Verdun-en-Lauragais

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Verdun-en-Lauragais
Image illustrative de l'article Verdun-en-Lauragais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Castelnaudary-Nord
Intercommunalité Communauté de communes de Castelnaudary Lauragais Audois
Maire
Mandat
Armand d'Agrain
2014-2020
Code postal 11400
Code commune 11407
Démographie
Population
municipale
266 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 59″ N 2° 03′ 36″ E / 43.3663888889, 2.0643° 21′ 59″ Nord 2° 03′ 36″ Est / 43.3663888889, 2.06  
Altitude 333 m (min. : 198 m) (max. : 613 m)
Superficie 20,21 km2
Localisation

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Verdun-en-Lauragais est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon. Par décret du 7 août 1958, Verdun prend le nom de : Verdun-en-Lauragais.

Ses habitants sont appelés les Verdunois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Adossé au sud de la montagne noire, entre 195 et 616 m d'altitude, il offre aux regards toute la plaine jusqu'à la barrière des Pyrénées. Verdun, commune du Lauragais, est situé à proximité de villes comme Castelnaudary, Carcassonne, Toulouse.

Climat[modifier | modifier le code]

L'existence de deux stations météorologiques proches, à savoir celle de Castelnaudary et de Saissac, permet d'analyser de manière précise le climat de Verdun-en-Lauragais.

La station de Saissac, à 630 m d'altitude et sur le versant sud de la Montagne Noire, est représentative du climat de la partie nord de Verdun-Lauragais (Sanègre, le Raziguet), avec toutefois un caractère montagnard plus accentué : située au Lampy-Vieux, elle est plus à l'intérieur du massif de la Montagne Noire. À l'opposé, la station de Castelnaudary à 170 m d'altitude est représentative du climat de l'extrémité sud de la commune. Les températures moyennes annuelles varient ainsi de 10,4 °C (Saissac) à 13,8 °C (Castelnaudary) avec un nombre de jours de gel respectivement de 52 et 25 jours par an[1]

Valeurs moyennes annuelles Saissac Castelnaudary

Températures moyennes : 10,4 à 13,8 °C
Maximum 14,2 à 18,4 °C
Minimum 6,7 à 9,3 °C
Maximum absolu +34,5 à +37,5 °C
Minimum absolu -10 à -6.7 °C
Nombre de jours de gel : 52 à 25
Nombre de jours >= 25 °C : 33 à 80
Hauteur précipitations : 1 426 à 741 mm
Nombre de jours de pp >=10 mm : 46 à22
Nombre de jours de vent >= 16 m/s : 86
Nombre de jours de brouillard : 0

Les moyennes annuelles calculées sur 10 ans, de 1988 à 1997 permettent de caractériser les deux stations. On constate un contraste important : 3° de moins à Saissac par rapport à Castelnaudary et le double de jours de gel et de hauteur de précipitation.

Castelnaudary présente un climat à tendance méditerranéenne marquée, l'influence océanique se faisant toutefois encore sentir, notamment dans la répartition assez régulière des précipitations. La station est par ailleurs très ventée.

Saissac présente un climat à caractère montagnard, plus froid et humide. L'importance des précipitations s'explique par le fait que la Montagne Noire est le premier relief qui arrête les fronts humides venant de la Méditerranée ; elle se trouve également sous influence océanique, influence lointaine toutefois, qui lui amène occasionnellement un surcroît d'humidité. La station est beaucoup moins ventée que celle de Castelnaudary.

Le climat de Verdun-Lauragais est intermédiaire entre celui de ces deux stations. Le bourg de Verdun, tourné vers le Sud et dans la vallée du Tenten, bénéficie d'une situation particulièrement favorable, abritée des vents, avec un bon ensoleillement.

Géologie[modifier | modifier le code]

La plus grande partie du territoire de la commune s'inscrit dans les terrains cristallins de la Montagne Noire.

Depuis la crête sommitale, au nord de la commune, le socle cristallin s'incline vers le sud avec une pente très régulière, de 7,5 % en moyenne. Le dénivelé total est de 421 m (616 à 195 m).

Le socle est entaillé par des vallées étroites et profondes, orientées nord-sud, dont les pentes moyennes atteignent 50-70 %.

Au nord de la crête sommitale se développe un versant beaucoup moins étendu et de pente plus forte (10-20 % en moyenne). Il présente un dénivelé de 130 m, de la crête jusqu'au Tenten

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est drainé par 4 principaux cours d'eau[2] : le Tenten et son affluent l'Ayguebelle, la Migaronne et le Riplou.

Le Tenten et l'Ayguebelle ont un cours permanent sur le territoire de la commune leur lit est de 2 à 3 m de large. Le Riplou et la Migaronne sont de plus faibles dimensions et n'ont un cours permanent que dans la partie basse.

L'écoulement des ruisseaux est très rapide, la pente générale du cours étant de l'ordre de 5 à 6 %, et la roche affleure partout dans le lit majeur.

