Magnus IV de Suède

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Magnus IV Eriksson, né en 1316 et mort le 1er décembre 1374, est roi de Suède de 1319 à 1363, et de Norvège de 1319 à 1343.

Origine[modifier | modifier le code]

Sceau de Magnus IV de Suède

Magnus Smek Eriksson est le fils d'Erik Magnusson, duc de Södermanland (et frère du roi Birger de Suède) et de son épouse, Ingeborg Hakonsdatter de Norvège.

Double règne[modifier | modifier le code]

Magnus est élu roi de Norvège sous le nom de Magnus VII le 28 juin 1319, comme successeur de son grand-père maternel, le roi Håkon V ; puis, roi de Suède sous le nom de Magnus IV le 8 juillet suivant, par les partisans de son père, après la déposition de son oncle. Il est placé jusqu'en 1332, lorsque débute son règne effectif, sous la régence d'un Conseil constitué auquel participent, au début du moins, le « Drots » Mats Kättilmundson et la mère du roi Ingeborg Hakonsdatter dont l'action personnelle se heurte aux intérêts de l'aristocratie et qui est écartée en 1326/1327. Le roi devient majeur en 1331. Il doit effectuer son « eriksgata » [1] au début de l'année 1335 et prêter serment la même année devant l'Assemblée du royaume sur l'ordonnance régissant l'élection royale.

Les premières années de règne du jeune roi sont bénéfiques. Il profite de l'effondrement de la puissance danoise pour acquérir en 1333 les provinces côtières méridionales détachées du royaume de Danemark — Scanie, Blekinge, et plus tard, Halland. En 1350, il fait réaliser la compilation d'un code applicable dans toutes les campagnes, et d'une loi municipale générale. Ces deux mesures devaient contribuer grandement à l'unification administrative du pays. Peu après, le royaume est touché par la peste noire et sa population décimée.

Le roi Magnus négligeant la Norvège au profit de la Suède, les nobles norvégiens mécontents l'obligent, dès 1343, à renoncer au trône en faveur de son fils cadet qui règne sous le nom d'Håkon VI. Un conseil nobiliaire gouverne alors la Norvège au nom du jeune roi, et l'union personnelle entre les deux royaumes est brisée car il doit nommer l'année suivante son fils aîné Éric héritier de la Suède.

Au cours des années suivantes, les besoins d'argent du roi l'incitent à mettre en œuvre une politique fiscale anti-aristocratique et anticléricale. En Suède, la rébellion de son fils aîné Éric le chasse du pouvoir en 1356. Ce dernier règne sous le nom d'Éric XII mais meurt trois ans plus tard. Magnus retrouve sa couronne mais doit en 1362 accepter d'associer son fils Håkon VI, roi de Norvège, au trône de Suède. En 1360, le roi Valdemar IV de Danemark met à profit ces troubles pour récupérer la Scanie, le Halland et le Blekinge.

L'alliance d'Håkon avec le roi Valdemar IV de Danemark — dont il épouse la fille Marguerite — provoque la déposition du père et du fils, et l'accession au trône de Suède d'Albert de Mecklembourg, le neveu de Magnus IV. Ce dernier, capturé dans les combats qui suivent, reste emprisonné de 1365 à 1371 avant d'être libéré par son fils.

Le 1er décembre 1374, l'ancien roi meurt noyé près de Bergen, en Norvège, où il s'était retiré.

Union et postérité[modifier | modifier le code]

En 1335, le roi Magnus épouse Blanche de Namur, fille du comte Jean de Namur. Le couple a deux enfants :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Visites aux assemblées régionales afin de faire confirmer son élection.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (no) Erik Opsahl, « Magnus 7 Eriksson », Norsk biografisk leksikon, consulté le 5 octobre 2013.
  • Ingvar Andersson (trad. Marcel Bouvier, préf. André Chamson), Histoire de la Suède… des origines à nos jours, Roanne, Horvath,‎ 1973, 397 p.
  • Lucien Musset, Les Peuples scandinaves au Moyen Âge, Paris, Presses universitaires de France,‎ 1951, 342 p. (lien OCLC?)
  • Corinne Péneau, Erikskrönika, Paris, Publications de la Sorbonne,‎ 2005, 258 p. (ISBN 2-85944-524-2, lien OCLC?)
  • Ragnar Svanström et Carl Fredrik Palmstierna (trad. Lucien Maury), Histoire de la Suède, Paris, Stock,‎ 1944, 384 p. (lien OCLC?)