Tancredi (opéra)

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Tancrède

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Tancredi (Tancrède en français) est un opéra (melodramma eroico[1]) de Gioachino Rossini, sur un livret en italien de Gaetano Rossi[2] d'après la tragédie-homonyme de Voltaire[2], créé à La Fenice de Venise le 6 février 1813[2].

Rattaché au genre de l'opera seria, il s'agit du premier opéra important de Rossini. Il remporta un très grand succès auprès des Vénitiens, et contribua à la renommée naissante de Rossini, lequel n'avait pas encore 21 ans. Il fut repris à Paris au Théâtre-Italien le 22 avril 1822.

Personnages et créateurs[modifier | modifier le code]

  • Tancredi, chevalier et fils d'anciens expatriés du Royaume de Syracuse (mezzo-soprano, rôle travesti) : Adelaide Malanotte-Montresor
  • Amenaïde, fille d'Argirio (soprano)  : Elisabetta Manfrendini-Guarmani
  • Argirio, roi de Syracuse et chevalier (ténor) : Pietro Todràn
  • Orbazzano, duc de Sicile et chevalier (basse) : Luciano Bianchi
  • Isaura, suivante d'Amenaide (mezzo-soprano) : Teresa Marchesi
  • Roggiero, écuyer et ami de Tancredi (mezzo-soprano, rôle travesti) : Carolina Sivelli

Argument[modifier | modifier le code]

À Syracuse, pendant l'invasion des Sarrasins. Tancrède a été banni de la ville mais Amenaïde l'aime et lui envoie une lettre pour lui demander de revenir déguisé. La lettre ne porte pas le nom de l'expéditeur. Pendant ce temps le père d'Amenaïde, Argitio, donne la main de sa fille à Orbazzano.

Tancrède n'a pas reçu la lettre d'Amenaïde mais est cependant revenu déguisé à Syracuse.

La lettre d'Amenaïde est interceptée et Orbazzano la jette en prison, pensant qu'elle était destinée au chef sarrasin. Tancrède ne fait plus confiance à Amenaïde.

Postérité[modifier | modifier le code]

Stendhal, grand admirateur et premier biographe de Rossini en France, considérait cet opéra comme un « chef d'œuvre ». L'air Di tanti palpiti[3] est devenu si célèbre qu'il fit oublier le reste de l'œuvre. Balzac le cite dans La Peau de chagrin[4], lorsque Raphaël de Valentin sort ruiné de la maison de jeu.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Piotr Kaminski (dir.), Mille et un opéras, coll. « Les Indispensables de la musique », Fayard

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « mélodrame héroïque »
  2. a, b et c François-René Tranchefort, L'Opéra, Éditions du Seuil,‎ 1983, 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 128
  3. Litt. « De tant de battements de cœur »
  4. La Peau de chagrin, Le Livre de poche, Hachette, 2008, p.69 (ISBN 9782253006305)

Liens externes[modifier | modifier le code]