Claude Villers

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Claude Villers en président du Tribunal des flagrants délires sur France Inter avec l'« accusé » Patrick Dewaere à droite et Luis Rego en bas à droite, le vendredi .

Claude Villers, de son vrai nom Claude Marx, est un journaliste et homme de radio et de télévision français né le à Everly (Seine-et-Marne). La majeure partie de sa carrière radiophonique s'effectue à France-Inter où il est successivement auteur de sketches, animateur, producteur. Par ailleurs il est écrivain et voyageur, passionné de trains, de paquebots, de voyages et d'aventures.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'ouvrier massicotier, Claude Villers quitte le Pas-de-Calais très jeune et fait mille métiers : employé de banque, catcheur de foire (1959), avant d'obtenir sa carte de journaliste à 18 ans. Il est alors le plus jeune journaliste de France.

Il fait ses débuts en 1961 dans la presse écrite notamment à Paris-Jour, Radio-Télé Magazine, La Presse, Plexus. Il commence à travailler à la radio en 1962, avant d'arriver à l'ORTF en 1964, où il participe à la création du Pop-Club avec José Artur, émission qui a amené la « musique de sauvages » à l'antenne. Il a également été correspondant à New York et a produit de nombreuses émissions. Il a couvert le festival de Woodstock, malgré l'opposition de sa hiérarchie.

Entre 1972 et 1989, il produit et présente des émissions, réalise des documentaires et des films pour de grandes chaînes de télévision. Il est une des grandes voix de France Inter, qu'il fait entendre comme animateur d'émissions telles que Pas de panique, Marche ou rêve et dans son rôle du président du Tribunal des flagrants délires.

À la télévision, il apparait occasionnellement pendant les années 1970, notamment dans des émissions portant sur ses passions : la musique américaine, les voyages. À partir de 1980 il est présent chaque semaine pour animer une émission-jeu de Jean Frapat : Télétests. L'adaptation télé des Flagrants délires pour Antenne 2 se heurtant à une forme de censure, il abandonne rapidement. En 1982 il lance une émission de cinéma : Ciné-Parade. Il participe à Merci Bernard. En 1984 il présente depuis New York une émission spéciale en hommage à George Orwell. En 1986 pour France 3 Grand Est, il présente une émission hebdomadaire consacrée aux cuisines du monde.

En 1981, il a intégré RMC en tant que directeur des programmes. Ce faisant il rejoint son ami et confrère Jean-Claude Héberlé. Mais l'expérience tourne court : quand Villers constate que les deux hommes n'auront pas la liberté souhaitée, il souhaite se désengager. Étant lié par son contrat, il parvient à négocier un changement d'emploi : pendant une année il produit l'émission quotidienne Le vent du désert : le tour des États-Unis en train. À la rentrée de 1982, il revient sur France Inter et reprend le Tribunal des flagrants délires, qu'il avait abandonné en plein succès. Dans les années qui suivent, il changera plusieurs fois de radio : il quitte de nouveau France Inter sur un désaccord, travaille un temps avec Jean-Marie Cavada pour une version privée des Flagrants délires, se pose un temps à France Culture, revient à Inter, qu'il quitte de nouveau puis retrouve après une autre aventure. En juillet 1986, toujours passionné de voyages et d'aventures, il fonde Pacific FM, « la radio voyage » comme il aime le dire dans son émission matinale. Mais les raisons de ces changements ne sont pas seulement à chercher dans les vicissitudes du métier : Claude Villers a depuis longtemps reconnu ou déclaré cette manie de la bougeotte, ayant notamment toujours arrêté assez tôt chacune des ses formules d'émission, avant qu'elles ne commencent à se dégrader.

Occasionnellement acteur, par ailleurs, il écrit des scénarios de films.

En 1976, 1979 et 1993, il est membre du jury du festival d'Angoulême, où ont été primés, entre autres La Ballade de la mer salée d'Hugo Pratt, Maus d'Art Spiegelman et Saigon - Hanoï de Cosey.

