Littérature mexicaine

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La littérature mexicaine est l'une des plus prolifiques et influentes littératures de langue espagnole au même titre que les littératures espagnole, argentine et cubaine. Elle possède des auteurs internationalement reconnus comme Juan Rulfo, Octavio Paz, Carlos Fuentes, Amado Nervo et plusieurs autres.

Histoire[modifier | modifier le code]

La littérature mexicaine trouve ses racines dans les littératures autochtones d'Amérique centrale. Cependant, avec l'arrivée des espagnols, il y eut un processus d'hybridation appelée métissage, qui a ensuite cédé la place à une ère de créolisation de la littérature produite en Nouvelle-Espagne. Ce phénomène est évident dans l'incorporation de nombreux termes utilisés couramment dans la langue locale commune du peuple dans le Mexique colonial, ainsi que quelques-uns des sujets abordés dans les œuvres de la période, qui reflètent les couleurs locales. Durant cette période, la Nouvelle-Espagne abritait en son sein des écrivains baroques comme Bernardo de Balbuena, Carlos de Sigüenza y Góngora, Juan Ruiz de Alarcón et Sor Juana Inés de la Cruz.

Vers la fin de la période coloniale, il émergea des figures comme celle de José Joaquín Fernández de Lizardi, dont le travail est considéré comme emblématique du picaresque mexicain. En raison de l'instabilité politique du XIXe siècle, le Mexique, déjà une nation indépendante, a connu une diminution notable non seulement dans sa littérature, mais aussi dans les autres arts. Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la littérature mexicaine trouva un nouvel souffle avec des œuvres telles que Los Mexicanos Pintados Por sí mismos, un livre qui nous donne une idée approximative de la façon dont les intellectuels de l'époque voyaient leurs contemporains. Vers la fin du siècle, les écrivains mexicains ont adopté les tendances communes de la période. Deux poètes modernistes qui se démarquèrent sont Amado Nervo et Manuel Gutiérrez Nájera.

Les débuts de la Révolution mexicaine ont favorisé la croissance du genre journalistique. Une fois la guerre civile terminée, le thème de la Révolution apparaît comme central dans les romans, contes et pièces théâtrales chez des écrivains comme Mariano Azuela et Rodolfo Usigli. Cette tendance a anticipé la floraison d'une littérature nationale qui a pris forme dans les œuvres d'écrivains tels que Rosario Castellanos et Juan Rulfo. Il est également apparu sur la scène une littérature indigène, qui visait à dépeindre la vie et la pensée des peuples autochtones du Mexique bien que, paradoxalement, aucun des auteurs de ce mouvement ne soit autochtone. Parmi eux s'illustrèrent Ricardo Pozas et Francisco Rojas Gonzalez.

Il existe des mouvements littéraires moins connus tels que l'Estridentismo, avec des figures comme celles de Arqueles Vela et Manuel Maples Arce. Les Contemporáneos sont un autre mouvement moins connu représenté par des écrivains tels que Salvador Novo, Xavier Villaurrutia et José Gorostiza. Vers la fin du XXe siècle la littérature mexicaine s'est diversifiée dans ses thèmes, ses styles et ses genres. En 1990, Octavio Paz est devenu le premier mexicain et, jusqu'à ce jour, le seul à remporter le Prix Nobel de littérature.

Principaux écrivains[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Cent ans de littérature mexicaine, par Philippe Ollé-Laprune, éditions de la Différence, 2007

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