Emanuel Geibel

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Emanuel Geibel vers 1860.
Statue du poète Geibel à Lübeck.

Emanuel Geibel ou Franz Emanuel August Geibel, né le 17 octobre 1815 à Lübeck et mort dans la même ville le 6 avril 1884, est un poète allemand du romantisme et du classicisme.

Emanuel Geibel est le fils d'un pasteur réformiste Johannes Geibel et d'une commerçante Elisabeth Louise Ganslandt. Il fit ses études secondaires au Katharineum de Lübeck. En 1835, il poursuivit une formation en théologie puis en philologie classique à Bonn, puis les continua à Berlin où il devint ami avec le poète et botaniste Adelbert von Chamisso, l'écrivaine la comtesse Bettina von Arnim et le romancier Joseph von Eichendorff.

En 1838, l'archéologue et historien Ernst Curtius lui obtint une place de tuteur auprès de l'ambassadeur de Russie en poste à Athènes. Il resta quelques années en Grèce où il se prit de passion pour la poésie. Il revint en Allemagne en 1841 et s'installa dans la petite ville de Zierenberg située dans la Hesse. Il composa des poèmes notamment à la gloire des patriotiques prussiens qui eurent un accueil chaleureux auprès du roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse. Ce dernier lui alloua une rente viagère de 300 Thalers. Il revint s'installer par la suite à Lübeck où il rédigea sa poésie sur le thème de la forêt.

En 1851, il tomba amoureux d'Amanda ("Ada") Trump (né le 15 août 1834 à Lübeck), qu'il épousa en 1852. La même année, il est nommé professeur honoraire de littérature allemande et de poésie, par un de ses admirateurs, Maximilien II de Bavière. Emanuel Geibel s'installa alors en Bavière dans la ville de Munich où il enseigna jusqu'en 1868. En 1853, ils ont une fille, Marie-Caroline (1853-1906) qui épousera Ferdinand Emil Fehling (maire de Lübeck). Deux ans plus tard, en 1855, son épouse, Amanda meurt et sera enterrée dans le cimetière Alter Südfriedhof de Munich.

En 1864, après la mort de Maximilien II, Emanuel Geibel a été attaqué en raison de son tempérament amical envers la Prusse. En 1868, il a perdu sa rente viagère. Emanuel Geibel fut membre du cercle des poètes munichois Die Krokodile et de la Table ronde. Il y fit entrée d'autres poètes tel que Felix Dahn.

Revenu à Lübeck vers la fin de sa vie, il y meurt le 6 avril 1884. Il fut nommé citoyen d'honneur de sa ville natale de Lübeck.

Une partie de ses poèmes patriotiques à la gloire de la Prusse a été récupérée par la propagande national-socialiste sous le pouvoir hitlerien. L'expression "l'esprit allemand doit prévaloir dans le monde" "Am deutschen Wesen soll" est tiré de sa poésie patriotique.

Thomas Mann a immortalisé Emanuel Geibel dans son ouvrage Les Buddenbrook sous les traits du personnage Jean-Jacques Hoffstede, le "poète de la ville" de la maison Buddenbrook.

Ses œuvres comprennent en outre deux tragédies, Brunhild (1857), et Sophonisbe (1868), ainsi que des traductions en allemand de la poésie espagnole, française, grecque et latine. Il est un des représentant de la poésie lyrique de la période 1848-1870. Il demeure par ses poésies sentimentales un poète du romantisme et par sa forme un poète du classicisme.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Gedichte (1840)
  • Zeitstimmen (1841)
  • An Georg Herwegh (1842)
  • König Roderich (1844)
  • Zwölf Sonette für Schleswig-Holstein (1846)
  • Juniuslieder (1848)
  • Spanisches Liederbuch (1852)
  • Meister Andrea (1855)
  • Neue Gedichte (1856)
  • Brunhild (1857)
  • Fünf Bücher französischer Lyrik (1862)
  • Gedichte und Gedenkblätter (1864)
  • Sophonisbe (1868)
  • Heroldsrufe (1871)
  • Spätherbstblätter (1877)
  • Morgenwanderung (1878)

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