Monnières (Loire-Atlantique)

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Monnières
Image illustrative de l'article Monnières (Loire-Atlantique)
Blason de Monnières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Clisson
Intercommunalité Communauté de communes de la vallée de Clisson
Maire
Mandat
Benoît Couteau
2014-2020
Code postal 44690
Code commune 44100
Démographie
Gentilé Monnièrois
Population
municipale
1 945 hab. (2011)
Densité 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 57″ N 1° 21′ 17″ O / 47.1325, -1.3547222222247° 07′ 57″ Nord 1° 21′ 17″ Ouest / 47.1325, -1.35472222222  
Altitude Min. 2 m – Max. 61 m
Superficie 9,78 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-monnieres.fr/

Monnières est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Monnières dans le département de la Loire-Atlantique

Localisation[modifier | modifier le code]

Monnières est situé dans le Vignoble nantais, dans la vallée de la Sèvre nantaise, à 20 km au sud-est de Nantes et 10 km au nord-ouest de Clisson.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Monnières est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Le Pallet, Gorges, Saint-Lumine-de-Clisson et Maisdon-sur-Sèvre.

Accès et transport[modifier | modifier le code]

La commune est traversée dans le sens nord-sud par la route départementale 7 entre Le Pallet et Maisdon-sur-Sèvre et dans le sens est-ouest par la route départementale 76 entre Gorges et Maisdon-sur-Sèvre

Géologie[modifier | modifier le code]

La Commune de Monnières a une géologie diversifiée. On y trouve principalement du gabbro, des amphibolites, des gneiss, du quartz, de la pegmatite et de la leptynite et aussi quelques roches granits et orthogneiss.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Sèvre nantaise, affluent de la Loire, sert de limite entre Monnières et les communes du Pallet et de Gorges[1]. Le pont de Monnières est la limite amont de navigabilité de la Sèvre nantaise.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Le climat de la Loire-Atlantique, est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable[2]. Les hivers sont doux (min -5 °C / max 10 °C) et pluvieux et les étés relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C). Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm[3] et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Monnières (anciennement appelée Mousnier), vient du latin mola : « la meule », et par extension molinaria (équivalent de « meunière »)[4]. L'abondance des moulins sur la commune explique la toponymie de la commune.

Monnières est située à la limite entre poitevin et gallo. Son nom en gallo est Monierr (écriture ELG)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Pendant l'Antiquité, Monnières se situe dans le pays des Pictons dans l'Aquitaine seconde.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Monnières est la commune d'origine de Jean Meschinot. Né au domaine des Mortiers, Jean Meschinot fut écuyer de Pierre II de Bretagne, et participa à la Guerre de Cent Ans. Il fut aussi poète à la cour des ducs de Bretagne écrivant diverses ballades et rondeaux.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les Barrin de la Galissonnière s’installent au château seigneurial de la Janière. Jacques Barrin étend ses possessions sur plusieurs communes aux alentours. L’un de ses descendant Rolland-Michel Barrin, devint gouverneur de la Nouvelle-France.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1792, dans l’optique du resserrement des paroisses, Monnières se voit amputé de deux tiers de ses habitants au profit de la paroisse du Pallet.

Pendant les guerres de Vendée, Le 10 mars 1793, comme beaucoup d’autres paroisses de la région, Monnières est entraînée dans l'insurrection générale. Le château de la Galissonnière devient un quartier général pour les généraux vendéens. En juin 1793, Charrette y séjourne avant le siège de Nantes. En septembre 1793, Bonchamps et Lyrot et leurs 7 000 combattants de la Grande Armée essayent de stopper le général Canclaux et ses troupes dans leur retraite vers Nantes après la défaite de la Bataille de Torfou. Après un long combat dans les environs du château contre les 15 000 Mayançais de Canclaux, Bonchamps ordonne la retraite sur Aigrefeuille. Un groupe de soldats de républicain traverse la Sèvre et dans leur poursuite des Royalistes, ils incendient le bourg et l’église.

Le 4 avril 1794, une des colonnes infernales incendie le château de la Galissonnière puis le bourg de Monnières. En poursuivant vers Saint-Lumine-de-Clisson, ils incendient aussi de nombreux hameaux de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à l'écusson de gueules chargé d'une grappe de raisin d'argent, accompagné en chef dextre d'une clef versée, en chef senestre d'un moulin à vent, et en pointe d'un papillon, le tout d'or ; au chef d'hermine.
Commentaires : Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Le papillon d'or rappel les armoiries de la Famille Barrin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Claude Carteron[Note 1] Sans étiquette  
2014 en cours Benoît Couteau UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 945 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 667 1 028 978 1 095 1 034 912 1 024 1 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 077 1 067 1 076 1 042 1 058 1 042 1 000 958 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
901 890 869 813 988 942 920 893 1 004
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
953 941 1 019 1 235 1 379 1 543 1 691 1 714 1 932
2011 - - - - - - - -
1 945 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[8], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,2 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,3 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Monnières en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,1 
2,7 
75 à 89 ans
5,2 
10,4 
60 à 74 ans
12,0 
20,4 
45 à 59 ans
20,5 
25,3 
30 à 44 ans
23,9 
16,3 
15 à 29 ans
16,4 
24,8 
0 à 14 ans
21,9 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

Monnières dispose d'un parc d'activités : le Parc d'activités de la Malvineuse. L'économie de Monnières est essentiellement axée sur l'artisanat et le commerce. On y trouve une activité viticole avec la production de Muscadet (Muscadet-sèvre-et-maine (AOC) ). Les commerces sont liés aux services de proximités : une boulangerie, un traiteur, un salon de coiffure, un bar, un petit magasin d'alimentation.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Monnières dispose de salles municipales, d'une bibliothèque, d'une cantine scolaire, un espace jeunes. une halte-garderie, un accueil périscolaire et un centre de loisirs sont à disposition des habitants.

Un sentier pédestre est accessible sur la commune. Le circuit des Moulins propose au visiteur de parcourir les chemins à travers les vignes, les bords de la Sèvre, puis les différents moulins à vent qui jalonnent encore la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs équipements : salle omnisports, stade de la Roche Corbinière. Il y a notamment un club de football, de basket et de tennis.

Santé[modifier | modifier le code]

Monnières dispose d'un cabinet médical, d'un cabinet de kinésithérapie, d'un cabinet d'orthophonie, et de permanences d'infirmières.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède deux écoles (à la fois maternelle et primaire) : l'école publique Les Trois-Moulins et l'école privée Saint-Joseph.

Cultes[modifier | modifier le code]

La Paroisse Sainte Marie Du Val De Sèvre regroupe les communautés de Boussay, Clisson, Gétigné, Gorges, Saint-Hilaire de Clisson, Monnières et Saint-Lumine de Clisson.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Moulins à vent. Beaucoup de moulins étaient présents sur la commune. Beaucoup disparurent. Cependant les moulins de la Bidière, de la Justice et de la Minière sont encore debout.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995, 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sur viamichelin
  2. climat de la Loire-Atlantique
  3. nantes.fr Climat
  4. [1]
  5. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Monnières 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population - Monnières - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  10. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).