Girard-Perregaux

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Girard-Perregaux

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Création 1791
Fondateurs Jean-François Bautte, Constant Girard
Personnages clés Jean-François Bautte, Constant Girard, Luigi Macaluso, Michele Sofisti
Forme juridique Société anonyme
Siège social La Chaux-de-Fonds Drapeau de la Suisse Suisse
Direction Michele Sofisti
Activité Horlogerie
Produits Montres
Société mère Kering
Site web www.girard-perregaux.com

Girard-Perregaux est une manufacture de haute horlogerie suisse, dont les origines remontent à 1791. Elle est située à La Chaux-de-Fonds et est détenue par le Sowind Group, filiale de Kering.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1791, l’horloger et orfèvre Jean-François Bautte signe ses premières montres. Il crée à Genève une société manufacturière regroupant les métiers de l'horlogerie de l'époque[1]. En 1852, l’horloger Constant Girard fonde à La Chaux-de-Fonds la maison Girard & Cie. Il épouse ensuite Marie Perregaux et la Manufacture Girard-Perregaux naît en 1856. En 1906, Constant Girard-Gallet, qui a succédé à son père aux commandes de la Manufacture, reprend la Maison Bautte et la fusionne avec Girard-Perregaux & Cie[2]. Depuis, la Marque a poursuivi ses activités, en renforçant dès les années 1980 son positionnement dans le domaine des montres mécaniques de prestige, sous la direction de la famille Macaluso. En 2011, Sowind Group, la société mère de Girard-Perregaux devient une filiale de Kering.

Constant Girard développe un concept de montres-bracelets, destinées aux officiers de la marine allemande

La Manufacture est à l’origine de près de 80 brevets déposés dans le domaine horloger et de plusieurs concepts innovants:

En 1965, Girard-Perregaux conçoit le premier mouvement mécanique à haute fréquence, dont le balancier bat à 36000 alternances/heure


  • 1880 : Constant Girard développe un concept de montres-bracelets, destinées aux officiers de la marine allemande et commandées par l'empereur Guillaume Ier d'Allemagne. Deux mille montres sont produites, ce qui représente la première commercialisation importante de montres-bracelets[2].
  • 1965 : Girard-Perregaux conçoit le premier mouvement mécanique à haute fréquence, dont le balancier bat à 36000 alternances/heure : le Gyromatic HF[2].
  • 1970 : Girard-Perregaux présente la première montre au monde à être équipée d’un mouvement dont le quartz vibre à 32 768 hertz, fréquence aujourd’hui universellement reprise par les fabricants.
  • 2008 : la Marque présente au SIHH (Salon International de la Haute Horlogerie) un échappement à force constante totalement différent des échappements connus jusque là.

Manufacture[modifier | modifier le code]

Girard-Perregaux s’appuie sur une Manufacture de mouvements et de montres et une Manufacture de boîtiers et de bracelets qui regroupent des dizaines de compétences différentes : horloger, ingénieur, décorateur de mouvements, polisseur, etc[2]. Cette approche globale permet à la fois de créer et de réaliser les montres et les mouvements.

La Manufacture Girard-Perregaux conçoit et développe ses propres mouvements :

  • une large collection de mouvements Haute Horlogerie, dont le Tourbillon sous trois Ponts d’or est la pièce emblématique ;
  • une gamme complète de mouvements mécaniques à remontage automatique (GP2700, GP3200, GP 3300 et GP4500), qui peuvent équiper tous les types de montres, tout en servant de base pour des constructions modulaires de mécanismes à complications.

Collections[modifier | modifier le code]

Tourbillon sous trois ponts d'or.

Tourbillon sous trois Ponts d’Or[modifier | modifier le code]

C’est le modèle emblématique de Girard-Perregaux[3]. En 1884, Constant Girard a déposé auprès du United States Patent Office, un brevet sur le design du mouvement « Tourbillon sous trois Ponts d’or ». Les trois ponts maintenant les mobiles du mouvement avaient été redessinés en forme de flèches et disposés en parallèle. Le mouvement n’était plus seulement un élément technique et fonctionnel, mais devenait aussi un élément de design à part entière. Le Tourbillon sous trois Ponts d’Or (Exemplaire, La Esmeralda) fut distingué lors de l'Exposition universelle de Paris de 1889 par une médaille d’or[4] . En 1980, Girard-Perregaux décida de réaliser 20 pièces conformes à l’original de 1889. En 1991, la Manufacture réalisa une version miniaturisée à la dimension d'une montre-bracelet. Depuis, le Tourbillon sous trois Ponts est proposé dans différentes versions.

Principaux modèles[modifier | modifier le code]

Girard-Perregaux 1966.

Outre la collection de haute horlogerie, les collections de Girard-Perregaux les plus connues sont : Vintage 1945 (avec un boîtier rectangulaire et un design inspirés par une montre de style Art Déco datant de 1945), ww.tc (pour world-wide time-control, cette collection affiche les 24 fuseaux horaires sur le cadran), Girard-Perregaux 1966, ou encore Cat’s Eye (une ligne féminine).

En 2013, Girard-Perregaux a présenté son échappement Constant dont le composant principal est une lame flambée en silicium plus fine qu'un cheveux. Cette lame est utilisée comme micro-accumulateur d'énergie pour entretenir de manière constante les oscillations du balancier-spiral malgré l'énergie variable délivrée par le barillet.

En 2013, Girard-Perregaux a présenté son échappement Constant.

Le Musée Girard-Perregaux[modifier | modifier le code]

Depuis 1999, la Villa Marguerite abrite les collections du Musée Girard-Perregaux, bâti au début du XXe siècle, par l’entrepreneur chaux-de-fonnier Charles Nuding. Fortes de près de 400 pièces, les collections racontent l’histoire de la marque depuis ses lointaines origines genevoises de 1791 jusqu’à nos jours.

Quelques pièces historiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site internet de la Fondation de la Haute Horlogerie, rubrique sur les horlogers célèbres du XVIIIe siècle
  2. a, b, c et d François Chaille, Girard-Perregaux, p. 96, 105, 142 à 164
  3. Site de la Fondation de la Haute Horlogerie, rubrique «Modèles de légende » www.hautehorlogerie.org/fr/acteurs/modeles-legende/1991-2000
  4. François Chaille, Girard-Perregaux, p. 83 à 95, textes et photos des documents relatifs aux dépôts et certificats officiels.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]