Alberto Tomba

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Alberto Tomba Alpine skiing pictogram.svg
Torino 2006 Sponsors Village Alberto Tomba attending Samsung charity auction sale.jpg
Alberto Tomba en 2006
Contexte général
Sport Ski alpin
Période active 1986-1998
Biographie
Nationalité sportive Italien
Naissance (47 ans)
Lieu de naissance Bologne
Taille 1,82 m
Poids 92 kg
Surnom La bomba
Club Centro sportivo Carabinieri
Entraîneur Roberto Siorpaes
Palmarès
Or Arg. Bro.
Jeux olympiques 3 2
Championnats du monde 2 2
Coupe du monde (globes) 9 8 2
Coupe du monde (épreuves) 50 26 12
* Dernière mise à jour : 21 décembre 2012

Alberto Tomba, né le à Bologne, est un ancien skieur alpin italien.

Spécialiste des disciplines techniques que sont le géant et le slalom, il en a dominé la fin des années 1980 et le début des années 1990. Avec trois médailles d'or olympiques (géant en 1988 et 1992, Slalom en 1988) et deux médailles d'argent, deux titres mondiaux (en 1996), le gros Globe de cristal remporté en 1995, 9 globes de spécialité ainsi que 50 victoires en Coupe du monde, en douze ans au plus haut niveau mondial, Alberto Tomba s'est forgé un des plus beaux palmarès de l'histoire du ski alpin.

Surnommé « Tomba La Bomba » en raison de son style explosif et de sa personnalité exubérante, il a accumulé les succès en slalom et en géant et a remporté la coupe du monde de ces deux disciplines à huit reprises (quatre chacune).

Biographie[modifier | modifier le code]

Alberto Tomba naît dans une famille aisée de la région de Bologne qui n'est pas réputée pour être de tradition alpine. Très sportif, le jeune italien se découvre très tôt une passion pour le ski. C'est ainsi que son père, riche négociant en textile, lui offre les services d'un professeur de ski particulier en la personne de Roberto Siorpaes[1], un ancien membre de l'équipe Italienne de descente, une discipline dans laquelle Tomba refusera toujours de s'aligner en compétition déclarant que s'aligner sur cette discipline représenterait trop de risques pour peu de bénéfices d'autant que sa mère serait terrifiée à l'idée de voir son fils faire des descentes[2].

1983-1987 : Premières années prometteuses[modifier | modifier le code]

De l'équipe C2 à l'équipe A[modifier | modifier le code]

Après de très bonnes années junior qui le voient rapidement grimper les échelons, le jeune Alberto intègre l'équipe B italienne engagée en coupe d'Europe pour la saison 1984. Pendant prés de 2 ans, il y réussit de bonnes performances en remportant 3 victoires et impressionne lors des rassemblements avec l'équipe A en dominant des skieurs bien plus expérimentés sur certains entrainements chronométrés.

Alberto Tomba intègre l'équipe nationale A en fin de saison 1986[3]. Pour ses premières épreuves de Coupe du monde, le jeune Italien de 19 ans réalise de bonnes premières apparitions démontrant une polyvalence intéressante. Figurant dans le top 10 de 3 disciplines malgré de gros dossards (6e du super G de Whistler, 9e du géant de Lake Placid et 6e du slalom d'Åre[4]), il se classe 51e du classement général avec seulement quatre épreuves au compteur[5].

Première saison complète et révélation des mondiaux de Crans Montana[modifier | modifier le code]

Tomba monte d'un cran dès la saison suivante, auteur d'un bon début de saison sur les disciplines techniques (malgré le fait qu'il s'élance avec des dossards lointains) marquée par son premier podium lors du géant d'Alta Badia qu'il termine 2e derrière son compatriote Richard Pramotton[6] Tomba enchaine par la suite des performances régulières mais moins teintées de succès. Il crée la surprise à la mi saison en remportant une médaille de bronze lors du géant des championnats du monde de Crans Montana devancé par les 2 ogres de l'époque que sont le Suisse Pirmin Zurbriggen et le Luxembourgeois Marc Girardelli[7]. Auteur d'une bonne fin de saison bien que sans podium[8], l'italien termine 18e au classement du super G[9], 9e géantiste mondial[10], 24e du classement du slalom[11] et à la 15e place du classement général[12].

1988 : Écrasante domination sur les épreuves techniques et premiers titres olympiques à Calgary[modifier | modifier le code]

Alberto Tomba explose véritablement dès la saison suivante en remportant sa première victoire lors du slalom de Sestrières durant lequel malgré le dossard 25 il domine le Suédois Jonas Nilsson et l'Autrichien Günther Mader[13]. Deux jours plus tard il réalise le doublé en remportant le géant durant lequel il réalise un de ses rêves en dominant l'une de ses idoles, le Suédois Ingemar Stenmark[14]. Largement dominateur en géant et slalom durant la suite de sa saison, il s'aligne en position de force au 2e rang du classement général aux Jeux olympiques de Calgary avec sept victoires au compteur et fait figure d'épouvantail dans les disciplines techniques. Il remporte facilement le titre olympique du géant devant l'Autrichien Hubert Strolz et Pirmin Zurbriggen[15]. Deux jours plus tard, il remporte le slalom avec seulement six centièmes d'avance sur l'Allemand Frank Wörndl, le bronze échouant au skieur du Liechtenstein Paul Frommelt[16]. Il réalise à seulement 22 ans le doublé comme Ingemar Stenmark l'avait réalisé huit ans auparavant[17]. Encore dominateur sur les slaloms de Åre[18] et Oppdal[19] et auteur de bonnes performances en super G, l'Italien concurrence sérieusement Pirmin Zurbriggen, échangeant à tour de rôle avec le Suisse le leadership de la coupe du monde à tel point que Zurbriggen ne possède que deux points d'avance sur l'Italien à deux courses de la fin de la saison[20]. Un géant et un slalom organisés à Saalbach qui avantagent Tomba. Mais l'italien envahi par la pression craque et abandonne lors des 2 courses ce qui permet à Pirmin Zurbriggen 3e et 4e des 2 courses de devancer l'Italien au classement général pour 29 points[21]. Extrêmement déçu, Tomba fort d'une saison qui l'a vu remporter 6 slaloms et 3 géants[22]. remporte ses premiers globes du géant[23] et du slalom[24].