En période de crue, les ruisseaux prennent un caractère torrentiel. Toutefois, les vallées étant très encaissées, les eaux ne sortent pas ou très peu de leur lit. Seuls les quelques prés en fond de vallée du Tenten, aux Trois Moulins et à l'Obit, peuvent être inondés.

La qualité des eaux du Tenten est excellente sur la commune, d'après la carte de l'agence de bassin.

Les rejets dans les ruisseaux sont limités à ceux de la station d'épuration qui traite les eaux usées du village ; il s'agit d'un décanteur-digesteur géré par la Compagnie Lyonnaise des Eaux.

Toutefois, la qualité des eaux, la faune et la flore aquatique ont pu être perturbées par la réalisation récente de nombreuses retenues d'eau destinées à l'irrigation.

Ces retenues contribuent au réchauffement de l'eau et diminuent son oxygénation. Leur utilisation représente des prélèvements importants en période d'étiage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village doit son nom, d'origine gauloise, (Viro : tournant[Informations douteuses] et Duno : colline), à son implantation sur un promontoire rocheux inscrit dans une boucle formée par deux ruisseaux : le Tenten (on prononce ici tout comme les Belges "tintin") et la Goutine.

La tradition cathare y est très forte. En 1305, toute la population est déportée à Carcassonne pour interrogatoire. De 1308 à 1321 parmi les 25 croyants brûlés à Toulouse, 5 sont originaires de Verdun. Le village abritait une maison cathare où les jeunes garçons apprenaient à tisser chez un Parfait.

Tout au long des siècles, Verdun occupa une place importante entre Lauragais et Montagne-Noire. En 1370, Verdun était une judicature qui regroupait 3380 feux. En 1856, la commune était animée par 751 habitants.

"" Recherche menée par Thierry Calvel ""

Pendant tout le XIe siècle, aucun document ne mentionne une quelconque occupation des territoires de Verdun. Cependant, la toponymie de certains lieux permet de dire qu'une présence est possible. En effet, autour de l'an Mil, une vague de construction et d'occupation de certaines positions géographiques apparaît. Les gens, à ce moment-là, se regroupent dans de petits villages fortifiés, autour d'une chapelle, sur une colline. Un lieu pourrait, à Verdun, correspondre à ce phénomène : c'est la colline de St Alary (ou St Hilaire) située entre les "Trois Moulins" et "Cayrejac". Il est fréquent en effet de retrouver des noms de saints anciens tel que celui-là dans les habitats de l'an Mil[3]. Un autre lieu à mentionner, à proximité du précédent, semble avoir été occupé pendant cette période, ou bien aurait succédé immédiatement à celui de St Alary : l'église Saint-Pierre avec son cimetière, situé sous le lieu dit Bellegarde. Cette église est mentionnée dans les textes anciens comme "St Pierre de Rupe[4]" ; elle fut utilisée jusqu'au milieu du XVIIe siècle : en 1720, elle est dite ruinée. En l607 le compoix de Verdun mentionne: "le behal tirand au Moulin Blanc, la métairie de St Pierre.... ", .... " le cimetière de St Pierre[5]... ".

"" Acte d'hommage 1152 "" " En l'an 1152 de l'incarnation du Seigneur, 3e fête, 7 août pendant le règne du roi Louis. Nous Isarn Jourdain, Jourdain, et Hugues fils de Hugues de Saissac qui fut connu ; annonçons à toi Raymond Trencavel, la création d'un nouveau château que l'on nommera Verdun; et que nous garderons sauve votre fidélité à toi et à ton fils Roger, par tous les moyens. Nous vous rappelons que nous vous invitons en notre château de Saissac où notre père et nos ancêtres vous gardaient fidélité. Texte de Pierre du Vilar vicaire résident[6]. Présents : Bernard de l'Isle et Amiel Cerdan et Pons de Villeneuve et Pierre de Monteacuto et Gaubert de Najac et Pierre Reine de Pech et Pons et Pierre Guillaume Morlane. Reconnu écrit et acte sacré, fait avant de se rendre en l'église Ste Marie d'Alzonne en présence de Pons, évêque de Carcassonne."...

C'est en 1152, que le nom de Verdun apparaît pour la première fois dans un acte d'hommage des seigneurs de Saissac au Vicomte Raymond Trencavel. En effet, le 7 août 1152, les fils d'Hugues de Saissac annoncent à leur suzerain qu'ils vont construire au lieu de Verdun une place forte (castrum). Ce texte ainsi que le serment de fidélité seront renouvelés à la même date en 1162.

Nous connaissons donc par cet écrit, la fondation du village, (dans les formes actuelles, mais également le nom des seigneurs du territoire de Verdun Isarn Jourdain, Jourdain, Hugues de Saissac.

En 1174, la puissance des seigneurs de Saissac, parait se limiter aux châteaux de Verdun et Saissac, comme semble nous le prouver l'hommage au Vicomte Roger Trencavel pour Monsrevel (idem tome III paragraphe XXI. ainsi que Histoire de l'inquisition Jean Guiraud).

