junior (1805-1906)
│    Chanteur - Compositeur - Professeur de chant
│    x  Cécile Maria "Eugénie" MAYER (1814-1880)
│       dont postérité
│   
│    
│
├──> Maria Malibran (Maria Félicita GARCIA dite) (1808-1836)
│    x 1 Eugène MALIBRAN (1765- )
│    x 2 Charles-Auguste de Bériot (1802-1870)             
│    │ Compositeur - Violoniste
│    │ 
│    ├──> Charles Wilfrid de Bériot
│         Pianiste - Compositeur
│         Professeur à l'école Niedermeyer
│
├──> Pauline Viardot ( Pauline Michèle Ferdinande GARCIA dite) (1821-1910)
     Cantatrice
     x Louis Viardot (1800-1883)
     │
     ├──> Louise Héritte-Viardot (1843-1918)
     │     Compositrice - Pianiste - Cantatrice
     │    x Ernest HERITTE
     │    
     │  
     ├──> Paul Viardot (1857- 1941) 
     │    Violoniste - Musicologue
     │  
     ├──> Marianne VIARDOT (1859- )
     │    Peintre
     │    se fiance avec Gabriel Fauré
     │    x Victor Alphonse Duvernoy
     │    Pianiste - Compositeur
     │
     ├──> Claudie VIARDOT ( - )
          x Georges Chamerot
            Éditeur
            dont postérité       

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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