Marc Girardelli

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Marc Girardelli Alpine skiing pictogram.svg
Marc Girardelli.JPG
Marc Girardelli en 2014.
Contexte général
Sport ski alpin
Période active 1980 à 1996
Biographie
Nationalité sportive Drapeau : Luxembourg Luxembourgeois
Naissance 18 juillet 1963 (51 ans)
Lieu de naissance Drapeau : Autriche Lustenau
Palmarès
Or Arg. Bro.
Jeux olympiques 0 2 0
Championnats du monde 4 4 3
Coupe du monde (globes) 15 7 8
Coupe du monde (épreuves) 46 28 26
* Dernière mise à jour : 23 décembre 2012

Marc Girardelli, né le 18 juillet 1963 à Lustenau en Autriche, est un ancien skieur alpin austro-luxembourgeois.

Bien que né en Autriche, Marc Girardelli a concouru pour le Luxembourg, suite à un profond désaccord avec un entraîneur autrichien.

Il possède l'un des palmarès les plus étoffés du ski alpin avec deux médailles olympiques, onze médailles aux championnats du monde de ski alpin, cinq coupes du monde de ski (record) et 46 victoires en coupe du monde de ski.

Il a remporté des courses dans les cinq disciplines de la coupe du monde de ski alpin. Seuls Pirmin Zurbriggen, Günther Mader, Kjetil-André Aamodt et Bode Miller ont réalisé cet exploit. De plus, Marc Girardelli est le seul à avoir réalisé cette performance sur une même saison, en 1988-1989. Skieur polyvalent, il a remporté plusieurs fois dans sa carrière le globe de cristal du slalom et celui de la descente.

Il livra un duel d'anthologie à Pirmin Zurbriggen de 1984 à 1990 en coupe du monde de ski. Il s'est retiré en 1997.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marc Girardelli est né en 1963 dans la petite commune autrichienne de Lustenau. Il monte sur les skis dès ses quatre ans, et démarre la compétition chez les poussins dès ses sept ans. Il remporte en 1975, à l'âge de onze ans le slalom et le géant du « Trofeo topolino » une des plus importantes courses cadets disputée en Italie, le pays d'origine de son père.

Conflit avec la fédération Autrichienne et changement de nationalité[modifier | modifier le code]

Ses résultats lui permettent alors d'être intégré dans la foulée dans une académie de ski Autrichienne à Schruns. Le déracinement est très brusque pour un jeune skieur habitué à un cadre de vie différent et moins teinté de pression. Girardelli ne parvient pas à s'adapter aux méthodes d'entrainement. Il souhaite surtout que son père Helmut, qui l'entraînait jusqu'alors et qui reste très présent, se rapproche de l'encadrement. Il rentre vite en conflit avec les entraîneurs qui doutent de ses capacités. Il est rapidement renvoyé de l'académie.

Père et fils décident en 1976, après un long conflit, de couper les ponts avec la fédération autrichienne. Marc Girardelli tente de représenter le grand duché du Luxembourg en courses[1], et ce bien qu'il n'ait aucune attache avec ce petit état d'Europe Occidentale[2]. Celui-ci présente en outre l'intérêt de ne pas être une nation de tradition de ski, ce qui lui permettra d'obtenir sa sélection rapidement pour les épreuves de Coupe du monde. Cependant une lourde condition s'impose à ce changement de nationalité. En effet jusqu'à ses 25 ans Girardelli ne pourra représenter son nouveau pays dans les compétitions internationales telles que Jeux olympiques ou Championnats du monde et ce jusqu'au jour où sa nationalité sera entérinée par les autorités luxembourgeoises. Ces problèmes de nationalité suivront et handicaperont Girardelli au début de sa carrière[3].

1980-1983 : débuts prometteurs et premières victoires en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

C'est au terme de deux années obligatoires afin d'obtenir sa licence que Girardelli effectue ses débuts à 15 ans dans des courses FIS et de Coupe d'Europe. Auteur de performances honorables, Girardelli dispute sa première épreuve de Coupe du monde en fin de saison 1980 lors d'un géant disputé aux États-Unis à Waterville Valley au terme duquel il obtient la 13e place.

Girardelli dispute quelques épreuves de Coupe du monde 1981 essentiellement en géant et slalom, avec des résultats qui progressent au fur et à mesure des courses[réf. souhaitée]. À 18 ans en janvier 1981 lors du slalom de Wengen, il signe son premier podium derrière le Yougoslave Bojan Krizaj[4]. Se classant dans les dix premiers de chaque épreuve de fin de saison[réf. souhaitée], le Luxembourgeois termine la saison dans le top 15 des classements du slalom[5] et du géant[6] et 26e du classement général[7].

L'année suivante, Girardelli enchaîne les bons résultats. Performant en géant, le jeune skieur signe quatre podiums dans cette discipline et des performances de choix en slalom bien qu'encore loin du niveau de l'Américain Phil Mahre et du Suédois Ingemar Stenmark qui dominent la saison[8]. Il termine néanmoins 3e du classement du géant[9] et 8e en slalom[10], et 6e du classement général[11], ce qui lui attire l'hostilité des coureurs autrichiens [réf. nécessaire].

En 1982-1983, Girardelli décide avec son père d'axer sa préparation physique sur l'endurance et la puissance avec l'objectif de devenir un skieur polyvalent engagé sur toutes les disciplines afin de jouer le classement général à l'avenir. Auteur de performances intéressantes en Descente[12] et en super G (9e à Garmisch[13]), le début de saison est cependant marqué de performances mitigées en géant et slalom. Le skieur qui monte peu à peu en puissance de Janvier à Février où il signe plusieurs tops 10 en géant et slalom mais surtout ses premiers podiums en combiné (2e à Kitzbühel[14] et 3e au Markstein[15]), remporte sa première victoire lors du slalom de Gällivare en Suède devant Stig Strand et la légende Ingemar Stenmark[16]. Encore sur le podium en fin de saison lors du géant d'Aspen[17], Girardelli termine la saison plus tôt que prévu assailli par de grosses douleurs à un genou très fragile. 4e du général[18], il ne peut éviter l'opération qui le tiendra quelques mois éloigné des pistes.

