Alekseï Selesnieff

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Alekseï Selesnieff

Alekseï (ou Alexis[1],[2]) Sergueïevitch Selesnieff (ou Selesniev[1]) (en russe : Алексей Сергеевич Селезнёв, patronyme russe Selezniov) est un joueur d'échecs et compositeur de problèmes d'échecs soviétique né en 1888 à Tambov, installé en France après la Seconde Guerre mondiale et mort en juin 1967 à Bordeaux. Il est un très grand compositeur d'études d'échecs au même titre qu'Alekseï Troïtski[3].

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre, Selesnieff remporta le tournoi quadrangulaire de Triberg 1917 (ex æquo avec Ilia Rabinovitch, tournoi à six tours entre quatre joueurs russes internés à Triberg (devant Efim Bogoljubov). Il finit deuxième de trois tournois disputés à Triberg en 1915 et 1916 entre six joueurs russes internés, tournois remportés par Bogoljubov.

Après la première Guerre mondiale, Selesnieff gagna le tournoi de Berlin 1919 (tournoi quadrangulaire disputé au Café Kerkau et remporté devant Efim Bogoljubov, Friedrich Sämisch et Curt von Bardeleben) et le tournoi à onze joueurs de Berlin 1920 (devant Sämisch). Il finit deuxième d'un tournoi disputé à Berlin en 1919 (devant Réti), deuxième du tournoi d'hiver de Göteborg 1921 (remporté par Akiba Rubinstein) ; quatrième du très fort tournoi international de Mahrisch Ostrau 1923 (+4 –2 =7), tournoi remporté par Emanuel Lasker et quatrième du tournoi de Merano 1924 remporté par Grünfeld. En match, Selesnieff battit Richard Teichmann en 1921 (1,5 à 0,5).

En 1924, Selesnieff revint en URSS et termina 6e-8e (+5 –3 =9) du Championnat d'échecs d'URSS 1924 remporté par Bogoljubov. Il participa aux championnats d'URSS 1925 (14e), 1927 (15e-17e) et 1929 (éliminé en quart de finale à Odessa). Il remporta le championnat d'Ukraine (hors-concours) en 1928 à Poltava (+8 =7). En 1931, à Moscou, il fut éliminé en demi-finale du championnat d'URSS. À partir de 1930, il vécut à Donetsk (Stalino à l'époque).

Avec l'aide de Bogoljubov, Selesnieff quitta l'URSS après la seconde Guerre mondial et s'installa en France.

Exemples de compositions[modifier | modifier le code]

A. Selesnieff, 1920
Chess zhor 26.png
Chess zver 26.png
Case blanche a8 vide Roi noir sur case noire b8 Case blanche c8 vide Case noire d8 vide Cavalier blanc sur case blanche e8 Case noire f8 vide Case blanche g8 vide Fou noir sur case noire h8
Case noire a7 vide Case blanche b7 vide Pion noir sur case noire c7 Case blanche d7 vide Case noire e7 vide Case blanche f7 vide Case noire g7 vide Pion blanc sur case blanche h7
Case blanche a6 vide Case noire b6 vide Pion noir sur case blanche c6 Case noire d6 vide Case blanche e6 vide Pion noir sur case noire f6 Case blanche g6 vide Case noire h6 vide
Case noire a5 vide Case blanche b5 vide Pion blanc sur case noire c5 Case blanche d5 vide Case noire e5 vide Pion blanc sur case blanche f5 Case noire g5 vide Case blanche h5 vide
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Case blanche c4 vide Case noire d4 vide Case blanche e4 vide Case noire f4 vide Case blanche g4 vide Case noire h4 vide
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Case noire c3 vide Case blanche d3 vide Case noire e3 vide Roi blanc sur case blanche f3 Case noire g3 vide Case blanche h3 vide
Case blanche a2 vide Case noire b2 vide Case blanche c2 vide Case noire d2 vide Case blanche e2 vide Case noire f2 vide Case blanche g2 vide Case noire h2 vide
Case noire a1 vide Case blanche b1 vide Case noire c1 vide Case blanche d1 vide Case noire e1 vide Case blanche f1 vide Case noire g1 vide Case blanche h1 vide
Chess zver 26.png
Chess zhor 26.png
Les Blancs jouent et gagnent[4].

La variante principale de cette Finale fou contre cavalier est basée sur le zugzwang.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Avec Emanuel Lasker, 35 Endspielstudien von Schachmeister A. Selesnieff, Kagan, 1920.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nicolas Giffard, Alain Biénabe, Le Guide des échecs. Traité complet, collection Bouquins, Robert Laffont, 1993, p. 833 (ISBN 2221059131)
  2. François Le Lionnais et Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, éd. PUF, 1967
  3. Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Nouveau Guide des échecs : Traité complet, Robert Laffont,‎ 1er octobre 2009, 1701 p. (ISBN 978-2221110133), p. 1582.
  4. Claude Santoy, Échecs: les finales, éd. marabout, 1984, ISBN 9-782501-004978, p. 83.

Liens externes[modifier | modifier le code]