Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura

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Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Vue de Humberstone
Vue de Humberstone
Coordonnées 20° 12′ 20.9″ S 69° 47′ 38.6″ O / -20.205806, -69.79405620° 12′ 20.9″ Sud 69° 47′ 38.6″ Ouest / -20.205806, -69.794056  
Pays Drapeau du Chili Chili
Type Culturel
Critères (ii) (iii) (iv)
Numéro
d’identification
1178
Zone géographique Amérique latine et Caraïbes **
Année d’inscription 2005 (29e session)
Classement en péril 2005
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Les usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura sont deux anciens sites de traitement de nitrate de potassium situés dans la Région de Tarapacá au nord du Chili. Elles ont été classées au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2005.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'usine de salpêtre de Santa Laura a été fondée en 1872 par Abraham Guillermo Wendell Tizon. La même année, James Thomas Humberstone crée la Compañía de Nitratos del Perú qui fonde la Oficina La Palma. Les deux usines connaissent un développement rapide qui donne naissance à de véritables petites villes.

Toutefois, La Palma devient l'un des principaux producteurs de salpêtre de la région de Tarapacá tandis que Santa Laura connait une baisse d'activité au cours des vingt premières années du XXe siècle. À partir du début des années 1930, les exploitations subissent les effets de la grande crise de 1929 et surtout de la concurrence de l'ammoniac synthétique produit par le procédé Haber-Bosch pour la fabrication d'engrais. En difficultés, les deux usines de La Palma et de Santa Laura sont reprises par la Cosatan (Compañía Salitrera de Tarapacá y Antofagasta) en 1934. C'est à cette époque qu'en l'honneur de son fondateur, La Palma prend le nom d'Oficina Santiago Humberstone. Un plan de modernisation de l'usine d'Humberstone est alors engagé qui portera le site à l'apogée de son développement au début des années 1940. Mais l'activité décline rapidement par la suite. La Cosatan disparaît en 1958 et les deux sites sont abandonnés en 1960. Classés monuments nationaux en 1970, ils se transforment alors en villes fantômes au milieu du désert d'Atacama et commencent à attirer des touristes.

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