Baraigne

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Baraigne
Centre du village.
Centre du village.
Blason de Baraigne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Salles-sur-l'Hers
Intercommunalité Communauté de communes de Castelnaudary Lauragais Audois
Maire
Mandat
Camille Guagno
2014-2020
Code postal 11410
Code commune 11026
Démographie
Gentilé Baraignois
Population
municipale
161 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 53″ N 1° 49′ 27″ E / 43.3313888889, 1.8241666666743° 19′ 53″ Nord 1° 49′ 27″ Est / 43.3313888889, 1.82416666667  
Altitude 260 m (min. : 208 m) (max. : 285 m)
Superficie 4,76 km2
Localisation

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Baraigne

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Baraigne

Baraigne est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Les habitants de Baraigne se nomment les Baraignois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest du département de l’Aude entre Fanjeaux et la limite de la Haute-Garonne, s'étendent des plateaux et des collines qui sont bien délimités par la plaine de Castelnaudary au nord et la plaine de l'Ariège au sud, cette région s'appelle La Piège. Elle est composée de puissantes couches calcaires qui portent le relief des plateaux du Lauragais. Les nombreux ruisseaux qui la traverse ont découpés ces plateaux en collines. Baraigne se situe sur le dernier vallon ouest où le Fresquel prend sa source[Note 1], juste avant le Seuil de Naurouze point culminant entre l'Atlantique et la Méditerranée. L'ingénieur de Louis XIV, Pierre-Paul Riquet y a installé là le point de partage des eaux et d'alimentation du Canal du Midi.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Baraigne
Avignonet Labastide-d'Anjou
Gourvieille Baraigne Mas-Saintes-Puelles
Belflou Molleville

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le village de Baraigne est de type ecclésial[Note 1]. À l'origine, l'habitat était groupé autour de l'église, sous une forme circulade. Par la suite, la localité s'est développée au nord et à l'ouest de ce périmètre initial. Aujourd'hui, cette structure régulière a disparu et aucun vestige ne révèle si elle était dotée d'une organisation défensive. Seule subsiste au nord, la sortie d'un souterrain qui permettait, au Moyen Âge, d'évacuer le village. En 1980, un lotissement communal a étendu le périmètre du village vers l'est, suivi d'un second en 2006.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme " Baraigne ", probablement d'origine gallo-romaine, proviendrait de "Varianus"[Note 1]. Le premier témoignage manuscrit de la localité remonte à 1155, sous la forme de "Varanano". Et nous la retrouvons au fil des siècles sous différents toponymes :

Sancta Maria de Varanano, 1207 (Doat, 83, f.41) Verananum, 1207 (ibid., 5, f. 295) Varanhanum, 1240 (Pierre Bauville d'Avignonet) Honor de Varanhas, 1260 (ibid., f.174) Varagnanum, 1317 (Gall. christ., Xlll, Instr., C 254) Beata Maria de Baroha,1318 (Vidal p.134) Ecclesia de Varanano 1318 (ibid., p.160) Varanha, 1382 (arch. Aude, H 333) Varainhe, 1494 (Ibid., G90, f.31) Varaigne, 1550 (ibid., B 1982) Varagne, 1774 (Carte du canal royal) Baragne, 1781 (Carte diocèse St Papoul) Baragnie, 1866 (Carte de Cassini.) Baraigne à partir du XXe siècle[1]. Baragno (vulg.) Baranha (occitan)

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premières traces du village remontent au IXe siècle, après l’installation des Romains dans la région, le long de la voie Aquitaine qui reliait Narbonne à Toulouse[Note 1]. C’est en 1155 que le premier témoignage manuscrit de la localité apparait sous le nom de « Varanano » pour la construction de son église. En 1206, Vidal de Caumont vendit à l'abbé Auger ses droits sur l'église « Ste Marie de Baraigne ».

Vers 1210-1225, la religion cathare s’installe dans le Lauragais. Garsende mère des seigneurs du Mas-Saintes-Puelles et « parfaite » du catharisme, y avait ouvert avec sa fille Gaillarde, une hospitalité hérétique. Elle fit l’éducation religieuse de son petit-fils Bertrand de Quiders et de sa nièce Géraude. Géraude, qui avait épousé Estieu de Roqueville seigneur de Baraigne, et que Garsende et sa fille allaient voir fréquemment à Baraigne vers 1215. Vers 1225, Estieu de Roqueville conduisit les deux femmes à Caillabel, près de Baraigne. Elles y restèrent quinze jours, puis de là partirent pour Montségur où elles périrent sur le bûcher. A la même date, Bernard de Mayreville chevalier diacre s'installa au Mas-Saintes-Puelles. Il y déploya une inlassable activité prédicante sur les villages de Laurac, Fanjeaux et Gaja la Selve vers le sud et de Baraigne à Saint-Michel-de-Lanès vers l'ouest.