A cette date là, les co-seigneurs sont Isarn Jourdain et son cousin Bernard de Saissac : les fils d'Isarn Jourdain et de Jourdain qui avaient fait hommage à Trencavel en 1152 et 1162.

En 1209, c'est Bertrand de Saissac, leur cousin qui fut seigneur de Saissac et de Verdun ainsi que d'autres lieux. Bertrand fut l'un des principaux vassal du vicomte Trencavel avant la croisade.

Les héritages des seigneuries du Moyen Âge en Languedoc étaient très particuliers. La coutume voulait que la seigneurie soit partagée entre les différents frères et sœurs, mais à la génération suivante, en général, seule une branche de la famille héritait de la totalité de la seigneurie : la propriété n'était donc pas morcelée. La limitation des naissances permettait alors de décider d'une branche héritière (Hérésis n° 17 - Mr Langlois G.1).

À partir du milieu du XIIe siècle, on commence à construire des castrum. Les habitats se regroupent sur un système défensif naturel (piton rocheux...). Les habitants de ces régions délaissent alors les habitats anciens (type de l'an Mil) pour se réfugier dans ces villages fortifiés. La place forte des seigneurs de Saissac a défini l'emplacement actuel du village. En effet, le village est ceint d'une route qui remplaça les fossés (la cave et la cave des jardins). Les murs extérieurs du village sont construits sur les anciens remparts et les deux entrées principales du village sont toujours visibles. Une des portes que l'on appelait au XVIIe siècle la "porte d'aval" a pour nom dans la mémoire collective : le "pont de Villeverd" ; la "porte du Cers" elle, se nomme "pont Mariéta". Sur toute la face sud, se trouvent maintenant des jardins qui étaient alors des habitats : comme nous le montrent des fondations, la présence de fragments de poterie, des agglomérats de verre et de fer fondus ensemble et surtout la présence de nombreux silos. Ces silos sont taillés circulairement dans le roc et servaient à conserver le grain. Ces silos, dont certains sont situés dans le village même, sont aussi visibles dans le lieu-dit "las costos", au fond du chemin de la Barbacane. Ceux-ci ont été démolis au début du siècle pour aménager le chemin dit des "Trois Moulins", mais les fonds sont encore présents. (voir photos à venir ...).

"" Début du XIIIe siècle "" Au début du XIIIe siècle, le territoire de Verdun est toujours administré par la famille de Saissac, et en particulier par Bertrand qui était l'un des plus grands seigneurs de la Vicomté de Carcassonne. Quand, en 1209, la croisade survient, et que Carcassonne tombe, les méridionaux pratiquent la tactique des terres brûlées : les châteaux et les greniers sont vidés. Ainsi, beaucoup de seigneurs occitans fuient, ne voulant ni se plier aux règles des Français, ni livrer leur château : ils sont déclarés "faîdits" et dépossédés de leur terre. À la fin août ou au début septembre 1209, Saissac est investi par les croisés, sans combat : les habitants ayant fui. Ainsi Robert Mauvoisin se voit attribuer la seigneurie de Guillaume de Durfort ; Hugues de Lascy, les terres de Pierre Mir et Pierre de St Michel (de Castelnaudary), ainsi que celles de F. de Laurac et d'Arnaud de Villeneuve. Les immenses terres des seigneurs de Saissac seront données elles, à Bouchard de Marly. Mais en 1299, la paix conclue entre le roi et Raymond VII implique l'annulation des donations faites par les comtes de Montfort : ainsi les anciens seigneurs (sauf ceux suspectés d'hérésie), récupèrent leurs terres. Les seigneurs de Saissac purent gérer leur ancienne seigneurie et habiter leur château, car à partir de cette date, Bouchard de Marly n'est plus mentionné comme seigneur de Saissac.

En 1240, lors de la reconquête de Trencavel, les petits seigneurs se soulèvent et prennent les armes contre le roi. Le roi ayant repris les choses en main, les terres nobles des méridionaux sont confisquées. Jourdain de Saissac fut alors cité comme hérétique et faîdit. Mais en mai 1244, il se rend à Toulouse auprès de St Louis et se soumet[7]. Louis IX, dans un souci d'apaisement décida de faire des restitutions partielles qui finirent par s'étendre à un grand nombre d'anciens proscrits (Timbal P., Un conflit d'annexion au Moyen Âge). Il semblerait alors que certains anciens seigneurs de Saissac aient retrouvé une partie de leur bien, (certains lots de terres ou de droits), mais pas la seigneurie principale. Ainsi, selon toute vraisemblance, Jourdain de Saissac récupérera la 4e partie de la seigneurie de Verdun, ainsi que d'autres droits à Saissac, sauf celui d'entrer dans son château dont Larnbert de Thury (un chevalier français) est le seigneur (M. Poudou, Canton de Saissac, 1998) .

