Jean-Louis Beffa

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Jean-Louis Beffa

Description de l'image  Jean-Louis BEFFA.jpg.
Naissance (72 ans)
Nice
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Dirigeant de sociétés
Formation
X-Mines

Jean-Louis Beffa (né à Nice le 11 août 1941) est aujourd'hui président d'honneur et administrateur de Saint-Gobain[1], président du comité des nominations et des rémunérations de GDF SUEZ[2], président de la branche Asie de la Banque Lazard[3], coprésident de la Fondation Cournot et président de l'association Amicale des Ingénieurs du corps des mines depuis novembre 2002[4].

Fils d’Edmond Beffa, ingénieur, et de Mme, née Marguerite Feursinger, professeur, Jean-Louis Beffa s'est marié le 28 janvier 1967 à Marie-Madeleine Brunel-Grasset. Il est père de 3 enfants (Sébastien, Claire et Pierre)[5].

Jean-Louis Beffa est un amateur de golf, natation, gastronomie - membre du Club des Cent, et musique - président de l’Association pour le rayonnement de l'Opéra national de Paris. Il est l'oncle du compositeur Karol Beffa[6].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études en classes préparatoires au lycée Masséna de Nice, Jean-Louis Beffa est élève de l'École polytechnique (de la promotion X 1960), puis de l'École nationale supérieure des Mines de Paris en tant qu'ingénieur-élève du Corps des Mines, ce qui fait de lui un "X-Mines".

Ensuite, il étudie à l'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs (ENSPM) et à l'Institut d'études politiques de Paris (IEP).

Carrière[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Beffa débute sa carrière d'ingénieur des mines à Clermont-Ferrand en 1967. De 1967 à 1974, il est ingénieur au sein de la direction des carburants du ministère de l'Industrie. Il évolue rapidement et devient chef du service raffinage puis adjoint au directeur.

En 1974, Jean-Louis Beffa fait ses premiers pas à Saint-Gobain comme directeur du plan. Il devient directeur général, puis président-directeur général de Pont-à-Mousson, tout en étant parallèlement directeur de la branche canalisation et mécanique de Saint-Gobain, de 1979 à 1982[7].

Durant cette période, il est pris à partie dans le cadre des controverses sur l'amiante par les opposants à l'emploi de ce matériau[8].

En mars 1982, il devient directeur général de Saint-Gobain puis président-directeur général en janvier 1986, succédant à Roger Fauroux[9], lors de la privatisation de l'entreprise. Il est membre de la Fondation Saint-Simon jusqu'à sa dissolution en 1999. Il est élu administrateur de l'École polytechnique de 1996 à 2001. En 2002, il fonde avec le prix Nobel américain Robert Solow[10] et Robert Boyer le Centre Saint-Gobain pour la recherche en économie qui devient le Centre Cournot[11]. Ils créent ensemble la Fondation Cournot en 2010 sous l'égide de la Fondation de France qu'ils coprésident actuellement.

Jean-Louis Beffa a été le PDG de Saint-Gobain jusqu'en juin 2007. Après avoir été l'un des plus jeunes dirigeants de sociétés du CAC 40, il en a été l'un des plus âgés[12]. En 2007, Jean-Louis Beffa était le 4e patron français le mieux payé avec un salaire de PDG de Saint-Gobain qui s'élevait à 10,2 millions d'euros par an, soit 850 000 euros par mois[13].

Au cours de sa carrière, Jean-Louis Beffa est élu dans de nombreux conseils d'administration tels que ceux de BNP Paribas, Gaz de France, Siemens AG, Le Monde S.A., la Banque Lazard ou encore le Groupe Bruxelles Lambert.

D'autre part, il a obtenu les distinctions de Commandeur de la Légion d'honneur en 2002, puis Grand Officier en 2007, Commandeur de l'Ordre national du Mérite, Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres, Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, Commandeur de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, de l'Ordre de l'Aigle aztèque (Mexique), de l'Ordre royal de l'Étoile polaire (Suède) et de l'Ordre du Rio Branco (Brésil). Il a aussi été nommé Manager de l'année en 1989, et il a été membre du Siècle, de la Table ronde des Industriels européens, du Conseil supérieur de la langue française (CSLF) (1989-99) et président de l'Institut de l'histoire de l'industrie (Idhi) (1992-98).

En 2004, le président de la République française Jacques Chirac lui confie une mission sur la relance de la politique industrielle en France. Cette mission aboutira en janvier 2005 à un rapport "Pour une nouvelle politique industrielle" qui traduit l'importance de l'État dans la politique industrielle [14], et vise à créer une agence intervenant sur de grands projets industriels de R&D et d'innovation : l'Agence de l'Innovation Industrielle (A2I). Il est nommé en septembre 2005 à la tête du conseil de surveillance de l'A2I. En 2012, dans son ouvrage "la France doit Choisir", il plaide pour une stratégie industrielle cohérente menée par l'État. Il souhaite ainsi résorber le déficit commercial structurel de la France. Pour cela, il recommande de revenir sur les orientations libérales des deux dernières décennies qui favorisent la désindustrialisation.

Influence politique[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, Jean-Louis Beffa a été le maître d’œuvre de rencontres entre François Hollande et plusieurs capitaines d’industrie dont les allemands Peter Löscher (Siemens) et Johannes Teyssen (E.ON) début mars 2012[15]. Une autre réunion dont il était à l'initiative[16], réunissait, entre autres, autour du François Hollande ces deux même responsables allemands ainsi que Gérard Mestrallet (GDF SUEZ) et Thierry Breton (Atos Origin). Membre du Siècle[17], Jean-Louis Beffa serait également un des « visiteurs du soir » du ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg[18].

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliographie sur saint-gobain.com
  2. Biographie sur le site du Figaro
  3. Jean-Louis Beffa - Lazard - article du Figaro publié le 22 mars 2011
  4. La tête du corps des mines, un rêve de PDG - Article sur Libération, publié le 4 novembre 2002
  5. Biographie de Jean-Louis Beffa sur le site Regards sur les pôles
  6. Jean-Louis beffa, du CAC 40 à l'Opéra - article sur le blog de Radio Classique, publié le 15 janvier 2010
  7. L’immuable hiérarchie des corps de l’État - Thèse de Julie GERVAIS - Université Lumière Lyon 2
  8. Emmanuel Henry, Amiante : un scandale improbable. Sociologie d'un problème public, Presses universitaires de Rennes, 2007.
  9. Jean-Louis Beffa, le ringard du capitalisme - sur la base Oncle Bernard
  10. name="cournot"
  11. Touché au vif, Beffa se rebiffe - article publié sur Libération le 24 novembre 2007
  12. Biographie de Jean-Louis Beffa - sur le site edubourse, publié le 14 novembre 2005
  13. Enquête du magazine Capital - publié par le Nouvel Obs le 29 octobre 2008
  14. Thématique : L'état de l'industrie française, avec Jean-Louis Beffa, France Culture, 21 juillet 2013
  15. « Des grands patrons français et allemands ont été reçus par François Hollande », Schaeffer F., Les Echos, p. 4, 13 juin 2012
  16. « Ces patrons qui murmurent à l’oreille de François Hollande », Le Monde, 29 juin 2012
  17. « Le dîner du Siècle se rapproche de l’Élysée », sur panamza.com, 2010, Les Échos (consulté le 29 mars 2014) : « On va aux dîners du Siècle pour le pouvoir. »
  18. Boris Cassel et Nathalie Segaunes, Portrait. Arnaud Montebourg, des paroles et des actes, La Parisien, 29 juillet 2012
  19. Liste des membres du conseil d'administration de GDF Suez, site officiel de GDF Suez
  20. Liste des membres du conseil d'administration de GBL, site officiel de GBL
  21. Liste des membres du conseil de surveillance du groupe Le Monde, blog "La fin d'un Monde ?"
  22. Liste des membres du conseil de surveillance de Siemens, site officiel de Siemens