Le « massacre d’Avignonet » a lieu le 28 mai 1242. Ce jour-là, à Avignonet-Lauragais des troupes venues de la région de Montségur massacrèrent pendant leur sommeil des Inquisiteurs et leur suite à coups de haches. C’est à Baraigne complètement acquis aux hérétiques cathares, qu’avant l’attaque elles se rejoignirent à l'abri du vallon. Le forfait accompli, les représailles furent terribles, le village n'y échappa pas. Les troupes de l'Inquisition le visitèrent, tous les cadavres présumés cathares furent exhumés du cimetière et brûlés sur un bûcher dressé sur le terre-plein derrière l'église devant le cimetière. Tous les "suspects" portèrent la croix d'infamie.

En 1473 et surtout en 1480-1481 les victimes de la peste bubonique furent nombreuses à Baraigne et dans les villages environnants.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1485 deux moulins à pastel étaient dénombrés. La région était prospère, la première construction du château de Baraigne date de ce moment-là. Sur la maison des maîtres "de Buisson", seigneurs des lieux.

La Guerre de religion n'épargna pas Baraigne et sa région. Partant du Mas-Saintes-Puelles où ils s'étaient établis en 1561, les protestants firent de nombreux raids sur les villes et villages voisins. Les pillages, les destructions de villages et de bourgs se multiplièrent. En 1572 toutes les églises du pays brûlèrent. A Baraigne seuls une partie de la nef et du clocher furent détruits.

Baraigne vécut la Révolution à travers une alternance de calmes relatifs, que lui procurait son isolement, et les violentes visites que lui firent les fervents révolutionnaires de la plaine. Le château et l'église furent pillés, les archives détruites.

En 1789 l'abbé Canut, curé résident, était originaire de Montferrand. Lorsque l'Assemblée Nationale décréta la constitution civile du clergé, il prêta serment à la Constitution. Devenu "prêtre jureur", il était considéré comme un citoyen ordinaire. Désigné comme membre du conseil municipal, il fut chargé en 1792, de tenir le nouvel état civil. Il continua comme il le faisait par le passé, d'inscrire les baptêmes, les mariages et les enterrements.

Très vite les révolutionnaires décidèrent de diviser la France en département. Pendant ces travaux, les députés chargés de l'opération furent assaillis d'interventions de communautés villageoises souhaitant les uns leur rattachement au département de Carcassonne, les autres à un autre département. Baraigne, historiquement attaché par ses seigneurs, à Avignonet-Lauragais, Les Cassés et à Montgiscard, fut de ceux-là et demanda à être intégré à la Haute-Garonne. Mais le peu de population à ce moment-là, ne pesa pas, et la commune fut rattachée le 6 décembre 1790 au canton de Salles-sur-l'Hers.

Du Consulat au Second Empire[modifier | modifier le code]

Le 26 novembre 1791, à l'initiative du conseil de département, le district de Castelnaudary remania ses cantons. Baragne passa du canton de Salles sur l'Hers à celui de Saint-Michel-de-Lanès nouvellement crée. Cette répartition dura jusqu'à l'an IV (1795). Enfin, le 4 novembre 1801 (13 Brumaire an X), le canton de Saint-Michel-de-Lanès fut supprimé. Baragne rejoignit celui de Salles-sur-l'Hers et le canton se trouva formé des 14 communes que l'on connaît aujourd'hui. Baraigne eut sa tragédie dans la nuit du 12 au 13 octobre 1802 (21 au 22 Vendémiaire, An X).