1984-1985 : Premiers titres d'un skieur devenu polyvalent[modifier | modifier le code]

Le début de saison 1983-1984 est très mauvais pour le Luxembourgeois qui enchaîne les contre performances. Cela s'explique par le fait qu'il se ressente parfois de ses problèmes au genou. Profitant de la pause de noël pour refaire du « jus », Girardelli enchaîne les podiums dans les disciplines techniques. Si en géant, il signe trois podiums[19], c'est en slalom que Girardelli est le plus efficace, avec six podiums dont 5 victoires (Parpan[20], Kitzbühel[21], Borovetz[22], Åre[23] et Oslo[24]) lui permettant de remporter son premier globe de discipline devant Ingemar Stenmark et Franz Gruber[25]. Cette fin de saison « éclair » est marquée en outre par les progrès du luxembourgeois en super G où il signe son premier podium à Oppdal 2e derrière Pirmin Zurbriggen[26]. Il termine 3e du général derrière Pirmin Zurbriggen et Ingemar Stenmark[27].

La saison 1984-1985 marque le début d'une rivalité intense entre Girardelli et le Suisse Pirmin Zurbriggen qui durera cinq ans et marquera l'histoire du ski alpin[réf. souhaitée]. En effet les 2 skieurs très jeunes aux styles et caractères opposés sont de grands polyvalents et se livrent en début de saison un duel remarquable. Si Girardelli enchaîne les victoires (7) en slalom (Sestrières[28], Bad Wiessee[29], Kitzbühel[30] et Wengen[31]), géant (Sestrières[32]) mais surtout ses premiers succès en super G (Madonna di Campiglio[33] et Garmisch[34]), son rival Suisse gagne 5 succès et enchaine les podiums en descente. Girardelli aborde les Championnats du monde de ski alpin 1985 à Bormio auxquels il a failli ne pas participer du fait de problèmes de changement de nationalité[35], une affaire seulement réglée par une déclaration sur l'honneur de Girardelli concernant sa bonne foi et réelle volonté de changer de nationalité[36], en première position du classement général et de favori du slalom. 3e du géant derrière l'Est-Allemand Markus Wasmeier et Pirmin Zurbriggen[37], le Luxembourgeois termine à la 2e place du slalom derrière le Suédois Jonas Nilsson[38]. Passant outre cette relative déception et conscient de ce qu'il peut gagner en fin de saison, Girardelli motivé pour le général reprend sa série de victoires des le week-end suivant lors du slalom de Kranjska Gora[39]. Insuffisamment remis d'une blessure au ménisque durant la descente de Kitzbühel son adversaire Suisse commence à marquer le pas, ce dont profite Girardelli qui se détache. Il valide sa première victoire au classement général lors de la tournée finale en Amérique du Nord par 3 victoires (2 en slalom[40],[41] et 1 en géant[42]) qui met le terme à une saison qui l'a vu remporter onze courses. Il ajoute au général[43], les classements du slalom[44] et du géant[45] au terme d'une saison marquée par le duel avec Zurbriggen[46].

1986-1988 : Rivalité avec Pirmin Zurbriggen[modifier | modifier le code]

En 1985-1986, Girardelli et Zurbriggen se livrent un nouveau duel. Régulier dans le top 10, le Luxembourgeois ajoute une nouvelle corde à son arc en devenant performant en descente, discipline dans laquelle il signe trois podiums [47]. Vainqueur en super G à Crans Montana[48] et de deux combinés à Alta Badia[49] et Sankt Anton[50], ses progrès en vitesse se font au détriment de ses qualités techniques, Girardelli laissant de coté le slalom (quatre slaloms disputés sur onze) et ne signant qu'un podium en slalom qui était alors sa discipline forte[51]. Auteur d'une fin de saison qui lui permet de contenir le retour de Pirmin Zurbriggen qui échouera à seulement dix points du skieur Luxembourgeois qui ajoute un 2e Gros globe du classement général à son palmarès à seulement 23 ans[52].

La saison 1986-1987 sera plus compliquée pour Girardelli. En effet victime d'une lourde chute lors de l'entrainement d'une descente à Laax, il traînera depuis de grosses douleurs à l'épaule qui l'empêchent de disputer les slaloms[53]. Se blessant à nouveau en géant à Kranjska Gora, il devra même se résoudre à une opération qui le laissera indisponible quelque semaines[54]. Il aborde donc les Championnats du monde de Crans Montana avec seulement deux podiums en super G et géant, largement dominé au général par son grand rival Suisse Pirmin Zurbriggen et en convaléscence. Engagé sur les cinq disciplines, Girardelli après sa 7e place en descente[55], remporte son premier titre mondial lors du combiné au terme de deux manches de slaloms difficiles mais maitrisées devançant Pirmin Zurbriggen et Günther Mader[56]. Girardelli ajoute 2 médailles d'argent en super G[57] et en géant[58] derrière Pirmin Zurbriggen. En slalom il ne peut rien contre les spécialistes et termine 4e[59]. Relancé par ces championnats du monde réussis, Girardelli réalise une fin de saison quasi parfaite en signant cinq podiums dont trois victoires en super G à Furano[60] et Calgary[61] et en géant à Sarajevo[62]. Sa fin de saison lui permet d'accrocher la 2e place du général loin derrière Pirmin Zurbriggen[63].

La saison suivante s'apparentera à un long calvaire pour le Luxembourgeois qui enchaînera les blessures. Préférant au vu des performances impressionnantes du jeune Italien Alberto Tomba en technique et en vue de ménager son physique, privilégier les épreuves de vitesse durant cette saison il ne signe que 6 podiums (3 en descente, 2 en super G et 1 en géant) et déclare forfait pour la suite de ses premiers Jeux olympiques à Calgary après avoir pris la 9e place de la descente[64]. Il termine la saison 5e malgré tout du classement général encore dominé par Pirmin Zurbriggen[65].

