Marie Dominique Auguste Sibour

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Marie Dominique Auguste Sibour
Image illustrative de l'article Marie Dominique Auguste Sibour
Mgr Sibour
Biographie
Naissance 4 août 1792
Saint-Paul-Trois-Châteaux (France)
Ordination sacerdotale 14 juin 1818 à Rome
Décès 3 janvier 1857 (à 64 ans)
Paris (France)
Évêque de l’Église catholique
Archevêque de Paris
24 juillet 18483 janvier 1857
Précédent Denys Affre François-Nicolas-Madeleine Morlot Suivant
Évêque de Digne
10 octobre 183924 juillet 1848
Précédent Bienvenu de Miollis Marie-Julien Meirieu Suivant
Autres fonctions
Fonction laïque
Sénateur du Second Empire

Blason
Maior autem horum est caritas

Marie Dominique Auguste Sibour, né à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme), le 4 août 1792, mort assassiné à Paris, le 3 janvier 1857, est un ecclésiastique français, évêque du diocèse de Digne (1840-1848) puis archevêque de Paris (1848-1857).

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir été ordonné prêtre à Rome en 1818, il est affecté à l'archidiocèse de Paris. Il est nommé chanoine de la cathédrale de Nîmes en 1822, où il acquiert une certaine réputation comme prédicateur et publie dans le journal l'Avenir. En 1837, pendant une vacance, il est choisi comme administrateur du diocèse de Nîmes et deux ans plus tard est élevé au siège épiscopal de Digne. Son consécrateur principal est le cardinal Joseph Bernet et ses coconsécrateurs sont Messeigneurs les évêques Louis-Charles-Jean-Baptiste Michel et Jean-François-Marie Cart.

Son administration est marquée par l'encouragement qu'il donne aux études ecclésiastiques, des mesures pratiques pour accroître l’importance des fonctions exercées par le chapitre de sa cathédrale et un respect fidèle des formes canoniques dans les procès ecclésiastiques. Il est reconnu comme un prêtre des ouvriers. Les mêmes principes le conduisent quand il gouverne l’archidiocèse de Paris, auquel le conduit en juillet 1848, après la mort de Mgr Affre sur les barricades, son adhésion rapide au gouvernement de la Seconde république. Il tient en 1849 un conseil provincial à Paris et en 1850 un synode diocésain. Étant dans la succession apostolique du pape Jules II, il a lui-même consacré cinq évêques.

En 1853, il célèbre le mariage de Napoléon III, qui l’avait nommé sénateur l’année précédente. Bien que dans sa réponse à Pie IX il ait déclaré inopportune la définition du dogme de l’Immaculée Conception, il assiste à la promulgation du décret et bientôt le publie solennellement dans son propre diocèse. L’aide bienveillante du gouvernement impérial lui permet de subvenir aux besoins des églises pauvres dans son diocèse où il crée plusieurs nouvelles paroisses. Il travaille aussi à l’introduction du rite romain à Paris qui est en bonne voie quand, alors qu’il inaugurait la neuvaine de sainte Geneviève à Saint-Étienne-du-Mont, il est assassiné d’un coup de couteau, le 3 janvier 1857, par Jean-Louis Verger, un prêtre qu’il avait interdit et qui l'accusait de protéger les prêtres sodomites.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Chronologie dynastique[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]