Jorge Ibargüengoitia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jorge Ibargüengoitia

Nom de naissance Jorge Ibargüengoitia Antillón
Activités Romancier, dramaturge, chroniqueur
Naissance 27 janvier 1928
Guanajuato , Drapeau du Mexique Mexique
Décès 27 novembre 1983 (à 55 ans)
Madrid , Drapeau de l'Espagne Espagne
Langue d'écriture Espagnol
Genres roman, roman policier, théâtre

Jorge Ibargüengoitia Antillón (Guanajuato (Mexique), 27 janvier 1928 - Madrid, 27 novembre 1983) est un écrivain et dramaturge mexicain. Il remporta un grand succès avec ses récits satiriques, comme Las Muertas (Les Mortes), Dos Crimenes (Deux crimes), et Los Relámpagos de Agosto. Parmi ses pièces, Susana y los Jóvenes et Ante varias esfinges remontent toutes deux aux années 1950. En 1955, Ibargüengoitia reçut une bourse Rockefeller pour faire des études à New York ; cinq ans plus tard, il reçut le prix littéraire de la ville de Mexico.

Dans ses romans, il s'inspire souvent d'événements réels, qu'il traite d'une façon sardonique. Dans Los Relámpagos de Agosto (1964), il transforme les mythes de la révolution mexicaine de 1910 en chaos de dessin animé - ce livre lui valut le prix cubain Casa de las Américas, en dépit ou à cause de la consternation causée par sa légèreté. Pour Les Mortes (1977) il traita du plus horrible fait divers de son état de naissance : l'histoire des sœurs Delfina & María de Jesús González, deux tenancières de bordel, chez qui on retrouva 91 cadavres en 1964. Enfin, dans Les Conspirateurs (Los pasos de López, 1981), il se moque de l'épisode le plus célèbre de la guerre d'indépendance du Mexique, le Grito de Dolores de 1810 et ses suites. Ibargüengoitia lui-même connut une fin tragique, au retour d'un voyage à Paris, dans l'accident du Vol 011 Avianca à Madrid, le 27 novembre 1983. Dans le même appareil se trouvaient le poète péruvien Manuel Scorza, le critique uruguayen Ángel Rama, l'universitaire argentine Martha Traba et 176 autres personnes.

La ley de Herodes (1967) est un recueil de nouvelles, dont la plupart sont clairement basées sur des événements de sa propre vie. Il décrit notamment la difficulté d'avoir un prêt immobilier à Mexico et son expérience à la maison internationale de l'Université Columbia. Comme ses romans, ces nouvelles combinent farce, épisodes sexuels et humour. "Estas ruinas que ves" est une farce basée sur des détails de la vie universitaire à Guanajato, encore actuels au début du XXIe siècle. La sonnerie de cloches déconcertant un orateur, la coupure du ruban d'inauguration d'un musée, les personnalités culturelles qui se connaissent depuis la maternelle, etc. "Maten al leon", situé sur une île imaginaire, évoque Guanajuato (ou peut être la société mexicaine tout entière) ; les détails sont comiques mais la fin est sombre.

Ibargüengoitia était aussi connu pour sa chronique hebdomadaire dans le journal Excelsior de Mexico, qui ont été rassemblées en une demi-douzaines de volumes.

Ibargüengoitia aurait déclaré qu'il ne souhaitait pas faire rire, qu'il pensait que le rire était une perte de temps inutile. Il est enterré à Antillon Park à Guanajuato, où une plaque émaillée marque l'emplacement de ses restes. Elle porte simplement ces mots (en espagnol) : « Ici repose Jorge Ibargüengoitia, dans le jardin de son arrière-grand-père qui combattit les français. »

Publications[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Susana y los jóvenes (1954).
  • La lucha con el ángel (1955).
  • Clotilde en su casa, como Un adulterio exquisito (1955). Publicada, en Teatro mexicano del siglo XX. Méexico: Fondo de Cultura Económica, 1956.
  • Ante varias esfinges (1959).
  • El viaje superficial (1960). Publicada en Revista Mexicana de Literatura, junio-septiembre, 1960.
  • El atentado. Premio Casa de las Américas 1963.
  • La conspiración vendida. México: Novaro, 1975. Los buenos manejos (1980).

Édition en 3 volumes :

  • Obras de Jorge Ibargüengoitia. Teatro I. Contiene: «Susana y los jóvenes», «Clotilde en su casa» y «La lucha con el ángel». México: Joaquín Mortiz, 1989.
  • Obras de Jorge Ibargüengoitia. Teatro II. Contiene: «Llegó Margó», «Ante varias esfinges» y tres piezas en un acto: «El loco amor viene», «El tesoro perdido» y «Dos crímenes». México: Joaquín Mortiz, 1989.
  • Obra de Jorge Ibargüengoitia. Teatro III. Contiene: «El viaje superficial», «Pájaro en mano», «Los buenos manejos», «La conspiración vendida» y «El atentado». México: Joaquín Mortiz, 1990.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Los relámpagos de agosto. México: Joaquín Mortiz, 1965.
  • Maten al león. México: Joaquín Mortiz, 1969.
  • Estas ruinas que ves. México: Novaro, 1975.
  • Las muertas. México: Joaquín Mortiz, 1977. (en français Les Mortes, Gallimard, Série noire, 1996)
  • Dos crímenes. México: Joaquín Mortiz, 1979. (en français Deux crimes, Gallimard, La Noire, 1993)
  • Los conspiradores. Barcelona: Editorial Argos Vergara, 1981. Los pasos de López. México: Océano, 1982. (en français Les Conspirateurs, Phébus, 2000)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • La ley de Herodes y otros cuentos. México: Joaquín Mortiz, 1967.
  • Piezas y cuentos para niños. México: Joaquín Mortiz, 1990.
  • El ratón del supermercado y... otros cuentos. México: Fondo de Cultura Económica, 2005.
  • El niño Triclinio y la bella Dorotea. México: Fondo de Cultura Económica, 2008.

Recueils d'articles[modifier | modifier le code]

  • Viajes en la América Ignota. México: Joaquín Mortiz, 1972.
  • Instrucciones para vivir en Mèxico. México: Joaquín Mortiz, 1990.
  • La casa de usted y otros viajes. México: Joaquín Mortiz, 1991.
  • Sálvese quien pueda. México: Joaquín Mortiz, 2000.