Codex de Florence

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Extrait du livre I du Codex de Florence (page avec la colonne de gauche en espagnol et celle de droite en nahuatl).

Le Codex de Florence (fréquemment nommé aussi codex florentin) est le nom usuel de trois volumes manuscrits divisés en 12 livres, établis au Mexique sous la supervision du moine franciscain Bernardino de Sahagún entre 1540 et 1585. Il s'agit de la copie de textes dont la source originelle est perdue, peut-être détruite par les autorités espagnoles qui avaient confisqué les travaux de Sahagún. Les documents originaux étaient la trace d'entretiens conduits par Sahagún avec des informateurs indigènes à Tlatelolco, Texcoco et Tenochtitlan. Le codex est conservé à la Bibliothèque Laurentienne de Florence en Italie (Mediceo Palatino 218-20).

Histoire[modifier | modifier le code]

On ignore exactement comment le manuscrit a abouti à Florence. Il serait entré dans la Biblioteca Medicea Palatina en 1588. Il n'apparaît officiellement qu'en 1793 dans le catalogue de la bibliothèque grand-ducale rédigé par Angelo Maria Bandini.

Description[modifier | modifier le code]

Composé de trois volumes de 31,8 X 21 cm, l'ouvrage est divisé en douze livres: les livres 1-3 sont consacrés aux croyances religieuses des Mexicains; les livres 4-5 à l'astronomie et à la divination; le livre 6 contient des prières et des discours traditionnels typiques de la rhétorique nahuatl; le livre 7 traite du soleil, de la lune et des étoiles; le livre 8 du commerce; le livre 9 d'histoire; le livre 10 décrit la société aztèque; le livre 11 est un traité d'histoire naturelle; le livre 12 relate la conquête espagnole. Le Codex de Florence est initialement un texte en langue nahuatl, rédigé par les étudiants trilingues en nahuatl, espagnol et latin de Bernardino de Sahagún. Le texte nahuatl figure dans la colonne de droite du codex, et certaines parties du texte sont traduites en espagnol dans la colonne de gauche. Toutefois, de nombreux fragments ne sont pas traduits ou sont simplement résumés. Dans la colonne de gauche figurent également de nombreuses illustrations, dont le nombre s'élève à 2 468[1], réalisées par des tlacuilos (peintres) aztèques ayant appris les techniques européennes. Certaines parties de la traduction ont été censurées ou réécrites par Sahagún.

Ce document a constitué une des sources majeures d'information sur la vie des Aztèques avant la conquête espagnole, bien qu'aucun exemplaire du Codex de Florence complet avec toutes ses illustrations n'ait été publié avant 1979. On ne disposait auparavant que de la version espagnole revue et corrigée.

Autres versions[modifier | modifier le code]

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  • Il existe une autre version du document de Sahagún, en espagnol seulement. Cette copie fut emportée en Europe en 1580 par Rodrigo de Sequera, et ce document est également appelé manuscrit Sequera.
  • Le texte espagnol constitue la base du livre Historia General de las Cosas de Nueva España (Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne) conservé à la Bibliothèque Laurentienne de Florence.
  • Les Codices Matritenses sont des compilations des mêmes sources que le Codex de Florence, correspondant aux données collectées en nahuatl à Tepepulco, Tlatelolco et Texcoco. Les Codices Matritenses, conservés dans les bibliothèques du Palais Royal et de l'Académie Royale d'Histoire de Madrid, sont d'une part ceux datant du séjour de Sahagún à Tepepulco, connus sous le nom de Primeros Memoriales, et d'autre part ceux de Tlatelolco, qui comprennent les Segundos Memoriales, Memoriales en tres columnas et Memoriales con escolios.
  • Une version courte de ce document, Breve compendio de los soles idolátricos que los indios desta Nueva España usaban en tiempos de su infidelidad, fut envoyée par Sahagún au pape Pie V.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. The world of the Aztecs in the Florentine Codex, Mandragora, Florence, 2007