En dehors des pistes, où il sait allier technique et agressivité, Alberto Tomba se forge une réputation de play-boy, parfois sulfureuse. Le voilà maintenant affublé d'un surnom à double signification qui le suivra à jamais. À savoir « la bomba ». À Calgary, il alimente les rumeurs : son père lui aurait promis une Ferrari en cas de succès olympique. En outre, il offre publiquement une de ses deux médailles d'or à la patineuse Est-Allemande Katarina Witt, dont il se dit l'un des plus grands admirateurs[25].

1989-1991 : Olympiade faite de hauts et de bas[modifier | modifier le code]

Difficile confirmation[modifier | modifier le code]

En 1988-1989, Tomba exceptionnel la saison précédente mais quelque peu marqué par son échec au général cède au star-system et ne confirme pas[26]. S'il reste toujours présent dans les super G et disciplines techniques, il signe 7 nouveau podiums mais ne remporte qu'une seule victoire en slalom sur une de ses pistes fétiches de Madonna di Campiglio devant Girardelli et l'Autrichien Tritscher[27] et déçoit lors des Championnats du monde disputés à Vail en terminant 6e du super G[28] et 7e du géant[29]. Dominé pour cinq points au classement du slalom par le surprenant Allemand Armin Bittner et du géant (7e)[30], il ne conserve pas ses globes mais termine 3e du classement général derrière Marc Girardelli et Pirmin Zurbriggen[31]. Au terme de cette saison difficile durant laquelle il fut souvent objet de vives critiques de la part de la presse de son pays lui reprochant de ne pas confirmer les espoirs placés en lui[32], et ne se sentant pas suffisamment soutenu par sa fédération, Tomba décide de quitter le giron fédéral et de créer sa propre structure, en prenant comme entraineur la légende Italienne Gustav Thöni et s'entourant de personnes de confiance[33].

Retour gaché par une blessure[modifier | modifier le code]

Extrêmement motivé dans le but de reprendre ses biens, l'Italien débute bien la saison 1989-1990. Auteur de bonnes places d'honneur, Tomba signe la 11e victoire de sa carrière lors du slalom disputé à Waterville Valley devant ses rivaux Pirmin Zurbriggen et Marc Girardelli[34]. Mais l'Italien tout comme Girardelli chute lourdement un mois plus tard lors du super G de Sestrières et se fracture la clavicule[35]. Absent de longs mois et touché mentalement, il décide durant sa convalescence de ne plus prendre part à une épreuve de vitesse. L'italien décide aussi de passer outre les conseils des médecins et de son entourage qui préfèreraient ne plus le voir disputer de courses de la saison afin de se préparer au mieux pour l'année suivante. Il revient en signant une 2e place à Veysonnaz derrière Armin Bittner[36] et deux victoires dans la foulée à Geilo devant Tritscher et Nilsson[37] et à Sälen devant l'Autrichien Rudolf Nierlich et Bittner[38] qui lui permettent de finir à la 3e place du classement de la spécialité[39]. Il termine en outre 9e du général malgré 6 courses disputées seulement[40].

Retour au premier plan[modifier | modifier le code]

En 1990-1991, Alberto Tomba marque les esprits dès le début de saison en remportant trois courses d'affilée[41]. Dominateur en géant, Tomba se trouve un rival de choix en slalom en la personne de Marc Girardelli qui le domine régulièrement. Le Luxembourgeois très régulier dans les 4 disciplines domine largement le général. Seul Tomba parvient à lui résister quelque peu, l'Italien aborde les Championnats du monde de Saalbach à la 2e place du général à plus de 100 points de Girardelli[42]. Favori du géant dont il est très large leader, il échoue en sortant du second tracé alors qu'il avait largement dominé la première manche[43] et termine 4e du slalom remporté par son rival Marc Girardelli[44]. Furieux à la suite de ces deux échecs, Tomba va réaliser une fin de saison en trombe qui le voit remporter 3 géants et signer un podium en slalom[45],[46]. Ce retour n'est certes pas suffisant mais Tomba échoue au classement général à seulement 20 points de Marc Girardelli moins à son aise en fin de saison[47]. L'italien remporte en outre son 2e globe de cristal du géant devant Rudolf Nierlich et Marc Girardelli[48] et termine 6e du classement du slalom remporté par Marc Girardelli[49].

