Augusto Roa Bastos

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Augusto Roa Bastos

Description de l'image  Escritor Augusto R. Bastos.jpg.
Activités Journaliste, dramaturge, romancier
Naissance 13 juin 1917
Asuncion, Paraguay
Décès 26 avril 2005 (à 87 ans)
Asuncion, Paraguay
Langue d'écriture Espagnol
Mouvement Boom latino-américain
Genres Roman du dictateur
Distinctions Prix Cervantes 1989

Augusto Roa Bastos (né le 13 juin 1917 à Asuncion au Paraguay - mort le 26 avril 2005) est un écrivain paraguayen du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Augusto Roa Bastos, né le 13 juin 1917, à Asuncion, passa son enfance à Iturbe, un petit village bilingue isolé, à soixante kilomètres de la capitale, où son père, ex séminariste, fut ouvrier puis employé administratif d'une raffinerie de canne-à-sucre. Ensuite, dès l'âge de 15 ans, il participa à la guerre du Chaco (1932-1935) entre le Paraguay et la Bolivie en tant qu'infirmier volontaire, il était encore lycéen à l'époque et il ne finira jamais d'ailleurs ses études secondaires...

Ce qui ne l'empêcha pas d'écrire une pièce de théâtre La carcajada, avec sa mère, dès l'âge de 15 ans, qu'ils représentèrent de façon itinérante dans cette région du Guairá, et les fonds récoltés servirent à soutenir les veuves et les blessés de guerre. Ensuite, en cette même année fatidique pour son pays, de 1932, il écrivit, seul, un conte extraordinaire, Lucha hasta el alba, qui contient en germes une grande partie de son œuvre future...

Après la guerre, il devient journaliste de El País et il commence à écrire et à publier des poèmes et des contes, il convient de signaler parmi ceux-ci: El trueno entre las hojas, de 1953, qui sera adapté au cinéma en Argentine, par Armando Bó, en 1956.

Mais en 1947, les façades du grand quotidien national sont mitraillées par les partisans du Partido Colorado et Moríñígo prend le pouvoir, après une sanglante guerre civile contre les liberales. Il dut alors s'exiler en Argentine, où il vécut jusqu'à ce qu'une autre dictature l'en expulse en 1976.

Il s'adapte à Buenos Aires de façon incroyable, son ascension sociale et intellectuelle sont fulgurantes, alors qu'il part du plus bas de l'échelle. Il aurait travaillé au début de son séjour comme employé de maison de rencontres : amueblada en espagnol d'Argentine, il aurait guidé les couples illégitimes dans leurs chambres respectives, en portant quelques serviettes et autres savons et onguents...

Puis, il est pendant longtemps l'employé anonyme d'une grande compagnie d'assurances mais il fréquente déjà les plus grands intellectuels de la ville, ou du moins, ceux qui le deviendront, tel le tucumano Tomás Eloy Martínez, ils se réunissent avec d'autres, au bar La Fragata près du Journal La Nación et échangent là leurs premiers scénarios de cinéma et leurs premiers livres.

Il publie en 1960 chez Losada à Buenos Aires, son premier ouvrage d'envergure : Hijo de hombre, un recueil de huit contes, puis dix lors de la refonte de 1982, en lien entre eux, une espèce de roman non-né, dans lequel on voit déjà apparaître dans toute leur puissance les grands mythes fondateurs de l'écriture roabastienne : le guarani, le bilinguisme, le métissage, la dualité; l'écriture versus l'oralité, la lecto-écriture ; la transtextualité ; l'histoire paraguayenne revisitée et la lutte par le Verbe contre la Dictature ; la poétique des variations, la poétique de l'absence, etc.

Il aurait commencé à cette époque à écrire le "roman" qui allait le rendre célèbre dans le monde entier et qui lui valut en 1989 de recevoir le Prix Cervantès. Il s'agit bien entendu de Yo el supremo, Siglo XXI, Buenos Aires, 1974, un incroyable monologue intérieur du Dictateur et Père Fondateur du Paraguay, José Gaspar Rodríguez de Francia: 1814-1840, de plus de 600 pages, dans lequel toutes les voix se fondent et se confondent, le texte explose et implose, les marges s'en emparant bien souvent, et où l'écriture devient l'un des objets de la "narration", une textualité magique, des ruptures hypertextuelles dans tous les sens, une tonalité tragicomique, bref, un Livre tel qu'on n'en avait pas lu, depuis Don Quichotte de La Manche ...