1989 : La saison des records[modifier | modifier le code]

Dominé depuis deux ans par Pirmin Zurbriggen, Girardelli particulièrement motivé et en forme va marquer la saison 1988-1989 de son empreinte en rentrant dans l'histoire de plusieurs manières. Auteur d'un début de saison remarquable qui le voit renouer avec la victoire en slalom après quatre ans d'insuccès entre les piquets sérrés à Sestrières[66] et Kranjska Gora[67], Girardelli entre dans le cercle fermé des skieurs vainqueur dans toutes les disciplines du ski alpin en remportant la descente de Kitzbühel[68]. Galvanisé par cet exploit, il enchaine le lendemain en accrochant le combiné[69] de la prestigieuse station Autrichienne et confirme la semaine suivante en remportant le géant d'Adelboden[70], les deux descentes de Wengen[71] ainsi que le combiné[72] de la station Hélvétique lui permettant de conclure un mois de Janvier exceptionnel avec six victoires. Un record qui sera battu 23 ans plus tard par le Croate Ivica Kostelic. Il aborde les Championnats du monde disputés à Vail largement leader du général et en position de favori dans toutes les disciplines[73]. Parvenant à conserver son titre du combiné devant Paul Accola et Günther Mader[74], Girardelli déçoit quelque peu par la suite ne terminant que 21e de la descente[75], 14e du super G et 4e du géant[76], il se rattrape le dernier jour de la compétition en terminant 3e du slalom derrière Rudolf Nierlich et Armin Bittner[77]. Nullement touché par ce relatif échec il termine la saison sur la même lancée. Après deux 2e places en descente et en géant à Aspen, Girardelli va réaliser un nouvel exploit à Whistler ou il s'impose en super G devenant ainsi le premier skieur et le seul à ce jour à remporter au moins une course dans les cinq disciplines sur la même saison, en plus de s'assurer au terme du super G le classement général à quatre courses de la fin de saison[78]. Il termine la saison dans les cinq meilleurs du classement final de toutes les disciplines et vainqueur en outre des petits globes de la descente[79] et du combiné[80], Girardelli remporte son 3e gros globe avec près de 100 points d'avance sur Pirmin Zurbriggen au terme d'une saison marquée par de nombreux records[81].

1990 : Lourde chute et longue convalescence[modifier | modifier le code]

En 1989-1990, l'élan de Girardelli après un bon début de saison qui le voit sur le podium lors des slaloms Waterville Valley et de Mount Saint-Anne sera stoppé net au détour d'une très lourde chute lors du super G de reprise de la saison européenne à Sestrières. Gravement blessé aux reins et victime d'une hémorragie interne[82], le Luxembourgeois déclare forfait pour le reste de la saison touché dans sa chair et assiste de loin en rééducation forcée[83] au dernier sacre de Pirmin Zurbriggen son rival historique qui remporte le gros globe et prend sa retraite dans la foulée.

1991-1992 : Retour remarqué et double médaillé olympique[modifier | modifier le code]

Au terme d'une longue rééducation lourde et empreinte de doutes[84], Marc Girardelli revient à la compétition au début de la saison suivante. Le circuit orphelin de Pirmin Zurbriggen qui a pris sa retraite, imagine déjà l'avènement d'Ole Kristian Furuseth, le jeune Norvégien que Girardelli connait peu et brillant 2e du général la saison précédente. Girardelli est peu cité car il revient de loin[85]. Auteur de performances mitigés en Nouvelle-Zélande deux mois avant le réel début de la saison, Girardelli retrouve vite le haut niveau. Extrêmement régulier en décembre qui le voit signer quatre podiums en super G (3e à Garmisch), en géant (3e à Alta Badia et Kranjska Gora) et en slalom (3e à Madonna di Campiglio), c'est durant le mois Janvier qu'il affectionne que Girardelli renoue avec le succès en remportant 3 victoires d'affilées à Kitzbühel (Combiné et Slalom[86]) et Adelboden (géant[87]). Il aborde en position de confortable leader du général devant Alberto Tomba les Championnats du monde de ski alpin 1991 de Saalbach. Lors du slalom disputé le premier jour, Girardelli remporte son 3e titre mondial devant Thomas Stangassinger et Ole Kristian Furuseth[88]. Mais termine 9e de la descente[89] et 5e du géant[90]. Par la suite il finit la saison avec des performances régulières marquées par deux podiums en slalom à Oppdal et en géant à Aspen qui lui permettent de contenir le retour d'Alberto Tomba qui remporte trois géants. Marc Girardelli un an après sa grave chute remporte le 4e gros globe de sa carrière devançant de 20 points Alberto Tomba[91]. Il remporte en outre les globes du slalom[92] et du combiné[93].

En 1991-1992, la saison sera plus compliquée pour Girardelli. En effet largement dominé en technique par Alberto Tomba et assistant à l'émergence d'un nouveau talent en la personne du jeune suisse très polyvalent Paul Accola[94], Girardelli avec seulement deux podiums (2ecombiné de Kitzbühel et 3e du géant d'Adelboden) et malgré une victoire en super G à Val d'Isère[95] en décembre, accumule les déceptions et aborde les Jeux olympiques d'Albertville loin au général. Il perd toute chance le premier jour de bien figurer sur le combiné dont il était un des favoris en partant lourdement à la faute lors de la descente disputée sur la Face de Bellevarde[96]. Il efface quelque peu cette déception par la suite, bien que subissant la loi du jeune Norvégien Kjetil Andre Aamodt en super G, au terme duquel Girardelli étonne en terminant 2e[97] sur une épreuve ou il était en net recul depuis le début de saison. Quelques jours après, Girardelli accroche une nouvelle médaille d'argent lors du géant survolé par Alberto Tomba[98] et termine ces jeux conscient que ces médailles étaient loin d'être actée en début de compétition. Auteur d'une fin de saison correcte (3e du super G de Panorama), Girardelli grâce à sa polyvalence accroche la 3e place du classement général loin de Paul Accola et de Alberto Tomba[99]. Bien qu'encore dans le gotha des tous meilleurs skieurs et tirant toujours profit de sa polyvalence, la saison de Girardelli couplée à la montée en puissance de skieurs comme les Norvégiens Aamodt et Furuseth ou encore Accola inquiète certains observateurs se posant la question de la capacité du Luxembourgeois à revenir au plus haut niveau pour les saisons à venir[100].

1993-1994 : Nouvelle rivalité avec Kjetil André Aamodt et Jeux olympiques ratés[modifier | modifier le code]

En 1992-1993, Marc Girardelli va réaliser une belle saison. Bien que moins à son aise que durant ses grandes années, Girardelli domine le début de saison grâce à 2 victoires en géant (Alta Badia[101] et Kranjska Gora[102]) et des performances régulières dans le top 10 et se détache en Janvier où il gagne sa 40e victoire à Sankt Anton en combiné[103]. Il aborde les Championnats du monde à Morioka avec plus de 300 points d'avance au général et scruté de toutes parts[104]. Médaillé de bronze en combiné derrière Lasse Kjus et Kjetil Andre Aamodt[105] alors qu'il en était le favori et 7e du géant, le luxembourgeois termine sur une 2e place en slalom derrière la star des mondiaux Kjetil Andre Aamodt[106], cette médaille en faisant le skieur alpin le plus médaillé mondial[107]. La fin de saison sera compliquée pour Girardelli qui se blesse sérieusement aux ligaments du genou droit qui l'oblige à skier différemment et à gérer son avance et faire face blessé au retour impressionnant du Norvégien transcendé par ses mondiaux réussis et qui gagne cinq victoires[108]. Il parviendra à s'adjuger cependant le classement général sur la dernière course de la saison en terminant 3e du géant des finales dominé par Kjetil Andre Aamodt[109]. Cette victoire au général acquise grâce à son extrême régularité lui permet de rentrer dans l'histoire en devenant avec cinq victoires le skieur le plus titré au classement général devant Gustav Thöni et Pirmin Zurbriggen. Superbe palmarès auquel il ne manque plus qu'un titre olympique qu'il veut absolument accrocher la saison suivante à Lillehammer.