« Une bande de brigands attaqua le meunier et sa femme au vieux moulin pour les dévaliser. Un jeune charpentier se trouvait également avec eux. Malgré leur résistance la femme finit par avouer, pour avoir la vie sauve, où se trouvait dans le galetas une somme d'argent assez considérable. Le forfait accompli les bandits les égorgèrent tous pour obtenir leur silence. Mais le jeune charpentier avec la jugulaire tranchée put se traîner au village donner l'alerte et décrire ses assassins. Il mourut le lendemain. Les auteurs et complices au nombre de 24 furent arrêtés dans les communes de Salles, Mas St Puelles, Castelnaudary, Saint-Michel-de-Lanès et Avignonet. Trois seulement s'échappèrent[2]. »

En ce début de XIXe siècle, les soubresauts de la Révolution s'apaisant, la région connut une véritable explosion démographique. C’est en 1812 que Baraigne eut une population record de 241 habitants. Le village était à vocation essentiellement agricole. Un nouveau moulin à vent fut construit sur la colline nord, il tourna sans interruption jusqu'en 1955. Toute la population lui amenait son blé pour le four à pain communal.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la perte de population des années 1860, la Première Guerre mondiale fut une seconde catastrophe démographique pour la région. Plus de 20 % des jeunes entre 18 et 25 ans ne survécurent pas aux combats et avec le taux de mortalité des rescapés, c'est un tiers de la population active qui disparut du Lauragais. À Baraigne neuf hommes ne revinrent pas dans leur famille.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux jeunes et rappelés quittèrent Baraigne le date 1 pour une seconde mobilisation générale. Mais ce n'est qu'en 1942, lors de l'occupation de la zone sud, que les troupes allemandes firent irruption dans la région. Baraigne vit passer quelques groupes ennemis, notamment au moulin. Par crainte, le village fut plusieurs fois évacué, mais aucune exaction grave ne fut signalée. Plus de 50 réfugiés du nord de la France et de Belgique restèrent quelques mois dans la commune, protégés et nourris par la population, certains ne quittèrent le village que dans les années 1950 et reviennent toujours aujourd'hui dans la région. Un seul Baraignois, prisonnier en Allemagne fut victime de la folie des hommes.

Si cette dernière guerre fut dans la région moins meurtrière que la première, la population de la région continua de décliner. En 1950 les premiers tracteurs apparurent et révolutionnèrent la base de la vie dans la région : l'agriculture. En 1970, ce second déclin était très sensible auprès des jeunes, signifiant leur départ. Après le remembrement de 1990, seuls quatre agriculteurs se partagent les terres de la commune. En 1980 la municipalité réagit avec la création du lotissement communal entièrement occupé par des jeunes ménages travaillant dans le secteur tertiaire à Castelnaudary et même Toulouse. Et en 1990 la création de structures sociales (foyer municipal, tennis...). Suivi en 2006 par la création d’un second lotissement pour faire face à l’explosion démographique de la mégapole de Toulouse.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2007 2014 Camille Guagno    
1953 2007 Louis Faure    
1919 1953 Joseph Ourmet    
1908 1919 Laurent Brousse    
1903 1908 Antoine Gaubert    
1888 1903 Baptiste Brousse    
1860 1888 Jean Fraisse    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 161 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
183 201 233 178 212 196 203 203 236
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
217 228 201 197 181 173 184 162 150
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
149 174 157 122 121 113 114 123 106
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
111 113 99 103 122 126 117 161 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune ne possède aucun établissement scolaire (primaire et secondaire)[5]. L'enseignement de l'école primaire est donné en partie à Avignonet-Lauragais et au Mas-Saintes-Puelles, communes limitrophes. L'enseignement secondaire, collège, et lycée polyvalent, est situé à Castelnaudary[5]. Tous les établissements étant desservis par bus quotidiens. Le village relève de l'académie de Montpellier et fait partie de la zone A du calendrier scolaire[6].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun service de santé n'est présent sur la commune. Les médecins généralistes les plus proches sont situés à Labastide-d'Anjou[7]. Les centres hospitaliers sont quant à eux, implantés au plus proche, c'est-à-dire à Castelnaudary[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Chômage et emploi[modifier | modifier le code]

En 2011, sur la commune de Baraigne, le taux de chômage s'éleve à 10,7 %[Insee 1]. Le taux d'activité des 15 à 64 ans est par ailleurs, de 79,2 %[Insee 1].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Baraigne selon leur secteur d'activité[Insee 2].

Structure de l’économie à Baraigne (37) au 31 décembre 2011.
Nombre d’établissements concernés
TOTAL 15
Agriculture 7
Industrie 0
Construction 2
Commerce, transport et services divers 5
Administration publique, enseignement, santé, et action sociale 1

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 231 €, ce qui plaçait Baraigne au 17 271e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune de Baraigne est dotée d'un patrimoine bâti riche et diversifié[Note 1].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Marie-de-Baraigne.
L'intérieur de l'église.