Tous ses amis racontent que le transfert entre Roa et son Personnage fut tellement complet, qu'après une bonne dizaine d'années consacrées à l'écriture de ce livre, il crut mourir avant de le publier et fut pris de crises de panique, au moment de sa sortie, qui revêtaient l'aspect clinique d'une grave hypertension...

Mais le triomphe est de courte durée, deux ans plus tard ce sont les dictateurs argentins qui s'en mêlent, Roa est à nouveau contraint à l'exil. A l'Université de Toulouse, Jean Andreu et son équipe reçoivent à bras ouverts ce Nouveau Génie de la littérature latino-américaine, alors très en vogue, totalement hors normes...

Il devient alors professeur de guarani et de littérature latino-américaine et par la force des choses un "écrivain des dimanches et jours fériés", tel qu'il aimait à se qualifier lui-même, avec son habituelle modestie, teintée d'auto dérision, et, bien entendu, faisant office de clin d'œil ironique, envers ses nombreux détracteurs...

À la chute d'Alfredo Stroessner, en 1989, il revient s'installer au Paraguay, et alors plus libre d'écrire, la veine créatrice le reprend, il écrit alors des œuvres importantes telles que El Fiscal, en 1993, son premier roman, à l'âge de 76 ans, et surtout il publie l'année suivante, une œuvre majeure : Contravida, de par la durée de sa gestation, une vingtaine d'années, et sa forte hypertextualité auctoriale.

Il conviendrait même de parler là en ce cas d'endotextualité*a, tant le texte donne l'illusion au lecteur de se générer lui-même à partir de textes antérieurs et en passant par les voix de narrateurs-personnages, qui en réalité, mènent le récit...

Cette œuvre immense, non pas par la quantité de livres produits, mais parce qu'en fait elle est une et multiple à la fois, parce que l'endotextualité la parcourt de part en part, en naviguant par les voix de narrateurs qui la plupart du temps sont aussi "écrivants" et lui donnent d'emblée une perspective double, est celle de l'Ecriture du Livre qui est en train de s'écrire sous nos yeux...

Elle a aussi une autre particularité, c'est l'Écriture de la Mort, elle est pure prosopopée, les narrateurs-écrivants de Roa sont des survivants, des morts-vivants ou des vivants-morts, des non-nés encore, Mort et Vie dans cet espace textuel remarquable n'ont déjà plus aucune espèce d'importance...

De plus, elle mène le Lecteur « autonome et non moins fictif » vers des Sommets Féconds de Jouissances*b, au sens où l'entendait Barthes, du Signe-Texte, tels qu'aucun autre auteur ne les avait, à mon sens, atteints auparavant, si ce n'est peut-être Cervantès et Joyce, et le condamne pour finir à la ré-écriture, phénomène que j'ai cru bon de théoriser en "exotexte"...

Comme si toute cette transtextualité ne suffisait pas, on découvre en lisant son dernier ouvrage, un recueil d'aphorismes, intitulé Metaforismos, Edhasa, Barcelone, 1996, que l'ensemble de son œuvre est non seulement constituée de textes dûment publiés mais aussi de textes absents, et qu'en plus, elle obéit à une série d'algorithmes textuels, que j'ai cru bon de qualifier d'algotexte, qui la tissent secrètement de façon souterraine...

En un mot, Augusto Roa Bastos, pour l’ensemble de son œuvre et plus particulièrement avec Moi le Suprême, nous a donné en tant que lecteur impliqué dans la Fable, une « Leçon d’Écriture », telle celle que le Dictateur impose à son secrétaire Patiño, dont on ne peut sortir indemne…

Le Génie Textuel s'éteignit en son domicile d'Asunción, le 26 avril 2005, après un malaise et une mauvaise chute sur la tête dans un escalier. Il convient de remarquer que celle-ci survint à la même date que la mort de Cervantès, encore lui, son modèle en écriture, et de Shakespeare, dont il admirait aussi beaucoup l'œuvre, sans oublier le premier écrivain métis, Garcilaso Inca de La Vega, le 23 avril 1616...

