Montblanc (Hérault)

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Montblanc
Église Sainte-Eulalie.
Église Sainte-Eulalie.
Blason de Montblanc
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Servian
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Thongue
Maire
Mandat
Richard Nouguier
2014-2020
Code postal 34290
Code commune 34166
Démographie
Gentilé Montblanais
Population
municipale
2 663 hab. (2011)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 51″ N 3° 22′ 04″ E / 43.3975, 3.3677777777843° 23′ 51″ Nord 3° 22′ 04″ Est / 43.3975, 3.36777777778  
Altitude 38 m (min. : 8 m) (max. : 68 m)
Superficie 26,94 km2
Localisation

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Montblanc

Montblanc est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village se situe entre les deux autoroutes A9 et A75, à 12 km de Béziers et de Pézenas ainsi que à 50 km de Montpellier.

Carte

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transdports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'appelait autrefois Sainte-Eulalie de la Thongue, du nom du cours d'eau, la Thongue, traversant la commune.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, la commune absorbe celle de Coussergues[1]. Deux sociétés révolutionnaires sont créées par les habitants à quelques jours d'intervalle, l’une en décembre 1792, baptisée « société des amis de la constitution » (20 membres) et l’autre en janvier 1793, la « société populaire des amis de la liberté et de l’égalité », avec 86 membres[2]. Au total, la proportion de citoyens membres d'une société ou de l’autre est très élevée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1949 Édouard Barthe Gauche démocratique sénateur,
mort en fonctions
         
mars 1965 mars 1989 Émilien Soulié PCF  
mars 1989 en cours Richard Nouguier RPR-UMP  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Montblanc est jumelée avec

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 663 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
867 976 1 123 1 216 1 203 1 196 1 231 1 243 1 326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 289 1 305 1 386 1 355 1 492 1 525 1 545 1 664 1 784
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 016 1 848 1 803 1 823 1 756 1 825 1 651 1 497 1 453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 487 1 567 1 601 1 643 1 857 2 136 2 443 2 530 2 663
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Eulalie

Dans la plaine du Bas-Languedoc, Montblanc est un village typiquement méditerranéen. Le vieux centre médiéval, avec ses rues étroites et ses porches voûtés, est groupé autour de l'église paroissiale Sainte-Eulalie. Les premières mentions de cette église figurent dans quatre documents des XIIe et XIIIe siècles :

Les premières constructions représentées par la nef centrale, édifice roman rigoureusement quadrangulaire, seraient antérieurs au XIe siècle. Au XIIe siècle, le chœur est édifié en forme de cul-de-four" et l'ensemble est relié à une fortification entourant la place du Château-Vieux. Durant les XIIe et XIIIe siècles, la commune fait construire la tour de l'église (le clocher) pour permettre aux guetteurs du haut de ses 35 m de surveiller l'arrivée des pillards, ce qui explique la présence de mâchicoulis et de créneaux. À l'intérieur, on remarquera, les chapelles des XIVe et XVe siècles, la chaire à prêcher en bois et marbres datée de 1730 ainsi que l'imposant maître autel. Depuis 1987, l'église est classée monument historique.

Le four banal

Le four banal est situé au centre du vieux village, au fond d'un enclos. Édifié durant le Moyen Âge, il a pris son aspect actuel en 1610 et 1662.

Sous l'Ancien Régime, les Montblanais allaient y faire cuire leur pain. La Révolution supprima les banalités, mais le four banal reprit vie en 1814 jusqu'au début du XXe siècle.

Son aspect primitif lui a été redonné en 1999. Il est le témoin de la vie de tous les jours des anciens Montblanais. Bien

Four banal.
La maison consulaire

La maison consulaire est construite en 1664 par les consuls Gasc et Dijous, à l'emplacement des pressoirs vinaires à l'avant du mur du Château Vieux. La maison consulaire ou maison de ville a été le centre de la vie municipale jusqu'à la Révolution. Les Consuls, compétents dans toutes les affaires de la vie quotidienne, partageaient le pouvoir avec le seigneur du lieu. Ils étaient élus chaque année par les chefs de familles. Ils se réunissaient dans la salle du premier étage. Le rez-de-chaussée voûté servait de halle. Son pilier d'angle servit longtemps de pilori.

La tour du château

La tour du château est le seul vestige du château féodal jouxtant l'église. Elle domine le village, flanquée de deux mâchicoulis voûtés en plein cintre selon l'art lombard du haut Moyen Âge. Un autre château de style Renaissance fut construit au XVe siècle de l'autre côté de l'église. S'y arrêtèrent en 1533, François Ier et la reine Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles Quint. Aujourd'hui, il est propriété privée.

La Fontaine Vieille

La Fontaine Vieille est un débouché de la canalisation par conduit voûté d'une source située à l'est du village, elle coule encore de nos jours. Le tympan de son arc ogival porte gravée une inscription malaisément lisible : "D O M ". Ce conduit de fontaine a été fait par "Étienne, 1667".

Le musée

Le musée est créé en 1929 au sein même de la mairie. Il comporte des tableaux d'inspirations diverses. Réaménagé en 2001, une meilleure utilisation de l'espace permet la découverte plus aisée des nombreuses œuvres d'art agencées avec un goût certain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

M. Henri Adolphe Pieyre de Boussuges, mort en 1909 à Montblanc (département de l'Hérault - France), député[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bougette, Montblanc, Hérault : l'église, histoire, Bar-le-Duc, Impr. Saint-Paul,‎ 1905, 230 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 415.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=8132 Base de données des députés français dans l'assemblée nationale depuis 1789