Lors de la saison 1993-1994, Girardelli ne peut cependant faire face à l'ascension vers le gros globe de Kjetil Andre Aamodt qui si l'année précédente pouvait parfois faire preuve d'inconstance devient intouchable surtout dans une année de Jeux olympiques à domicile. Girardelli moins efficace dans les disciplines techniques réalise une grande saison en vitesse ce qui lui permet de faire longtemps illusion au général. Il aborde les Jeux olympiques disputés à Lillehammer avec quatre podiums en descente et 1 victoire en super G à Wengen[110] et favori sur ces deux disciplines qui représentent sa dernière chance de conquérir le titre olympique qui manque à son palmarès[111]. Relativement décevant il voit son rêve de titre olympique se briser au détour d'une 5e place en descente et 4e du super G. Lors de la fin de saison il signe deux nouveaux podiums en descente et super G et termine 2e du général[112] mais surtout accroche un nouveau globe de spécialité (le 9e de sa carrière) en descente[113] et rate pour seulement cinq points celui du super G[114] qui aurait pu lui permettre de rentrer encore dans l'histoire en devenant le premier skieur à conquérir les globes des cinq disciplines du ski alpin.

1995-1997 : Déclin inévitable marqué de coups d'éclats et retraite[modifier | modifier le code]

1994-1995 marque le début du véritable déclin de Girardelli. Âgé de maintenant 32 ans et bien que disputant toujours toutes les disciplines, le luxembourgeois ne fait plus preuve de régulérité. Très performant en combiné (deux victoires à Kitzbühel[115] et Wengen[116]) et accrochant un podium surprise en slalom (2e à Garmisch), Marc Girardelli se console en fin de saison avec le globe du combiné, le 10e de sa carrière mais échoue au 4e rang du général[117].

L'année suivante marque une véritable chute dans les performances du luxembourgeois qui ne réussit plus qu'en combiné où il signe son 46e succès à Veysonnaz[118]. Dans les autres disciplines c'est plus compliqué pour le vétéran Girardelli qui aborde ses sixième championnats du monde à la croisée des chemins et hors du top 10 du général. 18e du super G et de la descente, Girardelli réalise son dernier grand exploit en remportant la médaille d'or du combiné devant Lasse Kjus et Günther Mader[119]. Éliminé en géant et slalom lors de ces mêmes mondiaux, il met fin à sa saison le week-end suivant n'ayant plus grand chose de significatif à jouer.

En 1996-1997, le luxembourgeois décide hors de forme à la mi saison de mettre un terme à sa carrière de 17 ans laissant un palmarès de 46 victoires en coupe du monde (4e de tous les temps) dans toutes les disciplines, 5 gros globes et 10 globes de spécialité, 11 médailles mondiales dont 4 en or et 2 médailles d'argent olympiques. Il détient en outre un autre record peu enviable celui-là de 14 opérations[120]. Le Luxembourgeois a en effet payé un lourd tribu aux blessures durant sa carrière, sa chute en Super G à Sestrières fin 1989 notamment l'ayant laissé partiellement paralysé au niveau de la hanche et de la cuisse droite[121].

Encadrement et personnalité[modifier | modifier le code]

Le cas Marc Girardelli fut à part dans l'histoire du ski alpin. Quittant très tôt le giron fédéral de son pays d'origine l'Autriche, Girardelli a dû pendant toute sa carrière s'entrainer seul, le Luxembourg n'offrant aucune structure fiable et accompagné seulement de son père Helmuth qui l'a suivi jusqu'à sa fin de carrière. Composant avec des problèmes inhérents au fait d'être le seul représentant d'un pays non alpin dans un sport d'hiver ou l'encadrement et le bénéfice de structures de haut niveau peut représenter un avantage certain. Sans points de repères à l'entrainement et bénéficiant d'une assistance limitée et devant se fier à ses seules sensations, le handicap par rapport aux skieurs de nations de tradition alpine telles que la Suisse et l'Autriche ne s'est pourtant jamais ressenti en compétition[122]. Cela s'éxplique en partie par des méthodes de préparation souvent jugées « stakhanovistes » inculquées par son père. Ne se plaignant jamais et acceptant les charges de travail, Girardelli à par ailleurs souvent laissé l'image d'une « marionnette » ce dont il s'est toujours défendu[123].

Régulièrement assisté par des techniciens de marques de skis, il fut durant la première partie de sa carrière jusqu'en 1989 équipé par la marque Autrichienne Atomic qui ne le soutenait pas suffisamment à son goût. Il opta donc par la suite pour la marque Française Dynastar avec laquelle il finira sa carrière. Durant la période avec la marque française, il fut suivit notamment par l'ancien champion du monde du combiné en 1982 Michel Vion.

En dehors des pistes[modifier | modifier le code]

Après avoir travaillé quelques années comme consultant auprès des fédérations Allemandes et Bulgares, Girardelli s'est reconverti dans le monde des affaires. Il est reparti vivre avec sa femme Andrea et ses deux enfants dans son pays d'origine en Autriche et ne garde que peu de liens depuis la fin de sa carrière avec le Luxembourg ce qu'il avoue regretter[124].

S'exprimant rarement concernant les événements qui l'ont amené à changer de nationalité dans sa jeunesse, il en parle avec amertume, regrettant de ne pas avoir pu s'entendre avec la Fédération autrichienne de ski et que sa carrière ait pu en être influencée à tel point qu'il ait du s’exiler en hypothéquant de fait son début de carrière avec les interdictions de disputer Championnats du monde ou Jeux olympiques jusqu'en 1985. Cependant il reste fier d'avoir représenté le grand duché de Luxembourg en compétition[125].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'hiver[modifier | modifier le code]

Marc Girardelli a participé à 3 Jeux olympiques d'hiver. Il a disputé ses premiers jeux à Calgary sur le tard à partir de 25 ans du fait de son changement de nationalité dans sa jeunesse qui lui a empêché de concourir en grands championnats pendant 7 ans. Engagé en descente, le Luxembourgeois qui domine depuis 3 ans la Coupe du monde de ski alpin avec Pirmin Zurbriggen déçoit en terminant 9e de la descente dominé par son grand rival. S'estimant hors de forme pour la suite de la compétition il déclare forfait la mort dans l'âme.