Ce petit sanctuaire qui constitue l'un des plus beaux spécimens d'églises romanes de l'Aude, s'élève au Sud du bourg après en avoir été le centre. Il est classé monument historique depuis 1908[9]. Les plus anciens documents le mentionnant, datent de 1207. En 1317, lorsque le pape Jean XXII érigea l'abbaye de Saint-Papoul en évêché, dépendant de l'archevêché de Toulouse, Baraigne fut placé dans le nouveau diocèse de Saint-Papoul et y resta jusqu'à la Révolution.

L'édifice, entièrement roman, est orienté de l'Est à l'Ouest. Il se compose d'une abside et d'une nef flanquée de deux chapelles. Celles-ci qui matérialisent le transept sont des adjonctions du XIXe siècle. Un clocher à arcades surmonte le mur Ouest, l'entrée se faisant au sud au niveau de la nef. Originairement de forme rectangulaire, le clocher est devenu triangulaire, par des additions écroulées sur les côtés et peut-être au couronnement. Le 6 mars 1995 une troisième cloche a été installée au sommet et complète le carillon électrifié[10].

Les dimensions intérieures de l'église sont les suivantes :
Longueur totale : 17,29 m,
Largeur dans l'œuvre : 5,10 m,
Longueur de la nef : 8,85 m,
Largeur : 5,10 m,
Profondeur de l'abside : 5,44 m,
Longueur des 2 chapelles : 3,00 m,
Profondeur : 2,50 m,
Épaisseurs des murs : 1,00 m.

Le château[modifier | modifier le code]

Le château du Pastel

Le château de Baraigne est construit sur une petite éminence dominant le village, à 300 m à l'ouest du bourg.

Inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1948[11], c'est le type même de château dit « du Pastel ». Si certaines parties paraissent remonter au XVe siècle, sa construction est attribuée, pour l'essentiel, à Barthélémy de Buisson (1568-1622) seigneur de Baraigne. Presque entièrement ruiné au début des années 1970, le château de Baraigne fut restauré à l'identique, de manière très rigoureuse, entre 1975 et 2014, par l'actuel propriétaire.

Le monument, Renaissance, délimite un vaste quadrilatère, dont trois côtés sont constitués par les corps de bâtiments, flanqué de trois tours d'angle et nanti d'une cour intérieure. L'ensemble était ceinturé par des douves[10], aujourd'hui disparues, mais dont l'existence est attestée par les vestiges d'un pont-levis.

Le moulin à vent[modifier | modifier le code]

Le moulin

À 1 kilomètre au Nord - Est du village, se dresse un moulin à vent.

L'édifice, construit en 1812, présente quelques particularités peu communes en Lauragais : il présente deux zones de travail et, fait encore plus rare, il est pourvu de trois paires de meules ; la meule principale se situe au rez-de-chaussée, les deux autres dans la chambre du premier étage, où l'on accède par une petite échelle meunière extérieure de neuf marches. Le moulin était actionné par seulement deux ailes -au lieu de quatre généralement), ce qui prouve la force des vents dans cette région du Lauragais. Le virage du toit et des ailes s’effectue par crémaillère en actionnant une manivelle au premier étage.

Après avoir fonctionné de manière clandestine pendant la Seconde Guerre mondiale, la moulin cesse toute activité vers 1952. Malgré l'effondrement de la toiture qui laisse apparaître le grand rouet et une aile foudroyée, l'équipement du moulin est à peu près complet.

Les stèles discoïdales[modifier | modifier le code]

Les stèles discoïdales

Un certain nombre de stèles discoïdales ont été découvertes dans le cimetière communal. Remontant au Moyen Âge (IXe siècle pour les plus anciennes), elles ne semblent avoir aucun lien avec le catharisme.

Quatre de ces monolithes[12] sont installées à l’entrée du cimetière dont la dernière, découverte en 1993, et deux autres sont scellées dans son mur de clôture ; sur trois d'entre elles, la croix est en relief, alors qu'elle est en creux sur la quatrième ; une partie du socle a disparu. Deux croix et une stèle discoïdale sont adossées au chevet de l’église. L'une de ces stèles, datant du XIIIe siècle, a été abritée dans l'église. Le musée de Limoux expose également une stèle discoïdale retrouvée à Baraigne[13].

