Servian

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Servian
Vue générale
Vue générale
Blason de Servian
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Arrondissement de Béziers
Canton Canton de Servian
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Béziers Méditerranée
Maire
Mandat
Christophe Thomas
2014-2020
Code postal 34290
Code commune 34300
Démographie
Population
municipale
4 251 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 41″ N 3° 17′ 59″ E / 43.4281, 3.299743° 25′ 41″ Nord 3° 17′ 59″ Est / 43.4281, 3.2997  
Altitude Min. 19 m – Max. 103 m
Superficie 40,61 km2
Localisation

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Servian

Servian est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Servian se situe à 15 kilomètres de Béziers et à 63 kilomètres de Montpellier, la capitale régionale.

Géographie[modifier | modifier le code]

La mer a construit Servian et les rivières l'ont façonné.

Servian est issu de la mer molassique de l'ère tertiaire (entre - 25 000 000 et -10 000 000 d'années) à laquelle on doit la terrasse de tuf qui porte Servian et se prolonge vers le nord-ouest avec les hauteurs fossilifères du Pioch et de Coulobres.

A -10 000 000 d'années et -1 000 000 d'années, à la fin du Tertiaire, la mer revenue a laissé une plage de galets et de sable sur terrain argileux. Il nous demeure de cette période (le Pliocène) toutes les hautes terrasses de la rive gauche de la Thongue (L'Hermitage, Pierras, la Drosie...) auxquelles on doit le fameux vin de pays des Côtes de Thongue.

Au début du Quaternaire,les cycles de grandes chaleurs et de grandes froids voient la mer avancer ou se reculer en déposant un riche terrain alluvionnaire (le sol profond et fertile de la plaine servianaise) arraché par les cours d'eau aux plateaux des Causses (d'après Histoire de Servian, Mairie de Servian, 1980, Jacques Astor).

Carte

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Servian est expliqué par Cervius, de cerf ou Servius,de serviteur, nom latin du propriétaire d’un domaine, suivi du suffixe -anus. L'épigraphie latine connaît le prénom Servius et le gentilice Cervius attesté plusieurs fois à Narbonne. Néanmoins il est évident que, depuis les plus anciennes formes connues du nom de Servian (avec Cerviano ab integre = Servian dans sa totalité, après 1010, Livre Noir de Béziers) jusqu'en 1323 : de Cerviano (CRDP), on a des formes qui plaident pour Cervius. Les formes avec S n'interviennent qu'après cette date dans le pouillé et sur les cartes (Leclerc, Delisle, Cassini). Le fait que le gentilice Cervius ait été attesté plusieurs fois à Narbonne et que les nombreuses premières formes anciennes (en tout 14) donnent Cervianus pousse à choisir Cervius comme nom du propriétaire ou du tenancier de ce domaine gallo-romain.(D'après les données de Toponymie de l'Hérault, p. 383, de Frank R. Hamlin)

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces de présence humaine datant du néolithique final (2600-1900 avant J.C.) ont été retrouvées.

Servian se situait à proximité de la voie domitienne qui établissait une liaison Italie-Espagne, de la transversale montagnarde joignant le Gard vers le Tarn et l'Aquitaine, et le troisième itinéraire issu de la domitienne, passant par Puissalicon se dirigeant vers le centre de la Gaule.

Dans ce triangle, l'économie était prospère. On cultive du blé, on l'exporte. L'olivier à l'époque gallo-romaine est exploité : on récolte les olives et produit de l'huile.

Quant aux vignes, aux domaines et aux folies biterroises, ils sont les témoins de l’essor économique que connaît Servian depuis le XIXe siècle grâce à la culture de la vigne.

Partie du rempart de Servian

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution », créée en octobre 1792. Elle change de nom pour « société des amis de la liberté et de l’égalité des jacobins », puis « société républicaine séante aux pénitents blancs ». Elle compte 145 membres en l’an III[1]. Une société contre-révolutionnaire, la « société antipatriotique », est créée en décembre 1792. Les affrontements entre les membres des deux factions tournent aux batailles rangées, et le directoire du département impose leur désarmement en janvier 1793[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason historique de la commune est le suivant :

[[Image:|Blason à dessiner|100px]] Blason "d'azur au pairle losangé d'argent et de sinople"[3].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Henri Granier DVD  
2001 2008 Gérard Labatut PS  
2008 en cours Christophe Thomas DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 4251 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 966 2 047 1 892 2 174 2 250 2 203 2 213 2 254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 224 2 285 2 387 2 395 2 760 2 615 2 689 3 029 3 376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 649 3 516 3 395 3 681 3 531 3 301 3 110 3 059 2 745
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 930 3 053 2 832 2 752 3 056 3 355 3 962 4 136 4 251
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Du chemin de ronde à l’église classée bâtie au XIIe siècle, des vestiges de Servian médiéval sont édifiés sur le rocher et protégés par les remparts.

  • Église paroissiale (XIIe, XIVe, XIXe siècle).
  • Monument aux morts (œuvre de Jean Marie Joseph Magrou, 1924).
  • Pont sur la Thongue (XVIIe ‑ XVIIIe siècles).
Église paroissiale.

Tourisme[modifier | modifier le code]

À côté des monuments propres au village et à son histoire, il convient de signaler une réalisation récente et remarquable, un plus pour le village.

Jardin Saint-Adrien[modifier | modifier le code]

À proximité de la sortie N62 de l'autoroute A75, sur la route départementale qui mène à Servian, se trouve le jardin de Saint-Adrien[6]. Ce site occupe l'emplacement de l'ancienne carrière de pierre Saint Adrien. Il a été aménagé en Jardin paysager qui a obtenu divers labels :

Les pierres extraites au moyen-âge ont servi à construire certains monument du village de Servian. Après son abandon, la carrière a servi de décharge envahie par la végétation.

Un rosier remontant a été baptisé là, fourni par un grand rosiériste allemand. Des spectacles son et lumière, des concerts, y sont tenus l'été.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Rugby : S.B.R.(Servian-Boujan Rugby)
  • Club de football : le F.C Servian
  • Club de tennis
  • Club de cyclisme
  • Les clubs de Volley et de Basket sont regroupés au sein de l'AS Servian.
  • Club de Full Contact

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 415.
  2. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 406
  3. Charles d'Hozier, "Armorial général de France(1697-1709)XVI Languedoc, I." p. 194.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Présentation du Jardin Saint-Adrien

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