Quatre ans plus tard Girardelli se présente à Albertville en proie au doute après un début de saison mitigé. Engagé en descente, Super G et géant, le luxembourgeois lance bien sa compétition en accrochant l'argent du super G inaugural dominé par le jeune norvégien Kjetil Andre Aamodt. Ce podium ressemble à un passage de témoin entre l'ancien et le futur grand polyvalent qui va marquer les années futures. Deux jours plus tard il s'engage en descente mais chute lourdement après le passage de l'ancolie. Les blessures sont superficielles et lui permettent de prendre part au géant avec peu d'espoir d'inquiéter Alberto Tomba, maître des disciplines techniques, d'autant que son début de saison est décevant dans la discipline. Bien que dominé par l'italien, le luxembourgeois accroche une médaille d'argent.

À Lillehammer, 2 ans plus tard le luxembourgeois maintenant âgé de 32 ans se présente en terrain ennemi chez son nouveau rival pour le général Kjetil Andre Aamodt. Toujours présent dans les disciplines de vitesse, ses performances commencent à décliner dans les disciplines techniques ce qui pousse Girardelli à ne prendre part aux slaloms et géants et à se focaliser uniquement sur la technique. Parmi les principaux favoris des 2 disciplines il échouera dans sa quête de l'or olympique et rentrera bredouille terminant 5e de la descente et 4e du super G.

Épreuve / Édition Drapeau : Canada Calgary 1988 Drapeau : France Albertville 1992 Drapeau : Norvège Lillehammer 1994
Descente 9e - 5e
Super G - médaille d'argent, Jeux olympiques Argent 4e
Slalom géant - médaille d'argent, Jeux olympiques Argent -

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Marc Girardelli a pris part à six Championnats du monde. Avec onze médailles obtenues il est le 2e skieur le plus médaillé derrière Kjetil Andre Aamodt (douze). Il est en outre le seul skieur à être ressorti médaillé de six championnats du monde différents.

3 fois champion du monde du combiné (1987 devant Zurbriggen et Mader, 1989 devant Accola et Mader et 1996 devant Kjus et Mader), Girardelli détient le record de titres dans cette discipline en commun avec Kjetil Andre Aamodt. En dehors de ces titres, Girardelli a aussi remporté le titre du slalom en 1991 devant Stangassinger et Furuseth. Il ne lui a manqué qu'une médaille en descente pour entrer dans le cercle fermé des médaillés dans les cinq disciplines du ski alpin ; seuls les Norvégiens Aamodt et Lasse Kjus y sont parvenus.

Épreuve / Édition Drapeau : Italie Bormio 1985 Drapeau : Suisse Crans-Montana 1987 Drapeau : États-Unis Vail 1989 Drapeau : Autriche Saalbach-Hinterglemm 1991 Drapeau : Japon Morioka 1993 Drapeau : Espagne Sierra Nevada 1996
Descente - 7e - 9e - 18e
Super G - médaille d'argent, Coupe du Monde Argent 14e - - 18e
Slalom géant médaille de bronze, Coupe du Monde Bronze médaille d'argent, Coupe du Monde Argent 4e 5e 7e Ab.
Slalom médaille d'argent, Coupe du Monde Argent 4e médaille de bronze, Coupe du Monde Bronze médaille d'or, Coupe du Monde Or médaille d'argent, Coupe du Monde Argent -
Combiné - médaille d'or, Coupe du Monde Or médaille d'or, Coupe du Monde Or - médaille de bronze, Coupe du Monde Bronze médaille d'or, Coupe du Monde Or

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

  • Vainqueur du classement général en 1985, 1986, 1989, 1991 et 1993
    • Vainqueur de la coupe du monde de descente en 1989 et 1994
    • Vainqueur de la coupe du monde de géant en 1985
    • Vainqueur de la coupe du monde de slalom en 1984, 1985 et 1991
    • Vainqueur de la coupe du monde de combiné en 1989, 1991, 1993 et 1995
    • 46 victoires : 3 descentes, 9 super-G, 7 géants, 16 slaloms et 11 combinés
    • 100 podiums

Différents classements en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Auteur de 17 saisons en coupe du monde, Girardelli débute par les disciplines techniques comme en témoigne son Globe de cristal du slalom en 1984. 3e du général mais largement dominé par le suisse Zurbriggen cette année-là, le Luxembourgeois comprend que pour jouer le général face à un skieur comme Zurbriggen il faut être capable de marquer des points dans toutes les disciplines, il axera donc son entrainement sur la polyvalence à partir de 1985.

S'en suivront neuf saisons sur dix terminées dans le top 5 du général durant lesquelles Girardelli remportera cinq fois le classement général ce qui constitue un record et dix globes de spécialités gagnés dans quatre disciplines (deux en descente, trois en slalom, un en géant et quatre en combiné). Il ne lui manqua que cinq points en 1994 au classement du super G pour lui permettre de gagner au moins une fois le classement des cinq disciplines du ski alpin.

Lors de la saison 1989, Girardelli marque l'histoire à plusieurs titres. Vainqueur dans toutes les disciplines cette année-là il termine dans le top 5 du classement de chacune et remporte très largement le général.

Année/Classement Général Descente Slalom Géant Super-G Combiné
Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points
1980 84e ou 85e? 3 - - - - 32e 3 - - - -
1981 26e 51 - - 15e 40 23e 11 - - - -
1982 6e 121 - - 8e 44 3e 77 - - - -
1983 4e 168 - - 7e 69 6e 52 - - 3e 47
1984 3e 222 - - 1re 125 4e 92 - - 34e 5
1985 1re 262 19e 17 1re 125 1re 120 - - - -
1986 1re 294 4e 76 11e 45 5e 57 3e 56 2e 60
1987 2e 190 10e 56 28e 10 5e 65 2e 65 - -
1988 5e 142 7e 59 23e 15 13e 30 4e 38 - -
1989 1re 407 1re 139 3e 106 5e 66 5e 46 1re 50
1990 25e 64 - - 15e 41 12e 23 - - - -
1991 1re 242 28e 8 1re 110 3e 84 10e 15 1re 25
1992 3e 996 13e 182 12e 228 7e 210 2e 296 11e 80
1993 1re 1379 6e 331 13e 160 3e 372 5e 216 1re 300
1994 2e 1007 1re 556 29e 54 19e 122 2e 275 - -
1995 4e 744 24e 73 9e 269 18e 91 10e 111 1re 200
1996 22e 326 47e 25 20e 112 23e 81 51e 8 2e 100
1997 115e 12 - - 58e 6 49e 6 - - - -

Détail des victoires[modifier | modifier le code]

Au début de sa carrière, Marc Girardelli s'exprime uniquement dans les disciplines techniques remportant ses sept premières victoires en coupe du monde en slalom. En 1985 s'opère un virage dans la carrière de Girardelli qui commence à exprimer une polyvalence remarquable lui permettant de s'exprimer en vitesse s'imposant dans des super G.

