Foulques II d'Anjou

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Foulques II (ou Fulco) d'Anjou, dit « le Bon », fut comte d'Anjou au Xe siècle, comte de Nantes et régent de Bretagne entre 958 et 960. Il était de la famille des Ingelgeriens et fils de Foulques Ier « le Roux » et de Roscille de Loches.Il est décédé le 11 novembre 960[1]

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est cité pour la première fois dans une charte de son père de 929, avec sa mère et son frère Guy. Il est encore signataire d'une charte de son père en août 941, et il est probable qu'il lui succéda peu de temps après. Allié aux Robertiens, il est plutôt opposé au nouveau comte de BloisThibaut Ier « le Tricheur », mais la mort d'Alain II dit Barbe-Torte, duc de Bretagne en 952, redistribue les alliances. Foulques II épouse la veuve d'Alain Barbetorte, sœur de Thibaut, qui vient d'obtenir la régence de Bretagne, pendant la minorité de son neveu Drogon[2]. Il cède le contrôle du comté de Nantes à Foulques, et lui confie le duc mineur. Ce dernier meurt en 958 dans des conditions mal définies.

Foulques cède Saumur au comte de Blois, cité que ses successeurs ne réussiront à reprendre que près d'un siècle plus tard. Il prend Méron, à Guillaume III, comte de Poitiers.

Malgré certains méfaits qui lui sont attribués, il laisse par ailleurs le souvenir d'un prince cultivé, poète et artiste. Il est cité pour la dernière fois en septembre 958, lors d'une assemblée regroupant les comtes de Blois, d'Anjou et des seigneurs bretons. En septembre 960, c'est son fils Geoffroy qui est cité comme comte d'Anjou. Il serait donc mort entre ces deux dates.

Foulques le Bon est cité dans la Chronique des exploits des Comtes d'Anjou[3], texte écrit entre 1100 et 1140 par un moine angevin, à la demande de Foulques « le Réchin ».

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

En 937, il épouse en premières noces une certaine Gerberge, décédée avant 952. Aucun document ne mentionne son origine. Une hypothèse la considère comme une fille de Ratburn Ier, vicomte de Vienne, et de Gerberge. Ratburn était lui-même fils de Berillo, vicomte de Vienne, et d'Ermengarde, fille de Boson, roi de Provence[4]. Cette hypothèse s'appuie sur l'apparition des prénoms Gerberge et Ermengarde parmi les Ingelgeriens et sur les bonnes relations entre l'Anjou et la Bourgogne à cette époque. Ce dernier argument n'est pas en soi une preuve, mais seulement un indice, et l'apparition du prénom d'Ermengarde peut s'expliquer autrement. Le seul argument restant en faveur de cette hypothèse est le prénom de Gerberge, qui est cependant trop courant pour être exploitable. Une autre hypothèse la donne comme fille de Geoffroy, vicomte d'Orléans et d'Ada[5]. Cette seconde hypothèse a l'avantage d'expliquer l'apparition du prénom Geoffroy parmi les comtes d'Anjou, ainsi que la transmission du comté du Gâtinais.

Foulques et Gerberge ont donné naissance à :

D'autres enfants leur furent attribués par erreur :

  • Dreux ou Drogon qui aurait été évêque du Puy après son frère, mais la liste des évêques du Puy ne mentionne pas d'évêque de ce prénom au Xe siècle, et sa présence dans les généalogies résulte probablement d'une confusion avec Drogon de Bretagne, fils de Roscille de Blois et d'Alain Barbetorte et beau-fils de Foulques II quand ce dernier épousera Roscille de Blois veuve d'Alain Barbetorte ;
  • Humbert le Veneur, cité par Mabille en 1871, mais dont l'existence ne s'appuie sur aucun document ;
  • Bouchard « le Vénérable » († 1007), comte de Vendôme, également cité par Mabille en 1871, mais sa filiation a été établie depuis.

Veuf, Foulques se remaria en 954 avec Roscille de Blois, veuve d'Alain II Barbetorte, duc de Bretagne et comte de Nantes, laquelle veuve était sœur de Thibaut Ier « le Tricheur », comte de Blois

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dom Bouquet, Chronique de Tours, IX, 53.
  2. Sassier 1987, p. 132
  3. Une traduction française en ligne est disponible ici. Il existe également une édition en français sous le nom de Légende dorée des comtes d'Anjou
  4. FranceBalade
  5. Christian Settipani, « Les vicomtes de Châteaudun et leurs alliés », dans Onomastique et Parenté dans l'Occident médiéval, Oxford, Linacre College, Unit for Prosopographical Research, coll. « Prosopographica et Genealogica »,‎ 2000, 310 p. (ISBN 1-900934-01-9), p. 247-261
  6. Adélaïde d'Anjou sur le site de la Fondation pour la généalogie médiévale

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]