Tréville (Aude)

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Tréville
Image illustrative de l'article Tréville (Aude)
Blason de Tréville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Castelnaudary-Nord
Intercommunalité Communauté de communes de Castelnaudary Lauragais Audois
Maire
Mandat
Danièle Thomas
2014-2020
Code postal 11400
Code commune 11399
Démographie
Gentilé Trévillais
Population
municipale
107 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 09″ N 1° 57′ 12″ E / 43.3858, 1.9533 ()43° 23′ 09″ Nord 1° 57′ 12″ Est / 43.3858, 1.9533 ()  
Altitude Min. 178 m – Max. 311 m
Superficie 5,33 km2
Localisation

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Tréville

Tréville est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Trévillais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Castelnaudary située dans le Lauraguais

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de Tréville plonge ses racines dans le haut Moyen Âge du Lauragais, alors qu'il était une bastide fortifiée dès le XIIe siècle. De cette époque subsiste l’église, ancienne chapelle du château, et une partie de la courtine sur laquelle s’appuient les communs du château actuel.
Des documents généalogiques, facilement consultables à la Bibliothèque nationale de France, attestent de la succession ininterrompue depuis 800 ans des quatre familles seigneuriales de Tréville :

  • les barons puis marquis de Rigaud de Vaudreuil ont détenu la baronnie de Tréville, avec plusieurs autres aux environs, aux XIVe et XVe siècles (cette illustre famille a donné des gouverneurs du Canada et l’un d’entre eux fut l’un des proches de la Reine Marie-Antoinette, dans son cercle d’amis proches à Trianon avant la Révolution) ;
  • Géraud d’Amiel, capitoul de Toulouse et seigneur d’Airoux, a épousé Jeanne de Rigaud de Vaudreuil à la fin du XVe siècle, et apporté en dot Tréville à son époux ;
  • Marc-Guillaume de Bedos, seigneur de Pechdoffieu, épousait au XVIe siècle Claire d’Amiel et apportait en dot Tréville ;
  • Grégoire de Calouin, fils du seigneur de Montalivet (le château de Montalivet se trouve près de Villasavary) et de La Calouiniere, épousait le 1er août 1659 Jeanne de Bedos, fille du seigneur de Tréville. Ainsi les Calouin se sont fixés à Tréville.

Cette famille, à l’origine rameau des anciens Patry de Normandie (seigneurs de la Lande-Patry près de Flers), avait construit vers 1320 le château de la Calouinière, situé près de Martigné-Briand en Anjou. Ce château existe encore et domine la rivière le Layon. Du vin d’Anjou « Coteaux-du-layon » est toujours produit de nos jours sur ces terres. Puis, en 1570, pendant les guerres de religion, Thomas de Calouin a quitté l’Anjou pour le Languedoc afin d’occuper les fonctions de gouverneur du couvent de Prouille, sur nomination de la princesse Madeleine de Bourbon, prieure de Prouille et abbesse de l’abbaye de Fontevrault (abbaye non loin de La Calouiniere). À Prouille, il commanda 400 hommes d’armes pour protéger le couvent, puissamment fortifié et bénéficia de la protection du cardinal de Joyeuse dans l’exercice de ces fonctions.

La famille des comtes de Tréville, vicomtes de Calouin (par ordonnance royale du 6 décembre 1814), qui subsiste de nos jours, compte de très nombreux militaires parmi ses ancêtres, dont beaucoup sont morts au combat au service du Roi. L’un d’entre eux, Raimond de Calouin de Tréville, aide de camp du maréchal de Noailles, s’est particulièrement illustré lors de la tentative de débarquement des anglais à Sète en 1710. En remerciement de son action d’éclat, le maréchal lui offrit de beaux portraits de la famille royale et de sa propre famille (les Calouin descendent de Perrine d’Aubigne, née au château d’Aubigne en Anjou, et ont bénéficié à ce titre de la protection des Noailles ; en effet, Françoise d’Aubigne, marquise de Maintenon, revendiquait la même ascendance angevine alors que sa nièce avait épousé le duc de Noailles). En avril 1814, le comte de Tréville, alors maire de Castelnaudary, reçut au château le duc d’Angoulême avec les maréchaux Berthier et Soult (envoyés avec une importante armée par l’empereur Napoléon pour s’opposer aux forces britanniques qui remontaient d’Espagne) pour les persuader de ne pas verser du sang inutilement et d’épargner ainsi les populations, alors que la nouvelle de l'abdication de l'Empereur venait à peine d’être connue. Parmi les personnalités marquantes du village, il faut noter le baron Hermann de Tréville, député puis sénateur inamovible de l’Aude en 1876.

Les comtes de Tréville ont pour armoiries : de gueules à trois quintefeuilles d'argent, surmontées d'une couronne de comte, un dextrochère d'argent tenant un cimeterre de gueules en chef, deux sauvages comme supports, l'un à dextre tenant une massue levée, l'autre à sénestre tenant une massue baissée, et pour devise "Gloria, Decus, Honor Patry".

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

La commune porte

  • De gueules à trois roses d'argent

Ce blason évoque celui des seigneurs du lieu (à trois quintefeuilles d'argent), et est enregistré sur l'armorial général de D'Hozier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jacky Calmes    
mars 2008 2014 Danièle Thomas[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 107 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
206 202 205 247 266 220 247 258 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
253 259 240 223 216 211 200 180 173
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
159 177 192 158 150 140 127 129 113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
105 76 76 80 91 117 112 111 107
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Tréville (XIIe - XVIIe). La bâtisse actuelle a perdu ses tours lors de sa reconstruction au XVIIe siècle. Restes partiels de l'enceinte médiévale.
  • Pigeonnier du XVIIe.
  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIIe siècle).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de la préfecture de l‘Aude - liste des maires (doc pdf)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Monument aux morts de Tréville.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]