Mais le climat politique avait tant changé que les nobles occitans vendirent ce qu'on leur avait restitué, et partirent ; certains en Syrie, rejoindre la croisade en Orient, comme Raymond de Terme. Un acte de l'abbaye de St Papoul en 1253, nomme "Jean d'Aragon, baile de Villemagne, qui était seigneur de Verdun pour le Comte de Toulouse...". Le 16 juillet 1253, Jourdain vend cette 4e partie de la terre de Verdun à Guillaume de Pia (B 2150 et B 2135 Archives départementales de l'Aude, inventaire des biens de la seigneurie de Ferrals) : l'année précédente, il lui avait déjà vendu des droits qu'il détenait sur Cascarech (le Puy St Pierre) qui était la propriété de Raymond de Terme (ib.). Guillaume de Pia fut sénéchal du roi à Carcassonne de 1248 à 1252. Il se retira dans la baylie de Laurac et acheta des seigneuries ou des droits seigneuriaux dans la Montagne Noire[8]. Ainsi il commença par la seigneurie de Ferrals, puis par une partie de la terre de Verdun en 1253, (l'achat de Verdun lui fut confirmé en 1260) et enfin par le Puy St Pierre à Raymond de Terme en 1252. Son fils, Guillaume de Pia recevra, en 1270, d'Alphonse de Poitiers, pour service rendu par son père, la part de Verdun qui appartenait à Pierre de Fenouillet (ou de Saissac). En 1279, il y eut la confirmation d'un jugement de maintenue, rendu au profit de Guillaume de Pia pour la justice du fief du Puget, un fief qu'il acheta entièrement en 1292 (Archives départementales de l'Aude, B 2150). La même année, Guillaume de Pia passe des transactions avec le roi pour les terres de Verdun, de Cascarech... Il se fit sûrement confirmer ses achats et donations faites sur les biens des seigneurs méridionaux. (G 233 Archives départementales de l'Aude 654.55). La seigneurie de Ferrals commençait à prendre la forme qu'elle ne quitterait qu'à la Révolution. En 1271, le Roi détient des droits (redevances fixes = Servicia) sur des maisons dans Verdun. Sont mentionnés là : Pierre Bolha, Bernard Rives, Nazaria et Andrieu[9] En 1308, le seigneur de Ferrals, passe une transaction, pour le droit de chasse et d'aisance dans les vacants de la seigneurie, avec les habitants de Verdun. Le texte de cet acte- est malheureusement perdu (2150 ainsi que des archives communales de Verdun (Mtre Bordas - Toulouse 21 et 28 juillet 1308)).

Le 3 février 1318, l'abbé de Montolieu achète une portion de la seigneurie de Verdun de Pierre d'Arnauld (Gallia Christiana tome VI col. 930. Mahul - cartulaire de Montolieu).

De 1327 à l329, Guillaume de Pia est nommé chevalier, seigneur de Verdun ; il est le gérant de la sénéchaussée de Carcassonne[10].

En 1323, Guillaume de Pia reçoit différents hommages pour les fiefs de Causse, de Cascarech, et du Puget[11].

En 1375, Jean de Pia reçoit un autre acte d'hommage pour le fief de Causse par Mlle Marguerite de Castilhon ; en 1398, il recevra le même hommage pour la métairie de Rhodes[12].

La fin du XIVe siècle est mouvementée : les excursions du Prince Noir en Lauragais font des ravages, et épidémies et famines s'installent quelque temps.

Un recensement du 4 janvier 1394 dans le diocèse de St Papoul ne fait état que de 12 feux imposables dans la communauté de Verdun[13] : cela représentait 60 habitants environ, qui étaient sujets aux impôts (les indigents, les nobles et les prêtres n'y sont pas compris).

"" XIIIe siècle "" "" LA VIE RELIGIEUSE "" La vie religieuse cathare commença à Verdun, selon les textes, en 1205. Un parfait nommé Guillaume Guibert avait un atelier de tissage, et apprenait à tisser à des jeunes des villages voisins (Manuscrit 609 f. 180 a. B.M. de Tlse). Les premières années de la croisade ne stoppèrent pas la foi des Verdunois. En 1218, lorsqu'elle était enfant, Alazaîs, femme de Bernard "de Toulouse", se tenait à Verdun avec son amie Guillelme qui tenta de l'instruire mais en vain[14]. En 1220, Pierre Delpech, chevalier de Montréal, et d'autres chevaliers conduisirent de nuit le parfait Raymond Delpech (père de Pierre) jusque dans les rues de Verdun où il reçut l'hospitalité[15]. Six ans après, le parfait Bernard de Lamothe fit une tournée dans la montagne noire : des croyants cathares l'accueillirent et lui donnèrent l'hospitalité[16]. Verdun était un refuge pour tous les parfaits de passage dans la région : les croyants de Verdun ont en effet toujours accueilli et soutenu les autres cathares. Ainsi en 1228, lorsque Humbert de Beaujeu assiégeait Castelnaudary, Guillaume Bordes vit le parfait Arnaud Mir dans la léproserie de Verdun : au Mazel de l'Obit. En discutant, il sut qu'il venait de chercher du blé du château de Verdun. Il en avait pris 6 setiers « dont il avait payé le prix entièrement » (Ms 609 f. 251). Le parfait Arnaud Mir s'occupa des croyants de Verdun pendant de longues années. En 1236, il est vu dans la maison de Othon, à Verdun en compagnie de Arnaud Caillavel (de Montolieu), Raymond de Pexiora, (de Saissac) et la servante de la maison Riche du Pujet[17]. Mais les inquisiteurs cherchaient à arrêter tous les croyants et parfaits, et se servaient des dénonciations.

