Le Message (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Message (homonymie).

Le Message

Titre original الرسالة (Ar Risala)
Réalisation Moustapha Akkad
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Libye Libye
Koweït Koweït
Maroc Maroc
Drapeau du Liban Liban
Sortie 1976
Durée 177 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Message (en arabe الرسالة, en anglais Mohammad, Messenger of God) est un film de Moustapha Akkad sorti en 1976.

Décrivant la vie du prophète de l'islam, Mahomet, ce film présente la particularité d'avoir été tourné simultanément en anglais et en arabe, avec des acteurs principaux différents selon les versions. Conformément à l'aniconisme de la tradition musulmane, Mahomet n'est jamais représenté. Il est représenté par la technique de la caméra subjective. Le même traitement est appliqué à Ali ibn Abi Talib qui « apparaît » dans le film.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 610, l'occident plonge dans le Moyen âge et beaucoup de civilisations disparaissent. Muhammad a 40 ans cette année-la et il prêche le Coran. L'action prend place de l'année ou il prêche le Coran à l'année de sa mort en 632.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Version anglaise[modifier | modifier le code]

Version arabe[modifier | modifier le code]

  • Abdallah Ghaith : Hamzah
  • Muna Wassef : Hind
  • Hamdi Gaith : Abu Sufyan
  • Ali Ahmed Salem : Bilal
  • Mahmud Sa'eed : Khalid
  • Ahmed Marey : Zayd
  • Mohammed Al-Arabi : Ammar
  • Hassan Jundi : Abu-Jahl
  • Sana Jamil : Sumayah

Production[modifier | modifier le code]

Akkad rencontre la réticence des studios d'Hollywood à produire un film sur les origines de l'islam et a dû tourner son film avec des financements Koweitiens, Marocains et Libyens. Le film a été tourné au Maroc et en grande partie en Libye. Akkad a pris conseil auprès de savants musulmans dans le but de respecter les croyances musulmanes, en particulier en ce qui concerne la représentation de Muhammad, au point de faire approuver son film par l'Université al-Azhar. Il voulait réaliser un film qui soit un « pont » entre la civilisation musulmane et l'occidentale.

« J'ai fait ce film car il représente un enjeu personnel. En outre, sa production est intéressante, il y a une histoire, une intrigue, une force dramatique. En tant que musulman vivant en Occident, je considère que c'est mon devoir de dire la vérité sur l'islam. C'est une religion qui comporte 700 millions de fidèles, et pourtant, on en sait si peu à son propos que c'en est surprenant. J'ai pensé que raconter cette histoire pouvait créer un pont avec l'Occident. »

Réception[modifier | modifier le code]

Malgré ces précautions, certains cinémas où le film a été projeté ont reçu des menaces téléphoniques de la part de ceux qui pensent que le film était une offense contre Muhammad, bien que celui-ci ne soit jamais représenté autrement que par la technique de la caméra subjective.

Malgré la qualité du film et la présence d'acteurs de renommée mondiale (Irène Papas, Anthony Quinn, etc.), le film est peu programmé par les chaînes de télévision, même dans les pays à forte population musulmane, à l'exception de la Turquie, l'Algérie, le Maroc et la Tunisie qui diffusent le film chaque année au moins une fois pendant la période du ramadan.

Le film a été interdit en Arabie saoudite, du fait de la représentation de certains compagnons de Muhammad.

Le film a été projeté en prime time sur Antenne 2, lors d'un numéro de l'émission Les Dossiers de l'écran consacré à l'islam, en 1979.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]