1992 : Grande saison et nouveau titre olympique[modifier | modifier le code]

Alberto Tomba malgré des problèmes récurrents de forme et de poids joue surtout en 1992 sur sa classe naturelle et sa confiance qui lui confère une marge sur ses adversaires. L'Italien domine largement la première partie de la saison dans les disciplines techniques ne quittant quasiment pas les podiums (13) et remportant deux géants et cinq slaloms. Il se heurte cependant pour le classement général à la régularité d'un nouveau venu en la personne du Suisse Paul Accola dont la polyvalence lui permet de marquer des points dans toutes les disciplines[50]. Aux Jeux olympiques d'Albertville, Alberto Tomba est désigné porte drapeau de la délégation Italienne et se présente en favori du slalom et du géant dont il domine les classements. L'Italien parvient à réaliser un exploit unique lors du géant qu'il domine devant le Luxembourgeois Marc Girardelli et le Norvégien Kjetil André Aamodt, En effet il devient ainsi, le premier skieur alpin à conserver son titre olympique dans une discipline[51]. Le dernier jour de compétition, Tomba échoue de 28 centièmes lors du slalom remporté par le Norvégien Finn Christian Jagge[52]. Auteur d'une belle fin de saison qui le voit gagner en géant[53] et en slalom[54] à Crans Montana, l'Italien termine au 2e rang du classement général devancé largement par son ami Accola[55] qui à profité toute la saison de sa polyvalence[56], et remporte ses 4e et 5e globes de spécialité en slalom devant Accola et Jagge[57] et géant devant les Suisses Hans Pieren et Accola[58]. L'italien dispute en outre à Morioka son premier super G depuis celui de Sestrières qui l'avait vu se blesser sérieusement afin de tester la piste des futurs mondiaux. Un super G qu'il termine dans le top 15[59].

Cette saison finit de placer Tomba comme la star du ski alpin. Les médias se plaisant à suivre les faits et gestes d'une personnalité atypique à la vie fournie. Tantôt arrogant, exubérant, blagueur et n'hésitant pas par pure provocation en pleine compétition durant les Jeux olympiques à exagérer sa réputation de fêtard et d'homme à femmes, se plaisant à parler de « Jeux d'Albertoville » [60],[61].

1993-1994 : Une route difficile vers l'apothéose[modifier | modifier le code]

Recul dans la hiérarchie[modifier | modifier le code]

1992-1993 marque un net recul dans les performances d'Alberto Tomba qui quelque peu grisé par sa domination dans les disciplines techniques et son année olympique quasi parfaite, il se donne moins de mal à l'entrainement. Bien que toujours présent (9 podiums)[62], il ne signe qu'une victoire en slalom à Garmisch ou il domine Aamodt et Stangassinger[63]. Victime d'une lourde fièvre, Tomba fait le choix la mort dans l'âme de ne pas prendre part aux courses des mondiaux de Morioka[64] et perd ses globes de spécialités au profit des scandinaves Kjetil Andre Aamodt en géant[65] et Thomas Fogdoe en slalom[66]. 5e du classement général[67], l'Italien assume et répond aux critiques de fin de saison annonçant qu'il est encore jeune et qu'il a toujours su se relever de ses échecs surtout dans les années olympiques.

À la peine en géant, meilleur slalomeur du monde et nouvelle médaille olympique[modifier | modifier le code]

En 1993-1994, Tomba maintenant âgé de 28 ans réalise une meilleure saison. Moins fort en géant ou il ne signe que 2 podiums[68], l'italien est excellent en slalom ou il enquille les podiums (6 podiums en 8 courses) remportant 4 victoires[69]. Il aborde les Jeux olympiques de Lillehammer quasiment assuré du globe du slalom et largement favori de la discipline ce qui est moins le cas en géant. Décevant lors du géant lors duquel jamais dans le rythme (13e du premier tracé) il met la flèche en seconde manche afin de ne pas s'éparpiller[70]. Lors du slalom, le choux blanc semble pointer pour Tomba après une première manche ou il déçoit seulement 12e. Il parvient cependant à se ressaisir et arrache au terme d'une seconde manche engagée durant laquelle il dira avoir évacué toute sa frustration une belle médaille d'argent derrière l'Autrichien Thomas Stangassinger[71]. Après une fin de saison qui confirme son recul en géant qu'il termine modeste 11e d'un classement remporté par Christian Mayer[72], l'Italien remporte un nouveau globe du slalom, son troisième devant Thomas Stangassinger et Jure Kosir[73]. Il termine en outre à la 3e place du classement général derrière Kjetil Andre Aamodt et Marc Girardelli[74].

Lors de cette saison il déclara en marge des Jeux olympiques souhaiter remporter enfin le classement général et que sa carrière prendrait certainement fin à l'issue des Championnats du monde disputés l'année suivante à Sierra Nevada[75].

1995 : Vainqueur du gros globe[modifier | modifier le code]

Alors que la fin de règne semblait proche au début de la saison 1994-1995, Alberto Tomba mieux préparé physiquement retrouve la motivation et surprend tous les observateurs comme à la grande époque. Il écrase la saison de son empreinte en battant de nombreux records. Redevenu dominateur dès le début de saison, il remporte onze victoires[76] parmi lesquelles sept slaloms d'affilée à l'issue de l'étape de Wengen[77]. Parmi ces victoires une fut mémorable à Lech am Arlberg, course qui voit l'Italien sortir du tracé à quelques portes de l'arrivée, se récupérer et revenir dans le rythme pour l'emporter donnant ainsi lieu à une scène coquasse et surréaliste résumant bien le personnage qu'est Tomba, l'italien se signant plusieurs fois, regardant le ciel et n'arrivant pas à comprendre comment il à pu s'en sortir. « La prochaine fois peut-être m'arrêterais je pour boire un Capuccino » déclarant hilare l'Italien après course[78]. Une première qui lui permet de remporter à l'issue de la saison, pour la première fois le classement général de la Coupe du monde de ski alpin avec prés de 400 points d'avance sur Günther Mader et le Slovène Jure Kosir[79]. Il remporte bien évidemment en outre ses 7e et 8e globes de spécialité en géant[80] et slalom[81].

