The Temptations

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The Temptations

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The Temptations au Ed Sullivan Show, dans les années 1960

Informations générales
Surnom The Tempts, The Elgins, The Pirates
Pays d'origine Drapeau des États-Unis Détroit, Michigan, États-Unis
Genre musical soul
rhythm and blues
Années actives 1960 - présent
Labels Miracle
Gordy
Motown
Atlantic
Site officiel temptationssing.com
Composition du groupe
Membres Otis Williams
Ron Tyson
Terry Weeks
Joe Herndon
Bruce Williamson
Anciens membres Elbridge Bryant (†)
Melvin Franklin (†)
Eddie Kendricks (†)
Paul Williams (†)
David Ruffin (†)
Dennis Edwards
Ricky Owens
Richard Street (†)
Damon Harris (†)
Glenn Leonard
Louis Price
Ali Woodson (†)
Theo Peoples
Ray Davis
Harry McGilberry (†)
Barrington "Bo" Henderson
G. C. Cameron

The Temptations est un groupe américain de soul et rhythm and blues fondé en 1961 à Détroit dans le Michigan.

Leur répertoire comprend des « classiques », comme My Girl et Papa Was a Rollin' Stone (en), qui se sont classés numéro 1 des ventes aux États-Unis. Le groupe a remporté plusieurs Grammy Awards. Ils sont introduits au Rock and Roll Hall of Fame en 1989. Une étoile à leur nom est inaugurée en 1994 sur le Walk of Fame d'Hollywood.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines du groupe[modifier | modifier le code]

Les Temptations voient le jour en 1961. La formation originale comprend des chanteurs ayant appartenu à deux groupes différents, The Distants et The Primes. Le premier est formé à Détroit en 1959 par Otis Williams. Le groupe est d'abord baptisé The Elegants, puis The Questions. Il est également composé de Elbridge Bryant (en), Melvin Franklin (en), Richard Street et James Crawford. Un label local, Northern Records, édite leur single Come On en 1959. Lorsque Crawford et Street annoncent leur départ, Otis Williams invite Eddie Kendricks et Paul Williams (en) à les rejoindre. Ces derniers ont fondé The Primes à Birmingham dans l'Alabama, avant de s'établir à Cleveland. Leur manager Milton Jenkins les convainc de rejoindre Détroit. La formation, qui a débuté sous le nom de The Cavaliers, compte également dans ses rangs Wiley Waller et Kell Osborne. En 1960, le départ de ce dernier entraîne leur séparation[a 1],[a 2].

Les débuts des Temptations[modifier | modifier le code]

Le quintette nouvellement assemblé est composé de Otis Williams, Elbridge Bryant, Melvin Franklin, Eddie Kendricks et Paul Williams. Ils se rebaptisent The Elgins, répètent et se produisent dans des clubs. Le groupe améliore notamment son jeu de scène, grâce aux chorégraphies mises au point par Paul Williams. En 1961, ils passent une audition puis signent un contrat avec le label Miracle Records, filiale de Motown, et adoptent le nom sous lequel ils se rendront célèbres[a 1],[a 2]. Oh Mother of Mine, le premier single des Temptations, est édité par Miracle en juillet 1961[a 3]. À partir de l'année suivante, ils enregistrent pour Gordy Records, un nouveau label lancé à Berry Gordy, le fondateur de la Motown[a 4]. Leur premier succès, Dream Come True, sort en avril 1962 et atteint la 22e place du hit-parade rhythm and blues. En 1963, Elbridge Bryant quitte le groupe et est remplacé par David Ruffin[a 3].

Au sommet de leur popularité[modifier | modifier le code]

À partir de 1964, les Temptations travaillent avec Smokey Robinson, du groupe The Miracles, qui produit The Way You Do the Things You Do et Girl (Why You Wanna Make Me Blue). Premiers titres d'une longue série de hits, ils se classent respectivement 11e et 26e du Billboard Hot 100[a 3],[b 1]. Leur premier album, titré Meet the Temptations (en), rencontre un succès mitigé. Ils passent beaucoup de temps sur les routes, se produisent en tête d'affiche et prennent également part aux Motortown Revues, des tournées organisés par Motown rassemblant plusieurs artistes du label[a 5]. En 1965, ils placent plusieurs titres dans le Top 20, dont It's Growing, Since I Lost My Baby et Don't Look Back, et obtiennent leur premier numéro 1 aux États-Unis grâce à My Girl[b 1]. La chanson a été écrite par Robinson pour mettre en valeur la voix de David Ruffin, qui assure le chant principal (lead singer)[b 2]. Elle figure également dans le classement des meilleures ventes au Royaume-Uni, où elle atteint le 43e rang[a 3],[b 3].

Les Temptations deviennent l'un des groupes les plus populaires de l'histoire de la musique noire américaine[a 6],[b 4]. Le quintette enchaîne les tubes sous la houlette de Smokey Robinson, puis de Norman Whitfield et Brian Holland[a 3]. Whitfield fait évoluer le son du groupe vers le psychédélisme, les paroles de leurs chansons abordent maintenant des thèmes sociaux[a 7],[a 8]. En 1968, ils deviennent les premiers artistes du label Motown à recevoir un Grammy grâce à l'album Cloud Nine. Ils collaborent avec The Supremes, le groupe féminin emmené par Diana Ross, sur plusieurs albums[a 3]. Les Temptations enregistrent un nouveau « classique » de leur répertoire, Papa Was a Rollin' Stone (en), qui se classe numéro 1 du hit-parade rhythm and blues et du Billboard Hot 100, et obtient la 14e place des charts britanniques[a 7],[b 3]. Vendu à deux millions d'exemplaires, le disque est récompensé par trois Grammys[a 9].

Départs successifs[modifier | modifier le code]

Le quintette composé de Otis Williams, David Ruffin, Melvin Franklin (en), Eddie Kendricks et Paul Williams (en), considéré comme la « formation classique » des Temptations, se dissout progressivement[a 10],[b 1]. David Ruffin quitte le groupe afin de mener à bien une carrière en solo, il est remplacé par Dennis Edwards en 1968[a 3]. En 1971, deux membres fondateurs des Temptations ayant également fait partie des Primes, Eddie Kendricks et Paul Williams, annoncent leur départ. Ce dernier se retire pour raisons de santé. Ils sont remplacés par Damon Harris (en) et Richard Street[a 7]. Par la suite, la composition du groupe évolue fréquemment[a 10]. Dès 1975, Harris cède sa place à Glenn Leonard[a 7],[a 11]. En 1977, Dennis Edwards se lance à son tour en solo[a 11].

Fin des années 1970[modifier | modifier le code]

L'album A Song for You, produit par Gordy et Jeffrey Bowen, dans lequel les Temptations se concentrent de nouveau sur les harmonies vocales, fait figure de retour aux sources. Néanmoins, ils ne s'entendent pas avec Bowen, qui termine les disques suivants, House Party et Wings of Love, sans leur accord. Leur contrat avec la Motown expire en 1976. Mécontents de leur situation, notamment au plan financier, ils envisagent de quitter la maison de disques fondée par Berry Gordy, suivant l'exemple d'autres stars ayant fait sa réputation, comme les Four Tops et les Jackson Five[a 11]. Les Temptations composent et produisent eux-mêmes un dernier album pour Motown. Titré The Temptations Do the Temptations, il est bien reçu par la critique mais souffre d'un manque de promotion[a 12].

Atlantic Records[modifier | modifier le code]

Les Temptations sont signés par le label Atlantic Records en 1976 et débutent une collaboration avec le compositeur Ron Tyson[a 13]. Mais, dans une époque marquée par le disco, leurs harmonies vocales ne font plus recette. Les albums Here to Temp You et Bare Back sont des échecs commerciaux, et un troisième disque enregistré pour Atlantic ne voit jamais le jour. Kenny Gamble, fondateur du label Philadelphia International Records, se propose de les produire à condition que d'anciens membres réintègrent le groupe. Il souhaite réunir Otis Williams et Melvin Franklin (en) avec David Ruffin — parti en 1968 —, Eddie Kendricks — parti en 1971 — et Dennis Edwards — parti en 1977 —, mais ne peut concrétiser son projet[a 12],[a 14].

Retour chez Motown[modifier | modifier le code]

Berry Gordy essaie de les convaincre de rejoindre Motown Records et, après avoir négocié un pourcentage sur les droits d'édition musicale (publishing rights), le groupe accepte de signer un nouveau contrat avec le label[a 15]. Dennis Edwards reprend sa place au sein des Temptations, qui renouent avec le succès en 1980 grâce au single Power[b 1],[b 5]. David Ruffin et Eddie Kendricks les rejoignent en 1982 pour enregistrer l'album Reunion. Toujours populaires auprès du public américain, bien que les ventes de leurs disques soient sur le déclin, ils effectuent une tournée nationale à guichets fermés. Des tensions réapparaissent au sein du groupe, et entre les Temptations et leur label. Le président de Motown, Jay Lasker, met un terme à leur collaboration. La rupture avec la maison de disques entraîne la fin de la formation réunie quelques mois auparavant[a 15].

Style musical et influences[modifier | modifier le code]

Plusieurs membres des Temptations, comme Paul Williams, David Ruffin ou encore Dennis Edwards, sont capables d'assumer le rôle chanteur principal (lead singer), dont la voix est mise en avant. De nombreuses compositions de leur catalogue tirent partie de cette particularité, notamment au cours de la période « psychédélique » du groupe, et permettent à plusieurs chanteurs de se partager la tâche[a 10].

Le style des Temptations est également caractérisé par leurs tenues de scène et leurs chorégraphies. Ils se distinguent des autres groupes par leur élégance[a 10].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Les Temptations sont introduits au Rock and Roll Hall of Fame en 1989[b 1]. Une étoile du Walk of Fame d'Hollywood est dédiée au groupe en 1994[b 6].

Les albums Cloud Nine et Ear-Resistable remportent un Grammy, respectivement en 1968 et 2000. La chanson Papa Was a Rollin' Stone (en) est récompensée en 1972[b 7]. En 2013, la Recording Academy remet au groupe un « Lifetime Achievement Award (en) » récompensant l'ensemble de leur carrière[b 8].

Membres des Temptations[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

  • Otis Williams : depuis 1961
  • Ron Tyson : depuis 1983
  • Terry Weeks : depuis 1997
  • Joe Herndon : depuis 2003
  • Bruce Williamson : depuis 2007

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Elbridge Bryant (en) : de 1961 à 1963 (mort en 1975)
  • Paul Williams (en) : de 1961 à 1971 (mort en 1973,suicide)
  • Eddie Kendricks (Edward James Kendrick) : de 1961 à 1971 et en 1982 (mort en 1991)
  • Melvin Franklin (en) : de 1961 à 1995 (mort en 1995)
  • David Ruffin : de 1964 à 1968 et en 1982 (mort en 1991)
  • Dennis Edwards : de 1968 à 1977, puis de 1980 à 1983 et enfin de 1987 à 1988
  • Ricky Owens : en 1971
  • Damon Harris (en) : de 1971 à 1975 (mort en 2013)
  • Richard Street : de 1971 à 1992 (mort en 2013)
  • Glenn Leonard : de 1975 à 1983
  • Louis Price : de 1977 à 1980
  • Ali Woodson (en) : de 1983 à 1986 et de 1988 à 1996 (mort en 2010)
  • Theo Peoples : de 1992 à 1998
  • Ray Davis : de 1995 à 1996
  • Harry McGillberry : de 1996 à 2003 (mort en 2006)
  • Barrington Henderson : de 1998 à 2003
  • G.C. Cameron : de 2003 à 2007

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • Meet the Temptations (1964)
  • The Temptations Sing Smokey (1965)
  • The Temptin’ Temptations (1965)
  • Gettin’ Ready (1966)
  • Temptations Live! (1967)
  • With A Lot O'Soul (1967)
  • The Temptations In A Mellow Mood (1967)
  • The Temptations Wish It Would Rain (1968)
  • Diana Ross & the Supremes Join the Temptations (1968) (& Diana Ross & Supremes)
  • Live At The Copa (1968)
  • Cloud Nine (1969)
  • The Temptations Show (1969)
  • Together (1969) (& Diana Ross & The Supremes)
  • Puzzle People (1969)
  • On Broadway (1969) (& Diana Ross & The Supremes)
  • Psychedelic Shack (1970)
  • Live At London’s Talk Of The Town (1970)
  • The Temptations Christmas Card (1970)
  • Sky’s The Limit (1971)
  • Solid Rock (1972)
  • All Directions (1972)
  • Masterpiece (1973)
  • 1990 (1973)
  • A Song For You (1975)
  • House Party (1975)
  • Wings Of Love (1976)
  • The Temptations Do The Temptations (1976)
  • Hear To Tempt You (1977)
  • Bare Back (1978)
  • Power (1980)
  • Give Love At Christmas (1980)
  • The Temptations (1981)
  • Reunuion (1982)
  • Surface Thrills (1983)
  • Back To Basics (1983)
  • Truly For You (1984)
  • Touch Me (1985)
  • To Be Continued (1986)
  • Together Again (1987)
  • Special (1989)
  • Milestone (1991)
  • For Lovers Only (1995)


Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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