Cacamatzin

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Cacama
Titre
Tlatoani de Texcoco
15151520
Prédécesseur Nezahualpilli
Biographie
Date de naissance 1483
Date de décès 1520 (à environ 37 ans)
Père Nezahualpilli

Cacamatzin ou Cacama (sans le suffixe honorifique nahuatl « -tzin » désignant les tetecuhtin) naquit en 1483 et mourut en 1520. Il fut le sixième souverain ou tlatoani de la ville de Texcoco, cité la plus importante de l'empire aztèque après sa capitale Mexico-Tenochtitlan.

Il était un des fils de Nezahualpilli. À la mort de ce dernier en 1515, il lui succéda dans des circonstances confuses[1]. Moctezuma II, le tlatoani aztèque aurait poussé à l'élection de Cacama, qui était son neveu. Un autre fils de Nezahualpilli, Ixtlilxochitl, contesta cette élection et prit les armes contre son frère. Après qu'Ixtlilxochitl eut conquis plusieurs villes, on arriva à un compromis : Cacama resterait roi tandis qu'Ixtlilxochitl conservait les territoires qu'il avait conquis[2]. Cette guerre civile à Texcoco aurait de lourdes conséquences quelques années plus tard au moment de l'arrivée des Espagnols : Ixtlilxochitl choisit leur camp et contribua à faire pencher la balance en leur faveur au cours du siège de Tenochtitlan.

Lorsque Hernan Cortés et sa troupe d'Espagnols débarquèrent sur la côte du Mexique et que Moctezuma II s'enquit auprès de son entourage de ce qu'il convenait de faire, Cacama fut d'avis qu'il valait mieux accueillir les étrangers à Tenochtitlan.

Plus tard, alors que les Espagnols s'étaient emparés de la personne de Moctezuma, Cacama fut parmi les premiers à trouver la situation intolérable et complota contre les étrangers, accusant son oncle d'être un lâche. Cortés ordonna à Moctezuma de rappeler le souverain de Texcoco à Tenochtitlan, mais celui-ci refusa d'obtempérer. Moctezuma lui fit tendre un piège et le livra à Cortés qui le mit aux fers. Cacama fut exécuté par les Espagnols, alors que ces derniers s'apprêtaient à évacuer Tenochtitlan au cours de la Noche Triste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le chroniqueur Fernando de Alva Cortés Ixtlilxochitl est notre principale source à ce sujet
  2. Hugh Thomas, The Conquest of Mexico, Pimlico, 1993, p. 39