Cette saison triomphante est aussi marquée par l'annulation des Championnats du monde de ski alpin organisés à Sierra Nevada finalement reportés à l'année suivante qui laisse Tomba très déçu « Je suis vraiment très déçu. Avec ma forme actuelle, je pouvais ésperer plusieurs médailles. Je n'ai décidément pas de chance avec les mondiaux »[82].

1996 : Champion du monde et dans la légende des grands techniciens[modifier | modifier le code]

En 1995-1996, Les résultats d'Alberto Tomba en première partie de saison sont mitigés. L'italien bien que tutoyant toujours le haut niveau est largement dominé en géant ou il ne signe que 2 podium par von Grünigen qui enchaîne les victoires et se retrouve sérieusement accroché dans sa discipline forte en slalom malgré 5 podiums dont 3 victoires par le jeune français très régulier Sébastien Amiez [83]. Il aborde les Championnats du monde disputés à Sierra Nevada au coeur d'une polémique. En effet l'Italien avait vertement critiqué le choix du pays organisateur en déclarant que « skier en Espagne, equivaut à skier au Maroc », se confondant en excuses les jours suivants, Tomba sait qu'il sera mal accueilli en Espagne. De plus son niveau sportif interroge. En retrait en géant et 2e du classement du slalom, nombreux sont ceux qui avancent que l'italien aura du mal à accrocher le titre mondial qui manque à son palmares lui même déclarant qu'il ne peut rien promettre[84]. Et pourtant lors du géant Tomba parvient au terme des 2 manches et malgré une grosse faute d'intérieur lors de la seconde qui lui fait perdre son avance au premier intermédiaire à remporter son premier titre mondial devant les Suisses Urs Kaelin et Michael von Grünigen[85]. Transfiguré par cet exploit, l'Italien confirme 2 jours plus tard en réalisant le doublé au terme du slalom ou il devance Mario Reiter et Michael von Grünigen[86]. Ce doublé permet à Tomba de rentrer dans la légende des skieurs qui ont tout gagné en slalom et en géant plus le général aux côtés d'Ingemar Stenmark et Jean-Claude Killy. Auteur d'une bonne fin de saison, l'Italien ne parvient pas à ravir le globe du slalom à Sébastien Amiez pour une poignée de points[87]. Il termine 8e du classement du géant[88] et 5e du classement général remporté par le Norvégien Lasse Kjus[89].

1997-1998 : Lent déclin marqué de coups d'éclats et retraite dans la gloire[modifier | modifier le code]

Le déclin s'amorce[modifier | modifier le code]

Les résultats en 1996-1997 amorcent le début d'une période de déclin pour Alberto Tomba maintenant âgé de 32 ans. Bien que faisant toujours illusion en slalom ou il fait toujours partie des meilleurs bien que moins à son aise, l'italien est dominé par le suisse Michael von Grünigen et plusieurs skieurs en géant. Après un début de saison qui voit Alberto Tomba signer essentiellement en slalom plusieurs podiums (2e à Madonna di Campiglio[90] et à Kitzbühel[91] dont sa 48e victoire un peu acquise à la surprise générale lors de la première édition du slalom nocturne de Schladming qui deviendra dans le futur un véritable must ou il devance Stangassinger et Amiez[92], l'italien aborde les Championnats du monde de ski alpin 1997 disputés à domicile à Sestrières fragilisé mais remis en confiance par sa récente victoire[93]. Disqualifié en géant[94], l'Italien accroche le bronze en slalom au terme d'une très bonne seconde manche mais loin de Tom Stiansen et Sébastien Amiez[95]. Concluant l'année par un nouveau podium en slalom, Tomba termine la saison au 5e rang du classement du slalom loin des Autrichiens dominateurs Thomas Sykora et Thomas Stangassinger[96]. 25e, il quitte le top 10 du général pour la première fois depuis 1987[97]. L'italien annonce à l'issue de sa saison que 1998 serait sa dernière saison.

Dernière saison[modifier | modifier le code]

Pour sa dernière, l'Italien ne parvient pas à obtenir des résultats probants en début de saison. C'est surtout en janvier qu'un mini déclic s'opère pour l'italien qui signe coup pour coup son premier podium depuis 2 ans en géant à Saalbach (2e derrière Hermann Maier[98]) et sa 49e victoire acquise avec maestria comme l'année précédente dans la nuit surchauffée de Schladming devant Thomas Sykora et Hans-Petter Buraas et 30000 spectateurs[99]. .Ce double résultat remet en confiance l'italien au moment d'aborder les Jeux olympiques de Nagano. Jeux qui marqueront finalement son véritable déclin se concluants par un abandon dans le géant (malgré le meilleur temps intermédiaire en première manche)[100] et un forfait avant la seconde manche du slalom[101]. Souhaitant quitter la scène mondiale sur une meilleure image, l'Italien sera auteur d'une fin de saison à la hauteur de son mythe, Tomba quitte le cirque blanc dans la gloire d'une 50e victoire lors du slalom des finales à Crans Montana onze ans après le podium mondial qui le revela dans la même station, accompagné sur le podium de 2 champions olympiques norvégiens Hans-Petter Buraas et Finn-Christian Jagge [102]. Il termine sa dernière saison au 7e rang du classement du slalom[103] et 14e du général[104].

