Saint-Fiacre-sur-Maine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Fiacre.
Saint-Fiacre-sur-Maine
Image illustrative de l'article Saint-Fiacre-sur-Maine
Blason de Saint-Fiacre-sur-Maine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vertou-Vignoble
Intercommunalité Communauté de communes Sèvre, Maine et Goulaine
Maire
Mandat
Joël Basquin
2014-2020
Code postal 44690
Code commune 44159
Démographie
Gentilé Fiacrais ou Saint-Fiacrais
Population
municipale
1 180 hab. (2011)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 39″ N 1° 24′ 56″ O / 47.1441666667, -1.41555555556 ()47° 08′ 39″ Nord 1° 24′ 56″ Ouest / 47.1441666667, -1.41555555556 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 53 m
Superficie 5,97 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Saint-Fiacre-sur-Maine

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Saint-Fiacre-sur-Maine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Fiacre-sur-Maine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Fiacre-sur-Maine
Liens
Site web http://www.st-fiacre.com/

Saint-Fiacre-sur-Maine est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Fiacre-sur-Maine dans le département de la Loire-Atlantique.
Situation

Le territoire de la commune est situé à la confluence de la Sèvre et de la Maine. Le bourg, qui se trouve à 2,4 km en amont de celui-ci, à mi-chemin entre les deux cours d'eau, est à 15 km au sud-est de Nantes et 12 km au nord-ouest de Clisson.

La superficie de la commune est de 5,97 km2.

Les communes limitrophes sont Vertou, La Haie-Fouassière, Maisdon-sur-Sèvre et Château-Thébaud.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Fiacre-sur-Maine est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Elle est rattachée à la Communauté de communes Sèvre, Maine et Goulaine.

Géographie humaine

Plus de 80 % de la commune sont consacrés aux vignes, essentiellement de muscadet. Cela en fait le village le plus viticole de France en surface communale.

Les coteaux de vignes règnent à 360° autour du village, avec forêts, et chemins praticables à VTT ou à pied qui sont classés parmi les plus remarquables du coin.

Saint-Fiacre propose à ses habitants et aux visiteurs des sites de détente (promenade, pêche...) avec notamment le sentier botanique de La Cantrie.

On y trouve également des caves restaurées, lieux d'expositions culturelles, ainsi que d'étonnantes maisons de vignerons aux escaliers extérieurs, typiques de l'architecture locale.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs villages et lieux-dits répandus sur la commune:

  • La Bourchinière
  • La Cantrie (ou Canterie)
  • La Hautière
  • La Métairie
  • La Pétière
  • Les Gras Moutons (Rattaché à la commune de Saint Fiacre sur Maine en 1930)

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée au VIe siècle sous le nom de Saint-Hilaire-du-Coing (Sanctus Hilarius de Cueno), la localité devient Saint-Fiacre-du-Coing (Sanctus Fiacrus de Cognio) au XVIe en raison des nombreux pèlerinages à la statue du saint. Elle dépendait du marquisat de Goulaine. Ensuite la paroisse prit le nom de Saint Fiacre sur Maine en 1920.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à une grappe de vigne feuillée d'argent, chapé aussi d'argent à deux mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale du 15 décembre 1970), enregistré le 17 mars 1971.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Saint-Fiacre-sur-Maine : Saint-Fiacre au cœur du Sèvre et du Maine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

La mairie de Saint-Fiacre-sur-Maine se situe au centre du village, au 8 place d'Echichens.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1er décembre 1870 mai 1871 Emmanuel Brosseaud    
mai 1871 2 décembre 1871 Jean-Baptiste Gaudet    
3 décembre 1871 22 janvier 1881 Alexandre Rosier    
23 janvier 1881 17 mai 1884 Vincent Rambeaud    
18 mai 1884 5 avril 1913 Auguste Barqua    
6 avril 1913 26 janvier 1935 Georges Rosier    
27 janvier 1935 15 mai 1937 Émile Frénée    
16 mai 1937 29 mars 1973 Geoffroy du Bouays de Couësbouc    
30 mars 1973 19 mars 1983 Paul Bouchaud    
20 mars 1983 22 juin 1995 Gilles Deloumeau    
23 juin 1995 2014 Jean-Yves Lecoq[Note 1]    
2014 en cours Joël Basquin Divers droite assistant de vérification à la Chambre Régionale des Comptes (CRC)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 180 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 416 528 592 585 633 578 598 606
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
587 603 582 567 572 602 580 530 516
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
504 523 467 435 420 580 552 574 592
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
636 651 761 935 935 996 1 141 1 162 1 180
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Saint-Fiacre-sur-Maine en 2009 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
4,2 
75 à 89 ans
6,0 
10,8 
60 à 74 ans
12,9 
18,8 
45 à 59 ans
17,4 
27,7 
30 à 44 ans
24,2 
13,7 
15 à 29 ans
14,3 
24,9 
0 à 14 ans
25,2 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture, élevage. Viticulture : production de muscadet sous l'appellation Muscadet Sèvre-et-Maine.

La commune la plus viticole de France ne se trouve pas en Bourgogne ni dans le Bordelais, mais en Loire-Atlantique, à Saint-Fiacre-sur-Maine. À quelques encablures de Nantes, ce bourg consacre 80 % de son territoire à la vigne[6].

