Giuseppe Gioachino Belli

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Giuseppe Gioachino Belli (vers 1845).

Giuseppe Gioachino Belli (Rome, ) est un poète italien du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giuseppe Gioachino Belli est le fils d'un comptable de riches familles romaines, et sera lui-même comptable, menant une carrière honorable dans l'administration pontificale (le pape est à l'époque le chef de l'état). Responsable de la censure artistique en 1850, il fit interdire la diffusion des œuvres de William Shakespeare en Italie.

Son œuvre se divise en deux parties :

  • En italien, il accumule depuis l'âge de 15 ans toutes sortes de compositions, en particulier des adaptations de textes sacrés.
  • En dialecte du bas peuple romain (le romanesco), il débutera à 36 ans une importante production de sonnets : plus de 2 200 au total.

C'est en découvrant grâce à un ami l'œuvre de Carlo Porta (Milanais qui écrivit également des sonnets en dialecte milanais) qu'il entame cet énorme labeur en 1830. Les sonnets ne connaissent qu'une diffusion orale (Belli se refusant à faire publier cette partie de son œuvre) pour deux raisons : primo, il préfère rester discret car on retrouve dans ses pièces l'écho du mécontement du peuple ; secundo, car le romanesco ne possède pas la même qualité de dialecte que d'autres dialectes italiens comme le vénitien de Gozzi ou le milanais de Porta.

De son vivant, les 2279 Sonnets, que Giuseppe Giovanni Belli a signés d’un 996 en transposant les initiales de son nom, étaient pratiquement inconnus. Son œuvre a été découverte et promue par de grands écrivains, tels Gogol ou Sainte-Beuve, et a ensuite été traduite dans de nombreuses langues européennes.

L'œuvre au volume impressionnant excelle à travers la diversité thématique et la qualité formelle des vers. Belli a tracé une histoire complète, culturelle et morale de son temps, dans une langue puissamment évocatrice.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Traductions françaises

Quelques traductions françaises existent (Francis Darbousset, ou encore Vegliante), mais elles ont surtout paru en revues.

  • Sonnets romains, trad. de Francis Darbousset, Paris, G. Chambelland, « Poésie-club », 1973, 117 p.

Sources[modifier | modifier le code]