Pierre Barouh

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Pierre Barouh en 2005
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Pierre Barouh est un auteur-compositeur-interprète et producteur français né le 19 février 1934 à Paris, célèbre pour son importante participation sur le film Un homme et une femme (acteur et auteur-interprète de la musique du film), ainsi que pour sa maison de production intitulée Saravah qui fera découvrir, entre autres, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, ainsi que la Bossa Nova en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et découverte du Brésil[modifier | modifier le code]

Élie Barouh, son frère, et sa sœur vivaient heureux avec leurs parents, marchands de tissus sur les marchés de Levallois-Perret jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle leurs parents les cachèrent à Montournais, en Vendée, dans trois familles différentes ; Élie, dès lors rebaptisé Pierre, trouva refuge chez un couple aujourd'hui décédé, Hilaire et Marie Rocher[1]. De ces années d'enfance, il puisa l'inspiration de chansons telles que À bicyclette, Des ronds dans l'eau, Les Filles du dimanche.

Journaliste sportif après la guerre et joueur dans l'équipe nationale de volley-ball, Pierre Barouh passe quelques mois au Portugal où il découvre la chanson brésilienne. En 1959, il s'embarque sur un cargo pour le Brésil sans y rencontrer ses idoles. De retour à Paris, il fait connaissance des principaux auteurs et compositeurs brésiliens de bossa nova.

Cinéma et théâtre[modifier | modifier le code]

En tant qu'acteur, il joue le rôle du chef des gitans dans D'où viens-tu Johnny ? et le rôle de Pierre dans Une fille et des fusils. En tant qu'auteur-interprète, il obtient quelques beaux succès avec La Plage, immortalisée par Marie Laforêt, et surtout le guitariste Claude Ciari, Tes dix-huit ans ou Monsieur de Furstemberg. Il tourne un documentaire, devenu mythique, sur les débuts de la bossa nova, avec son ami de toujours, Baden Powell de Aquino[2].

De retour en France en 1966, il participe au film Un homme et une femme de Claude Lelouch, qui obtient la Palme d'or du Festival de Cannes 1966. Acteur dans le film et auteur d'une version française (Samba Saravah) de la chanson Samba da Bênção de Baden Powell et Vinícius de Moraes - oubliés sur le générique et interprète des chansons de la bande originale, son succès est énorme[3]. Pierre Barouh épouse alors Anouk Aimée, actrice dans ce film, en 1966. Ils divorcent 3 ans plus tard[3].

Avec ses premiers gains il achète le moulin situé sur la rivière où il a passé son enfance vendéenne. Il y installe un studio d'enregistrement et de quoi y accueillir des artistes. Il en profite pour mettre en avant le talent des autres, en créant son propre label, Saravah, peu avant la sortie du film Un homme et une femme. Au sein de ce label, il souhaite mélanger les musiciens et les styles, multiplier les rencontres musicales. Il travaille notamment avec Pierre Akendengué, Brigitte Fontaine, Areski Belkacem, Naná Vasconcelos, Gérard Ansaloni, Jacques Higelin, Alfred Panou, Maurane ou encore David McNeil.

Avec sa deuxième épouse, Dominique, il réalise une série de spectacles au Théâtre Mouffetard et au Théâtre du Ranelagh. Il enregistre avec elle La Transatlantique et La Nuit des masques. De leur union naît Benjamin, actuel responsable de Saravah, à Nantes. De la rencontre de Pierre Barouh et de l'équipe du Théâtre AlephIvry) naît un opéra, Le Kabaret de la dernière chance, dont la chanson sera la dernière enregistrée par Yves Montand. Celui-ci dira de cette chanson que cela fut une des plus belles qu'il ait enregistrées.

Il se lance en 1979 dans la réalisation d'un film, Le Divorcement, mais sans succès.

Le Japon[modifier | modifier le code]

Pierre épouse une japonaise Atsuko Ushioda, antiquaire à Paris, qu'il accompagne chaque hiver à Tokyo où il réside habituellement. Dans les années 1980, il participe à des projets musicaux au Japon. Les deux disques (Le Pollen, chanson dédiée à Jean Cormier[4] et Sierra) auront peu de succès en France, mais permettent à Pierre Barouh de découvrir un pays dont il tombe amoureux. Il y ouvre un bureau de Saravah.

Sa fille Maïa est aussi auteur-compositeur-interprète et poursuit une carrière internationale avec une troupe japonaise. Pierre et Atsuko ont deux autres jeunes enfants : Amie-Sarah et Akira.

Depuis, il partage sa vie entre le Japon et la Vendée. Il continue à sortir des albums, à réaliser des films et des documentaires, et à écrire des pièces de théâtre. Il compose également pour Jean-Claude Killy la musique des Jeux olympiques d'Albertville. Le label Saravah quant à lui est aujourd'hui toujours en activité...

Discographie[modifier | modifier le code]

Filmographie et bibliographie[modifier | modifier le code]

Réalisation
  • Saravah : 16 mm (1969)
  • Ça va, ça vient : 16 mm (1970)
  • L'Album de famille : 16 mm (1976)
  • Les Grands Sentiments : 16 mm (1977)
  • Le Divorcement : 35 mm (1978)
  • On s'aimait tant à Santiago : vidéo (1988)
  • Les Nuits de nacre : Hi-8 (1989)
  • L'Horaire et le Temps : Hi-8 (1992)
  • La Rencontre joyeuse : Hi-8 (1997)
  • Knom Tiso : Hi-8 (2000)
  • Rencontre à Canta-Callo : Hi-8 (2001)
  • Accordéon : (2002)
  • Ça va, ça vient (bis) : Hi-8 (bis) (2003)
Acteur
Compositeur
Auteur

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Évocations d'un promeneur épris de l'autre rive » par Pierre Barouh, in Revue 303 n° 79
  2. DVD réédité par Frémeaux & Associés.
  3. a et b « Pierre Barouh sur IMDB » (consulté le 23 janvier 2009)
  4. Le Pollen est un disque produit par Barouh au Japon

Liens externes[modifier | modifier le code]