Après douze ans de cirque blanc, il annonce sa retraite effective le [105] fort du 2e plus grand palmarès des spécialistes de disciplines techniques derrière le grand Ingemar Stenmark[106]., avec au moins une victoire au moins par saison[107].

En dehors des pistes[modifier | modifier le code]

Alberto Tomba fera l'objet d'une enquête du fisc italien pour non-déclaration (due à un agent plus que douteux) d'une partie de ses revenus (environ 11 millions d'euros), de 1990 à 1996. En janvier 2002, il est acquitté après avoir remboursé 5 millions d'euros, mais son père Franco est condamné à 16 mois de prison avec sursis.

Cependant, sa renommée n'est pas entamée puisque Alberto Tomba, qui lance un parfum au nom provocateur d'« Indecente » (Indécent), est un des artisans de la candidature de Turin, ville organisatrice des Jeux olympiques d'hiver 2006.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'hiver[modifier | modifier le code]

Alberto Tomba à participé à quatre Jeux olympiques obtenant au moins une médaille dans trois d'entre eux. À Calgary en 1988 le jeune italien âgé de 22 ans qui ne compte alors que peu d'expérience mais beaucoup de victoires n'est que nullement touché par la pression inhérente à la course d'un jour. Engagé en géant et slalom, il remporte l'or dans les deux disciplines et rejoint Toni Sailer, Jean-Claude Killy et Ingemar Stenmark au palmarès des skieurs ayant réalisés avant lui le doublé géant-slalom. Ils seront rejoints par la suite par Benjamin Raich

Quatre ans plus tard en 1992, Tomba devenu entre temps véritable star de son sport aborde les épreuves à Albertville avec le rêve assumé de devenir le premier skieur à conserver un titre. Tenant du titre en géant et slalom, l'Italien dispose de deux chances afin d'y parvenir. Ce qu'il réussira dès sa première course en dominant le géant devant Marc Girardelli et Kjetil Andre Aamodt. Dominé en slalom trois jours plus tard par le Norvégien Finn-Christian Jagge, il devient aussi le premier skieur à remporter 2 médailles lors de 2 jeux olympiques différents.

En 1994 à Lillehammer, Alberto Tomba éliminé en géant échoue dans son objectif de remporter 3 titres olympiques d'affilée dans une même discipline. L'argent du slalom quelques jours plus tard derrière Thomas Stangassinger au terme d'une belle remontée de onze places ne suffit pas totalement à son bonheur mais il devient grâce à cette performance , le tout premier à remporter trois médailles sur une même discipline lors de trois jeux différents. Exploit que seul le norvégien Aamodt parviendra à réaliser. Il est vrai aussi que l'Italien à bien profité du rapprochement de deux ans entre Albertville et Lillehammer afin que Jeux olympiques d'été et Jeux olympiques d'hiver soient espacés de deux ans.

En 1998 pour ses quatrièmes jeux olympiques à Nagano, Tomba véritable légende alors sur le déclin depuis prés d'un an, abandonne en géant malgré le premier intermédiaire à mi course et en slalom.

Épreuve / Édition Drapeau : Canada Calgary 1988 Drapeau : France Albertville 1992 Drapeau : Norvège Lillehammer 1994 Drapeau : Japon Nagano 1998
Slalom géant médaille d'or, Jeux olympiques Or médaille d'or, Jeux olympiques Or - Ab.
Slalom médaille d'or, Jeux olympiques Or médaille d'argent, Jeux olympiques Argent médaille d'argent, Jeux olympiques Argent Ab.

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Alberto Tomba à participé à cinq championnats du monde. Médaillé surprise lors de sa première participation en 1987 derrière les ogres de l'époque que sont Pirmin Zurbriggen et Marc Girardelli et souvent peu en réussite par la suite, Tomba devra attendre la fin de sa carrière pour remporter en 1996 sur les pentes espagnoles de la Sierra Nevada sa première médaille d'or lors du géant au cours duquel bien que partant sur l'intérieur en haut du tracé il domine le reste de la course pour devancer Urs Kaelin et le favori de l'époque Michael von Grünigen. Ce titre lui permet de rentrer dans la légende des grands skieurs qui ont tout gagné. Il fera même mieux quelques jours plus tard en réalisant le doublé en slalom devant Mario Reiter et Michael von Grünigen rejoignant ainsi Jean-Claude Killy et Ingemar Stenmark au palmarès des skieurs qui ont tout gagnés dans les deux disciplines techniques en termes de globes, médailles d'or mondiales et olympiques ajoutant aussi le général.

Lors de ses derniers mondiaux disputés à Sestrières, Tomba en retrait echoue en géant mais termine à l'issue d'une belle seconde manche bon 3e du slalom derrière Tom Stiansen et Sébastien Amiez

Épreuve / Édition Drapeau : Suisse Crans Montana 1987 Drapeau : États-Unis Vail 1989 Drapeau : Autriche Saalbach-Hinterglemm 1991 Drapeau : Espagne Sierra Nevada 1996 Drapeau : Italie Sestrières 1997
Slalom géant médaille de bronze, Coupe du Monde Bronze 7e - médaille d'or, Coupe du Monde Or Ab.
Slalom - - 4e médaille d'or, Coupe du Monde Or médaille de bronze, Coupe du Monde Bronze
Super G 14e 6e - - -

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

  • Vainqueur du classement général en 1995
    • Vainqueur de la coupe du monde de géant en 1988, 1991, 1992 et 1995
    • Vainqueur de la coupe du monde de slalom en 1988, 1992, 1994 et 1995
    • 50 victoires : 15 géants et 35 slaloms
    • 88 podiums

Différents classements en coupe du monde[modifier | modifier le code]

Régulier toute sa carrière dans les disciplines techniques (neuf années d'affilée dans les dix premiers du général) l'Italien remportera huit globes de spécialité (quatre en géant et quatre en slalom) seulement devancé par Stenmark (16), Zurbriggen (12), Girardelli (10) et Maier (10) qui ont gagné plus de globes de spécialités que l'italien.

