Chan Chan

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Zone archéologique de Chan Chan *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
PhotomontageChanChan.jpg
Coordonnées 8° 06′ 17″ S 79° 04′ 23″ O / -8.10482, -79.073024 ()8° 06′ 17″ Sud 79° 04′ 23″ Ouest / -8.10482, -79.073024 ()  
Pays Drapeau du Pérou Pérou
Subdivision Province de Trujillo
Type Culturel
Critères (i) (iii)
Superficie 600 ha
Numéro
d’identification
366
Zone géographique Amérique latine et Caraïbes **
Année d’inscription 1986 (10e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
(Voir la carte topographique)
Chan Chan
Chan Chan
Localisation du Pérou en Amérique du Sud
(Voir la carte administrative)
Chan Chan
Chan Chan
Localisation du Pérou en Amérique du Sud
Voir l’image vierge
Localisation de Chan Chan au Pérou.

Chan Chan (ou Chanchán) est un site archéologique de la région péruvienne de La Libertad, au nord de Trujillo. D'une superficie d'environ 20 km2, Chan Chan fut construit par le royaume de Chimor (de la culture Chimú), une civilisation intermédiaire tardive qui se développa sur les ruines de la civilisation Moche. La cité de terre (en adobe) de Chan Chan fut construite entre 850 et 1470 ap. J.-C., et fut une capitale impériale jusqu'à sa conquête par l'Empire Inca au XVe siècle. La ville comptait environ 30 000 habitants.

Présentation[modifier | modifier le code]

La ville est composée de dix citadelles fortifiées, remplies d'eau et de sable, comprenant des salles de cérémonie, des chambres mortuaires, des temples, des réservoirs et des résidences. Chacune de ces citadelles a une configuration rectangulaire avec une entrée sur son côté septentrional, de hautes murailles, et un labyrinthe.

La cité de Chan Chan ne présente pas de plan d'ensemble ni de schéma d'urbanisme. Le tissu urbain se compose de six types d'architecture [1]:

  • habitations et ateliers destinés aux classes moyennes, répartis dans la cité
  • constructions intermédiaires destinées aux aristocrates qui ne sont pas de sang royal
  • 10 ciudadelas, sans doute les palais des rois chimú
  • 4 huacas (temples)[1]
  • espaces en U appelés audiencias[2]
  • logements exigus et contigus, destinés au peuple (barrios)[2]

Les murailles ont été construites en briques d'adobe recouvertes d'un ciment léger dans lequel ont été gravées des décorations. Certaines sont des représentations réalistes d'oiseaux, poissons, et petits mammifères. D'autres sont des représentations plus stylisées des mêmes sujets. Alors que des civilisations plus anciennes aimaient à créer des représentations félines ou anthropomorphiques, le style Chimú a une préférence pour les motifs maritimes. Les gravures de Chan Chan représentent des poissons, des pélicans, et des filets de pêche. Chan Chan, contrairement à d'autres ruines péruviennes, se trouve en effet à proximité de l'océan Pacifique.

Reliefs représentant des poissons dans le complexe de Tschudi, Chan Chan
Reliefs, Chan Chan

Un système d'irrigation apporte de l'eau du fleuve Moche à la ville pour l'agriculture.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1986. La ville est durement touchée par l'érosion générée par El Niño, qui provoque d'importantes chutes de pluie et des inondations sur la côte péruvienne. Les visiteurs entrent généralement par le complexe Tschudi (baptisé du nom de l'explorateur suisse Johann Jakob von Tschudi), qui fut l'une des dernières citadelles construites. Il existe également d'autres ruines Chimú et Moche dans les environs de Trujillo.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Moore, Jerry D. 1996. Architecture and power in the ancient andes: The archaeology of public buildings. Great Britain: Cambridge University Press 1996.
  2. a et b Keatinge, Richard W., and Geoffrey W. Conrad. 1983. Imperialist expansion in peruvian prehistory: Chimu administration of a conquered territory. Journal of Field Archaeology 10, (3) (Autumn): 255-83.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Art of the Andes, from Chavin to Inca. Rebecca Stone Miller, Thames and Hudson, 1995.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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