En 1989 qui restera sa plus belle saison, Girardelli gagne les plus belles descentes de l'année à Kitzbühel et Wengen et réalise le record de s'imposer dans toutes les disciplines du ski alpin durant la même saison.

Il courra également la Coupe du monde de ski alpin (Vainqueur sept fois à Kitzbühel, six fois à Wengen, trois fois à Kranjska Gora mais aussi des géants d'Alta Badia et Adelboden) Girardelli quittera le cirque blanc fort de 46 victoires soit le 4e meilleur total derrière Ingemar Stenmark (86), Hermann Maier (54), Alberto Tomba (50).

Édition / Épreuve Descente Slalom Géant Super-G Combiné Total
1983 - Drapeau : Suède Gällivare - - - 1
1984 - Drapeau : Suisse Parpan I
Drapeau : Autriche Kitzbühel
Drapeau : Bulgarie Borovetz
Drapeau : Suède Åre
Drapeau : Norvège Oslo
- - - 5
1985 - Drapeau : Italie Sestrières I
Drapeau : Allemagne Bad Wiessee
Drapeau : Autriche Kitzbühel
Drapeau : Suisse Wengen
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Kranjska Gora
Drapeau : États-Unis Park City
Drapeau : États-Unis Heavenly Valley
Drapeau : Italie Sestrières
Drapeau : États-Unis Aspen
Drapeau : Italie Madonna di Campiglio
Drapeau : Allemagne Garmisch-Partenkirchen (Arlberg-Kandahar)
- 11
1986 - - - Drapeau : Suisse Crans-Montana II Drapeau : Italie Val Gardena/Alta Badia
Drapeau : France/Drapeau : Autriche Morzine I/Sankt Anton (Arlberg-Kandahar)
3
1987 - - Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Sarajevo Drapeau : Japon Furano
Drapeau : Canada Calgary ou Mount Allan
- 3
1989 Drapeau : Autriche Kitzbühel I
Drapeau : Suisse Wengen I
Drapeau : Suisse Wengen II
Drapeau : Italie Sestrières
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Kranjska Gora
Drapeau : Suisse Adelboden Drapeau : Canada Whistler Drapeau : Autriche Kitzbühel
Drapeau : Suisse Wengen
9
1991 - Drapeau : Autriche Kitzbühel Drapeau : Suisse Adelboden - Drapeau : Autriche Kitzbühel 3
1992 - - - Drapeau : France Val d'Isère - 1
1993 - - Drapeau : Italie Alta Badia
Drapeau : Slovénie Kranjska Gora
Drapeau : Autriche Sankt Anton Drapeau : Allemagne Garmisch
Drapeau : Autriche Sankt Anton
Drapeau : Suisse Veysonnaz
6
1994 - - - Drapeau : Suisse Wengen - 1
1995 - - - - Drapeau : Autriche Kitzbühel
Drapeau : Suisse Wengen
2
1996 - - - - Drapeau : Suisse Veysonnaz 1
Total 3 16 7 9 11 46

Performances générales[modifier | modifier le code]

Marc Girardelli compte 336 départs en coupe du monde au terme des 17 saisons au plus haut niveau qu'il a disputées. Devenu polyvalent au fil des années, il compte plus de 50 départs dans les quatre disciplines de base du ski alpin. Sur 336 courses, il a terminé dans les points 288 fois (soit 85,7 %) et 208 fois dans le top 10 (61,9 %) preuve de sa polyvalence et de sa régularité. Avec 46 succès (13,7 %), il est le quatrième skieur le plus vainqueur devancé seulement par Ingemar Stenmark (86), Hermann Maier (54) et Alberto Tomba (50). Monté sur le podium à 100 reprises (29,8 %) il n'est devancé que par Ingemar Stenmark avec 156 unités.

Il a terminé 40 fois dans le top 10 (47,6 %), signé 17 podiums (20,2 %) et 3 victoires (3,6 %) en 84 descentes disputées.

En 52 super G disputés, il compte 35 top 10 (67,3 %), 18 podiums (34,6 %) et 9 victoires (17,3 %). Il est le 4e skieur le plus vainqueur de l'histoire du ski alpin dans cette discipline.

En géant, il a terminé 53 fois dans le top 10 (62,4 %), signé 26 podiums (30,6 %) et 7 victoires (8,2 %) sur 85 courses disputés

En slalom il compte sur 97 courses, 64 top 10 (66 %), 25 podiums (25,8 %) et 16 victoires (16,5 %). Il est le 3e slalomeur le plus vainqueur dans l'histoire du ski alpin.

Il compte sur 17 combinés disputés 16 top 10 (94,1 %), 14 podiums (85,4 %) et 11 victoires (64,7 %). Il est le skieur le plus vainqueur dans l'histoire de la discipline ex-æquo avec Kjetil André Aamodt et Phil Mahre

Résultat Descente Slalom Géant Super G Combiné Parallèle Total
1re place 3 16 7 9 11 0 46
2e place 8 4 10 4 2 0 28
3e place 6 5 9 5 1 0 26
Top 10 40 64 53 35 16 0 208
Points 69 84 73 44 17 1 288
Autres 15 13 12 8 0 0 48
Départs 84 97 85 52 17 1 336