En 1997 et 1998, il est président d'honneur des 13e et 14e Salon du Livre maritime à Concarneau.

Claude Villers est à la retraite depuis le .

Il publie son autobiographie radiophonique Parole de rêveur : quarante ans de radio au Pré aux Clercs en 2004.

« J’ai une voiture, mais je ne m’en sers que pour acheter mon journal et mon pain. Le reste du temps, je circule en train. C’est bien, le train : je m’assois et un autre conduit. J’ai mon chauffeur[1]. »

Quelques émissions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Claude Villers au Salon du livre de Paris en 2011.
  • La Route de l'or, récits, éd. Jean-Claude Simoen
  • Les Pensées de Francis Blanche, éd. du Cherche-Midi
  • Normandie, la vie à bord du paquebot, éd. Hersher-Flammarion
  • Le Cœur gros, traité de grossitude, avec Jean-Jacques Bernard, Les Presses de la Cité, 1990
  • Le Vrai-faux journal, ill. de Dollone, Les Presses de la Cité, 1991
  • Marchands d'histoires 1 : Les grands voyageurs, en collaboration avec Christian Clères et Renaud Alberny, Presses de la Cité, 1993 et Pocket 1995
  • Marchands d'histoires 2 : Les grands aventuriers, en collaboration avec Christian Clères et Renaud Alberny, éd. Hors Collection, 1994, et Pocket 1996
  • Claude Villers raconte les grandes stars du cinéma, éd. Hors Collection, 1994
  • Marchands d'histoires 3 : Les grandes stars du cinéma, en collaboration avec Christian Clères et Renaud Alberny, Les Presses de la Cité, 1995, et Pocket 1997
  • Marchands d'histoires 4 : Les Voyageurs du rêve, en collaboration avec Christian Clères et Renaud Alberny, Le Pré aux Clercs, 1996, et Pocket 1999
  • La France paysanne, avec Jean-Bernard Naudin, Scala, 1996, rééd. 2001
  • France : un rêve de géant, avec Christian Clères, Glénat, 1996
  • Marchands d'histoires 5 : Dans le secret des grands écrivains, en collaboration avec Christian Clères et Renaud Alberny, 1997
  • Marchand d'histoires 6 : Les Écrivains du rêve, en collaboration avec Christian Clères et Renaud Alberny, Le Pré aux Clercs, 1998
  • Châteaux en Amérique, avec Catherine Cabrol, éd. Glénat, 1998
  • La France à toute vapeur, avec Patrick Delance, éd. du Chêne, 1999
  • Francis Blanche, le tonton flingué, Denoël, 2000, prix de l’humour 2002, décerné par l’Association des écrivains de langue française
  • Amours... : histoires simples, avec Christian Clères, Le Pré aux Clercs, 2001
  • Tous les jours dimanche, entretiens avec Robert Doisneau, Hors collection, 2001
  • La France paysanne, Scala, 2001
  • Parole de rêveur : quarante ans de radio, Le Pré aux Clercs, 2004
  • Au Nord du monde : à bord de l'express côtier norvégien, Denoël, 2005
  • Parigot, tête de veau : La mémoire amoureuse d'un Parisien, Denoël, 2005
  • La gauche la plus bête du monde, avec Razzy Hammadi, Éditions Fetjaine, 2008
  • Ils nous ont fait rire aux larmes, avec Christian Clères, L'Archipel, 2008
  • Le nord du nord, Denoël, 2009
  • Le tribunal des flagrants délires, Denoël, 2009
  • A bord du France, 2011

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Voxographie[modifier | modifier le code]

  • Il a prêté sa voix pour un document vidéo interne de MacDonald's, destiné aux nouveaux employés.
  • Il a prêté sa voix au chat dans l'adaptation en dessin animé des Contes du chat perché de Marcel Aymé.
  • Il a prêté sa voix au plus grand spectacle d'Aquitaine, qui retrace la fin de la guerre de cent ans, à Castillon la Bataille en Gironde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]