Peillon

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la commune française. Pour l'homme politique, voir Vincent Peillon.
Peillon
Le village de Peillon sur son éperon rocheux au-dessous du Baus Roux et la vallée du ruisseau de la Launa.
Le village de Peillon sur son éperon rocheux au-dessous du Baus Roux et la vallée du ruisseau de la Launa.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de L'Escarène
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Maire
Mandat
Jean-Marc Rancurel
2014-2020
Code postal 06440
Code commune 06092
Démographie
Gentilé Peillonnais(e)
Population
municipale
1 410 hab. (2011)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 43″ N 7° 22′ 58″ E / 43.7786111111, 7.38277777778 ()43° 46′ 43″ Nord 7° 22′ 58″ Est / 43.7786111111, 7.38277777778 ()  
Altitude Min. 115 m – Max. 720 m
Superficie 8,7 km2
Localisation

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Peillon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Peillonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Peillon est un village perché sur un éperon rocheux, entouré par un ravin abrupt.

Sur les escaliers qui tiennent lieu de rues donnent les marches d'accès aux maisons, que des arcades, jetées sur d'étroites ruelles, relient entre elles.

Localisation[modifier | modifier le code]

Peillon se trouve dans la vallée du Paillon de l'Escarène à environ 13 km de Nice

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Peillon est entouré par Peille à l'est, Blausasc au nord, Drap au sud

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Peillon comprend six hameaux : Borghéas, Châteauvieux, Sainte-Thècle ( qui est le chef lieu administratif), le Moulin, les Novaines et Peillon-village

La mairie de la commune se trouve à Sainte-Thècle ainsi que la poste et la gare ferroviaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village viendrait du latin « pel » qui serait une variante du mot latin « bal » qui désignait les hauteurs ou un rocher, qui peut être associer soit au suffixe provençal « on » ou « oun » soit au diminutif occitan « lon » ou « loun »[1].

Le village a changé plusieurs fois de nom pendant l'histoire et fut tour à tour désigné sous le nom de Guauceranus de Pellom[2] en 1150, de castro de Peliom[1] en 1252, et enfin Villa Pellono en 1388[1].

Son nom en langue d'oc est « Pelhon »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'enceintes néolithiques sont présentes sur les collines environnantes[1].

Le village de Peillon a été cité pour la première fois en 1150. La paroisse de Peillon était alors rattachée à l'abbaye de Saint-Pons. Le Pape les transfère sous l'autorité des chanoines de Saint-Ruff de Valence en mai 1154. Peille et Peillon n'ont formé qu'une seule et même entité jusqu'en 1235, date à laquelle elles furent séparées. Cependant elle conservaient la même administration consulaire[1].

À la fin du XIIIe siècle, Bérenger Cays fut coseigneur du Peillon et du Touët[3].

Peillon passa sous l'autorité savoyarde en 1388[1]. Le fief peillonais est partagé entre de nombreux seigneurs jusqu'à la Révolution. Parmi ceux-ci se trouvent les Caïs, les Tonduti, les Borriglione ou encore les Barralis[1] les Roux. En 1792 les révolutionnaires français occupent le village qui se trouve ensuite rattaché à la France. Les Peillonais retrouve alors, par un vote, leur place au sein de la République naissante[1].

De 1814 à 1860, Peillon redevient brèvement sarde avant qu'elle ne soit rattaché définitivement à l'Empire à cette date[1].

En 1948, le hameau de Sainte-Thècle, au pied de la commune, devint le siège de l'administration du village[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 René Passeron    
mars 2008 en cours Pierre Charles Maria[4] DVD[5]  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1701, la commune comptait 410 habitants et 350 en 1754.


En 2011, la commune comptait 1 410 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
411 396 408 546 557 639 641 618 604
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
622 605 641 591 541 533 522 535 516
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
394 933 721 731 537 688 781 937 898
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
1 038 1 139 1 227 1 322 1 336 1 410 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Le village possède un club d'athlétisme hors-stade : Courir à Peillon de Nissa.

Économie[modifier | modifier le code]

Le village pratique la culture de l'olivier et produit de l'huile d'olive.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • Le village a gardé intégralement son aspect médiéval. Peu de rues : partout des escaliers en calades qui serpentent parmi les maisons fleuries, et de nombreux passages voûtés.
  • La fontaine située à l'entrée du village a été inscrite au titre des Monuments historiques en 1941[8]
  • Le moulin

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale de la Transfiguration : elle a été bâtie au XVIIIe siècle sur le site d'un ancien donjon. Elle regroupe une ancienne chapelle romane du XIIe siècle construite au nord du donjon du château. Cette chapelle était normalement orientée est-ouest. Le chœur actuel de l'église se trouve ans cette ancienne chapelle dont on peut voir l'abside en cul-de-four à la droite du maître autel.
    Au début du XVIe l'église a été agrandie en intégrant l'ancien emplacement du donjon du château. Cette de l'église comprend deux chapelles où on peut voir un tableau de la Madone du Rosaire peint par Dragus en 1639, à gauche, et de la Mort de saint-Joseph réalisé en 1722, à droite.
    L'église est de nouveau agrandie au milieu du XVIe siècle après la démolition du mur du sud. Après cet ajout d'une nouvelle travée vers la place de l'église avec un clocher avec une haute lanterne octogonale et un fronton triangulaire.
    Le maître autel est changé de place ce qui modifie l'orientation de la nef qui devient sensiblement nord-sud. Il est surmonté d'un retable décoré d'un tableau du XVIIe siècle représentant la Transfiguration.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Peillon Blason D'or à la croix de gueules cantonnée de quatre étoiles à huit rais d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

En 2011, le conseil municipal a adopté à l'unanimité de nouvelles armoiries remplaçant celles ci-dessus[12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Trouillot, Guide historique des 163 communes des Alpes-Maritimes et de Monaco, 327 p. (ISBN 2-9514405-6-1)
  • Christine Bovari Bertrand, Sophie Lemaigre, Olivier Rocher de Gerigne, Dino Centini, Véronique Muller, Peillon. Le vieux village et son patrimoine, Serre éditeur, Nice, 2008 ; p. 40
  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 66-67, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9) ; p. 159

Lectures approfondies[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]