Arlberg-Kandahar[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le roi solitaire du cirque blanc », L'Express,‎ 22 mars 1985 (lire en ligne)
  2. « Souvenez vous de Girardelli », sur lequotidien.lu,‎ 1er novembre 2011
  3. (en) « Biography », sur fisalpine.com
  4. « 2e victoire consécutive de Bojan Krizaj à Wengen », Journal de Genève,‎ 26 janvier 1981 (lire en ligne)
  5. (en) « Classement de la Coupe du monde de slalom 1981 », sur fis-ski.com
  6. (en) « Classement de la Coupe du monde de géant 1981 », sur fis-ski.com
  7. (en) « Classement général de la Coupe du monde de ski alpin 1981 », sur fis-ski.com
  8. « Erika Hess remporte la Coupe du monde », Journal de Genève,‎ 29 mars 1982 (lire en ligne)
  9. (en) « Classement de la Coupe du monde de géant 1982 », sur fis-ski.com
  10. (en) « Classement de la Coupe du monde de slalom 1982 », sur fis-ski.com
  11. (en) « Classement général de la Coupe du monde de ski alpin 1982 », sur fis-ski.com
  12. (en) « Résultats en descente de Girardelli en 1983 », sur fis-ski.com
  13. (en) « Résultats du Super G de Garmisch en 1983 », sur fis-ski.com
  14. « Les classements Kitzbühel 83 », L'Express,‎ 24 janvier 1983 (lire en ligne)
  15. « Et revoilà Stenmark », Journal de Genève,‎ 12 février 1983 (lire en ligne)
  16. « Marc Girardelli : enfin », L'Impartial,‎ 28 février 1983 (lire en ligne)
  17. (en) « Résultats du géant d'Aspen en 1983 », sur fis-ski.com
  18. (en)« Classement général de la Coupe du monde de ski alpin 1983 », sur fis-ski.com
  19. (en) « Résultats en géant de Girardelli en 1983 », sur fis-ski.com
  20. « Girardelli vainqueur au rabais », L'Impartial,‎ 17 janvier 1984 (lire en ligne)
  21. « Girardelli, deuxième succès en deux semaines », L'Express,‎ 23 janvier 1984 (lire en ligne)
  22. « Les « bannis » se portent bien », Journal de Genève,‎ 6 février 1984 (lire en ligne)
  23. « Pirmin triomphe », L'Express,‎ 19 mars 1984 (lire en ligne)
  24. « Girardelli avec panache », L'Impartial,‎ 26 mars 1984 (lire en ligne)
  25. « L'avênement de Marc Girardelli », L'Express,‎ 26 mars 1984 (lire en ligne)
  26. « Zurbriggen remporte le super G d'Oppdal », Journal de Genève,‎ 21 mars 1984 (lire en ligne)
  27. « Classement Coupe du monde 1983-84 », L'Impartial,‎ 19 mars 1984 (lire en ligne)
  28. « Marc Girardelli frappe d'entrée », L'Impartial,‎ 3 décembre 1984 (lire en ligne)
  29. « Girardelli domine le slalom de Bad Wiessee », L'Express,‎ 4 janvier 1985 (lire en ligne)
  30. « Slalom : poussée italienne », L'Express,‎ 14 janvier 1985 (lire en ligne)
  31. « L'intouchable est parmi nous », L'Express,‎ 22 janvier 1985 (lire en ligne)
  32. « Une première pour Marc Girardelli », L'Impartial,‎ 12 décembre 1984 (lire en ligne)
  33. « Quand ce n'est l'un, c'est l'autre », L'Express,‎ 18 décembre 1984 (lire en ligne)
  34. « Classement », L'Express,‎ 28 janvier 1985 (lire en ligne)
  35. « Inscrit sous conditions », L'Express,‎ 29 janvier 1985 (lire en ligne)
  36. « Girardelli au départ ce matin », L'Express,‎ 7 février 1985 (lire en ligne)
  37. « Markus Wasmeier à brouillé les cartes », Journal de Genève,‎ 8 février 1985 (lire en ligne)
  38. « Ingemar Stenmark dépassé par son élève », Journal de Genève,‎ 11 février 1985 (lire en ligne)
  39. « Deuxième manche de rêve de Girardelli », L'Express,‎ 18 février 1985 (lire en ligne)
  40. « Heidegger déclassé à Park City », L'Express,‎ 22 mars 1985 (lire en ligne)
  41. « Girardelli termine en beauté », L'Impartial,‎ 25 mars 1985 (lire en ligne)
  42. « Girardelli surgit et met tout le monde daccord », L'Express,‎ 11 mars 1985 (lire en ligne)
  43. (en) « Classement général de la Coupe du monde de ski alpin 1985 », sur fis-ski.com
  44. (en) « Classement de la Coupe du monde de slalom 1985 », sur fis-ski.com
  45. (en) « Classement de la Coupe du monde de géant 1985 », sur fis-ski.com
  46. « Deux skieurs de classe et de race », L'Express,‎ 3 avril 1985 (lire en ligne)
  47. (en) « Résultats en descente de Girardelli en 1986 », sur fis-ski.com
  48. « Girardelli repasse devant », L'Express,‎ 5 février 1986 (lire en ligne)
  49. (en) « Résultats du combiné d'Alta Badia 1986 », sur fis-ski.com
  50. « Terrible suspense à Morzine », Journal de Genève,‎ 8 février 1986 (lire en ligne)
  51. (en) « Résultats de Girardelli en slalom en 1986 », sur fis-ski.com
  52. « Sacre pour Girardelli », L'Express,‎ 22 mars 1986 (lire en ligne)
  53. « Pas de pitié », L'Express,‎ 18 décembre 1986 (lire en ligne)
  54. « Girardelli à l'hopital », L'Express,‎ 20 décembre 1986 (lire en ligne)
  55. « Main basse sur les médailles », Journal de Genève,‎ 2 février 1987 (lire en ligne)
  56. « Descente, un doublé inutile », Journal de Genève,‎ 2 février 1987 (lire en ligne)
  57. « Zurbriggen enfin en or », Journal de Genève,‎ 3 février 1987 (lire en ligne)
  58. « Bonne fête Pirmin », Journal de Genève,‎ 5 février 1987 (lire en ligne)
  59. « Sensation le dernier jour », Journal de Genève,‎ 9 février 1987 (lire en ligne)
  60. « Le grand retour de Girardelli », L'Impartial,‎ 2 mars 1987 (lire en ligne)
  61. « Super G...irardelli », L'Impartial,‎ 16 mars 1987 (lire en ligne)
  62. (en) « Résultats du géant de Sarajevo 1987 », sur fis-ski.com