En 1240, les parfaites Raymonde Autier et Beldona Fabre de Verdun (elle était la sœur de Bernard Fabre, tisserand à Verdun) tenaient des réunions secrètes dans la forêt de la Migaronne, forêt située sur les berges de la Migaronne en amont de Causse et du Pujet Bas. Bernarde Andrieu (femme de feu Pierre Andrieu de Ferrals) les ravitaillaient dans leur cachette, mais leurs menées furent découvertes par le curé de Verdun, Guillaume Pons. Il les fit arrêter ; elles furent brûlées à Castelnaudary[18]. Raymonde Autier était originaire de Villepinte ; elle fut arrêtée une première fois par les inquisiteurs au village des Cammazes, mais un soulèvement de l'ensemble des femmes la fit relâcher[19].

En 1245, Arnaud Huc succéda au parfait Raymond du Mas dans les villages de Verdun et Labécède[20]. Guillaume Andreau . dixit qd nunq. Arnaud Daniel... Grimaud... Arnaud de la Tor... Bernard Bola... Guillaume del Bos.... Pierre Garaut.... R. Auffrey... Pierre Folquer... Arnaud Faure.... Bernard Garauct.... Bernard Faure... Guillaume de Tholos… Arnaud Ribeira… Adalbert Rasi... Pierre Arnaud... Pons Caro… Bernard Carreir… Pierre Oliba… Bernard Ramundi... Arnaud Guillaume Samensal... Pons Fabri… Guillaume Vezia... R. Castelnau... Bernard Calvet... Arnaud Savaric... R. Bartholomeu... Bernard Calhavel... Pierre Véfra...


Omnes predictus negativi abiuravit h. et iuravit etc.

T.B. prior de Vauro, W cap de Manso StP Silvent capellanus de Viridifolio et M. de Astara co capellanus de Podio Laurensi et frater B. inquisitor Beaucoup de jeunes étaient employés comme bouviers : pendant leur travail ou chez leurs employeurs, ils rencontraient et écoutaient les parfaits.

En 1248, Guill Raffard était valet chez les Andrieu de Verdun où il gardait les vaches avec Pons et Pierre Andrieu ; en 1249, il rencontra Saix Brostailhou. Raymond Berthomieu de Verdun alors âgé de 14 ou 15 ans, était bouvier chez Guillaume Arimand de Roquefort (son oncle) où il écoutait les parfaits (Déposition de Guillaume Raffard de Roquefort : Doat 26 f 11 à 45).

En 1248, l'inquisiteur Bernard de Caux interrogea 29 chefs de famille de la paroisse de Verdun. Il y a là des noms que l'on retrouvera tels que Bolha, Falquet... La confession de Guillaume Carrière, le 8 juin 1254, nous apprend la vie des croyants de Verdun de 1250 jusqu'au jour de son arrestation en juin 1254 (Registre des parfaits convertis - Ms 124 et 202 des A.D.H.G.).

En 1250, Guillaume Carrière et son compagnon parfait Bernard du Mas vinrent à Verdun, accompagnés par Bernard Gairaud. Ils prêchèrent sur une aire appartenant à Pierre Olieu (Pierre "Oliba" OLIEU futur évêque du Toulousain à Sermione en Italie. Parfait, il fut probablement brûlé à Vérone en 1276. (note de J. Duvernoy.) Doat XXV §144 v° 246…). Ils furent adorés par les frères Pierre et Bernard, puis, entrèrent dans un bois pour y passer la nuit ; les jours suivants, ils furent ravitaillés par les frères Olieu et de là, ils partirent vers Labécède.

Pendant l'année suivante, Carrière vint à Verdun avec son socius, il consola une malade ; il fréquenta alors la famille Foulquier, Bernarde et son mari Pons, ainsi que Raymond et Pierre. Un jour qu'il était avec son compagnon Julia (un parfait), dans un bois proche de Verdun (bois de Reitel), il fut surpris par Pierre Aicart qui gardait son bétail ; Carrière lui dit que des "faidits" étaient dans les parages ; Pierre Aicart prit peur et s'en alla.

