Le Message (film)
Le Message
| Titre original | الرسالة (Ar Risala) |
|---|---|
| Réalisation | Moustapha Akkad |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 1976 |
| Durée | 177 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Le Message (en arabe الرسالة, en anglais Mohammad, Messenger of God) est un film de Moustapha Akkad sorti en 1976.
Décrivant la vie du prophète de l'islam, Mahomet, ce film présente la particularité d'avoir été tourné simultanément en anglais et en arabe, avec des acteurs principaux différents selon les versions. Conformément à l'aniconisme de la tradition musulmane, Mahomet n'est jamais représenté. Il est représenté par la technique de la caméra subjective. Le même traitement est appliqué à Ali ibn Abi Talib qui « apparaît » dans le film.
Sommaire |
Synopsis[modifier]
En 610, l'occident plonge dans le Moyen âge et beaucoup de civilisations disparaissent. Muhammad a 40 ans cette année-la et il prêche le Coran. L'action prend place de l'année ou il prêche le Coran à l'année de sa mort en 632.
Fiche technique[modifier]
- Titre original : الرسالة (arabe) ; Mohammad, Messenger of God (anglais)
- Titre français : Le Message
- Réalisation : Mustafa Akkad
- Scénario : H.A.L. Craig, Jawdat El-Sahhar, Rahman El-Sharkawi, Mohammad Ali Maher, Tewfik El-Hakim
- Direction artistique : Norman Dorme et Abdel Moneim Shoukry
- Décors : Maurice Fowler et Tambi Larsen
- Costumes : Phyllis Dalton
- Photographie : Said Baker, Jack Hildyard et Ibrahim Salem
- Montage : John Bloom
- Musique : Maurice Jarre
- Production : Moustapha Akkad, Harold Buck, Mohammad Sanousi
- Société de production : Filmco International Productions
- Distribution : Filmco International Productions Inc.
- Budget : 10 000 000 USD
- Langue : arabe / anglais (existe en deux versions)
- Pays : Royaume-Uni, Liban, Libye, Koweit, Maroc
- Format : Couleurs - 35 mm - 2,35:1 - Mono
- Durée : 177 minutes
- Dates de sortie :
Royaume-Uni : 1976 ;
France : 8 juillet 1977
Distribution[modifier]
Version anglaise[modifier]
- Anthony Quinn : Hamza
- Irène Papas : Hind
- Michael Ansara : Abu Sufyan
- André Morell : Abu-Talib
- Wolfe Morris : Abu-Lahab
- Rosalie Crutchley : Somaya
- Damien Thomas : Zaid
- Johnny Sekka : Bilal
- Michael Forest : Khalid
- Garrick Hagon : Ammar
- Damien Thomas : Zaid
- Martin Benson : Abu-Jahal
- Robert Brown : Otba
- Bruno Barnabe : Umaya
- Neville Jason : Jaafar
- John Bennett : Salool
- Donald Burton : Amr
- Earl Cameron : Annajashi
- George Camiller : Waleed
- Nicolas Amer : Suheil
- Ronald Chenery : Mosaab
- Michael Godfrey : Barra
- John Humphry : Ubada
- Ewen Solon : Yasser
- Ronald Leigh-Hunt : Heraclius
- Leonard Trolley : le marchand de soie
- Gerard Hely : Sinan
- Habib Ageli : Hudayfa
- Peter Madden : l'homme édenté
- Hassan Joundi : Kisra
- Elaine Ives-Cameron : Arwa
- Mohammad Al-Gaddary : l'usurier
- Ahmed Abdelhalim : Uriqat
- Mohamed Basri : un marchand
- Hassan Essakali
- Salem Gedara : Wahshi
- Richard Johnson : le narrateur
Version arabe[modifier]
- Abdallah Ghaith : Hamzah
- Muna Wassef : Hind
- Hamdi Gaith : Abu Sufyan
- Ali Ahmed Salem : Bilal
- Mahmud Sa'eed : Khalid
- Ahmed Marey : Zayd
- Mohammed Al-Arabi : Ammar
- Hassan Jundi : Abu-Jahl
- Sana Jamil : Sumayah
Production[modifier]
Akkad rencontre la réticence des studios d'Hollywood à produire un film sur les origines de l'islam et a dû tourner son film avec des financements Koweitiens et saoudiens. Le film a été tourné au Maroc et en grande partie en Libye. Akkad a pris conseil auprès de savants musulmans dans le but de respecter les croyances musulmanes, en particulier en ce qui concerne la représentation de Muhammad, au point de faire approuver son film par l'Université al-Azhar. Il voulait réaliser un film qui soit un « pont » entre la civilisation musulmane et l'occidentale.
« J'ai fait ce film car il représente un enjeu personnel. En outre, sa production est intéressante, il y a une histoire, une intrigue, une force dramatique. En tant que musulman vivant en Occident, je considère que c'est mon devoir de dire la vérité sur l'islam. C'est une religion qui comporte 700 millions de fidèles, et pourtant, on en sait si peu à son propos que c'en est surprenant. J'ai pensé que raconter cette histoire pouvait créer un pont avec l'Occident. »
Réception[modifier]
Malgré ces précautions, certains cinémas où le film a été projeté ont reçu des menaces téléphoniques de la part de ceux qui pensent que le film était une offense contre Muhammad, bien que celui-ci ne soit jamais représenté autrement que par la technique de la caméra subjective.
Malgré la qualité du film et la présence d'acteurs de renommée mondiale (Irène Papas, Anthony Quinn, etc.), le film est peu programmé par les chaînes de télévision, même dans les pays à forte population musulmane, à l'exception de la Turquie, l'Algérie, le Maroc et la Tunisie qui diffusent le film chaque année au moins une fois pendant la période du ramadan.
Le film a été interdit en Arabie saoudite, du fait de la représentation de certains compagnons de Muhammad.
Le film a été projeté en prime time sur Antenne 2, lors d'un numéro de l'émission Les Dossiers de l'écran consacré à l'islam, en 1979.
Références[modifier]
Voir aussi[modifier]
Liens externes[modifier]
- (en) Critique de Stuart Galbraith IV sur dvdtalk.com
- (en) Critique de Mark Campbell sur dvdtimes.co.uk
- (en) Critique de Mark Deming, The New York Times
- (en) Erik Sofge, « Of Prophets and Profit: Mohammed in the Movies » : les différentes représentations cinématographiques de Mahomet
- (en) Le Message (film) sur l’Internet Movie Database