Havre-Saint-Pierre

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Havre-Saint-Pierre
Le port de Havre-Saint-Pierre.
Le port de Havre-Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Côte-Nord
Comté ou équivalent Minganie
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Berchmans Boudreau
2013 - 2017
Constitution 1er janvier 1873
Démographie
Gentilé Cayens, Cayennes
Population 3 593 hab. (2014)
Densité 1,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 00″ N 63° 36′ 00″ O / 50.233338, -63.60000550° 14′ 00″ Nord 63° 36′ 00″ Ouest / 50.233338, -63.600005  
Superficie 282 165 ha = 2 821,65 km2
Divers
Fuseau horaire Heure de l'Est
Indicatif 418/581
Code géographique 24 98040
Localisation

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Havre-Saint-Pierre

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Havre-Saint-Pierre

Havre-Saint-Pierre est une municipalité du Québec située dans la municipalité régionale de comté de la Minganie et la région de la Côte-Nord[1] située face à l'archipel des îles de Mingan. Le recensement de 2006 y dénombre 3 150 habitants, 4,3 % de moins qu'en 2001[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette communauté a commencé à se développer en 1857 lorsque six familles de pêcheurs venues des îles-de-la-Madeleine — Les familles de Firmin Boudreau, Nathael Boudreau (son fils), Benjamin Landry, François Petitpas, Joseph Boudreau et Louis Cormier — ont quitté leur coin de pays à bord de la goélette La Mariner. Ils étaient environ 30 personnes à bord lorsqu'ils sont venus s'établir à la « Pointe-aux-Esquimaux », alors qu'ils rencontraient des difficultés aux Iles. C'est la raison pour laquelle les habitants de cette municipalité sont de descendance acadienne et parlent un dialecte différent des villages environnants, qui s'apparente beaucoup au français acadien.

D'après le Journal de Placide Vigneau, les familles explorent le littoral d'est en ouest afin de trouver un site propice pour refaire leur vie. Ils débarquent d'abord leurs bestiaux à Mingan, mais l'accueil du gérant du poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson est hostile. Ils s'établissent finalement à la Pointe-aux-Esquimaux avec l'appui du père oblat Charles Arnaud, missionnaire auprès des Montagnais, où ils construisent des maisons pour l'hivernement[3].

Toponyme[modifier | modifier le code]

La municipalité fut nommée, à l'origine, Pointe-aux-Esquimaux[4], mais son nom fut modifié pour Havre-Saint-Pierre en 1927, en l'honneur du Saint Pierre patron des pêcheurs[5].

Économie[modifier | modifier le code]

Au milieu du XXe siècle, une nouvelle industrie s'est développée lorsque des gisements de titane ont été découverts à 45 km au nord de la ville. Cette industrie a pris beaucoup d'expansion et l'exploitation du titane est aujourd'hui l'activité économique principale de Havre-Saint-Pierre. Les habitants du village disent même que les pattes du module lunaire d'Apollo 11 ont été construites avec du titane provenant de leur région.

Le tourisme est aussi une activité économique importante, plusieurs compagnies offrant des visites guidées des nombreuses îles de l'archipel de Mingan. La ville est aussi reconnue pour sa pêche du crabe des neiges, des moules, des pétoncles et du homard. La ville possède le plus important centre hospitalier à l'est de Sept-Îles.

Havre-Saint-Pierre est le port d'accès de la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan.

Depuis mai 2009 se développe au Nord-Est de Havre-Saint-Pierre l'un des plus importants chantiers au Canada, soit la construction du complexe hydro-électrique La Romaine, un ensemble de 4 barrages érigé au coût de 6,5 milliards de dollars[6]. En plus des importantes retombées pendant les 10 années que dure le chantier, le complexe est appelé à créer plusieurs dizaines d'emplois directs et indirects.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Une partie de l'histoire du téléroman Mémoires vives s'y déroule. Il s'agit du lieu de résidence de l'un des personnages.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire des municipalités : Havre-Saint-Pierre
  2. Recensement 2006 : Havre-Saint-Pierre
  3. André Lepage, « Le peuplement maritime », dans Pierre Frenette (dir.), Histoire de la Côte-Nord, Sainte-Foy, QC, Institut québécois de recherche sur la culture, coll. « Les régions du Québec »,‎ 1996, 233-279 p. (ISBN 2-89224-266-5), p. 241
  4. Gouvernement du Québec, « Pointe-aux-Esquimaux », sur Commission de toponymie du Québec,‎ 7 juin 2010 (consulté le 2010-09-24)
  5. Gouvernement du Québec, « Havre-Saint-Pierre », sur Commission de toponymie du Québec,‎ 7 juin 2010 (consulté le 2010-09-24)
  6. Quotidien La presse, Montréal, 14 mai 2009, p. A-1 et autres

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacquelin Harvey, « Havre-Saint-Pierre : le plus ancien des ports miniers québécois », Cahiers de géographie du Québec, vol. 18, no 44,‎ 1974, p. 357-365 (lire en ligne)

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lac-Jérôme Rose des vents
Ekuanitshit N Baie-Johan-Beetz
O    Havre-Saint-Pierre    E
S
Golfe du Saint-Laurent