C'est en 1995 que l'Italien atteindra l'apogée de sa carrière au terme de laquelle il remporte son premier classement général devenant ainsi le troisième Italien à réaliser cette performance après Gustav Thöni et Piero Gros eux aussi grands techniciens d'antan.

Année/Classement Général Descente Super G Géant Slalom Combiné
Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points
1986 51e 31 - - 19e 10 23e 11 39e 10 - -
1987 15e 76 - - 18e 15 9e 52 24e 12 - -
1988 2e 281 - - 8e 29 1er 82 1er 170 - -
1989 3e 189 - - 7e 37 7e 40 2e 112 - -
1990 9e 116 - - - - 14e 21 2e 95 - -
1991 2e 222 - - - - 1er 152 6e 70 - -
1992 2e 1362 - - 43e 22 1er 520 1er 820 - -
1993 5e 817 - - - - 2e 381 2e 436 - -
1994 3e 822 - - - - 11e 282 1er 540 - -
1995 1er 1150 - - - - 1er 450 1er 700 - -
1996 5e 766 - - - - 8e 276 2e 490 - -
1997 25e 352 - - - - - - 5e 352 - -
1998 14e 290 - - - - 13e 171 7e 290 - -

Détail des victoires[modifier | modifier le code]

Alberto remporte ses premières victoires lors de la saison 1988 en slalom et géant. S'exprimant durant toute sa carrière uniquement dans ces deux disciplines, il remportera 50 victoires seulement devancé par Ingemar Stenmark et Hermann Maier. Avec 35 victoires en slalom, Tomba est le 2e slalomeur le plus victorieux derrière le suédois (40). 15 fois vainqueur en géant, il occupe la 4e place derrière encore le suédois (46), le suisse Michael von Grünigen (23) et l'américain [[Ted Ligety]] (20)

Souvent galvanisé par l'ambiance surchauffée des courses à domicile, Tomba a remporté énormément de victoires en Italie (14). Il possède également plusieurs pistes fétiches. Il à notamment largement contribué à faire rentrer la Gran Risa d'Alta Badia à la postérité, piste sur laquelle il s'est imposé quatre fois en géant. En slalom bien qu'il se soit imposé cinq fois à Sestrières, la piste de ses plus beaux faits d'armes fut celle de Madonna di Campiglio dans laquelle il s'est souvent imposé avec grand brio. Tomba à inscrit son nom au palmarès des plus belles stations de la Coupe du monde (Alta Badia, Adelboden et Kranjska Gora en géant. Wengen, Garmisch, Kitzbühel et Schladming en slalom).

En outre fort d'une longévité exceptionnelle au plus haut niveau Tomba à toujours gagné de 1988 à 1998 au moins une fois par saison avec une pointe à 11 victoires qui lui permet de remporter le général en 1995.

L'Italien détient par ailleurs le record du plus grand nombre de courses gagnées consécutivement dans une discipline avec 7 slaloms de rang en 1995 qui fut sa grande saison en Coupe du monde.

Édition / Épreuve Slalom Slalom géant Total
1988 Drapeau : Italie Sestrières
Drapeau : Italie Madonna di Campiglio
Drapeau : Slovénie Kranjska Gora
Drapeau : Autriche Bad Kleinkirchheim
Drapeau : Suède Åre
Drapeau : Norvège Oppdal
Drapeau : Italie Sestrières
Drapeau : Italie Alta Badia
Drapeau : Suisse Saas-Fee
9
1989 Drapeau : Italie Madonna di Campiglio
1
1990 Drapeau : États-Unis Waterville Valley
Drapeau : Norvège Geilo
Drapeau : Suède Sälen
3
1991 Drapeau : Italie Sestrières Drapeau : Italie Alta Badia
Drapeau : Slovénie Kranjska Gora
Drapeau : Norvège Hafjell
Drapeau : États-Unis Aspen
Drapeau : États-Unis Waterville Valley
6
1992 Drapeau : États-Unis Park City
Drapeau : Italie Sestrières
Drapeau : Slovénie Kranjska Gora
Drapeau : Autriche Kitzbühel
Drapeau : Suisse Wengen
Drapeau : Suisse Crans Montana
Drapeau : États-Unis Park City
Drapeau : Italie Alta Badia
Drapeau : Suisse Saas-Fee
9
1993 Drapeau : Allemagne Garmisch 1
1994 Drapeau : Canada Stoneham
Drapeau : Italie Sestrières
Drapeau : France Chamonix
Drapeau : Allemagne Garmisch
4
1995 Drapeau : France Tignes
Drapeau : Italie Sestrières
Drapeau : Autriche Lech am Arlberg I
Drapeau : Autriche Lech am Arlberg II
Drapeau : Allemagne Garmisch
Drapeau : Autriche Kitzbühel
Drapeau : Suisse Wengen
Drapeau : Italie Alta Badia
Drapeau : Slovénie Kranjska Gora
Drapeau : Suisse Adelboden
Drapeau : Italie Bormio
11
1996 Drapeau : Italie Madonna di Campiglio
Drapeau : Slovénie Kranjska Gora
Drapeau : Autriche Flachau
3
1997 Drapeau : Autriche Schladming 1
1998 Drapeau : Autriche Schladming
Drapeau : Suisse Crans Montana
2
Total 35 15 50