Pour Pâques 1252, Guillaume Carrière était avec d'autres parfaits (Raymond du Mas, Pierre de Belesta, Raymond Donat, Pierre Julia et Arnaud du Bousquet) à un endroit appelé Al Castlar, près de Verdun. Là, vinrent les voir, Arnaud Vidal, Pierre Estève de Labécède, Pons Tréville de Puginier, Arnaud Faure de Verdun...

Au printemps 1253, Guillaume Carrière et Pierre Estève vinrent une nuit chez Guillemette André pour faire leur prédication. Pierre André leur apporta une gerbe de poireaux. De là, ils retournèrent chez Pons Foulquier chez qui ils étaient hébergés.

À l'automne 1253, Carriere était avec le parfait Raimond Donat, dans un bois appelé "Datfau" au-dessous de Verdun. Là, ils furent visités par les frères Raymond et Bernard de Bram et leur cousine Alazaîs Guiraud qui leur apportèrent du vin et les écoutèrent. À la même époque, les parfaits Pierre Estève, Bernard Foulquier et Carriere prêchaient dans une "bouzigue" au-dessus du moulin de Bernard Bernière où vinrent les écouter les frères Raimond et Bernard de Bram (originaires de Verdun). Quelque temps après, Pierre Estève et Guillaume Carriere étant dans le bois de "Rétel", Estampas et Thomas Andrieu leur amenèrent du vin et les écoutèrent, et au soir, les accompagnèrent jusqu'à un endroit appelé Peyres Blanques.

En mars 1254, les deux parfaits vinrent de nuit dans la maison de Guillemette Andrieu et de son mari Pons Faure où ils mangèrent et passèrent la nuit. La nuit suivante, ils allèrent chez Pons Foulquier (habitant dans Verdun). Peu de temps après, les inquisiteurs vinrent à Verdun où ils questionnèrent les habitants. Les parfaits G. Carriere, Raimond Donat, et Pierre Estève se cachèrent alors sur les bords du Tenten et de l'Ayguebelle pendant 2 mois. Depuis les vallées, Raymond de Bram (habitant et croyant de Verdun) vint les voir et les ravitailler au lieu de Pierre Blanche, ainsi que Raymond Bourrel de Verdun qui leur apporte du pain à deux reprises. Dans les cachettes de la vallée du Tenten, les parfaits se réunissaient : Pons Estève, Pierre de Belesta, Julia Bernard Foulquier, Raymond Barrière. Les croyants de la région venaient les écouter prêcher. De Verdun : Bernarde et Raymond Foulquier, les enfants de Pons ainsi que leur mère Bernarde, Bernarde Faure ;Bernarde Garrigue et Ermengarde Peyre toutes deux de Dreuilhe. Les 5 femmes partirent ensuite avec Bernard Bernière en Lombardie où elles furent hérétiquées. Trois semaines avant d'être arrêté et entendu par les inquisiteurs, G. Carrière se cachait entre St Papoul et Verdun ; il fut ravitaillé par Raymond Foulquier (fils de Pons) qui lui amena deux pains. Le parfait Guillaume Carrière fut arrêté à Verdun en juin 1254 et exposa ses actions aux inquisiteurs.

À partir de cette date, nous n'avons plus de renseignements sur la seconde moitié du XIIIe siècle. Les croyants, faute de parfaits, se firent-ils moins nombreux ?

L'inquisition avait-elle amené pour être interrogées les personnes dénoncées par Guillaume Carrière ? Nous n'en avons aucune trace. Il est probable que de nombreux croyants partirent se réfugier en Italie. C'est le cas des frères Olieu (Oliba). Bernard Olieu fut ordonné parfait, puis partit en Italie avec ses deux frères Pierre et Bertrand, simples croyants. Il devint évêque des exilés en Italie vers 1270 à Sermione, après être passé à Pavie et Alexandrie (Roquebert - Les Cathares - Perrin p. 362). Le village de Verdun était donc à cette époque l'un des derniers villages cathares du Languedoc (P. LIMBORCH - Historia Inquisitionnis.).

À ce titre, des parfaits fréquentaient souvent le village. Nous savons qu'en 1297, Bernard Audouy s'occupait des croyants du Lauragais et en particulier de ceux de Verdun. Ainsi, durant la période 1295-1305, vinrent à Verdun : Pierre Autier, Jacques Autier, Pierre Raymond de St Papoul et Amiel de Perles. Tous ces parfaits furent reçus dans la plupart des familles de Verdun pour y manger et dormir. Les familles Ysabe, Bolha, Bernière accueillirent tous ces parfaits pour les écouter prêcher, les adorer pour certains, et manger le pain béni par eux. La déposition d'Ayceline Bernière illustre bien ces différents points

"....Ayceline, femme de Jean Bernière de Verdun, après notre constat, par son acte de confession ;