D'aucuns n'y verront, étroitement, qu'une coïncidence mais tous ceux qui ont connu ce Grand Homme et surtout, ceux qui ont lu son Œuvre Magistrale, y verront plus qu'une Ironie de l'Histoire...

a: Les concepts d'endotexte et d'exotexte sont déjà présents en germes dans Le plaisir du texte de Roland Barthes, Paris, Seuil, Points, 1973, p. 101 : " ...l'idée générative que le texte se fait [lui-même], se travaille à travers un entrelacs perpétuel ; perdu dans ce tissu -cette texture- le sujet : [auteur et lecteur] s'y défait, telle une araignée qui se dissoudrait elle-même dans les sécrétions constructives de sa toile. Si nous aimions les néologismes, nous pourrions définir la théorie du texte comme une hyphologie, (hyphos, c'est le tissu et la toile d'araignée) ». On y remarquera aussi le concept, réitéré, après la parution en 1968 de Le bruissement de la langue, de l’absence du sujet-auteur, avalé par sa propre toile…

b: Toujours selon Barthes, ibid. pp. 101-105, "le plaisir du texte" c'est la "valeur passée au rang somptueux de signifiant", et le lieu de la jouissance du texte c'est la "signifiance", au sens où l'entendait Kristeva. À la fin de cet ouvrage fondateur de la sémiotique textuelle, il précise un peu sa pensée, en nous déclarant que la jouissance se trouve surtout dans "l'écriture à haute voix", qui appartient au génotexte, à la signifiance, " un texte où l'on puisse entendre le grain du gosier", en fait, le texte que l'écrivain se lit à lui-même en l'écrivant ; comment ne pas penser alors au Texte Suprême que dicte le Dictateur de l'Ecriture à son Secrétaire avant qu'il ne l'écrive? Orgasme Multiple et Triomphe de l'Oralité sur l'Écriture...

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésies[modifier | modifier le code]

  • El ruiseñor de la aurora (1960)
  • El naranjal ardiente (1960)
  • El naranjal ardiente-Nocturno paraguayo (1983)
  • Poesías reunidas (1995)

Contes[modifier | modifier le code]

  • El Trueno entre las Hojas (1953)
  • El baldío (1966)
  • Madera quemada (1967)
  • Los pies sobre el agua (1967)
  • Moriencia (1969)
  • Cuerpo presente (1971)
  • Lucha hasta el alba (1979)
  • Cuentos completos (2003)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Hijo de Hombre (1960) (Fils d'homme), sur la Guerre du Chaco
  • Yo, el Supremo (1974) (Moi, le Suprême), sur le dictateur José Gaspar Rodriguez de Francia
  • Vigilia del Almirante (1992) (Veille de l'Amiral), sur Christophe Colomb
  • El fiscal (1993) Le procureur, œuvre en partie autobiographique, Félix Moral, professeur d'université décide d'assassiner Sroessner...
  • Contravida (1994) A contrevie, voyage à rebours dans son écriture
  • Madama Sui (1995) Madame Sui, grandeur et décadence d'une favorite de Stroessner
  • Metaforismos (1996) Métaphorismes, (2008) florilège d'aphorismes tirés de ses œuvres majeures
  • Los conjurados del quilombo del Gran Chaco (2002), recueil de quatre récits sur la Grande Guerre, à quatre mains, une par pays belligérant, avec Alejandro Maciel, Eric Nepomuceno, Oscar Prego Gadea
  • Polisapo, (2002), conte pour enfants, en collaboration avec Alejandro Maciel

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • La carcajada (1932)
  • Alma de tradición (1944)
  • El niño del rocío (1945)
  • Mientras llega el día (1946)
  • Yo el supremo, pieza escénica (1991)

