Blanc-Sablon

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Blanc-Sablon
Image illustrative de l'article Blanc-Sablon
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Côte-Nord
Comté ou équivalent Le Golfe-du-Saint-Laurent
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Armand Joncas
2013 - 2017
Constitution 1er janvier 1990
Démographie
Gentilé Blanc-Sablonnais, aise
Population 1 112 hab. (2014)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 25′ 39″ N 57° 08′ 00″ O / 51.427471, -57.133262 ()51° 25′ 39″ Nord 57° 08′ 00″ Ouest / 51.427471, -57.133262 ()  
Superficie 25 449 ha = 254,49 km2
Divers
Code géographique 24 98005
Localisation

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Blanc-Sablon

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Blanc-Sablon

Blanc-Sablon est la municipalité la plus à l'est du Québec. Elle est située à la frontière de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, dans la municipalité régionale de comté du Golfe-du-Saint-Laurent, au Canada[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La municipalité de Blanc-Sablon est située sur la côte-nord du golfe du Saint-Laurent, près de l'entrée du détroit de Belle Isle. Blanc-Sablon est à environ 800 km à l'est de Sept-Îles et à environ 2230 km de Montréal (par la route). La municipalité est située entre les communes de Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent au Québec et L'Anse-au-Clair au Labrador.

Avec une population de 1118 habitants[2], Blanc-Sablon est la municipalité la plus peuplée de la municipalité régionale de comté (MRC) Le Golfe-du-Saint-Laurent.

La municipalité compte trois rivières importantes: la rivière Brador se déversant dans la baie de Brador, larivière Brador Es se déversant dans la baie de Brador et la rivière de Blanc-Sablon se déversant dans la Baie de Blanc-Sablon. Le promontoire qui sépare ces baies est dominé par le Mont Parent, d'une élévation de 100 mètres (328 pi) avec un sommet plat. Ce toponyme rend hommage à Martin Parent, un pêcheur local au milieu de XIXe siècle[3].

Face au village de Blanc-Sablon, plusieurs îles parsèment le golfe, et aussi dans la baie de Brador, formant l'archipel de Blanc-Sablon, dont l'île au Bois, Longue, du Bassin et les îles aux Perroquets et l'île Greenly qui abritent le refuge d'oiseaux de la baie Brador.

La municipalité de Blanc-Sablon compte plusieurs pointes s'avançant dans le golfe du Saint-Laurent (énumérées d'Est en Ouest): pointe Saint-Charles, pointe à Morel, pointe Lazy, pointe à la Chasse, pointe à la barque, cap Crow et pointe Jones.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Un bateau de pêche de Blanc-Sablon

Traversiers[modifier | modifier le code]

Étant à l'extrémité orientale de la Côte-Nord, Blanc-Sablon est desservi par un service de traversier reliant notamment Rimouski et Sept-Îles[4] [5]. Un autre service de navette maritime subventionné par le gouvernement du Québec dessert les localités le long de la rive nord du golfe du Saint-Laurent: Blanc-Sablon, Saint-Augustin (Le Golfe-du-Saint-Laurent), La Tabatière, Tête-à-la-Baleine, Harrington Harbour, La Romaine, Kegaska, Port-Menier (L'Île-d'Anticosti). Il est également le terminus nord d'un service de traversier à travers le détroit de Belle-Isle entre l'île de Terre-Neuve et le Labrador qui est la partie continentale de la province de Québec[6]. Le service de ce traversier est subventionné entièrement par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et se connecte avec un terminus sud à Saint-Barbe, Terre-Neuve-et-Labrador. Ce service de traversier est en opération de mars à janvier. La distance est de 28 km.

Accès routier[modifier | modifier le code]

Route 138 (Quebec)|route 138

Jusqu'à maintenant, la municipalité de Blanc-Sablon reste inaccessible directement au reste du réseau routier du Québec. Provenant de l'ouest, la Route 138 est construite jusqu'au village de Kegaska; puis un autre segment de 69 km de route repart du village de Vieux-Fort jusqu'à Blanc-Sablon. Un tronçon de la route 138 d'environ 330 à 350 km (selon le tracé) est requis entre Kegaska et Vieux-Fort.

Pour relier le reste du Québec, à partir de Blanc-Sablon, il possible d'emprunter sur 1128 km la Trans-Labrador Highway (route 510) qui relie Wabush à la limite du Labrador et du Québec; puis la route 389 de 594 km relie Wabush et Baie-Comeau au Québec, en passant du côté Est du réservoir Manicouagan. Ce trajet par le nord (entre Baie-Comeau et Blanc-Sablon) est de 1722 km. Tandis que le trajet entre Baie-Comeau et Kegaska est de 648 km, par la route. Une fois la Route 138 complétée, la distance routière entre Baie-Comeau et Blanc-Sablon est estimée à entre 1045 à 1067 km; diminuant ainsi la distance d'environ 38%. Annuellement, le gouvernement du Québec investit pour le prolongement de la Route 138 vers Blanc-Sablon.

Services de traversiers

Pour se rendre à Blanc-Sablon à partir de Sept-Îles, il faut prendre la route 138 jusqu'à Pointe-Parent, tout juste à l'est de Natashquan). De là, quiconque ne désirant pas prendre d'avion pour l'[[Aéroport Lourdes-de-Blanc-Sablon ]] (YBX) doit embarquer sur un navire du Relais Nordik pour une nuit et deux jours, passant par les communautés isolées de Kégaska, La Romaine, Harrington Harbour, Tête-à-la-Baleine, La Tabatière (Gros-Mécatina) et Saint-Augustin.

Blanc-Sablon est également accessible par un service aérien régulier par l'Aéroport Lourdes-de-Blanc-Sablon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Blanc-Sablon en 1908

Les premiers explorateurs européens désignaient l'endroit blanc sablon en raison du sable fin qu'on y trouvait. Le vocable "sablon" signifie « sable » dans le vieux français. Il est possible que ce toponyme soit inspiré de l'anse des Blancs-Sablons, à Saint-Malo en France, ville natale de l'explorateur Jacques Cartier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles archéologiques qui se poursuivent attestent de la présence européenne dès le XVIe siècle. Jacques Cartier en mentionne le nom à plusieurs reprises durant son premier voyage en 1534.

Durant les XVIe et XVIIe siècles, des pêcheurs basques et portugais fréquentent la région. En 1704, Augustin Le Gardeur de Courtemanche, alors propriétaire foncier de la Basse-Côte-Nord, érige le Fort Pontchartrain dans la baie Brador. Cependant, il faudra attendre au début du XIXe siècle pour voir des colons canadien-français et acadiens s'y établir. En 1858, la Mission de Longue Pointe de Blanc-Sablon est fondé. Elle prendra les noms de Lourdes-de-Blanc-Sablon et de Notre-Dame-de-Lourdes vers la fin du siècle. En 1884, un bureau de poste y est ouvert.

En 1963, le village est incorporé comme une partie de la municipalité de Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent. Le 1er janvier 1990, elle devient une municipalité à part entière.

Localités[modifier | modifier le code]

La municipalité de Blanc-Sablon comporte trois localités : le village de Blanc-Sablon (est), le village de Lourdes-de-Blanc-Sablon (centre) et le village de Brador (ouest).

Village de Blanc-Sablon[modifier | modifier le code]

Le village de Blanc-Sablon a été aménagé sur la Baie de Blanc-Sablon.

Péninsule de Lourdes-de-Blanc-Sablon

Lourdes-de-Blanc-Sablon[modifier | modifier le code]

Lourdes-de-Blanc-Sablon est la plus grande communauté de la municipalité. Elle est située sur la péninsule qui sépare les baies de Brador et de Blanc-Sablon. L'endroit est originalement connu sous le nom de Longue-Pointe.

Brador[modifier | modifier le code]

Brador se trouve sur la côte est de la baie du même nom, à 7 kilomètres au nord du village de Lourdes-de-Blanc-Sablon. Connu au XVIIIe siècle sous le nom de Fort Pontchartrain, son nom actuel vient du nom Labrador. Le toponyme était alors décortiqué en La Brador. François Martel de Brouague, commandant du Roy pour le Labrador, désignait d'ailleurs l'endroit ainsi : « À la baye de Phélipeaux [Baie de Brador], coste de la Brador ».

Démographie[modifier | modifier le code]

Lors du recensement du Canada de 2011, la municipalité comptait 1 118 habitants, soit 11,5% de moins que lors du précédent dénombrement en 2006[7].

1991 1996 2001 2006 2011
1 211 1 248 en augmentation 1 201 en diminution 1 263 en augmentation 1 118 en diminution

Ce même recensement dévoile les renseignements démographiques suivants :

  • Population totale (2011)  : 1 115
    • 0-14 ans : 195 hab.
    • 15-24 ans : 130 hab.
    • 25-44 ans : 275 hab.
    • 45-64 ans : 355 hab.
    • 65 ans et plus : 160 hab.
  • Âge médian : 43,5
  • 29,3% des habitants ont le français pour langue maternelle contre 68,8% pour l'anglais

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Petit-Mécatina (TNO) Rose des vents
Bonne-Espérance
précédé d'une enclave de Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent[réf. souhaitée]
N L'Anse-au-Clair, Flag of Newfoundland and Labrador.svg Terre-Neuve-et-Labrador
O    Blanc-Sablon    E
S
Golfe du Saint-Laurent

*TNO : Territoire non organisé administré par la MRC

Source[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]