Elle vit plusieurs hérétiques dans sa maison, et elle les écouta.... Ensuite elle mangea du pain béni par les hérétiques... Les hérétiques qu'elle vit sont Pierre Vel, Guillaume Autier, André de Prades, Jacques Autier, Amiel de Perle, Pierre Raymond... Elle ne les vit pas tous ensemble, mais elle en vit quelques fois un, quelques fois deux, mais elle nia les avoir cru. " Certains membres de la communauté cathare de Verdun, allèrent jusqu'en Italie voir les hérétiques, porter des messages ou escorter des gens. Ce fut le cas de Serdane Fabre qui alla à Come avec Serdane, une amie, et son oncle maternel Bertrand Engilbaud ; ainsi que Guillaume Falquet et Pierre Bernière. Nous savons qu'en mars 1301, un habitant de Verdun, Pierre Bernière, alla jusqu'en Italie chercher un parfait Philippe "de Talayrac". Celui-ci s'installa à Toulouse. On retrouvera là Serdane Fabre (dite Exlarmonde) qui servait Philippe de Talayrac ainsi que Pierre Raymond (de St Papoul).

Le 8 septembre 1305, les deux parfaits Jacques Autier et Prades Tavernier furent arrêtés par l'inquisition à Limoux mais réussirent à s'échapper. En fuite, ils furent hébergés à Verdun pendant 3 ou 4 jours par Bernarde Nicolay. Cette arrestation lança le début de la répression ; d'abord à Verdun, puis au Born (localité située sur le Tarn, proche de Villemur), pour finir par Montaillou (localité située en Ariège). Toujours la même tactique : encerclement du village, rafle des croyants pour être entendus, ou sur place comme à Montaillou, ou à Carcassonne et Toulouse pour Verdun et le Born.

Pour Verdun, 13 familles furent interrogées, ce qui représentait environ 50 personnes.

Au lendemain de la capture d'Autier et de Prades Tavernier, certains parfaits furent menacés. Ainsi Pierre Raymond de St Papoul fut averti, et il retira 30 maraboutins d'or et 80 tournois d'argent qu'il avait en dépôt à Verdun chez Sicard Bolha. Ceci démontre la présence de croyants zélés en qui les parfaits pouvaient avoir toute confiance.

Au mois d'octobre 1309, le parfait Amiel de Perle fut arrêté dans une ferme où l'avait emmené un croyant de Verdun qui parvint à s'enfuir. Il devait être alors avec Raymond Fabre qui fut arrêté à Verdun au début d'octobre 1309 alors qu'il frappait à la porte d'une croyante. Les croyants de la Montagne Noire manquaient certainement de parfaits ; ainsi un habitant de Castelnaudary originaire de Verdun, Pierre Andrieu, qui fut brûlé, promit même à son beau-frère Pierre Fils de l'entretenir pendant un an s'il se faisait parfait.

(Pierre Andrieu était marié à Genser sœur de Pierre Fils).

Des Verdunois arrêtés en 1305, plus de 26 furent emprisonnés, 8 restèrent en prison, 13 d'entre eux furent libérés en mai 1308, 5 furent brûlés : Pierre Verniere, le 25 mai 1308 Condors et Bernard Ysabe, en avril 1310 Pierre Ysabe décédé au mur et brûlé Pierre Andrieu La rafle de 1305 marqua la fin des croyants cathares à Verdun et dans la Montagne Noire.

Guillaume FALQUET Il est le fils de Raymonde Textri. Il est allé 4 fois en Lombardie (à Côme et Quercum) et 1 fois en Sicile. Les 3 premières fois, il est allé en Lombardie pour rencontrer et écouter des hérétiques ; pour transmettre et ramener des messages. La 4e fois, de Lombardie, il arriva jusqu'en Sicile, où il conduisait 2 hérétiques, Pons Bavili d'Axs et Pons de Na Rica d'Avignonnet auprès d'autres déjà sur place. Il rencontra là des hérétiques, des croyants en l'hérésie et des fugitifs qui avaient trouvé refuge en Sicile. Interrogé en 1307, il fut emprisonné au Mur, relâché en 1323. Il s'enfuit et fut recondamné comme hérétique.

Sicard BOLHA Il est le fils de Gilbert et Raymonde (morte en hérésie). C'est un agent actif du village. Sa maison est condamnée à être brûlée car elle avait accueilli beaucoup d'hérétiques ; c'est là que sa mère Raymonde et Raymond Rocatz furent hérétiqués. Il confessa qu'il avait enterré dans son jardin, avec d'autres, un homme qui fut hérétique dans sa maison (peut-être Raymond Rocatz).

Au printemps 1305, il garda en dépôt 30 maraboutins d'or et 80 tournois d'argent que lui avait confié l'hérétique Pierre Raymond de St Papoul. Il les lui restitua lorsque Jacques Autier fut captif à Limoux, car celui-ci avait peur d'être arrêté. Lorsque sa mère Raymonde contracta la maladie qui la fit succomber en 1301 environ, des parfaits la visitèrent et l'hérétiquèrent. Interrogé en 1305, il fut emprisonné ; relâché, il dut faire des visites aux églises de Toulouse, et faire différents pèlerinages dont un à Saint Jacques de Compostelle.