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • PRÉSENCE GUARANI DANS "HIJO DE HOMBRE", Paris, 2001, Crisol, Paris X, N°5, pp. 47-64. Comment la langue indigène la plus répandue d’Amérique Latine parcourt cette œuvre de Roa et comment elle la transcende, au-delà des phénomènes de diglossie ou de bilinguisme[1].
  • "L’ART NARRATIF DE ROA BASTOS : DE LA DUALITÉ A L'INSULARITÉ", in Mélanges en hommage à Madeleine et Arcadio Pardo, Paris, Marie-Claude Chaput et Thomas Gomez Ed., C.R.I.I.A, Paris X Nanterre, juin 2008, pp. 301-325. Tel le pendule de Foucault, l’œuvre de Roa oscille entre dualité et unité, et dans l’entre-deux, s’insère la fiction d’une réalité locale bilingue touchant à l’universel.
  • "LE TEXTE ET SES LIENS DANS QUELQUES ŒUVRES DE ROA BASTOS", in Le texte et ses liens II, Les Ateliers du SAL[2], Paris IV La Sorbonne, 2007. Avec une approche sémiopragmatique, je tâche de démontrer que Roa remet en cause, en particulier avec Moi le Suprême, les schémas habituels de la transtextualité, en inventant par exemple la Note-Textes et le Texte-Notes…Et que c’est donc des zones d’intersection des concepts bien connus de Genette que jaillit souvent la signifiance…Qui chez Roa s’inscrit d’emblée dans l’hypertextualité auctoriale, avec sa fameuse poétique des variations.
  • "EL ENDOTEXTO ROABASTIANO", Asunción, Palabras N°1, février 2006, pp. 114-120, et Asunción, El yacaré[3], semana del 29 de noviembre al cinco de diciembre de 2005, n° 221, pp. 6-7. Dans l’ensemble de l’œuvre de Roa, dominent les narrateurs-écrivants, tels Miguel Vera ou le Suprême, qui donnent au texte une perspective endotextuelle, c’est-à-dire que le texte se regarde et se commente lui-même, pour mieux impliquer le lecteur.
  • "UNA TRILOGÍA PARAGUAYA TRAS OTRA", Poitiers, CRLA de l’Université de Poitiers, Actes de la Jornada Roa Bastos du 14 janvier 2006, et à Asunción, Cátedra Roa, Unuiversidad Católica, sous presse, 2006. La troisième œuvre de la Trilogie Paraguayenne, El Fiscal, a eu plusieurs hypotextes, dont le dernier fut brûlé par l’auteur. Dans celui-ci le personnage du Procureur est tenu par le Paí Maíz, qui disparaît presque de l’œuvre connue. La Trilogie paraguayenne aurait pu donc être tout autre, ce personnage et son livre s’inscrivent dans l’absence, ainsi que grande partie de l’œuvre de Roa.
  • "LA POÈTICA DE LA AUSENCIA EN LA OBRA DE ROA BASTOS", Asunción, Última Hora, Correo Semanal, p. 4-5, 28 janvier 2006. Résumé et recréation de mon article sur la trilogie paraguayenne, en focalisant sur l’absence. Du texte guaraní à l’auteur absent, en

passant par une multitude de textes absents, l’œuvre de Roa se définit par une poétique de l’absence.

  • ""MÈTAPHORISMES": JEUX DE CONSTRUCTION DE L’ÈCRITURE ET DE L’HOMME, D’AUGUSTO ROA BASTOS". postface de Métaphorismes, Augusto Roa Bastos, Paris, L’Harmattan, 2008. + Paris IV, Université de La Sorbonne, CRIMIC SAL, 16 janvier 2008[4] et Paris X, Université de Paris X Nanterre, CRIIA, Crisol, n° 11, 2007, pp. 130-157 ;

Dans ce dernier ouvrage publié seul, Roa met à jour une seconde œuvre en filigrane, marquée par les discours sur l’écriture et sur l’homme, en particulier dans sa relation complexe avec la femme. Confessions intimes et ultimes de l’auteur.

