Solomon Burke

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Solomon Burke

Description de l'image  Solomon Burke.jpg.
Informations générales
Naissance
Philadelphie, Pennsylvanie (États-Unis)
Décès
Haarlemmermeer, Hollande-Septentrionale (Pays-Bas)
Activité principale Chanteur
Genre musical gospel, rhythm and blues, soul, country

Solomon Burke (né le [1],[2] à Philadelphie, Pennsylvanie et mort le à Haarlemmermeer, Pays-Bas[3]) est un chanteur de gospel, de rhythm and blues, de soul et de country américain. Surnommé « The King of Rock n' Soul », il est, avec Sam Cooke ou Ray Charles, un des pionniers de la musique soul. Sa chanson la plus célèbre, Everybody Needs Somebody to Love, fut reprise par The Rolling Stones ou The Blues Brothers.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès l'âge de neuf ans, il chante avec son père dans la chorale de l'église. À douze ans, il prêche déjà à la radio dans Solomon's Temple et tourne dans le circuit gospel sous le nom de The Wonder Boy Preacher. Il enregistre des disques de gospel pour Apollo entre 1955 et 1958. Jerry Wexler l'engage chez Atlantic en 1960 et le baptise « King of Rock n' Soul ». Âgé de 24 ans, il est marié et père de neuf enfants.

Le titre Just Out Of Reach, qui figure sur son premier album éponyme (1963), est son premier grand succès (7e des ventes R&B, 24e des ventes Pop). Burke signera 4 albums en autant d'années au service d'Atlantic, dont on retiendra les réussis et populaires Cry to Me, Everybody Needs Somebody to Love ou If You Need Me, Got To Get You Off My Mind (en mémoire de Sam Cooke)… En 1968, il quitte le label.

Après avoir enregistré Soul Meeting avec Don Covay, Ben E. King, Arthur Conley et Joe Tex, il signe chez Bell pour qui il enregistre et produit en 1969 l'album Proud Mary aux studios de Muscle Shoals. Il migre ensuite chez MGM et sort une série de nouveaux albums, dont un hommage à Martin Luther King en 1974. Il revient à la religion dans les années 1980, gravant des titres de pur gospel et prêchant à l'église sous le nom de Bishop Burke.

2002 marque son retour avec l'enregistrement de Don't Give Up On Me. Entouré par Van Morrison, Bob Dylan, Brian Wilson, Elvis Costello ou encore Tom Waits, le chanteur remporte un Grammy du meilleur disque de blues contemporain. L'année précédente, il fait son entrée au Rock and Roll Hall of Fame. Bien qu'il ne fréquente plus les hit-parades depuis longtemps, il continue sa carrière, oscillant entre gospel, soul et country, comme dans son dernier album Nashville.

Solomon Burke a été le premier à utiliser le mot soul pour la musique qu'il représentait. Gaillard à la voix puissante, bagues aux doigts et sceptre à la main, grand amateur de bourbon. Partagé entre sa carrière musicale et sa carrière ecclésiastique, il est aussi chef d'entreprises de pompes funèbres et de location de limousines. Ses chansons ont fait l'objet de nombreuses reprises par les groupes The Moody Blues, Blues Brothers, Wilson Pickett, Southside Johnny, Betty Harris, etc. Les Rolling Stones en ont enregistré pas moins de quatre (Everybody Needs Somebody, Cry To Me, You Can Make It If You Try et If You Need Me). Souffrant d'arthrite, il chantait souvent assis lors de ses concerts. Sa chanson Cry To Me est utilisé dans le film Dirty Dancing, tandis que son Everybody needs somebody to love rentre dans la légende grâce au film The Blues Brothers. Il donne son dernier concert le 4 septembre 2010 à Seattle (État de Washington, États-Unis) dans le cadre du Bumbershoot Festival.

Il meurt le 10 octobre 2010 à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, alors qu'il devait se produire deux jours plus tard au Paradiso à Amsterdam, sur invitation du groupe De Dijk. Il est inhumé au cimetière Forest Lawn Memorial Park (Hollywood Hills) à Los Angeles.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Solomon Burke - 1962 (Kenwood)
  • Rock 'n' Soul - 1962 (Atlantic)
  • The Rest of Solomon Burke - 1965 (Atlantic)
  • I Wish I Knew - 1968 (Atlantic)
  • King Solomon - 1968 (Sequel)
  • Proud Mary - 1969
  • King Heavy - 1972
  • Electronic Magnetism - 1972
  • I Have a Dream - 1974
  • Back to My Roots - 1975
  • Music to Make Love By - 1975
  • Sidewalks, Fences & Walls - 1979
  • Lord We Need a Miracle - 1979
  • Get up and Do Something - 1979
  • King of Rock 'n' Soul - 1981
  • Take Me, Shake Me [live] - 1983
  • Soul Alive! - 1984
  • A Change Is Gonna Come - 1986
  • Love Trap - 1987
  • Into My Life You Came - 1990
  • This Is His - 1990
  • Homeland - 1990
  • Soul of the Blues - 1993
  • Live at House of Blues - 1994
  • Definition of Soul - 1997
  • We Need a Miracle' - 1998
  • Not by Water But Fire This Time - 1999
  • Soulman - 2002
  • Don't Give Up On Me - 2002
  • The Incredible Solomon Burke at His Best - 2002
  • The Apollo Album - 2003
  • Make Do With What You Got - 2005
  • Nashville - 2006
  • Like A Fire - 2008
  • Hold on Tight - 2010 (avec De Dijk)

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

On retrouve une de ses chansons à la fin de l'épisode 6 de la saison 2 de Dr House, intitulé La course au mensonge : None of us are free de l'album Don't give up on me[4]. Cette même chanson est également jouée à la fin d'un épisode de la 7e et dernière saison de Cold Case. La chanson "Don't give up me" est diffusée à plusieurs reprises dans la série The OC (Newport Beach)

La chanson Fast Train de l'album Don't give up on me est utilisée dans la série The Wire.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en) Holly George-Warren (dir.) et Patricia Romanowski (dir.), The Rolling Stone Encyclopedia of Rock & Roll : Revised and Updated for the 21st Century, New York, Fireside (Simon & Schuster),‎ 2001, 3e éd. (1re éd. 1983), 1114 p. (ISBN 978-0-7432-0120-9 et 0-7432-0120-5)

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]