  63. (en) « Classement général de la Coupe du monde de ski alpin 1987 », sur fis-ski.com
  64. « Calgary Stories », L'Impartial,‎ 17 février 1988 (lire en ligne)
  65. « Le sacre de Pirmin », Journal de Genève,‎ 28 mars 1988 (lire en ligne)
  66. « Coucou, le revoilà », L'Impartial,‎ 7 décembre 1988 (lire en ligne)
  67. « Girardelli renaît », L'Express,‎ 19 décembre 1988 (lire en ligne)
  68. « Marc-la-menace », L'Express,‎ 14 janvier 1989 (lire en ligne)
  69. « Armin Bittner met Tomba sous l'éteignoir », Journal de Genève,‎ 16 janvier 1989 (lire en ligne)
  70. « Marc Girardelli frappe fort », L'express,‎ 18 janvier 1989 (lire en ligne)
  71. « Magistral doublé de Marc Girardelli », Journal de Genève,‎ 22 janvier 1989 (lire en ligne)
  72. (en) « Résultats combiné de Wengen en 1989 », sur fis-ski.com
  73. « Le Luxembourgeois favori du slalom et du combiné », L'Impartial,‎ 30 janvier 1989 (lire en ligne)
  74. « Combiné de Vail : Marc Girardelli triomphe », L'Express,‎ 4 février 1989 (lire en ligne)
  75. « Tauscher, le roi », sur lesoir.be,‎ 8 février 1989
  76. « L'Autriche double en géant », sur lesoir.be,‎ 10 février 1989
  77. « Deuxième médaille d'or pour Nierlich », Journal de Genève,‎ 13 février 1989 (lire en ligne)
  78. « Le grand chelem », L'express,‎ 2 mars 1989 (lire en ligne)
  79. (en) « Classement de la Coupe du monde de descente 1989 », sur fis-ski.com
  80. (en) « Classement de la Coupe du monde de combiné 1989 », sur fis-ski.com
  81. « Une saison en 4 noms », L'Express,‎ 13 mars 1989 (lire en ligne)
  82. « En bref », L'express,‎ 11 janvier 1990 (lire en ligne)
  83. « Repos forcé », L'Impartial,‎ 11 janvier 1990 (lire en ligne)
  84. « Girardelli l'invalide », L'Impartial,‎ 22 janvier 1991 (lire en ligne)
  85. « Un duel qui promet », L'Impartial,‎ 23 novembre 1991 (lire en ligne)
  86. « Le bonjour de Marc », L'Express,‎ 14 janvier 1991 (lire en ligne)
  87. « Marc Girardelli impressionnant au slalom géant d'Adelboden », L'Impartial,‎ 16 janvier 1991 (lire en ligne)
  88. « Son premier « vrai titre » », L'Impartial,‎ 23 janvier 1991 (lire en ligne)
  89. « Heinzer et Krönberger rois de la glisse », sur lesoir.be,‎ 28 janvier 1991
  90. « L'Autrichien Nierlich reste champion du monde du géant », sur lesoir.be,‎ 4 février 1991
  91. « Classements de la Coupe du monde 1990-91 », L'Express,‎ 25 mars 1991 (lire en ligne)
  92. (en) « Classement de la coupe du monde de slalom 1991 », sur fis-ski.com
  93. (en) « Classement de la coupe du monde de combiné 1991 », sur fis-ski.com
  94. « L'éclectisme de Paul Accola », L'Express,‎ 16 janvier 1992 (lire en ligne)
  95. « Belle surprise à l'Américaine », Journal de Genève,‎ 9 décembre 1991 (lire en ligne)
  96. « Les inconnus italiens », sur lesoir.be,‎ 12 février 1992
  97. « Féstival Norvégien », Journal de Genève,‎ 17 février 1992 (lire en ligne)
  98. (en) « Résultat géant des Jeux olympiques 1992 », sur fis-ski.com
  99. « Si Paul Accola n'existait pas, il faudrait l'inventer », Journal de Genève,‎ 23 mars 1992 (lire en ligne)
  100. « Accola et Krönberger, les superstars du circuit », sur lesoir.be,‎ 24 mars 1992
  101. « Sports », L'Impartial,‎ 13 décembre 1993 (lire en ligne)
  102. « Marc Girardelli remet ça à Kranjska Gora », L'Impartial,‎ 21 décembre 1992 (lire en ligne)
  103. « Quarantième victoire », L'Impartial,‎ 13 janvier 1993 (lire en ligne)
  104. « La pression, il ne connait pas », L'Express,‎ 4 février 1993 (lire en ligne)
  105. « Les Norvégiens, rois du combiné », Journal de Genève,‎ 9 février 1993 (lire en ligne)
  106. « Aamodt, nouvelle superstar du slalom », Journal de Genève,‎ 14 février 1993 (lire en ligne)
  107. « En attendant Lillehammer », L'Impartial,‎ 16 février 1993 (lire en ligne)
  108. « Pour deux premières », L'Impartial,‎ 25 mars 1993 (lire en ligne)
  109. « Les rois de la saison », L'Impartial,‎ 29 mars 1993 (lire en ligne)
  110. « Super G : Girardelli retrouve le sourire », L'Express,‎ 24 janvier 1994 (lire en ligne)
  111. « Les Jeux de la dernière chance », L'Impartial,‎ 10 février 1994 (lire en ligne)
  112. « Vreni Schneider termine en beauté », Journal de Genève,‎ 22 mars 1994 (lire en ligne)
  113. (en) « Classement de la coupe du monde de descente 1994 », sur fis-ski.com
  114. (en) « Classement de la coupe du monde de super G 1994 », sur fis-ski.com
  115. « Kitz : Les classements », Journal de Genève,‎ 16 janvier 1995 (lire en ligne)
  116. « Wengen : Les classements », Journal de Genève,‎ 22 janvier 1995 (lire en ligne)
  117. « Les classements », Journal de Genève,‎ 20 mars 1995 (lire en ligne)
  118. (en) « Résultat combiné de Veysonnaz 1996 », sur fis-ski.com
  119. « L'or de la longévité », L'Impartial,‎ 22 février 1996 (lire en ligne)
  120. « Marc Girardelli tire sa révérence à Séstrières », L'express,‎ 11 février 1997 (lire en ligne)
  121. « Un tout grand tire sa révérance », L'Express,‎ 5 février 1997 (lire en ligne)
  122. « Le roi solitaire du cirque blanc », L'Express,‎ 26 mars 1985 (lire en ligne)
  123. « Girardelli la marionnette », L'Express,‎ 6 février 1985 (lire en ligne)
  124. « J'aimerais venir plus souvent au Luxembourg », sur wort.lu
  125. « Marc Girardelli : Ses propos ont été mal compris », sur 5minutes.lu

Liens externes[modifier | modifier le code]