Performances générales[modifier | modifier le code]

L'italien compte seulement 153 départs en coupe du monde malgré 13 saisons au plus haut niveau. Cela s'explique par le fait de l'aversion de l'italien pour les disciplines de vitesse et ce malgré une polyvalence qui aurait pu lui permettre d’enchaîner vitesse et technique et de gagner beaucoup de combinés comme le prouve son début de carrière durant lequel il dispute les super G avec réussite puisqu'il n'a jamais quitté les points et fini dans le top 10 de dix super G sur onze disputés. Mais il stoppera la vitesse au détour d'une chute en 1990 qui le laissera presque sur le carreau à Sestrières.

Dans ses disciplines fortes, Tomba fut très régulier durant la majeure partie de sa carrière. Ce n'est qu'en fin de carrière que ses statistiques commencèrent à légèrement décliner. En géant il a fini dans les 10 meilleurs de 55 courses et signé 31 podiums sur 64 disputées. Le bilan est encore plus impressionnant en slalom puisque dans les 10 meilleurs de 65 courses sur 77 disputées d'autant plus exceptionnel dans une discipline présentant autant de risques d'élimination que le slalom.

Résultat Slalom Géant Super G Parallèle Total
1re place 35 15 0 0 50
2e place 15 11 0 0 26
3e place 7 5 0 0 12
Top 10 65 50 10 1 126
Points 66 55 11 0 132
Autres 11 9 0 1 21
Départs 77 64 11 1 153