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Marché de Noël : 2e dimanche de décembre
  • Randonnee des vendanges : 3e week-end de septembre
  • Fête du vin nouveau et feux de la Saint-Jean : époque des vendanges.
  • Caves de Saint-Fiacre : visites et dégustation. Maison des vins.
  • Brocante : 1er week-end avril.
  • Pêche, chasse, promenades.
  • La Cantrie (4 ha) : sentier pédestre « paysager et botanique », aire de pique-nique, location de canoë.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Fiacre-sur-Maine est jumelée avec :

Avant l'indépendance de l'Algérie, la commune était jumelée avec :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Hilaire du XIXe siècle est l'œuvre de l'architecte Le Dibardier. Son style romano-byzantin et son clocher en forme de tiare sont dus au projet réalisé par M. Bacqua, maire de la commune en 1893. La première église de Saint-Fiacre-sur-Maine, probablement fondée au XIIe siècle, est incendiée en 1794 par les révolutionnaires. En 1893, il est décidé d'en construire une nouvelle.
    • Le clocher est achevé en 1896. Au-dessus de la porte, on voit une statue de Jeanne d'Arc et un bas-relief de Saint Fiacre (patron des jardiniers). À l'intérieur, on trouve des peintures sur voûte du chœur et un vitrail de « Saint-Georges terrassant le dragon », œuvre du maître-verrier Maignen-Cesbon, datant du XXe siècle.
  • Tour de Chasseloir du XVe siècle avec souterrain. Le château fut détruit et brûlé pendant la Révolution. Le cellier actuel possède des poutres engoulées par des animaux fantastiques et qui s'appuient sur des sculptures représentant d'un côté les sept péchés capitaux et de l'autre les vertus. Des vitraux rappellent les divinités de la vigne et de la culture et au fond brillent les armes de France et celles des Leloup, premier propriétaire
  • La Demeure de Saint Fiacre anciennement La Seigneurie de Gras Mouton.
    • Entre 1385 et 1440, Andre, fils de Jean Le Blant et de Marguerite de Gras Mouton propriétaires de cette seigneurie, lesquels ont déclaré deux moulins sur la Meyne (rivière devenue la petite Maine de Bretagne), des pêcheries, des écluses à péage, des droits de tiers et de quart sur la vendange de divers clos de vigne blanche, des rentes et des vassaux nobles dans les paroisses de Château-Thebaud et de Maisdon. Il s'agit d'une juridiction de Haute Justice relevant des Ducs de Bretagne.
    • 1581 : Syre René Nycollon, marchand demeurant au lieu et manoir noble de Grasmouton
    • Un décret du 2 janvier 1674 de la Chambre Royale érige la Seigneurie de Gras Mouton en Court de Juridiction et que, désormais : « ...Messire Samuel Pantin Chevallier, Seigneur de la Hameliniere Gras Mouton détient pouvoir de Haute, Moyenne et Basse Justice sur ses terres... »
    • Octobre 1730 : Pierre Cailleteau, Chevalier, Seigneur de la Chasseloire et Gras Mouton
    • À la fin du XVIIIe siècle, le sénéchal René Pierre Lenormand du Buisson (1724-1810), propriétaire de la seigneurie et procureur du Tribunal de Nantes, accueille durant l'été sa petite fille Sophie Trébuchet (mère de Victor Hugo) (1772-1821)
    • Sous la révolution en 1795-1796, après le soulèvement de la Vendée, le général Hoche lance les armées de la République contre les chouans. C'est le génocide vendéen. La maison noble de Gras Mouton est incendiée et détruite. Les terres, vignes, maisons et métairies sont partagées et vendues en biens nationaux.
    • Entre 1920 et 1940, un négociant nantais dénommé Grégoire entreprend, parcelle par parcelle, la reconstitution du vignoble de la seigneurie.
    • En 2005, Rénovation de la Demeure pour la transformer en maison d'hôtes par Thomas Alperstedt et David Ordronneau.
  • Château du Coing du XVIIIe / XIXe siècle situé au confluent de la Sèvre et de la Maine. Ce château se caractérise par une architecture de différentes époques, dont les communs sont de pur style italianisant de Clisson dû à l'influence de François-Frédéric Lemot et des frères Cacault.
    • Ce château fut le temoin d'un des plus violents combats livrés dans la région entre Chouans et Républicains en 1793.
    • C'est actuellement un site de production du muscadet, régulièrement médaillé et reconnu, entre autres pour ses millésimes d'exception[réf. nécessaire].
  • Parc de la Cantrie : forêt protégée[réf. nécessaire] au bord de la Sèvre, espaces botaniques. Salle de réception, musée avec accueil d'artistes réguliers. Marché de Noël en décembre.
  • Vallées de la Maine et de la Sèvre nantaise. Site du bourg dominant les vallées de la Sèvre Nantaise et de la Maine. Points de vue du bourg. Confluent des deux rivières. Bois.
Autres
  • Manoir de la Cantrie
  • Maisons anciennes.
  • Ancien relais de poste : fenêtre Renaissance.
  • Four banal de La Métairie. Le four était jadis chauffé aux sarments de vigne.
  • Fermes anciennes avec escaliers extérieurs.
  • Deux Stades de football en contrebas, salle de sports, terrain de basket-ball, chemins de VTT, deux salles de spectacle, caves à vin.
  • Route touristique du vignoble nantais
  • Chemin de Saint Jacques de Compostelle
  • GR du Pays du Vignoble Nantais

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]