  • "AUGUSTO ROA BASTOS : FEMINISTA EN MASCULINO", Asunción, Palabras N° 2, août 2006. Roa a tiré de ses relations complexes avec la femme, tout un savoir recueilli dans ses Métaphorismes, qui en fait un féministe d’avant-garde. Il soutient en effet que l’homme dominateur de la femme, n’en constitue qu’une moitié, tant qu’il ne s’est pas régénéré en elle, par l’amour et une vie de couple équilibrée…
  • "LA ÍNSULA PARAGUAYA", communication du Xe congrès du CELCIRP, "Las insularidades en el Río de la Plata", Charlottetown, Canada, 6-8 juillet 2006. Résumé de mon essai sur les insularités paraguayennes, qui tend à démontrer que “l’île de terre sans mer » de Roa, est bien une cruelle réalité, en diachronie et en synchronie. Et approfondissement de celui-ci à la lumière de nouvelles catégories : dystopie et aporie[5].
  • "DE L’INSULE PARAGUAYENNE A L’INSULE MAHORAISE", 19 èmes Mercredis de Mamoudzou, Collège de M’tsamboro, Mayotte, 20 septembre 2006, dans Vaincre l’insularité à Mayotte, CDP, Mamoudzou, juin 2007. Projet pédagogique mettant en liens les insularités de Mayotte avec des îles et archipels de langue espagnole : L’insularité dans le monde hispanique.
  • "METAFORISMOS : JUEGOS DE ARMAR DEL HOMBRE Y DE LA ESCRITURA DE AUGUSTO ROA BASTOS" ; Asunción, Palabras escritas n° 3, pp 185-202, janvier 2007, traduction de mon article n° 8 et Managua-Barcelona, Carátula n° 22, abril-mayo de 2008[6].
  • "LOS CUENTOS LABORATORIOS DE ROA", en DIÁLOGOS CON ROA BASTOS, Antonio Pecci, Asunción, El Lector, sous presse, 2007. Article mettant en lien les contes de Roa et ses grandes œuvres: Fils d’homme, Moi le Suprême, A Contrevie.
  • "LOS TEXTOS QUE ME DEJÓ AUGUSTO ROA BASTOS", Asunción, Última Hora, Correo Semanal, 7 juillet 2007, p.4 et Antonio Pecci, "Roa Bastos, vida, obra y pensamientos", Asunción, Servilibro, octobre 2007, p. 262. Traite des différents legs textuels de Roa à mon égard: ses textes suprêmes, ses suprêmes endotextes et exotextes, qui débouchèrent sur de nombreux articles, essais, fictions et poésies hypertextuels.
  • "EL ALGOTEXTO ROABASTIANO", 3 ème Journée du SAL sur la “Fragmentation”, Paris IV La Sorbonne, Institut d’Etudes Hispaniques, 13-14 juin 2008[7]. Démontre que l'œuvre de Roa est parcourue par des algorithmes textuels qui lui confèrent une grande unité.
  • “EL GOCE DEL TEXTO ROABASTIANO”, Oporto, "Nuestra América", Université Fernando Pessoa, janvier 2011

Essais[modifier | modifier le code]

  • LO DUAL EN ROA BASTOS, Asunción, Servilibro, juillet 2003, 74 p. Comment la dualité sous toutes ses formes (bilinguisme, gémellité, dychotomies vie/mort, père/mère, homme/Dieu) parcourt toute l’œuvre de Roa. Comment cette dualité confine parfois à l’hétéronymie…Comment l’Auteur finit par être écrit par son Double[8],[9].
  • LA ÍNSULA PARAGUAYA, Asunción, Universidad Católica, Biblioteca de Antropología Paraguaya, Vol 49., mars 2005, 88 p. Comment le Paraguay de par son isolement géographique et historique est victime de son insularité externe en ce cas, et interne, dans le cas des nombreuses communautés étrangères qui jalonnent son territoire et provoquent une véritable atomisation sociale, sans transculturation ou presque. Consultables sur les sites habituels.
  • L’INSULE PARAGUAYENNE, Paris, Editions Le Manuscrit, avril 2006.
  • LO TRANSTEXTUAL EN ROA BASTOS, Asunción, Universidad Católica, Biblioteca de Estudios Paraguayos, Vol. 67, novembre 2006, 66p. Cet essai est la traduction et ampliation de mon article « Le texte et ses liens dans quelques œuvres de Roa Bastos. », incluant toutes les catégories de Gérard Genette, en particulier l’architextualité et la métatextualité.
  • LA ISLA DE ROA BASTOS, Asunción, Servilibro, décembre 2008. Compilation des mes trois essais précédents sur Roa Bastos et le Paraguay.

Traductions:

MÉTAPHORISMES / Metaforismos, Augusto Roa Bastos, Barcelona, Edhasa, 1996. Traduction, notes et postface d'Eric Courthès, L’Harmattan, Collection l’Autre Amérique, Paris, avril 2008.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=25897

MEMOIRES APOCRYPHES D'AUGUSTO ROA BASTOS / Memorias de escritor, Carolina Orlando, Asunción, Servilibro, sous presse. Traduction, notes et postface d'Eric Courthès, L’Harmattan, Collection L’Autre Amérique, Paris, mai 2010.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31355

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le début de cet article est consultable en ligne sur roabastos.monsite.orange.fr
  2. www.crimic.paris4.sorbonne.fr
  3. [1]
  4. [2]
  5. [3]
  6. [4]
  7. [5]
  8. Une partie est consultable en ligne sur le site [6] créé par Alejandro Maciel
  9. [7]