Christophe de Beaumont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beaumont.
Christophe de Beaumont
du Repaire
Image illustrative de l'article Christophe de Beaumont
Biographie
Naissance 26 juillet 1703
Château de la Roque à Meyrals
drapeau de la Guyenne Province de Guyenne
Ordination sacerdotale 19 juin 1734
Par Mgr François de Crussol d'Uzès
Décès 12 décembre 1781 (à 78 ans)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 24 décembre 1741
Par Mgr Louis-Jacques Chapt de Rastignac
Archevêque de Paris
Duc de Saint-Cloud et pair de France
5 août 174612 décembre 1781
Archevêque de Vienne
Primat des Sept provinces
20 avril 17455 août 1746
Évêque de Bayonne
20 août 174120 avril 1745

Orn ext archevêque duc et pair OSE.svg
Blason famille fr de Beaumont du Repaire et de Beynac.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Christophe de Beaumont du Repaire, né au château de la Roque à Meyrals (Périgord) le 26 juillet 1703 et mort le 12 décembre 1781, est un prélat français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christophe de Beaumont du Repaire appartenait à l'illustre famille dauphinoise de Beaumont et à sa branche cadette des Adrets et de Saint-Quentin.

Ordonné prêtre le 19 juin 1734 par Mgr François de Crussol d'Uzès, évêque de Blois, Beaumont fut nommé évêque de Bayonne le 20 août 1741. Il reçut ses bulles le 17 novembre suivant et fut sacré le 24 décembre par Mgr Louis-Jacques Chapt de Rastignac (archevêque de Tours), assisté de Mgrs Gaspard de La Valette de Thomas (évêque d'Autun) et François de Crussol d'Uzès. À la même époque, de 1738 à 1747, il est abbé commendataire de l'abbaye Notre-Dame de Vertus, de l'ordre de Saint-Augustin (diocèse de Châlons).

Il devint archevêque de Vienne en 1745 et enfin archevêque de Paris, de 1746, âgé de quarante-trois ans, jusqu'à sa mort en 1781. On se souvient moins de son inépuisable charité que de sa lutte contre les jansénistes : pour les forcer à accepter la bulle Unigenitus qui condamnait leurs doctrines, il ordonna aux prêtres de son diocèse de refuser l'absolution à ceux qui ne la reconnaîtraient pas et de refuser les obsèques religieuses à ceux qui se seraient confessés à un prêtre janséniste.

Tandis que d'autres évêques le soutenaient, et notamment l'archevêque d'Auch, Mgr Jean-François de Montillet de Grenaud, le Parlement de Paris menaça de confisquer ses bénéfices. Le roi interdit aux parlementaires de s'immiscer dans ces questions d'ordre spirituel et, comme ils s'obstinaient, il les bannit le 18 septembre 1753. Mais comme la chambre royale qui avait remplacé le Parlement s'était montrée incapable de continuer à administrer la justice correctement, le roi fut obligé de le rappeler tandis que l'archevêque, victime d'une lettre de cachet, partait à son tour en exil, en août 1754. On tenta de lui faire déléguer les pouvoirs de sa charge à un coadjuteur, mais il refusa malgré les propositions les plus tentantes qu'on lui fit, parmi lesquelles le chapeau de cardinal.

Christophe de Beaumont, archevêque de Paris

À cette attaque contre les Jansénistes, il en ajouta une autre contre les philosophes et publia une magistrale lettre en forme de mandement dans laquelle il condamnait l’Émile de Jean-Jacques Rousseau. Ce dernier répondit en 1763 par une Lettre à M. de Beaumont, où il soutenait que la liberté de discussion dans les questions religieuses est plus conforme à la religion que la tentative d'imposer une croyance par la force.

Les mandements, lettres et instructions pastorales de Christophe de Beaumont furent publiés en deux volumes en 1780, l'année qui précéda sa mort.

Armoiries[modifier | modifier le code]

De gueules à la fasce d'argent chargée de trois fleurs de lys d'azur.[1]

Lignée épiscopale[modifier | modifier le code]

  1. Mgr l'archevêque Christophe de Beaumont du Repaire (1741) ;
  2. Mgr l'archevêque Louis-Jacques Chapt de Rastignac (1722) ;
  3. Mgr Jean-François Salgues de Valderies de Lescure (1699) ;
  4. S.É. Louis-Antoine de Noailles (1679) ;
  5. Mgr l'archevêque François de Harlay de Champvallon (1651) ;
  6. S.É. Nicolò Guidi di Bagno (1644) ;
  7. S.É. Antonio (Marcello) Barberini (Sr.), O.F.M. Cap. (1625) ;
  8. S.É. Laudivio Zacchia (1605) ;
  9. S.É. Pietro Aldobrandini (1604) ;
  10. S.É. Ippolito Aldobrandini (Sr.) (pape sous le nom de Clément VIII) (1592) ;
  11. S.É. Alfonso Gesualdo di Conza (Gonza) (1564) ;
  12. S.É. Francesco Pisani (1527) ;
  13. S.S. Alessandro Farnese (pape sous le nom de Paul III) (1519) ;
  14. S.É. Giovanni de’ Medici (pape sous le nom de Léon X) (1513) ;
  15. S.É. Raffaele Sansone Riario (1504) ;
  16. S.S. Giuliano della Rovere, pape sous le nom de Jules II (1481) ;
  17. Sa Sainteté Francesco della Rovere, O.F.M. Conv., pape sous le nom de Sixte IV (1471) ;
  18. Son Éminence Guillaume d'Estouteville, O.S.B..
Beaumont fut le principal concécrateur de 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Popoff 1996, p. 91.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]