Le lac de la Ganguise[modifier | modifier le code]

Le lac de la Ganguise

Réparti sur le territoire cinq communes, dont Baraigne, le lac de la Ganguise ou retenue de l'Estrade du nom d'une ferme proche, d'origine artificielle, a été créé par un barrage construit sur la Ganguise en 1979 pour améliorer l'irrigation des terres agricoles ; il a été agrandi en 2007.

Il est aménagé en base de loisirs départementale.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Le héron garde-bœufs.

Ayant pour objectif un inventaire des espèces animales ou végétales qui y sont présentes, la création des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) ne s'accompagne d'aucune mesure de protection réglementaire. Le territoire communal de Baraigne est intégré, au même titre que 39 autres communes, à la ZNIEFF des Collines de la Piège[14]. On y trouve notamment le héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), oiseau classé sur la liste rouge des espèces menacées au niveau mondial.



Base ULM[modifier | modifier le code]

La base ULM

Au sud du village est installé une plate-forme d'ULM d’accès privé immatriculée LF1123.

Piste : QFU 11-29
Herbe de 280x15m
Indicatif radio : 123.45 pilote/pilote
Altitude : 920 pieds
Coordonnées : N 43°19.24 - E 01°50.07

Il est recommandé d'éviter le survol du village et d'effectuer les tours de pistes par le sud. Fortes turbulences par vents d'Autan et Marin[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

En 1271 Gautier de Varagne, chevalier, était présent lors de la prestation de serment au roi par les consuls de Carcassonne. En 1272 et 1282, son frère Gaufrid fut élu membre à l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée, et en 1287, il fut élu gouverneur de Carcassonne.

En 1433, Bernard de Varagne était l'envoyé du sénéchal de Toulouse. En 1485, Jean de Buisson, fils de Bernard de Varagne, était seigneur de Baragne et capitoul de Toulouse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Baraigne

Son blasonnement est : Écartelé : au premier coupé d'argent au lion issant de sable lampassé de gueules et d'or à l'arbre de sinople, au deuxième d'azur au roc d'échiquier d'or, au troisième d'azur aux trois coquilles d'or, au quatrième d'or aux trois fasces de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Bonhoure, Avignonet Lauragais, Syndicat d'Initiative, Maison des Jeunes et de la Culture et Commune d’Avignonet,‎ 1989.
  • Docteur Charles Boyer, Une excursion archéologique dans la Piège Baraigne, E. Roudière,‎ 1932, 22 p.
  • François Furet et Denis Richet, Histoire de la Révolution Française, Hatier,‎ 1972.
  • Romain Plandé, Géographie et Histoire du département de l'Aude,‎ 1944, 205 p.
  • Abbé Sabarthès, Dictionnaire Topographique du département de L'Aude, Imprimerie Nationale,‎ 1912, 596 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Baraigne sur le site personnel de Serge Delestaing

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Le contenu de cette section est inspiré du site de Baraigne sous licence Creative Commons Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 3.0 Unported (CC-BY-SA), importé par l'auteur.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Site de l'Insee
  • Autres références
  1. Abbé Sabarthes, Dictionnaire Topographique du département de l'Aude, Imprimerie Nationale,‎ 1912.
  2. Gaston Tissinier, Archives de l'Aude : 1e Division, A204 C,‎ 1984, chap. 312.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. a et b Établissements scolaires, site consulté le 01/10/2014.
  6. Site officiel de l'académie de Montpellier, consulté le 01/10/2014.
  7. Pages jaunes (médecins), consulté le 01/10/2014.
  8. Pages Jaunes, site consulté le 01/10/2014.
  9. « Notice no PA00102550 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. a et b Docteur Charles Boyer, Excursion Archéologique dans la Piège Baraigne,‎ 1933.
  11. « Notice no PA00102551 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Pierre Ucla, « Contribution à l'étude des stèles discoïdales du Languedoc », Archéologie du Midi médiéval, t. 1,‎ 1983, p. 70 et 83 (lire en ligne).
  13. Michel Briol, « Montmaur - Stèle discoïdale », Archéologie du Midi médiéval, t. 3,‎ 1985, p. 169 (lire en ligne).
  14. « ZNIEFF 910030620 - Collines de la Piège », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 6 octobre 2014).
  15. Site d'information aéronautique à destination des pilotes, site consulté le 08/10/2014.