Pierre BERNIERE Il est le fils de Bernard et de Guillelme. En mars 1301, il ramena de Sicile deux parfaits : Jacques et Philippe de Talayrac (ou d'Alayrac) ; ils firent une halte à Verdun. Il les amena dans un abri à Toulouse. Jean Duvernoy écrit qu'ils s'installèrent dans une maison, rue de l'Etoile ; que Philippe partagea avec Pierre Raymond de St Papoul et une servante originaire de Verdun : Serdane Fabre dite Esclarmonde. Pierre Berniere fut chargé par Philippe d'aller chercher Pierre Autier qui se cachait dans le Sabarthès et de le lui amener à Toulouse. Il s'échappa du Mur ; repris et condamné, il fut brûlé vif le 25 mai comme relaps (personne retombée en hérésie).

Ysarn BOLHA Il devait être hérétiqué par Pierre Raymond et Amiel de Perle qui vinrent quand il était malade ; il ne le fut pas, car il se remit de sa maladie. Pierre BOLHA Senior fils de Pierre Il vit Pierre Raymond de St Papoul aux Cammazes, où il mangea avec lui.

Condors YSABE, femme de Pierre YSABE Elle reçut plusieurs hérétiques dans sa maison, parfois plusieurs jours et plusieurs nuits ; elle reçut deux hérétiques pendant une semaine. Chaque fois, elle les écouta et les adora. Elle nomma : Pierre Autier, Jacques Autier, Pierre Raymond de St Papoul, Bernard Audouy et Amiel (de Perles) 1295-1305.

Serdane FABRE, dite Esclarmonde Elle est la fille de Guillaume Fabre. Elle alla en Lombardie avec son amie Serdane et Bertrand Engilbaud, son oncle maternel, voir des hérétiques à Côme.

Guillelme BERNIERE Elle est la fille de Pierre Berniere et la femme de Bernard Berniere. Elle vit dans la maison Berniere Jacques Autier ; Pierre Raymond de St Papoul.

Grazida BOLHA Elle est la fille de Raymond Bolha. Amie avec Raymonde Ysabe, elle vit chez son père, Pierre Ysabe, plusieurs bonhommes dont Raymond Fabre. Un jour Raymond Fabre tenta de leur parler des affaires de la religion, mais elles ne le crurent pas ; elles savait que c'était un hérétique.

En 1305, un homme vint à la ferme où demeurait Grazida Bolha pour voir quelqu'un avec qui il avait des affaires à régler ; arrivé à la porte de la ferme, il prit peur et partit ; elle sut ensuite que c'était Raymond Fabre.

BERNIERE Raymond & Jeanne Jean Bernarde Arnaud Bernard Ysarn & Ayceline Hugues de Prades Guillelme, Pierre Raymond & Serdane

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Verdun-en-Lauragais Blason D'argent, à trois fusées de gueules posées en fasce.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1849   Honoré Dulignon    
mars 2001 en cours Christian Pélissier[21]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 266 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
742 645 667 678 742 731 770 756 751
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700 695 672 622 589 608 611 576 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
526 547 530 391 391 378 380 316 272
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
265 233 219 216 212 231 249 251 266
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Étude menée par "Études Conseils Environnements Paysages, 7 rue du Moulin 31450 Montgiscard
  2. (cf. carte de l'hydrologie)
  3. Michel Passelac et Jean Paul Caze, Habitat de l'an 1000 en Lauragais, CRAL
  4. M. Cl Marandet - Arch. du Midi Médiéval. Tome 8-9. p. 99
  5. Archives départementales de l'Aude, J 503 Compoix de Verdun. p. 4
  6. Histoire générale du Languedoc. Tome III Preuve 499 colonne 542
  7. ADA, Série H inventaire
  8. Q 421 Archives départementales de l'Aude et Mahul "Cartulaire de Carcassonne"
  9. Archives nationales, JJ25 f° 198 : LIBER REDITUM
  10. Mahul - cartulaire - T. 6 p. 280
  11. Archives départementales de l'Aude, B 2150
  12. Archives départementales de l'Aude, B 2150 - B 2135
  13. Archives départementales de l'Aude, recensement dans le diocèse de St Papoul en 1394, Q.901
  14. Manuscrit 609 f. 253b
  15. Manuscrit 609 f. 109 b
  16. Ms 609 f. 209
  17. Ms. 609. f.121 a.
  18. Doat 26 f 14 v°
  19. Michel Roquebert, L'Épopée cathare, Perrin, Paris, 2006
  20. Registre d'inquisition de Bernard de Caux, manuscrit 609. Bibliothèque de Toulouse: De Verduno prope Saissac et de Vilamanha eius parrochia Anno dominici M CC X L V LLL Kls mars
  21. Site officiel de la préfecture de l‘Aude - liste des maires (doc pdf)
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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