Olaf II de Norvège

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Olaf II de Norvège
Saint Olaf, fresque de l'église d'Överselö (Suède).
Saint Olaf, fresque de l'église d'Överselö (Suède).
Titre
Roi de Norvège
10161028
Prédécesseur Svein Håkonsson
Successeur Håkon Eiriksson
Biographie
Dynastie Hårfagreætta
Nom de naissance Olaf Haraldson
Date de naissance vers 995
Date de décès 29 juillet 1030
Père Harald Grenske
Mère Åsta Gudbrandsdotter

Saint Olaf ou Olav Haraldson ou Olaf II de Norvège dit le Gros ou le Saint, roi de Norvège de 1016 à 1028, né vers 995, mort le 29 juillet 1030.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le futur roi Olaf était un descendant d'Harald Ier de Norvège. Il était le fils du roi Harald Grenske du Vestfold et d’Åsta Gudbrandsdotter. Après le meurtre de son père par Sigrid Storråda, il est élevé par le second époux de sa mère Sigurd Syr Halfdansson roi du Ringerike. Du fait de cette union il est le demi-frère des enfants de ce dernier et d’ Åsta dont le futur roi Harald Sigurdsson

Il aurait été baptisé en 1014 à Rouen par l'archevêque Robert le danois, frère du duc Richard II de Normandie. C'est d'abord en tant que Viking dans sa jeunesse, qu'il se rend plusieurs fois en Angleterre, où il va s'intéresser à la foi chrétienne. Elle avait d'ailleurs été introduite dès le IXe siècle en Scandinavie par des missionnaires de divers pays notamment allemands, et principalement le moine saint Anschaire, l'« apôtre du Nord », devenu plus tard évêque de Brême, puis archevêque de Hambourg.

Olaf passe ensuite sa vie à disputer le royaume de Norvège au roi Knut le Grand ou Canut Ier, roi de Danemark et d'Angleterre. En effet, la grande puissance scandinave est, au début du XIe siècle, le royaume viking du Danemark. Vers 1015-1017, il profite de ce que Knut est occupé en Angleterre pour rendre indépendante la Norvège. Le nouveau roi s'installe à Nidaros (actuelle Trondheim), et y bâtit une église.

Saint Olaf est élu roi de Norvège, et se met en tête d'en extirper le paganisme, pour faire du christianisme la religion de son pays. Une vive opposition des païens et de quelques seigneurs qui redoutent son autorité l'incite à les réprimer durement.

Il est le grand législateur de l'Église en Norvège et comme son parent Olaf Tryggvason, il tente de faire disparaître les traces de l'ancienne foi et de bâtir des églises à la place des anciens lieux sacrés qu'il a profanés ou détruits. Il fait aussi venir des évêques et des prêtres d'Angleterre.

Il rend aux things locaux leur importance, il amende les codes de lois, fait délibérément entrer son pays dans la civilisation occidentale en établissant une Église nationale avec le concours de son ami l’évêque Grimkell, et en instaurant une hiérarchie efficace.

Après avoir soumis le Groenland à son autorité en 1023, Knut lui envoie une ambassade pour lui réclamer la couronne vers 1024-1025, ce qu'il refuse en s'alliant au roi de Suède, et il lui livre une bataille sans vainqueur en 1026. Mais Knut, après un pèlerinage à Rome, débarque en Norvège en 1028 et se proclame roi à Nidaros. Olaf se réfugie alors en Suède avec quelques barons fidèles comme Finn Arnesson et ses frères Torberg et Arni et Rognvald Brusason. Après deux ans d'exil, en 1029, il tente un retour en Norvège mais est battu et tué à Stiklestad le 29 juillet 1030.

Le roi Knut II de Danemark impose alors comme roi son fils Sven Knutsson qui promulgue des lois danoises jugées inacceptables par les norvégiens. Rapidement les nobles menés par Einar Tambarskjelve et les populations découvrent alors a posteriori la « sainteté » d'Olaf [1]

Notoriété posthume[modifier | modifier le code]

Selon la tradition c'est la hache de guerre de saint Olav que tient entre ses pattes le lion qui figure sur le blason de la Norvège. La saga consacrée à la vie de saint Olav tient une part importante dans la saga des rois de Norvège écrite par Snorri Sturluson : la Heimskringla.

La « pierre de soleil » des Vikings est mentionnée dans un passage l'histoire de Rauðúlf et de ses fils (Rauðúlfs þáttur)[2]. Elle serait le cristal de calcite, selon les deux physiciens bretons Albert Le Floch et Guy Ropars[réf. nécessaire]. Ce cristal est très utilisé pour certains types de microscopes. Il dévie les rayons lumineux suivant leur polarisation, sans perdre de lumière – contrairement à la cordiérite, autre cristal fréquemment rencontré en Scandinavie et envisagé par l'archéologue danois Thorkild Ramskou en 1967 comme aide-boussole des Vikings. La cordiérite, aux reflets violets, change de couleur selon la direction de polarisation de la lumière qui l'atteint ; de plus elle absorbe une partie des photons, ce qui donne une lumière ténue et irisée, et non pas nette et bien définie comme avec la calcite. La calcite permet de retrouver la position du soleil derrière les nuages, même plusieurs heures après que celui-ci a disparu au-delà de l'horizon[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon sa Saga, chapitre CCXL, Cet hiver-là maintes gens commencèrent à dire que le roi Olafr était en vérité un saint homme et qu'il se produisait force signes de sa sainteté.
  2. Passage de saga mentionnant la pierre de soleil : « Le temps était couvert et neigeux, comme Sigurður l'avait prédit. Alors le roi convoqua Sigurður et Dagur. Il demanda à ces hommes de regarder autour d'eux, personne ne trouva la moindre recoin de ciel bleu. Puis il somma Sigurður de désigner le soleil, lequel donna une réponse ferme. Alors le roi envoya chercher la pierre de soleil et, la tenant au-dessus de lui, vit la lumière jaillir et ainsi pu vérifier directement que la prédiction de Sigurður était bonne. »
  3. Mathilde Fontez, « Nous avons retrouvé la boussole des Vikings », Science et Vie, no 1133,‎ février 2012, p. 76-79

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :