Camps d'extermination nazis

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Localisation des camps d'extermination nazis.

Les camps d’extermination nazis étaient des centres de mise à mort à grande échelle,dont « les opérations s'apparentaient par certains égards aux méthodes de production complexes d'une usine moderne »[1]. Ils firent près de 3 000 000 de victimes[1], juives dans leur énorme majorité, assassinées au moyen de chambres à gaz. Maillon essentiel de la Shoah, ils prirent le relais des fusillades de masse pratiquées par les Einsatzgruppen.

« [Ils] n'avaient aucun précédent. Jamais, dans toute l'histoire de l'humanité, on n'avait ainsi tué à la chaîne »[1].

Sommaire

La création : objectifs et processus décisionnel [modifier]

Une triple continuité : camps de concentration, Aktion T4 et Einsatzgruppen [modifier]

Le système concentrationnaire [modifier]

L'assassinat des malades mentaux [modifier]

Une politique d'extermination des handicapés physiques et mentaux, l'Aktion T4, avait déjà été entreprise sur le territoire du Reich avant la mise en œuvre de la solution finale de la question juive. C'est dans ce cadre que les premières exécutions au gaz (monoxyde de carbone) ont été réalisées, mais après que les malades ont été rendus somnolents par l'administration de médicaments[2]. Les nazis ont été contraints d'y mettre fin suite à l'émotion et à la protestation d'une partie de la population allemande, relayée par les églises protestante et catholique[3]. Cependant l'extermination des handicapés se poursuivra jusqu'en 1945 [4][réf. insuffisante].

Les meurtres de masse des Einsatzgruppen [modifier]

La « Shoah par balles » a été perpétrée par des unités spéciales nommées les Einsatzgruppen. Elles ont agi principalement en 1942 dans l'Est de l’Europe, en suivant l'avancée de la Wehrmacht.

Construction des camps et début des assassinats [modifier]

Organisation générale [modifier]

Arrivée des convois [modifier]

Sélection [modifier]

Gazage [modifier]

Destruction des cadavres et dissimulation des preuves [modifier]

Après avoir été dans un premier temps enfouis dans des fosses communes, les cadavres des victimes ont été incinérés dans des fours crématoires ou dans des fosses de crémation, à partir du printemps 1942 à Chelmno et à Auschwitz et de l'automne dans les camps de l'action Reinhard[5].

Les bourreaux [modifier]

Des gardiens ou même des médecins nazis étaient des bourreaux pour les Juifs. Comme Joseph Mengele qu'on surnommait l'ange de la mort, ou encore Carl Clauberg qui faisait des expériences barbares sur des enfants ou des jumeaux.

Les Sonderkommandos [modifier]

Les Sonderkommandos (initialement Krematoriumskommandos, les commandos du crématoire) étaient des unités de travail dans les camps d'extermination, composées de prisonniers, Juifs dans leur très grande majorité, forcés à participer au processus de la solution finale. Leur rôle étant de vider les chambres à gaz, arracher les dents en or, couper les cheveux des morts et d'incinérer les cadavres dans les fours crématoires et les fosses. Le mot vient de l'allemand et signifie unité spéciale. Ce terme est parfois rencontré dans une autre acception car il a également été utilisé auparavant pour qualifier les Einsatzgruppen qui, eux, étaient Allemands et participaient à ce qu'on appelle désormais la « Shoah par balles » sur le front de l'Est.

Les victimes [modifier]

Caractères spécifiques des différents camps [modifier]

Auschwitz [modifier]

Chelmno [modifier]

Les camps de l'action Reinhard [modifier]

Belzec [modifier]

Sobibor [modifier]

Treblinka [modifier]

Maïdanek [modifier]

Les chambres à gaz dans les camps de concentration [modifier]

Résistance et révolte [modifier]

Bilan [modifier]

  • Auschwitz-Birkenau ; 1 100 000 morts, 200 000 survivants.
  • Majdanek ; 78 000 morts, 200 000 survivants.
  • Treblinka ; 750 000 à 1 200 000 morts, 300 survivants.
  • Sobibór ; 200 000 à 250 000 morts, environ 50 survivants.
  • Bełżec ; 430 000 à 500 000 morts, deux survivants.
  • Chełmno; 153 000 morts, deux ou trois survivants.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

Références [modifier]

  1. a, b et c R. Hilberg, La destruction des Juifs d'Europe, p. 1595-1596
  2. Léon Poliakov, Bréviaire de la haine, Calmann-Lévy (Poche), 1974, p. 279-280
  3. voir l'intervention de l'évêque de Munich Mgr von Galen
  4. [Horst von Buttlar:Forscher öffnen Inventar des Schreckens at Spiegel Online (2003-10-1) (German)].
  5. [EPUB] Florent Brayard, Auschwitz, enquête sur un complot nazi, Seuil, 2012, 530 p. (ISBN 9782021072716), emplacement 7152-7171 sur 12153.

Annexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

Mémoires et témoignages [modifier]

Ouvrages scientifiques [modifier]

  • Uwe Dietrich Adam, « Les Chambres à gaz », dans L'Allemagne nazie et le génocide juif, Paris, Gallimard, Le Seuil, 1985, 600 p. (ISBN 2-02-008985-8) 
  • Saul Friedländer, Les Années d'extermination : L’Allemagne nazie et les Juifs : 1939-1945, Paris, Seuil, 2008, 1028 p. (ISBN 978-2-02-020282-4) 
  • Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d'Europe, Paris, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 2006, poche, 2400 p. (ISBN 978-2-07-030985-6) 
  • Eugen Kogon, Hermann Langbein, Adalbert Ruckerl, Les Chambres à gaz, secret d'État, Paris, Éditions de Minuit, coll. « Arguments », 1984, 300 p. (ISBN 978-270-730-691-3) 
  • (en) Shmuel Krakowski, Chelmno, a Small Village in Europe : The First Nazi Mass Extermination Camp, Jérusalem, Yad Vashem, 2009, 256 p. (ISBN 978-965-308-332-5) 
  • Arno J. Mayer, La « Solution finale » dans l'histoire, Paris, La Découverte, coll. « Poche », 2002, 566 p. (ISBN 978-2-7071-3680-0) 
  • Laurence Rees, Auschwitz. Les nazis et la « Solution finale », Paris, Albin Michel, coll. « Le livre de poche », 2005, 475 p. (ISBN 978-2-253-12096-4) 

Romans [modifier]

Filmographie [modifier]

Documentaires [modifier]

Dans la fiction [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]