Saint-Martin-Lalande
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| Saint-Martin-Lalande | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Aude | |
| Arrondissement | Carcassonne | |
| Canton | Castelnaudary-Sud | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Castelnaudary Lauragais Audois | |
| Maire Mandat |
Guy Bondouy 2008-2014 |
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| Code postal | 11400 | |
| Code commune | 11356 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint Martinois | |
| Population municipale |
1 090 hab. (2010) | |
| Densité | 86 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 134 m — Max. 192 m | |
| Superficie | 12,65 km2 | |
| Localisation | ||
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Saint-Martin-Lalande est une commune française, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.
Ses habitants sont appelés les Saint Martinois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Commune de l'aire urbaine de Castelnaudary située dans le Lauragais sur une colline dominant la vallée du fresquel, au sud du village se trouve le canal du Midi, la route ancienne nationale 113, la voie ferrée, l'autoroute A61 et au Nord on trouve la Montagne Noire à 36 km de Carcassonne et à 56 km de Toulouse.
Climat [modifier]
Le climat est méditerranéen et du vent d'autan appelé chez nous " vent marin ou aouta "( vent de sud est) et un autre : le Cers (vent de nord ouest)
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
La commune de Saint-Martin-Lalande est un ancien habitat paléolithique et néolithique. Un atelier de pierres a été repéré à la limite des bois de la Réjane, c'est-à-dire sur une terrasse exposée au midi et surplombant le Fresquel, en travaillant les terres, on a découvert des haches de pierres qui y étaient enterrées. Puis vient la période proto-historique, l'Oppidum à pic sur la vallée du Fresquel, sur la crète. L'opppidum se trouve à l'emplacement des anciennes demeures de Templiers au-dessus de l'église. On a retrouvé aussi des silos creusés dans le roc qui parsèment les rues du village, mais aucune fouille systématique n'a été effectuée pour déceler d'éventuelles nécropoles.
Période gallo-romaine [modifier]
De nombreuses exploitations agricoles gallo-romaines devaient parsemer le territoire de la commune, les trouvailles de tuiles à rebord sont assez fréquentes, des vestiges d'une villa rustiques ont été repérés au domaine de Belz. Une autre a été repéré au domaine d'En Paillant ; quand les blés sont assez bas, on décèle les traces de ces villas. Une tombe gallo romaine à incinération a été mise au jour en 1954 au lieu-dit Les Cammazes de la Gleiyos au-dessus du domaine de Belz.
Période médiévale [modifier]
Le village de Saint Martin Lalande a été créé au début du XIIe siècle. Dans le contexte d'insécurité qui régnait à l'époque féodale Au XIIe siècle, on trouvait la Commanderie des Templiers(actuellement rue du Parc). le "castrum Sancti Martini de Landa" était défendu par des remparts, doublés au midi par des "caves" ou fossés qui avec le temps ont été comblés(actuellement la place de la salle des fêtes). Il n'y avait pas d'église intra-muros car Saint Martin Lalande fut au XIIe siècle et XIIIe siècle un haut lieu du catharisme. D'après les registres de l'inquisition, il y avait dix maisons de parfaits cathares et la plupart des habitants assistaient aux prêches des bons hommes.
En septembre 1211, sous les murs de Saint Martin Lalande, du côté du Fresquel, se déroula une grande bataille qui opposa les croisés de Simon de Montfort et Raymond VI de Toulouse Conte de Foix, sous les pentes du village. Après un dur combat, Raymond Roger, comte de Foix, repoussa les Français vers le village voisin. Voyant ceci, Simon de Montfort accourt pour les dégager en prenant à revers l'armée des Occitans et remporta la bataille. C'est vers 1350 qu'au cœur du village fût construite l'église de style gothique languedocien à nef unique et aux contreforts énormes.
Renaissance [modifier]
Il reste une maison en restauration qui a été mise en valeur en faisant réapparaître les joints des pierres dans le vieux village à côté de l'église. On retrouve tous ces emplacements sur le compoix, le cadastre actuel, datant de 1566. Puis il y a eu le passage de Catherine de Médicis et de la cour lors du voyage circulaire qu'elle a fait en France en 1566.
XVIIIe siècle [modifier]
La commune étaient très intense au XVIIIe siècle, selon les registres de délibérations des consuls et les archives départementales une véritable prospérité due à la culture du pastel et de la garance semble avoir régné sous Louis XVI. La garance était un dérivé du pastel qui a servi à obtenir d'autres couleurs. Plusieurs constructions à cette époque et surtout la construction de l'ancienne voie royale qui est aujourd'hui nommée ancienne 113.
Période contemporaine [modifier]
À l'heure actuelle, à part les anciens, personne ne distingue les différents quartier.
Mais il y a une soixantaine d'années, les riches habitaient sur la place, le "Planan" qui était la partie centrale autour de la mairie qui constitue un quadrilatère. Les maisons ont leur façade sur les rues et sont exposées au Sud pour profiter au maximum du soleil.
Les pauvres étaient dans ce que l'on appelait le quartier de pana favas [p'anɔ f'aβɔs], c'est-à-dire le quartier des voleurs de fèves.
En occitan, quelqu'un qui vole est un « panaire » [pan'ajre] du verbe « panar » [pan'a] et pour se nourrir, il était obligé de voler des fèves.
Héraldique [modifier]
| Blason | De gueules à un pal flamboyant d'argent. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Administration [modifier]
Économie [modifier]
Le groupe Terreal y dispose d'une usine de production de tuiles.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 090 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Ce village a souffert de l'exode rural après 1945. La population du village est tombée à 420 habitants en 1971
De 420 habitants, il est passé à 1100 en 2009 grâce à une dynamique collective, qui a permis de repleupler le village et qui est devenu une banlieue de Castelnaudary.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean Audy. 1906-1962. Conseiller général canton Sud et Président de la commission des travaux Publics, vice-Président du Syndicat interdépartemental de la Montagne Noire (voir barrage des Cammazes), Conseiller du Commerce extérieur, Président du Syndicat des Exploitants agricoles de Castelnaudary, Président du Comité d'expansion économique du Lauragais, membre et Président de la Société d'études scientifiques de l'Aude. Archéologue (voir la mise à jour de la basilique cimetériale de Montferrand (Aude), Historien et écrivain (diverses publications : voir, entre autres, son étude sur les deux amiraux Joseph Saturnin de Peytes et François Henri, comte de Peytes de Montcabrier), Editorialiste politique dans l'Indépendant du Midi, titulaire des Palmes Académiques.
Articles connexes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