Arlberg-Kandahar[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it)« la biografia », sur albertotomba.com
  2. « Maman ne veut pas », L'express,‎ 30 novembre 1988 (lire en ligne)
  3. (it)« Dalla squadra C2 alla Squadra A », sur albertotomba.com
  4. (en)« Résultats saison 1986 d'Alberto Tomba », sur fis-ski.com
  5. (en)« Classement général coupe du monde de ski alpin 1986 », sur fis-ski.com
  6. « Triomphe Italien à La Villa », Journal de Genève,‎ 15 décembre 1986 (lire en ligne)
  7. « Bonne fête Pirmin », Journal de Genève,‎ 5 février 1987 (lire en ligne)
  8. (en)« Résultats saison 1987 d'Alberto Tomba », sur fis-ski.com
  9. (en)« Classement de la coupe du monde de super G 1987 », sur fis-ski.com
  10. (en)« Classement de la coupe du monde de Géant 1987 », sur fis-ski.com
  11. (en)« Classement de la coupe du monde de Slalom 1987 », sur fis-ski.com
  12. (en)« Classement général de la coupe du monde 1987 », sur fis-ski.com
  13. « Tomba domine ses rivaux », Journal de Genève,‎ 28 novembre 1987 (lire en ligne)
  14. « Doublé de Rambo », Journal de Genève,‎ 30 novembre 1987 (lire en ligne)
  15. « Tomba en grand seigneur », Journal de Genève,‎ 26 février 1988 (lire en ligne)
  16. « Tomba comme Stenmark », Journal de Genève,‎ 29 février 1988 (lire en ligne)
  17. « Rétro JO: Calgary 1988 », sur eurosport.fr,‎ 30 janvier 2010
  18. « Coupe du monde de descente : Zurbriggen l'emporte », Journal de Genève,‎ 21 mars 1988 (lire en ligne)
  19. « Tomba reprend le commandement », Journal de Genève,‎ 23 mars 1988 (lire en ligne)
  20. « Pirmin roi du super G », Journal de Genève,‎ 25 mars 1988 (lire en ligne)
  21. « Le sacre de Pirmin », Journal de Genève,‎ 28 mars 1988 (lire en ligne)
  22. (en)« Résultats saison 1987 d'Alberto Tomba », sur fis-ski.com
  23. (en)« Classement de la coupe du monde de Géant 1988 », sur fis-ski.com
  24. (en)« Classement de la coupe du monde de Slalom 1988 », sur fis-ski.com
  25. (en)« Master of the mountain », sur sportsillustrated.cnn.com,‎ 7 mars 1988
  26. « Tomba en sursis », L'Express,‎ 23 février 1989 (lire en ligne)
  27. « Le grand retour de Tomba », Journal de Genève,‎ 12 décembre 1988 (lire en ligne)
  28. (en)« Résultat du Super G des Champ. Monde 1989 », sur fis-ski.com
  29. (en)« Résultat Géant des Champ. Monde 1989 », sur fis-ski.com
  30. (en)« Classement de la coupe du monde de Géant 1989 », sur fis-ski.com
  31. (en)« Classement général de la coupe du monde 1989 », sur fis-ski.com
  32. « Bittner meilleur slalomeur », Journal de Genève,‎ 11 mars 1989 (lire en ligne)
  33. « Les légendes des Jeux: Alberto Tomba », sur rds.ca
  34. « Tomba est de retour », Journal de Genève,‎ 30 novembre 1989 (lire en ligne)
  35. « Zurbriggen efface treize mois de disette », Journal de Genève,‎ 13 décembre 1989 (lire en ligne)
  36. « Zurbriggen touche au but », Journal de Genève,‎ 5 mars 1990 (lire en ligne)
  37. « Tomba renoue avec la victoire », Journal de Genève,‎ 9 mars 1990 (lire en ligne)
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  39. (en)« Classement de la coupe du monde de Slalom 1990 », sur fis-ski.com
  40. (en)« Classement général de la coupe du monde 1990 », sur fis-ski.com
  41. « Bon anniversaire Alberto », Journal de Genève,‎ 22 décembre 1990 (lire en ligne)
  42. « Rois géants pour un slalom spécial », Journal de Genève,‎ 22 janvier 1991 (lire en ligne)
  43. « Encore de l'or pour l'Autriche », Journal de Genève,‎ 3 février 1991 (lire en ligne)
  44. « Girardelli 1er », Journal de Genève,‎ 23 janvier 1991 (lire en ligne)
  45. « La revanche de Tomba », Journal de Genève,‎ 22 mars 1991 (lire en ligne)
  46. (en)« Résultats saison 1991 d'Alberto Tomba », sur fis-ski.com
  47. (en)« Classement général de la coupe du monde 1991 », sur fis-ski.com
  48. (en)« Classement de la coupe du monde de Géant 1991 », sur fis-ski.com
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  50. « L'écléctisme de Paul Accola », L'express,‎ 16 janvier 1992 (lire en ligne)
  51. « Tomba fait parler la poudreuse », Journal de Genève,‎ 19 février 1992 (lire en ligne)
  52. « Jagge, pur produit du nouveau modèle norvégien », Journal de Genève,‎ 23 février 1992 (lire en ligne)
  53. (en)« Résultat Géant de Crans Montana 1992 », sur fis-ski.com
  54. « Tel un métronome », L'Express,‎ 23 mars 1992 (lire en ligne)
  55. « Si Accola n'existait pas, il faudrait l'inventer », Journal de Genève,‎ 23 mars 1992 (lire en ligne)
  56. « Les classements de la coupe du monde 91-92 », Journal de Genève,‎ 23 mars 1992 (lire en ligne)
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  59. « Les Suisses redorent le blason », Journal de Genève,‎ 2 mars 1992 (lire en ligne)
  60. « Sacré Tomba », L'Express,‎ 20 février 1992 (lire en ligne)
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  64. « Moral dans les talons », L'Express,‎ 9 février 1993 (lire en ligne)
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  66. (en)« Classement de la coupe du monde de slalom 1993 », sur fis-ski.com
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  68. (en)« Résultats en Géant durant la saison 1994 d'Alberto Tomba », sur fis-ski.com
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  71. « Pour quinze centièmes », L'Impartial,‎ 28 février 1994 (lire en ligne)
  72. (en)« Classement de la coupe du monde de géant 1994 », sur fis-ski.com
  73. (en)« Classement de la coupe du monde de slalom 1994 », sur fis-ski.com
  74. (en)« Classement général de la coupe du monde 1994 », sur fis-ski.com
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  76. (en)« Résultats durant la saison 1995 d'Alberto Tomba », sur fis-ski.com
  77. « Tomba, c'est dingue », L'Express,‎ 23 janvier 1995 (lire en ligne)
  78. « Alberto Tomba, le funambule du cirque blanc », Journal de Genève,‎ 22 décembre 1994 (lire en ligne)
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  80. (en)« Classement de la coupe du monde de géant 1995 », sur fis-ski.com
  81. (en)« Classement de la coupe du monde de slalom 1995 », sur fis-ski.com
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  87. « Amiez chipe le globe du slalom à Tomba », L'Express,‎ 11 mars 1996 (lire en ligne)
  88. (en)« Classement de la coupe du monde de géant 1996 », sur fis-ski.com
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  91. « Mario Reiter bat Alberto Tomba en slalom », L'Express,‎ 27 janvier 1997 (lire en ligne)
  92. « Alberto Tomba lance les mondiaux de Séstrières », L'Express,‎ 31 janvier 1997 (lire en ligne)
  93. « Tomba est là », L'Express,‎ 3 février 1997 (lire en ligne)
  94. (en)« Résultat du géant des Champ. Monde 1997 », sur fis-ski.com
  95. « Tom Stiansen, dernier héro des mondiaux », L'Express,‎ 17 février 1997 (lire en ligne)
  96. (en)« Classement de la coupe du monde de slalom 1997 », sur fis-ski.com
  97. (en)« Classement général de la coupe du monde 1997 », sur fis-ski.com
  98. (en)« Résultats du géant de Saalbach-Hintergrem en 1998 », sur fis-ski.com
  99. « Le slalom en nocturne de Schladming marque le retour d'Alberto Tomba », Journal de Genève,‎ 9 janvier 1998 (lire en ligne)
  100. (en)« Résultats du géant des Jeux olympiques 1998 », sur fis-ski.com
  101. (en)« Résultats du slalom des Jeux olympiques 1998 », sur fis-ski.com
  102. « Feu d'artifice final signé Alberto Tomba », L'Express,‎ 16 mars 1998 (lire en ligne)
  103. (en)« Classement de la coupe du monde de slalom 1998 », sur fis-ski.com
  104. (en)« Classement général de la coupe du monde 1998 », sur fis-ski.com
  105. « Tomba c'est fini », L'Express,‎ 5 octobre 1998 (lire en ligne)
  106. (en)« Skieurs avec le plus de victoires en coupe du monde », sur fis-ski.com
  107. (en)« Récapitulatif de victoires par saisons d'Alberto Tomba », sur fis-ski.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

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