Mas-Saintes-Puelles

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Mas-Saintes-Puelles
Image illustrative de l'article Mas-Saintes-Puelles
Blason de Mas-Saintes-Puelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Castelnaudary-Sud
Intercommunalité Communauté de communes de Castelnaudary Lauragais Audois
Maire
Mandat
Alain Carles
2014-2020
Code postal 11400
Code commune 11225
Démographie
Gentilé Massogiens
Population
municipale
906 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 51″ N 1° 52′ 39″ E / 43.3141666667, 1.8775 ()43° 18′ 51″ Nord 1° 52′ 39″ Est / 43.3141666667, 1.8775 ()  
Altitude Min. 164 m – Max. 324 m
Superficie 27,63 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mas-saintes-puelles.fr

Mas-Saintes-Puelles ("Mas Santas Puèlas" en Occitan) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Massogiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mas-Saintes-Puelles est une commune du Lauragais de 2 763 ha située à 6 km à l'ouest de Castelnaudary dans son aire urbaine. Son territoire qui s'étend entre la route nationale 113 au nord et le ruisseau de la Ganguise au sud se partage entre les collines de la Piège et la pointe ouest de la dépression éolienne de Pexiora. Cette plaine se prolonge vers le nord par delà le col de Naurouze par la vallée de l'Hers-Mort. Ce passage étroit entre la montagne Noire et les collines de la Piège était emprunté depuis l'Antiquité par la "Via Aquitania" qui reliait Narbonne à Bordeaux. Aujourd'hui cette plaine de quelques kilomètres de largeur est traversée par la nationale 113 au nord, le canal du Midi, la voie de chemin de fer de Toulouse à Narbonne et l'autoroute française A61 aux tracés presque parallèles. Cette plaine est parcourue par le Tréboul petit affluent du Fresquel qui se jette dans l'Aude. La Piège est une zone de collines issue de l'érosion des Pyrénées faite de molasses et de marnes où s'intercalent des bancs de calcaire utilisé pour la construction et de poudingues. Sur la commune le point le plus élevé est à 328 m. Cette zone de collines s'étend vers l'est vers les vallées de l'Hers-Vif et de l'Ariège. Le Mas-Saintes-Puelles se situe sur la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée. Le Tréboul dans la plaine capte les eaux vers l'Aude alors que la Ganguise draine les eaux de la Piège vers la Garonne. Du haut du village, on peut admirer la ligne de plateau au pied de laquelle serpente la Rigole d'alimentation du canal du Midi et le col de Naurouze.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon une tradition ancienne, les Puelles, qui identifient aujourd'hui la commune, sont ces jeunes femmes qui recueillirent le corps martyrisé de Saturnin (saint Sernin), premier évêque de Toulouse au VIe siècle après J.-C., pour lui donner une sépulture chrétienne.

Pour ce fait, elles furent chassées de Toulouse par l'autorité romaine, se réfugièrent en ce lieu où elles moururent et y furent inhumées avant leur translation dans la nouvelle agglomération qui prit leur nom.

Au Moyen Âge, la localité comptait des partisans du catharisme. En 1242, les seigneurs languedociens venant de Montségur, s'y arrêtent avant d'aller assassiner à Avignonet-Lauragais des inquisiteurs qui tenaient tribunal.

Au XIVe s., les augustins fondent au Mas un couvent avec pour mot d'ordre la réévangélisation du Lauragais.

Durant les guerres de religion, le village est farouchement protestant. Au lieu-dit la Planque se trouvait une petite communauté de protestants qui permirent à Henri de Navarre et Catherine de Médias d'avoir une entrevue secrète.

En 1598, après l'édit de Nantes, une bande de huguenots continuait à attaquer les convois marchands. En 1622, Louis XIII fait détruire le village. Il ne reste de vestiges du Moyen Âge que le portail de l'église du XIVe s. Le village sera reconstruit et le culte catholique rétabli.

Au XVIIe siècle un couvent de l'ordre de la Merci (pour la rédemption des captifs en Terre musulmane) y est construit. Saint Pierre Nolasque, fondateur de l'ordre au XIIIe siècle, serait né au Mas-Saintes-Puelles.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Le Mas-l'Union[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mas-Saintes-Puelles Blason De gueules, à la croix de Malte d'argent bordée d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Date de début d'exercice Maires
2011 Alain Carles
2008 Alain Carles
1971 Georges de Capella

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 906 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
940 1 043 1 045 1 034 1 254 1 298 1 236 1 346 1 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 291 1 263 1 218 1 103 1 142 1 173 1 202 1 126 1 050
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 025 1 025 1 060 936 902 860 837 820 792
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
711 682 617 640 720 805 876 906 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]