Laurabuc

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Laurabuc
Blason de Laurabuc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Castelnaudary-Sud
Intercommunalité Communauté de communes de Castelnaudary Lauragais Audois
Maire
Mandat
Omar Ait Mouh
2014-2020
Code postal 11400
Code commune 11195
Démographie
Gentilé Laurabuciens
Population
municipale
405 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 53″ N 1° 58′ 53″ E / 43.2480555556, 1.98138888889 ()43° 14′ 53″ Nord 1° 58′ 53″ Est / 43.2480555556, 1.98138888889 ()  
Altitude Min. 143 m – Max. 231 m
Superficie 8,04 km2
Localisation

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Laurabuc est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Laurabuciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Castelnaudary située dans le Lauragais Le territoire de la commune est presque entièrement situé dans la plaine de Castelnaudary qui forme un large couloir fertile du seuil de Naurouze à Carcassonne. Sur les 804 hectares de la commune, près de 700 sont des terres cultivables qui produisent essentiellement des céréales. Le village est blotti dans un vallon entre deux collines (la colline du moulin et celle du calvaire) sur la première ligne de relief de la Piège, à l'extrémité occidentale du territoire communal.

Histoire[modifier | modifier le code]

La plaine de Laurabuc est habitée dès la Préhistoire (âge du bronze et âge du fer). Les traces d'une ferme gallo-romaine ont été identifiées à Sarrazy. Au cours du Moyen Âge, le village de Laurabuc se développe autour du château (dont le donjon correspond à l'emplacement de l'église actuelle), il a une forme semi-circulaire. La seigneurie de Laurabuc est placée sous la dépendance de celle de Laurac, capitale du Lauragais. Au centre du pays Cathare, Laurabuc va connaître l'invasion des seigneurs du nord de la France lors de la croisade contre les Albigeois à partir de 1209. Ainsi Simon de Montfort s'empare-t-il de Laurac en 1211, et exproprie-t-il le seigneur Aymeri. Après la croisade, le Lauragais tombe sous l'autorité du roi de France.

Les actes notariés des XIIe, XIIIe et XIVe siècles, montrent que de riches terres agricoles de la paroisse (appelée Saint-Pierre-de-Laurabuc dans la plaine, ce nom correspond encore à un lieu-dit au centre du territoire de la commune) sont acquises par les seigneurs de Laurac, par le monastère dominicain de Prouille, et surtout par la commanderie des chevaliers de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem) qui était implantée à Pexiora. À partir du XIVe siècle, la paroisse de Laurabuc est placée sous l'autorité de l'évêque de Saint-Papoul (évêché crée en 1308) Au XVIe siècle, les guerres de religion vont toucher Laurabuc qui est prise par les protestants en juin 1573. En 1575, l'armée catholique reprend le village. Au XIXe siècle, à la suite d'une épidémie de choléra qui atteint la France en 1832, et la région de Castelnaudary dans l'été 1835, puis réapparait plusieurs fois, le chanoine Bize, curé de Laurabuc, fait promettre à ses paroissiens de construire un calvaire si le village est épargné (l'épidémie avait atteint Pexiora, la commune voisine). Le vœu est exaucé, et en 1854 les 14 chapelles du chemin de croix, construites en pierres de taille qu'on a fait venir de Beaucaire par le canal du midi, sont installées sur la colline voisine du village. Une grande chapelle est érigée en haut du calvaire en 1871, puis trois grandes croix dominent l'ensemble en 1885. Au début du XXe siècle, Laurabuc est une commune active peuplée de plus de 500 habitants, avec de nombreux artisans, trois cafés (dont l'un avec un petit hôtel), deux écoles publiques. Dans la plaine, les terres sont en partie possédées par des familles de la noblesse (par exemple, les familles d'Arellano héritière de la famille du marquis de Las Cases, compagnon de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, Ramière de Fortanier,ou D'Herbès) ou de la grande bourgeoisie (M. Blagé, directeur de la compagnie des chemins de fer du Midi à La Marguerette). Ces familles vivent dans des châteaux entourés de parcs boisés, à côté des fermes qui sont le plus souvent des métairies, la plus grande partie des terres est exploitée en métayage, le reste par de petits propriétaires de la commune. Le XXe siècle est marqué par un long déclin démographique lié à l'exode rural, Laurabuc perd progressivement tous ses commerces et ses écoles. Cependant de puis 1990 et surtout le début du [XXIe siècle, Laurabuc connait une reprise importante, à cause de sa situation privilégiée, au calme, à proximité de Castelnaudary, et d'un accès autoroutier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Laurabuc Blason D'argent aux deux pointes d'azur posées en chevron.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Omar Ait Mouh[1]    
mars 2001 mars 2008 Serge Salvat    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 405 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
621 558 672 651 637 623 607 608 631
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
610 615 564 583 561 530 508 468 506
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
483 483 460 408 436 420 384 351 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
292 249 368 359 288 308 370 388 405
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Calvaire ( milieu du XIXe siècle) restauré depuis 1990.
  • Église : de style roman, qui occupe une partie de l'ancienne forteresse dominant le village. Le clocher a été ajouté à l'édifice en 1860. Sur la place devant l'église, croix de mission de 1841. Ancienne porte de la fortification au pied de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Bareil, mathématicien (1925-2008), né à Laurabuc, fils d'agriculteurs, enseignant, président de l'Association des professeurs de mathématiques (APMEP) de 1972 à 1974, il fut l'un des fondateurs de l'IREM de Toulouse, et un acteur important dans la rénovation des programmes scolaires.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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